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Erre, passionnellement...

Lignes d'Elle... Poèmes qui célèbrent la nature, l'amour, les grands élans du coeur, la vie...

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Sur la page d'automne

 

Marcheuse solitaire

Sur la page d'automne

Mourant

 

De lendemains semés

Au hasard de regards

Versés

 

Sur la page d'automne

 

Une buse se perd

Dans le ciel gris atone

Un cri

 

Une branche livrée

Nue au fumant brouillard

Tombé

 

Sur la page d'automne

 

Un silence dans l'air

Tenace et lassant comme

La pluie

 

Attendant un baiser

De soleil et de vie

Enfin

 

Ton baiser de lumière

Sur la page d'automne

Enfoui...


[ 13:30 ] [ Dec. 3, 2006 ] [ 0 Commentaires ] [ Commenter ] [ Voir ]

Miroir

 

Des profondeurs

Je vous modèle

Vous tends votre âme

Et sa dentelle

Le port altier

Qui vous distingue

Et le grand ciel

Que vous cherchez

Tant à atteindre

 

Dévisagez

Combien vous êtes

De tous mes infinis voyages

De mon immense paysage

La magnificence, le Beau !

 


[ 12:11 ] [ Dec. 2, 2006 ] [ 2 Commentaires ] [ Commenter ] [ Voir ]

Repos

 

A l'orée d'une nuit

Je laisserai mon corps

S'étendre à tes côtés

Pour te porter la vague

Du grand fleuve tranquille

Et tu écouteras

Le murmure des eaux

Abandonné

Au courant de la vie

Grain de poussière

A l'heure du repos

Humble

Je poserai mes lèvres

Sur tes paupières closes

Sur tes regards de pierre

De fer et de bois chaud

 

Et il n'y aura plus

Mon amour

De silences humides...


[ 12:20 ] [ Dec. 1, 2006 ] [ 2 Commentaires ] [ Commenter ] [ Voir ]

Il nous reste

 Une feuille blême

Où poser

Les silences d'un oiseau

Les griffures d'une amante

Tes paupières

Qui ne se ferment pas

Une voile très tendre

Chiffonnée

Par les vents

Chaque lever

De jours interminables

Toute la lumière, tous les accords

Echappés de nos doigts

A l'arrière des fenêtres

Un arbre creux

Une fougère

Et la goutte lourde

De l'absence...

 


[ 11:37 ] [ Dec. 1, 2006 ] [ 1 Commentaires ] [ Commenter ] [ Voir ]

Tout doucement

 

Tout doucement, son cher visage

Encercle mon coeur d'évidence

Tout doucement, comme une clé

Voile les abandons feutrés

De ses pas de danse glissés

Tout doucement, un souffle chaud

Tendresse la courbe frileuse

Des soleils pâles de mon dos

Et telle une échappée de brume

Tout doucement, il me découvre

De doux désordre et de sursauts

Sous cent mots d'amour et de lune

Grave sa trace dans ma terre

Au creux tendre des champs déserts

Tout doucement, tout doucement

Infiniment...


[ 06:20 ] [ Nov. 30, 2006 ] [ 1 Commentaires ] [ Commenter ] [ Voir ]

Et si j'y pense encore

 

Et si j'y pense encore

Ce n'est qu'incidemment

Une aile d'azuré

Sur mon corps désirant

Cette première étreinte

D'espérance serrée

Autour

De ma vie

 

Car si j'y pense encore

C'est que soudain le ciel

Traîne ses violines

Sur le désir rebelle

De nos yeux dévorants

 

Ta main

Que je devine

Blanche

De promesses..

 


[ 13:10 ] [ Nov. 28, 2006 ] [ Voir ]

En feuilles

 

Je me fendille en feuilles

Dors

Où mon coeur se fracasse

Sur les sentiers craquants

Tu prends toute ma place

Frêle

De la colline noire

De mes branches défaites

Le souvenir d'un soir

Vole

Au vent d'indifférence

La pluie glace les terres

Et c'est sans importance

Vaine

Je me fendille en feuilles

En petits bris de rouille

Qu'un chemin d'eau recueille...

 


[ 13:06 ] [ Nov. 28, 2006 ] [ Voir ]

Tu m'aimantes

 

Tu m'aimantes, m'amantes

Dans nos temps suspendus

Aux brèches du chemin

Il n'est qu'une étendue

Et il n'est qu'un seul souffle

Un seul froissement d'elle...

 

Quand dans sa valse lente

Un bel oiseau des vents

Abandonne en méandres

Une page

Dans les nues...


[ 13:03 ] [ Nov. 28, 2006 ] [ Voir ]

Ton oeuvre

 

Et me voilà

Dans le secret de tes couleurs

Le miracle

De tes incisions

A force d'ailes

De l'aurore aux

Rayons de lune

J'ai beau tourner

Autour de toi

 

Jamais

Je ne sais

Toute ton oeuvre

De plénitude

 


[ 12:59 ] [ Nov. 28, 2006 ] [ Voir ]

Qui?

 

Pourquoi

Avoir revêtu

Le manteau d'abandon ?

Dehors

Le peuplier est nu

Et pleure ses frissons

Je ne sais

Qui de toi

Qui de moi

Est parti

A tué

Les amants

Qui ?

 


[ 12:57 ] [ Nov. 28, 2006 ] [ Voir ]

Je vous connais

 

Je vous connais

Allées de lumière

Que le vent coule en pluies

Sur mon humble demeure

Vous êtes ma raison

La promesse d'en-haut


[ 12:56 ] [ Nov. 28, 2006 ] [ Voir ]

Chant d'amour

Chant d'amour

Par-delà les terres d'automne

Je regarde

Comme un enfant

Tous les visages d'ici-bas

La mélodie d'une île rousse

Jaillie au coeur de l'émeraude

L'hymne secret en haut d'un bois

D'une clairière aux ombres douces


[ 12:29 ] [ Nov. 12, 2006 ] [ Voir ]

Eclats

La terre était inerte

Quand tu vins entêté

A coups de pointes de fer

A coups de lames mordantes

Soulever des monts

Creuser ton sillon

 

Tombés du ciel

Mes regards

Ramassent les éclats

Du soleil et du vent

De la pluie et des hommes

 

 


[ 12:23 ] [ Nov. 12, 2006 ] [ Voir ]

Des cathédrales

Peu à peu

Sur la terre des hommes

Le jour qui décline

Avait bâti

Des cathédrales...

 

Mais les vois-tu

Ces cent flèches de feu

Tandis que la nuit

Emporte notre histoire?

 

 

 

 


[ 12:16 ] [ Nov. 12, 2006 ] [ Voir ]

Tu verras

 

Tu m'avais dit

La Terre est bleue

Et de toutes les couleurs...

Sur elle glissent

Les silhouettes du temps

Sache ouvrir

La grande porte

De ton coeur

Et tu verras... 


[ 11:13 ] [ Nov. 12, 2006 ] [ 0 Commentaires ] [ Commenter ] [ Voir ]

Abécédaire d'enfance (A-B..)

 

A comme Arbres, car ce sont eux, déjà, qui abritèrent tous mes grands bonheurs d'enfant : ce saule creux, penché sur le ruisseau, qui offrait des prises faciles pour grimper et être, là-haut, reine du petit bois; le vieux noyer, où pendait la balançoire, faite d'une planche humide et usée, dont le mouvement berça tant de mes rêveries; les peupliers et leurs interminables frémissements...

 

B comme Bernard, lui que j'ai si douloureusement aimé et attendu. Il était grand, maigre, avare de mots, médiocre...dans cette chambre étroite où il avait fugué. Je montais l'escalier, le coeur battant comme mes bottes d'hiver les marches de bois, car être avec lui, sous l'ombre de sa longue silhouette penchée, était tout mon bonheur...


[ 08:00 ] [ Nov. 6, 2006 ] [ 0 Commentaires ] [ Commenter ] [ Voir ]

Pèlerine

 

Sur ma route

J'ai vu des pierres

Qui sauraient être tes compagnes

Les fougères

Etaient rousses

Entre les sapins

Un petit lit de sable

Une feuille perdue

Tes murmures en cascades

 

Comme mon corps tendu

Quand tu l'abreuves

Ces tiges interminables

Et cette branche veuve

Qui attendait une âme...


[ 09:08 ] [ Nov. 4, 2006 ] [ 4 Commentaires ] [ Commenter ] [ Voir ]

Sans toi

 

J'ai marché sur les crêtes

Sans toi

Et empli mon regard

De l'infinie beauté

Sans toi

J'ai baissé les paupières

Un désir fourmillant

Scintillait dans le lac

Mes yeux s'étaient noyés

 

Au bord

De la grande corniche

J'ai déplié tes ailes

Et sans toi

J'ai volé


[ 09:05 ] [ Nov. 4, 2006 ] [ 2 Commentaires ] [ Commenter ] [ Voir ]

Tchao !

 

Tchao

Bel oiseau !

Je sens

Que nous ne volerons plus ensemble

Cependant

Que je te l'écris, ma main tremble

Tchao

Pour toi

J'ai déjà brisé tant de rêves

Ramassé éparpillé

Ces petits bouts de vie brillants

Pour toi

J'ai déjà rompu tant d'élans

De mots d'amour, de bonds de joie

Tchao

Tchao !

Et replié tant d'espérances

Au fil des jours laissé passer

 

Le chant morose d'un oiseau

Tchao

Tchao!


[ 08:59 ] [ Nov. 4, 2006 ] [ 0 Commentaires ] [ Commenter ] [ Voir ]

Les Vosges étaient grises

 

Les Vosges étaient grises

Dans le défilé

Courait un torrent

Un rocher

Crachait l'eau d'une fontaine

Résurgence

Quelques tons d'automne

Dans les sapins

Des voiles éparses...

Hors

Le lendemain

Les brumes

Montaient de la vallée

La découvraient

Limpide

Comme un nouveau matin...


[ 01:21 ] [ Nov. 4, 2006 ] [ 0 Commentaires ] [ Commenter ] [ Voir ]

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