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Deirdre's Blog

Lettre à Monsieur d'A***

{ 01:17, 21/8/2006 } { 3 comments } { Link }

Mon Ami,

Je cède encore une fois à l’envie de vous écrire, si futile soit-elle, et si improbable l’idée que ces quelques mots vous atteignent, dans ce lointain Ailleurs ou vous vivez.
Est-ce l’été qui, avec la lourde chaleur de ces derniers jours, m’a donné comme une envie de bouteilles à la mer ? Je ne sais.
J’aimerais, si vous lisez ces lignes un jour, d’abord vous rassurer. Je ne suis pas, vous le savez, de ces enfiévrées romantiques qui passent le temps à se languir ou soupirer.
Cependant, en dépit – ou peut-être à cause de cet éloignement où vous êtes, mes pensées reviennent vers vous bien régulièrement. C’est que, ne sachant rien de votre nouvelle vie loin de moi, je m’interroge.

L’inconnu recèle l’attrait certain du mystère tout autant qu’il effraie. Ce double mouvement d’attraction et de répulsion mêlées, n’est-ce pas ce qui nous lie aux choses et gens de notre vie ? ..Mais je digresse, comme toujours.

Ce soir le souvenir d’un vers tout simple, décasyllabe parfait, ingénu, me fait inexplicablement penser à vous. Simples mots tout de douceur féminine pourtant :
« Le jour est la main gauche de la nuit… » ..
Que ne feriez vous pas avec de telles prémisses, vous qui fûtes toujours meilleur poète que je serai jamais ?Vos vers,, au vrai, me manquent.

Sans nouvelles de vous, je m’inquiète de votre vie dans vos contrées océanes.


Vous demeurez près de la mer.Cela, du moins, je le sais.
Je peux donc vous imaginer dans le soir qui descend, silhouette imprécise –que vous ne manqueriez pas de qualifier de dérisoire- découpée devant l’immensité grise et sauvage, battue comme le sont les rocs par les vents indomptés.

« Homme libre, toujours tu chériras la mer… » Qu’avez-vous fait, mon ami, de votre liberté ? Vous qui ne m’apparaissez plus que comme une silhouette en contre-jour de mes ciels imaginaires,, à quoi ressemble désormais votre vie ?...

Je vous aimerais heureux, tranquille, serein. Je crains de vous savoir, en réalité, misérable et honteux. S’il est vrai que l’homme peut le pire comme le meilleur, vous n’avez eu que trop tendance à noircir le tableau, en ce qui vous concerne. Vous avez eu la bonté, par le passé, de ne jamais vous moquer de mes formules à l’emporte-pièce. Dans ma philosophie toute simple, vous le savez, car nous en discutâmes bien souvent, le bonheur n’est au fonds qu’un état d’esprit. Vous m’avez répété à l’envie ne pas vous sentir taillé pour le vivre, et je vous ai répété tout autant que cela aussi était un point de vue,...

Je prie pour que vous ayez trouvé les ressources qui sont, j’en suis persuadée, au fonds de vous.
Je prie, mon très cher ami, pour que vous affrontiez vos peurs et les vainquiez.

Si vous avez encore quelque amitié pour moi, faites-moi savoir ce qu’il en est de vous.
J’irai mon chemin, ainsi, l’âme allégée.

Votre, fidèlement,

M…



Mise en croix

{ 01:09, 16/5/2006 } { 1 comments } { Link }
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Je chemine pensif, sur nos chemins de ronde.
Mes lèvres étaient un feu allumant le tonnerre
Sur ta peau qui fleurait le parfum des bruyères
..J'aurais plongé en toi sans fin, ma si profonde.


La nature est prodigue, elle ne gaspille rien.
Pourquoi brûle toujours, assoupi, dans mes reins
ce puissant feu de forge qui jamais ne s'éteint
prompt à se ranimer qui ne consume rien?



..Tes reins me disent «viens» quand ta bouche dit «non»
tu trembles tu gémis tu invoques mon nom
et sur ton ventre rond où je croche mes doigts
la sueur fait briller ta peau, lait miel et soie.


..Dans le silence chaud, ouaté, où je sommeille
J'imagine des mains possessives, exigeantes,
et un regard brillant. Ah, mais l'enfer de Dante
A côté de ma fougue, n'est rien, et tu le sais
lorsque repue enfin, alanguie, pantelante,
j'échoue mon corps brûlant contre le tien, vidé.



Je t'ai vaincue Lilith j'en meurs à chaque fois
je m'éloigne et pourtant je n'aimerais rien tant
que de te revenir, te prendre dans mes bras
Et mourir de plaisir sur ton corps mis en croix.




LE COEUR A NU

{ 01:34, 15/1/2006 } { 4 comments } { Link }

 

 

J'aurais voulu te rencontrer, mon mal-aimé.

J'aurais voulu t'entendre rire et te charmer.

 

Quand je t'ai découvert au long de tes cahiers

j'ai appris à t'aimer, s'il est vrai-et c'est vrai!

qu'on aime ce qu'on connait. tu glissais quelquefois

une petite phrase, pirouette à mon coeur ;

Comme une midinette, j'attendais ton message

pour marquer la mesure: syncope, c'est ce temps

qui compte pour du beurre et qui fait tout swinguer.

 

J'aurais voulu te rencontrer, mon mal-aimé.

J'aurais voulu te voir sourire et t'embrasser.

 

Tu as ouvert la porte de mon univers

désireux de parler, avide de connaître

la vie derrière les mots, comme filaient les lettres..

Le monde, tout rempli de pensées pour cet autre

en devenait plus grand, plus beau, à nouveau mien.

Nos pavés dans la mare au coeur de ce jardin

n'éclaboussaient, au vrai, que nos humeurs lassées..

 

J'aurais voulu te rencontrer, mon mal-aimé.

J'aurais voulu te rassurer et te garder.

 

Nous avons joué un temps, multipliant les signes

crypté d'habiles vers qui mieux que nous disaient

cette tendresse obscure impossible à donner.

A l'aune de mon coeur, tu marques la mesure

d'un ciel tout piqueté d'étoiles méssagères

d'un bonheur si entier et pourtant si humain

qu'il me suit en pensée comme un rêve lointain.

 

J'aurais voulu te rencontrer, mon bien-aimé.

J'aurais voulu t'aimer et te garder.

 

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Deirdre 26 novembre 2005

 

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REPOSE EN PAIX

{ 01:19, 22/11/2005 } { 2 comments } { Link }

A l'amour refusant de fleurir
A la rancoeur, aux voeux brisés
A l'incroyable, au merveilleux
Au rêve qui devient réalité
quand on y croit assez

A l'impossible, aux ambitieux
aux gens de bonne volonté
à ce dieu qui sommeille en toi
même quand tu as perdu la foi

A ton amour, à tes désirs
A tes colères, à tes erreurs
A tes chagrins et à tes peurs
Aux barrières que tu érigeas

A mes tourments, à mes envies
à ma peur de la solitude
qui me fait me frotter, parfois
à un corps que je n'aime pas

A l'érection des certitudes
dans un monde sans foi ni loi.
A l'homme regardant vers la mer
A celui qui demande : pourquoi?
À qui le monde ne suffit pas
Curieux de tous les univers
j'aurais pu t'appeler mon frère
et t'aimer encore au-delà.

A ta vie, et à ses éclats
répandus tout autour de toi
A cet humour, qui est rejet
A nos faiblesses, à notre chère
et imparfaite humanité:

Requiescat in pace..





7 Jours de réflexion...3

{ 12:45, 20/11/2005 } { 0 comments } { Link }

Ce jour sera celui de la colère. Il sera rouge, évidemment, comme le sang qui gicle de l'artère. DIES IRAE ! Puisse ma colère te secouer assez !

Colère. Curieux comme on lui donne plein de couleurs. Verte, rouge, noire... La mienne sera aussi rouge et aussi excessive que le sang qui coule entre mes cuisses, comme si l'humanité avait tellement besoin de corps qu'il faille que chaque mois, chaque femme sur Terre soit en état d'en fabriquer un.

Marre de dire oui, amen, marre de ne pas choquer, ne rien brusquer, d'attendre et voir .. Attendre ! Dans n'importe quelle situation, la pire des choses à faire, rien... comment appelle-t'on le gars qui fait le contraire de ce que son coeur lui dit ?

T'en as pas marre de regarder ce qui va pas? de t'en vouloir? de croire qu'il n'y a pas d'espoir? de te prendre pour un charognard ? Où crois-tu aller comme ça? .. nulle part !

Oui, tu peux décider de mourir et crever comme un chien, tout seul, noyé dans ton chagrin. couver jalousement des regrets, du remords, te dire que c'était mieux avant, que c'était différent, quand t'étais jeune et fort.

Mais moi, je suis de l'autre bord, je veux vivre la vie, je veux chaque jour mordre dans ce beau fruit; il est empoisonné? et après? Sois sûr d'une chose: nous allons tous crever.

Oui, c'est à toi de décider si tu veux vivre ou pas. Qui suis-je pour te retirer ce droit ? Je ne peux décider pour toi. Juste te dire que cela m'importe, à moi.

...Vis, espèce de fils de pute, vis !

 

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©

Deirdre 24 juillet 2005

7 Jours de réflexion...7

{ 01:58, 20/11/2005 } { 2 comments } { Link }

Je n’ai plus le goût des mots, encore moins celui des écrans froids. Les couleurs sont trop pâles, les illustrations médiocres, triviales, sans intérêt, n’éveillent rien en moi. Quand aux photos…plonger dans les entrailles du passé, ressusciter les portraits figés qui n’apparaissent plus spontanément.. à quoi bon ?

Allons, c’est entendu, tu es plus sage que moi, et je ne saurai pas ce qu’il t’en a coûté ni les larmes de sang que tu versas .. peut-être. D’ailleurs, mon tourment en aurait-il été adouci pour autant ? Non, sûrement non.

Le quotidien vient de ses vagues successives noyer les empreintes de tes pas sur les plages de nos châteaux en Espagne. Tu t’estompes. C’est donc, par la logique obscure du miroir de mes sentiments, que j’ai tout autant disparu pour toi, et je n’ai pas lutté, et je n’ai rien osé pourtant. Comme c’est déroutant !

Les pages sont blanches, l’écran froid. Aucun signe, nulle part. Ah, tu ne sais rien de ces ponts tendus dans le vide, enjambant les espaces, qui se perdent et demeurent puisqu’ils sont infinis.

Ce monde est devenu trop froid. J’ai besoin de chaleur, envie de rencontrer un regard, d’yeux qui brillent, qui cillent, qui me parlent, de larmes d’émotion, de vie. D’entendre des mots, un rire, un accent, de parler librement, de bouger, sentir, toucher du doigt la réalité de l’autre, là, en face de moi.

C’est la vie qui me manque, et les lumières dorées éclatant dans les feux de la forêt me racontent un été indien capable de percer les nuages et dont je sens un écho au fonds de mes entrailles, ça bout là-dedans, oui, mais personne ne le voit. Est-ce que je n’ai pas déjà trop attendu ? Les ondes calmes de l’habitude me bordent depuis si longtemps que je m’y sens bien.

Je rêve encore pourtant. Je voudrais voir briller le désir dans ces yeux, pouvoir toucher un corps repu, alangui près du mien, et le fol abandon du plaisir dans nos reins. Le soleil qui s’attarde me donne envie de terrasses de café, musiques improvisées, tourbillons de feuilles, averses fou-rires, conversations décousues et cigarettes partagées.. rien d’extraordinaire, rien que je ne puisse créer.

Tiens, il y a une table de libre au soleil…

 

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©Deirdre 3 novembre 2005



7 Jours de réflexion...6

{ 01:54, 20/11/2005 } { 0 comments } { Link }

Un fil tendu, deux volontés, un lien. Si peu substantiel qu'aujourd'hui je ne suis plus pour toi qu'une brume plus vaporeuse encore que tes fantômes. Comme moi, tu te demandes si tu n'as pas rêvé tout ça.

Souvent, tes mots ont été un écho et une prolongation des miens. Parfois une anticipation. Une telle compréhension, ça réjouirait n'importe qui, ça donnerait de l'allégresse à n'importe quel coeur. Alors, le mien, qui se languit de tendresse ou le tien sevré depuis si longtemps..Dieu sait que je ne cherchais pas à te hanter, pourtant.

Ton silence aujourd'hui distille ma curiosité. C'est ça que je suis devenue, ou redevenue : curieuse. Je pense à toi. Je pense à toi de toutes les couleurs, je me transporte dans les lieux que tu arpentes, que je ne connais pas. A quoi ressembles-tu vraiment? Comment vis-tu? Je voudrais tout savoir de toi et il y a tant d'inconnues: la couleur de tes rêves, tes gestes, tes silences, ton souffle, tout ce que je n'ai jamais vu ni touché ni senti. Tout ce que je n'ose pas évoquer, ou si peu, car je t'en ai déjà trop dit.

Ton désir pour cette fille, quel swing! Il m'a retournée comme une crêpe, j'en ai été soufflée, avant de comprendre pourquoi. Elle avait produit un effet que j'aurais adoré créer; je ne m'en suis pas aperçue tout de suite, faut bien avouer.

Je suis curieuse de toi, et cet avenir en pointillés sur une page blanche ne m'effraie pas.

Ce qui est tout nouveau pour moi c'est l'attente tranquille à laquelle j'accepte de me soumettre. Vois-tu, malgré tout, je suis très près de toi.. Penses-tu que ta vie est derrière toi? Eh bien, il se pourrait que l'avenir te surprenne..

... Quand à moi, j'ai remisé cette frénésie qui désespère d'avoir tout, tout de suite.

Je n'ai pas besoin d'attendre et si je choisis de le faire, c'est que j'espère bien, j'espère encore que la vie me donnera de ces surprises aux couleurs d'arc-en-ciel qui en font tout le prix. Jusque là, j'ai tenu le destin par la peau du cou et plongé sans vergogne la main dans la culotte du zouave quand il était trop incertain. J'aimerais bien changer de registre, ce coup-là. J'aimerais bien, pour cette seule fois, être étonnée, ravie, conquise enfin.

Que feras-tu demain, lorsqu'enfin tu pourras choisir dans quel chemin placer tes pas?

Il viendra bien, le moment où tu sortiras de ce marigot que tu appelles à tort ton âme, pour t'apercevoir que tu es toujours là. Et le reste du monde aussi. Je crois.. -je suis une indécrottable optimiste- je crois que tu viendras avec le soleil, un beau matin, poser ton sac et tes regrets au fond de mon jardin.

Quel que soit le moment ou l'endroit que tu choisiras, la vie aura un nouveau goût le jour où je tiendrai ta main.

 

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7 Jours de réflexion...5

{ 01:50, 20/11/2005 } { 0 comments } { Link }

Monotonie ...La monotonie se traduit surtout par la répétition, la redondance, l'absence de changements.Ton pessimisme s'est exprimé longtemps sur le même ton. Les chagrins qui devraient être morts et enterrés depuis des lustres se portent bien. Trop bien peut être pour continuer à en appeler à la compassion. L'affliction de la perte, sur l'autel de la mémoire, dévôtement entretenue..Faut avouer, au bout d'un moment, ça lasse.

Ils sont des millions à souffrir, là-dehors, alors pourquoi je me préoccupe tellement de celui-ci ou de celui-là, perdu sur son îlot de chagrin, incapable de vivre?

«Dans le bonheur comme dans l'affliction, dans la prospérité comme dans l'adversité, dans la santé comme dans la maladie..»

Les acteurs sont en train de tourner ailleurs, ils cherchent un contrat, s'engueulent avec leur agent, divorcent, se remarient, tournent une ou deux pubs en attendant mieux, font la promo du prochain film.. enfin bref ils sont occupés ailleurs.

..Oh, et puis je m'en fous! Tout ce bazar m'ennuie. Je me désintéresse de la question. Là, t'es content?

Tu sais, si tu t'occupes pas de trouver le prochain scénario, il se passera rien. Alors, évidemment, au lieu de faire du neuf, tu repasses le passé en boucle, comme le vieil acteur vautré dans sa gloire passée. On aura beau essayer de t'intéresser à autre chose, tu te contenteras de ce que tu as, ou de ce que tu n'as pas, d'ailleurs.

La vie n'est pas intéressante en soi. C'est à toi de lui insuffler assez d'intérêt pour qu'il se passe quelque chose. Tu n'as pas assez de mouvement, tu t'ennuies? Ahhhh.Il existe une vieille malédiction qui dit : «Puissiez-vous vivre des temps intérressants». Ce n'est pas ce que je te souhaite. Vraiment. Je préfèrerais, et de beaucoup, te dire: «Puisses-tu être à nouveau intéressé; par quoi que ce soit ou par qui que ce soit.» Parce qu'alors, je serai au moins assurée d'une chose: tu vivras.

 

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où ai-je entendu ces mots déjà? Oui, oui, oui.. Seulement, c'est une histoire terminée. Finie. The End, happy ou triste, on s'en fout, c'est comme ça, le rideau est tombé, les lumières sont rallumées, le spectateur lâche l'accoudoir et abandonne son emballage d'esquimeau sous son siège, sort son paquet de clops et cherche son briquet. Les acteurs, eux..

©

Deirdre 16 août 2005

7 Jours de réflexion...4

{ 01:48, 20/11/2005 } { 0 comments } { Link }

J'ai mal de ton silence. J'ai mal pour toi aussi.

Cette douleur sourde qui empoisonne mon âme: est ce la mienne ou la tienne que je ressens par ce lien, comme je sens, parfois, un désir parallèle au mien ?

«.. que j'ai mal » ce dernier mot surtout comme il résonne en moi, avec quelle conviction profonde il transportait ta peine. Ta voix s'est retirée....... tu sais le déchirement, tu sais l'arrachement du couperet qui tombe, tranchant l'espoir, tu sais ce que c'est que se tendre vers l'autre et refermer la main sur rien, pourtant, tu sais bien.

Il ya de la souffrance dans chaque vie ; ceux d'entre nous qui ne la supportent pas quittent trop tôt la partie. Je ne souffrirai plus jamais autant, ni aussi longtemps, je me le suis promis.. Mais toi, tu es tellement immergé dans ta souffrance que tu ne vis plus qu'à travers les variations de son intensité: un peu plus ou un peu moins mal; à croire que tu aies oublié qu'il existe une infinité d'autres états d'être, où le bonheur a sa part..

Étrange grandeur.. Quand tu es plié en deux, roulé en boule, la douleur irradiant tout ton corps, obnubilant toute pensée, tellement présente que tu voudrais crever, t'évanouir, et par dessus tout, que personne surtout ne te voie dans un tel état de débilité..quand tu as mal à en pleurer, que tu te sens plus faible qu'un nourrisson, il y a encore ce sentiment - stupide, au fond ! - de honte, pourvu qu'on ne me voie pas pleurer, laisse-moi, vas-t'en, ça va aller..

Alors, on se roule en boule et on laisse la bête immonde ravager ce qui reste, et pendant un temps appréciable, on n'est plus rien, qu'un pantin sous la houle, cadavre démembré, mort-vivant, quand reviennent toutes les angoisses..

Il y a des mots aussi efficaces qu'un poignard, il y a des pertes aussi profondes que l'abîme dont on se dit qu'on ne reviendra pas. Et pourtant, on en revient. On en revient toujours. Je le sais, j'y étais.

Tu en reviendras toi aussi. Et cette noirceur qui paraissait obscurcir jusqu'aux étoiles, tu t'apercevra qu'elle n'est qu'une ombre. L'ombre de tes peurs, tes fantômes personnels, ceux que tu as placés là pour t'amuser à te faire peur..

Si tu estimes avoir assez souffert, .. laisse-moi t'aider. Ensemble, nous pouvons vaincre la douleur.

 

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Deirdre juillet 2005

7 Jours de réflexion...2

{ 01:42, 20/11/2005 } { 0 comments } { Link }

Je déteste avoir peur. J'ai combattu chaque peur et je lui ai tordu le cou, à en transpirer quelques fois. J'ai affronté ma peur, la litanie contre la peur était du pain béni pour moi. Combien de combats déclenchés à l'aube, d'ombres au coeur de la nuit, de fantômes exorcisés par une pirouette? .. des tas.

Ce jour sera celui des craintes tues. Parce que j'ai peur pour toi.

Peur que tu te foutes en l'air. Peur que tu t'assasines doucement à coup de pensées noires, peur que tu sombres dans tes tourments. La souffrance possède une esthétique intrinsèque, et l'habitude creuse des sillons dont on ne revient pas toujours.

La peur, cette vieille ennemie, qui se nourrit du vide de l'absence. Quand on ne sait pas ce qui se passe, on l'imagine. La pensée elle aussi a en horreur le vide.

Tes craintes, je le sais à présent, je ne les ai pas suffisamment comprises; j'ai cherché à te rassurer, et ce faisant, je ne t'ai pas laissé les exprimer...alors, bien sûr, elles n'en ont pris que plus de réalité, au lieu de s'épuiser comme une ombre fond quand revient la lumière..

..La crainte a ce goût amer de la bile, et sa couleur jaune citron. Pourquoi ce sentiment se manifeste-t-il si uniformément dans la région du ventre, je ne sais ..

Mes craintes sont les mêmes images ou presque que celles qui me donnaient du bonheur autrefois, il y a quelques jours à peine.. La crainte de te voir et que ton regard se détourne, la crainte de ne pas te trouver, et celle de te trouver. La peur d'entendre une autre histoire, d'autres raisons que tu m'aurais cachées.

Quelques jours avant de comprendre pourquoi, j'ai eu peur, déjà ; j'ai recherché les hôpitaux près de chez toi. Avec au coeur une angoisse plus sombre encore, s'il lui arrive quelque chose, je ne le saurai même pas, qui m'en avertirait?

Ma peur n'est plus que sourde anxiété. Neuf mois pour arriver à.. rien, je n'aurai peut être pas le coeur de tout recommencer. Le temps passe, le corps vieillit, le coeur se lasse. J'ai tant craint de demeurer seule que je le suis restée.

Il y a sans doute quelque part une morale à en tirer..

 

 

 

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Deirdre 20 juillet 2005

7 JOURS DE REFLEXION...1

{ 01:33, 20/11/2005 } { 1 comments } { Link }

Le premier jour sera le jour de la tristesse.

Temps gris et pluvieux. vent léger presque froid, le vent est de la partie lui aussi.

Du violon en fonds sonore, un violon tsigane qui pleure dans la steppe, une mélodie belle comme en génèrent les amours mortes, le morceau s'appelerait Svetlana ou pleure, ma douleur. Ou bien le fiddle mélancolique et celte, celui qui chante les morts de la cause sur fonds de lande Irlandaise. Ou bien encore, une flûte, celle qui laisse entendre le souffle de l'homme. Enfin, ce genre de mélodie.

La couleur aura le blanc de l'absence, le vide mort d'un téléphone toujours décroché.

Elle regarde les choses et les gens, d'un oeil qui devient fixe par moments. Des mots qui reviennent, un souvenir, pas même un souvenir, le souvenir d'un espoir, une photo, des mots encore, rien à faire, les mots ont quand même un sacré pouvoir, ils véhiculent des tas de choses. Par moments la page imprimée redevient blanche; par moments l'écran redevient la fenêtre où le bonheur paraissait vouloir pointer son nez..

Un autre matin solitaire; les images fugaces d'un bonheur entr'aperçu, ce qu'elle en avait conçu, malgré tout, les mots qu'elle aurait aimé entendre et qu'elle ne connaîtra pas, l'idée d'une main qui se poserait sur sa tempe pour en repousser quelques cheveux, celle d'un regard tendre; la tendresse, c'est quoi? Juste un peu d'attention et de gentillesse dirigées vers l'autre, ne serait ce qu'un moment.

Tendresse, désir, tristesse. Le trio infernal du petit matin, avant d'être complètement réveillée, et lui, que pense-t-il en ce moment? Dans l'air flottent le fantôme de son amour, de son désir, de son dégoût de lui-même, de ses angoisses, le poids de ses pensées. Pas gai.

Mais le plus triste est sans doute de ne rien pouvoir y faire. D'être – à nouveau – rejetée hors d'un univers qui lui était devenu si proche et si cher.

Ce jour aura un goût amer.

 

 

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Deirdre 17 juillet 2005

Je ne perds rien pour attendre

{ 12:01, 20/9/2005 } { 4 comments } { trackbacks } { Link }

 

 

 

L'absence d'une chose

ne fait jamais souffrir

que parce qu'on ne l'a plus.

Je ne t'ai pas perdu:

Pour qu'on perde une chose

il faudrait l'avoir eue

 

De toi je n'ai rien vu

tu ne m'as rien donné

qu'un peu de l'amitié

offerte à l'inconnue.

 

Toi qui n'a pas voulu

me charmer par les mots

que tu écrivis seul

- et sans doute trop tôt

dis-moi où sont ces madrigaux

que personne n'a lus ?

 

Brûlés au feu de ta déroute

ou noyés dans l'alcool

de tes chagrins, sans doute..

-Si tu savais comme je redoute

l'effet que sur toi a le vin!

 

Je ne t'ai pas perdu.

Mes bras n'ont pas tenu

ta taille ni tes reins;

De toi je ne sais rien,

seulement ce que j'ai lu..

Est-ce mal? Est-ce bien?

 

De toi je peux encore

rêver et faire mien

un espoir pour demain;

Et nous pouvons parler

ou nous pouvons nous taire

chacun dans notre coin..

 

Je te connais trop bien

toi que je n'ai pas vu;

Je t'attends et je ne compte plus.

Car c'est là le plus beau, entends-tu ?

Je ne t'ai pas perdu.

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©Deirdre 19 septembre 2005

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Le chaud et le froid

{ 11:31, 5/8/2005 } { 0 comments } { Link }

 

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L'hiver quand entre mes draps

je me glisse

Il fait un froid! C’est un supplice

J’ai beau forcer le thermostat

j’ai toujours froid;

J'ai beau enfiler des chaussettes

c'est pas la fête !

 

Et des fois, des fois, c'est bête

J'ai vraiment chaud, c'est

forcément dans ma tête

n'est-ce pas!? ...........

 

J'ai un oreiller près de moi

alors, je le prends dans mes bras

mais c'est seulement un truc en plumes

mais c'est pas toi.

 

Des fois je rêve toute éveillée

J'ai beau me shooter au café

je me retrouve le nez en l'air

à m'demander de quoi tu as l'air

ce que tu pourrais bien me dire

comment se plisse ton sourire..

 

Je retrouve mon adolescence

je voudrais croire à une chance

de rencontrer mon chevalier..

J'ai trop lu de contes de fées

de romans de cape et d'épées

faut dire, une armure nickelée

pour la romance c'est pas le pied!

 

Je croyais bien t'avoir trouvé

telle Pénélope tissant son fil

J'allais refaire la tapisserie

qui conterait la suite de ma vie

et voilà que tu te défiles !

 

..Quand viendra donc ce chevalier

ll’armure défaite, à mes côtés

Pourfendre les frissons nocturnes

Qui me viennent à la nouvelle lune?

 

 



LA VIE, LES MORTS..

{ 12:21, 29/7/2005 } { 3 comments } { Link }

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Je suis debout de nuit près d’une pierre levée

Gravée de signes sombres au cœur de la forêt;

J’ai du m’y appuyer un peu reconnaissant l’échec,

Le vide sous mes pieds les yeux encore secs

Je tremble sous ma cape, mais ce n‘est pas de froid

(…)

Je suis prêt au combat, immobile et en rang

Près d’autres cavaliers tendus et frémissants

L’air sent le cuir, le cheval, les feuilles pourrissant

Bien trop tôt tout à l’heure l’air portera l’odeur

Fade, tenace, au goût de fer, l’odeur du sang

Et le bruit des corbeaux couvrira la fureur

Silencieuse et mortelle, comme le soir descend

(…)

Accroupie dans la cour, il fait encore chaud

À l’ombre de figuiers étiques, près des pierres

J’écoute l’homme en blanc nous parler des mystères

Et je trace du doigt un signe dans le sable

(…)

Les pavés se disloquent la rue est envahie

D’une poussière âcre et de relents de souffre

Ininterrompu maintenant comme un tonnerre fou

Le grondement les cris le bruit des incendies

Les cadavres tombés les biens abandonnés

Dans la fuite éperdue vers la mer, pieds en sang

(…)

La lumière s’allume sur un autre voyant

du long courrier prêt au transbordement

Nous sommes tous liés, en boîte, des poupées

L’écoutille qui s’ouvre, l’air s’échappe en sifflant

C’est sans un bruit ou presque que je suis éjecté

Dans le noir que je tombe au sein du firmament

Propulsé vers mon but, un monde bleu et blanc

(…)

Je descend l’escalier large usé solennel

Sous un soleil encore jeune et trop blanc

Les toges des passants ont des teintes pastel,

délavées la cité est immense et sans âge

Des genêts des cyprès des jardins d’agrément

L’école du Temple près du quartier marchand

La sagesse millénaire que lentement j’apprends..

(…)

On nous a rassemblés dans une cour fermée

Des gardes sont postés sur les murs de l’enceinte

À genoux, enchaînés, sans savoir notre sort

Le jugement sommaire, un sabre, sans une plainte

Son corps s’affaisse et tombe, l’homme devant moi est mort

Et sa tête roule encore sur le gravier gluant

(…)

Le sas s’est refermé je regarde au travers

D’une vitre glaciale un homme à la dérive

Son filin est rompu il flotte bras en l’air

Sur le noir de l’espace sous la lumière vive

(…)

Le vent vient de la mer il fait froid au soleil

Mais la hache levée pour abattre celui

Qui voulut ce combat, Torse nu, en sueur

Je ne sortirai pas du cercle dans le sable

Ou bien je mourrai là aujourd’hui pour l‘honneur

(…)

Le monastère brûle et on entend des cris

Les pillards se répandent, c’est la dernière nuit

Ce soir j’ai prié longuement et j’ai lu

Près du lourd chandelier, autant que je l’ai pu

(…)

Le sable sous mes pieds, dans la soirée aride

Seule près de ma maison éventrée,

Je regarde partir les soldats, l’esprit vide

Les miens au milieu d’eux. Leurs épées au côté,

La pourpre de leur cape, ont au soleil couchant

le reflet de la haine dans mon regard brûlant

(…)

Le circuit est un piège d’où l’on ne revient pas

Et la course entamée depuis trois jours déjà

Je suis bourré de drogues pour rester éveillé

Je mourrai aujourd’hui dans un brûlant fracas

cette odeur l’huile chaude commence à m’écoeurer

Ils n’auront plus de corps, encore, à rapiécer

Ainsi meurent les cyborgs quand ils sont fatigués…

 

____________________________________________________________________

Ó MD Deirdre 2003



Les chemins de hasard

{ 12:14, 27/7/2005 } { 0 comments } { Link }

 

 

Je ne sais toujours pas

où mènent tes chemins

Encore moins qui tu fuis.

Il en est de tes cartes postales

Comme autant d’aveux incongrus;

tu aimes et tu ne le sais pas

Je t’aime et je ne t’attends plus.

 

Sur des cartes de fortune, bouts de papier

Lancés sur les autoroutes du hasard

un seul mot comme promesse:

Love. Mais que veut dire ce mot pour toi?

 

Adolescent déjà vieilli,

le temps ne compte plus;

Tu as vécu tous tes paris

et quand tu l'as voulu,

tu es parti..

 

Arpentant les rues de Paris

Dans la nuit, dans le petit matin,

avec l'envie de prendre le premier train

ou le dernier avion

dis, sauras-tu un jour

pour quelle destination?

 

Un jour ou l'autre il faudra bien

te retourner pour affronter

ces démons qui te poursuivent ;

Un jour, quand il n'y aura plus rien

pour t'en empêcher.

 

Maintenant tu vas vivre

Partir encore, te retrouver.

Vas t'en. Vis cette envie. Un rêve,

ça ne se vit pas à moitié.

 

Je ne sais toujours pas

où mènent tes chemins

Encore moins qui tu fuis..

 

..tu es de nulle part,

Et moi je reste ici.

 

____________________

©

Deirdre 24 juillet 2005.
____________________________

DIS MOI...

{ 01:55, 14/7/2005 } { 1 comments } { Link }

______________________

 

Parle-moi de tendresse

-les mots sont des caresses,

de mains qui n'osent pas

et de ton coeur qui bat..

 

Parle-moi de douceur

et de fragilité

pour que sur ton épaule

je vienne me nicher

 

Laisse faire la tension

les désirs, les non-dits

amener la passion

laisse faire la vie. Puis..

 

Dédie-moi ce regard

qui met le feu aux poudres

sois fier, amuse-toi

de mes lêvres qui tremblent

 

Fais durer ce moment,

même si tu fais semblant,

montre-toi sûr de toi

j'aime le tigre en toi...

 

Quand le moment sera venu,

lorsque tu le jugeras bon

que sous mes cils, sous-entendu

tu auras lu mon abandon

attrape-moi,

dis-moi: Viens là

 

_____________________________

je n'en peux plus

je veux mourir sur ton corps nu..

©Deirdre 26 juin 2005



EVGUENI

{ 23:20, 28/6/2005 } { 3 comments } { Link }

_______________________

 

Fin de jour, une vie,

une longue vie s'est achevée

ce soir.

 

Tu t'es défait de ce

trop vieux manteau,

devenu un fardeau.

 

Un souffle d'air se lève,

un Cosaque à cheval

est passé dans le ciel

sabre au clair.

 

Dans le port d'Odessa

la mer reflête des lumières

que je ne verrai pas.

 

Des rives de l'Adour

à Ste Geneviève-des-bois

de Kiev à Treblinka

c'est un morceau de la Sainte-Russie

qui s'en va avec toi.

 

Tu m' as donné ce que tu as pu

Tes souvenirs d'un autre monde

qui n'a jamais été à moi

le samovar qui trône

la Troïka de ton enfance

une messe chantée debout

dans la fumée des enscencoirs

l'icône qui protège ma maison

l'arrogance et la distinction..

 

Ce soir tu es libre à nouveau.

Nous en avons parlé, beaucoup;

de ce qui t'attend maintenant

tu l'affronteras seul.

Rappelles-toi ce soir

nos discussions.

Rappelles-toi ce qui fait

le prix de la vie

sur cette Terre: la beauté,

l'amitié, les idées

et ce que tu aimais

plus que tout: la poésie.

_____________________

©MD 20 juin 2005.



FRAGILE...

{ 23:27, 11/6/2005 } { 2 comments } { Link }

_________________

Fragile..

Comme un fil
Comme ces fils de la vierge
Décrochés par le vent

..mon coeur, tu es le fil
Et le non-dit
Qui nous relie

A l’autre bout je sens
Tes sentiments
Tes errements
et tes tourments..

Facile..

Comme un pas de côté
Comme un baiser volé
Comme l’amour qui naît
Du puits de l’amitié

En équilibre
Sur ce fil
Que ta volonté à créé

Tendue
A force d’espérer ;
Perdue,
Si seule quand tu te tais..

Amour, berce
Mon cœur inquiet..


____________________
©Deirdre 9 juin 2005



Ecoute..

{ 01:36, 10/6/2005 } { 2 comments } { Link }

Ecoute...

J'ai à te dire des mots d'humus
et d'herbes folles
J'ai sous la peau
l'odeur des feuilles
et de la pierre
des sous-bois
entremêlés


Entend..

les mots que je garde pour toi
le bruit de la forêt
et du vent dans les bois
le murmure des ajoncs
la chanson du ruisseau
au loin, en contre-point..
Vois-tu toutes ces couleurs
dans l'ombre tachetée
exploser? Une brassée de fleurs
sauvages mélangées..


Attends..

La chanson des fougères
que je fredonnerai ;
le feu de mes volcans
aujourd'hui enchaînés ;
les lits de mousse
où je blotis mes rêves
pour un temps,
où j'attends..

_____________________
© Deirdre 5 juin 2005

 

 



Chronique d'un amour annoncé

{ 00:25, 5/6/2005 } { 1 comments } { Link }

Mardi quinze heures. Je joue à cache-cache avec mon ennui.
Je me dis que peut-être, il n'est pas trop tard pour rencontrer l'homme de ma vie.

On sonne à ma porte, je l'ouvre avec précipitation.
Il n'y a personne sur le palier, mais j'entends distinctement l'éclat de rire de mon ennemi habituel. Excédée, je m'enfonce dans un fauteuil.

L'autre, pas malin, recommence deux ou trois fois le coup de la sonnette, mais ça ne prend plus.

Sur le palier, l'homme de ma vie hausse les épaules et tourne les talons.




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