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L'heure équilibre

17.12.2006 - Elle a juste vingt ans

 

 

 

Elle a juste vingt ans


Elle a juste vingt ans la demoiselle
Qui vit dans la maison biscornue
Vous voyez là, juste  au coin, celle
Qui se lézarde sous les nues.

 

Toujours seule au petit matin
Elle descend les pavés suants
Sans jamais regarder les trains
Qui sifflent fort en passant.

 

Le front plissé, les cheveux défaits
Elle marche le long des murs verdis
Par les pluies acides d’à côté.
Elle tousse dans ses paumes meurtries.

 

Son manteau usé par les mites
Montre une robe de laine bleue
Que la misère ronge et effrite
Autant que le temps vous rend vieux.

 

A-t-elle jamais souris cette fille
Qui à vingt ans, en paraît trente.
Elle ignore le soleil qui brille,
Les parfums et les rues élégantes.

 

Elle ne connaît que les pavés gris
Où jamais personne ne la salue.
Ce n’est pas qu’elle l’ait ainsi voulu !
Ce n’est rien que la faute à la vie
.



 

Arwen Gernak
Le chemin des lunes bleues
16*12*06

 

 

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17.12.2006 - Commentaire sans titre

Publié par lacape
parfois dans nos villes aussi l'on en rencontrent,
très beau texte
amitiés
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17.12.2006 - Commentaire sans titre

Publié par ArwenGernak
Oui Lacape, dans nos villes aussi....merci pour ton passage.
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17.12.2006 - Commentaire sans titre

Publié par Jocab
La misère n'a pas d'âge et la tristesse la vieillit sur tous les endroits du monde! Cette ombre qui glisse sur les murs de ta bonté se souviendra longtemps de l'aumone que ton coeur a offert pour enrichir le sien!
Bravo et une bise émue à tous ces baisers que tu nous distribues du bout de ta plume!
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17.12.2006 - Commentaire sans titre

Publié par NH
C'est le genre de poème qui te serre la gorge, parce qu'on a tous vu quelque part un ou une inconnue, comme ça, miséreux... Ce sont des images qui nous parlent. Le pire, c'est l'impuissance que l'ont ressent. Et cette impuissance-là, je la ressens, en filigrane, à travers les vers que tu as alignés si joliment. Joliment triste que ce poème.
Amic.
NH
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A propos de moi

Quelques vers chus d'une plume hésitante, quelques rimes timidement avancées, quelques poèmes balbutiés. Les mots entrelacés, croisés, déchirés. Des mots amoureux d'eux-mêmes, Narcisse à pardonner. Les mots de toujours, parfois ceux des jamais, surtout ceux des peut-être. Vivre pour une langue sans en mourir.

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