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Deirdre's Blog

7 Jours de réflexion...7

{ 01:58, 20/11/2005 } { 2 comments } { Link }

Je n’ai plus le goût des mots, encore moins celui des écrans froids. Les couleurs sont trop pâles, les illustrations médiocres, triviales, sans intérêt, n’éveillent rien en moi. Quand aux photos…plonger dans les entrailles du passé, ressusciter les portraits figés qui n’apparaissent plus spontanément.. à quoi bon ?

Allons, c’est entendu, tu es plus sage que moi, et je ne saurai pas ce qu’il t’en a coûté ni les larmes de sang que tu versas .. peut-être. D’ailleurs, mon tourment en aurait-il été adouci pour autant ? Non, sûrement non.

Le quotidien vient de ses vagues successives noyer les empreintes de tes pas sur les plages de nos châteaux en Espagne. Tu t’estompes. C’est donc, par la logique obscure du miroir de mes sentiments, que j’ai tout autant disparu pour toi, et je n’ai pas lutté, et je n’ai rien osé pourtant. Comme c’est déroutant !

Les pages sont blanches, l’écran froid. Aucun signe, nulle part. Ah, tu ne sais rien de ces ponts tendus dans le vide, enjambant les espaces, qui se perdent et demeurent puisqu’ils sont infinis.

Ce monde est devenu trop froid. J’ai besoin de chaleur, envie de rencontrer un regard, d’yeux qui brillent, qui cillent, qui me parlent, de larmes d’émotion, de vie. D’entendre des mots, un rire, un accent, de parler librement, de bouger, sentir, toucher du doigt la réalité de l’autre, là, en face de moi.

C’est la vie qui me manque, et les lumières dorées éclatant dans les feux de la forêt me racontent un été indien capable de percer les nuages et dont je sens un écho au fonds de mes entrailles, ça bout là-dedans, oui, mais personne ne le voit. Est-ce que je n’ai pas déjà trop attendu ? Les ondes calmes de l’habitude me bordent depuis si longtemps que je m’y sens bien.

Je rêve encore pourtant. Je voudrais voir briller le désir dans ces yeux, pouvoir toucher un corps repu, alangui près du mien, et le fol abandon du plaisir dans nos reins. Le soleil qui s’attarde me donne envie de terrasses de café, musiques improvisées, tourbillons de feuilles, averses fou-rires, conversations décousues et cigarettes partagées.. rien d’extraordinaire, rien que je ne puisse créer.

Tiens, il y a une table de libre au soleil…

 

___________________________________________

©Deirdre 3 novembre 2005


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Untitled Comment

{ 20:18, 20/11/2005 } { Posted by marygrange }
Celui-là me plaît bien. Il est si optimiste quelque part. Le réel est plus sûr, enfin c'est mon avis...

Cependant, petite critique que je t'ai faite sur le forum. Une petite faute encore de verbe. Pardon de me répéter.
"C’est la vie qui me manque, et les lumières dorées éclatant dans les feux de la forêt me racontent un été indien capable de percer les nuages et dont je sens un écho au fonds de mes entrailles, ça bout là-dedans, oui, mais personne ne le voie." "Voit" serait préférable car au présent de l'indicatif, non?...
Ne m'en veux pas, hein?!

Amitiés,
Béa

<i>Untitled Comment</i>

{ 23:26, 20/11/2005 } { Posted by }
bon, si tu insistes.. lol.
Salut Béa, merci pour le comm.

Edited by Deirdre on 20/11/2005 at 23:27

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