
.....toi qui auras pris la peine de lire ( ...et d'écouter ) tout ce qui va suivre,
quand tu rentreras, dis leur que finalement tout n'était qu'une question de sensations, ...d'humeur du moment, ...de coups de gueule, ...d'émotion partagée,...de respiration, ...de sensibilité, ...en fonction de l'heure du jour ou de la nuit, ...de l'évènement qui bouleverse,....
...ou simplement du chemin emprunté,
tout en gardant si possible le brin d'humour nécéssaire......

.

les années passent, j’évolue, j’essaie d’aller vers plus de sérénité,
mais parfois j’ai mal à mes nuits, et je n’ai pas encore compris
la Raison qui pousse les hommes sur les sentiers guerriers de la folie………..
....... de "la LIBERTE" ......

…......à "l’OPPRESSION !!!

et même si je sais que les jours auront toujours un lendemain,
je crains fort que cette raison, mes enfants ne la comprennent d'avantage..........
.
.
Les solutions de guerre
ont toujours été inacceptables,
même si elles semblaient réfléchies et nécessaires,
décidées et orchestrées par les représentants du peuple……

...EN APESANTEUR
J’avais encore des rêves plein la tête,
Et j’avais tout mon Temps.
Suis-je au moins allé à l’essentiel
Seulement à la fleur de l'âge,
Passant du foetus à la vie,
De l’ombre à la lumière,
Comme le reflet d’un mirage
Pour un trop court instant
Qui sont tous ces gens
Qui s’agitent autour de moi.
Je ne sens plus la terre,
Ni les hommes d’en bas
……..Sinon que l’air et les nuages.
Allongé, mais comme en apesanteur,
Quelque part ailleurs ,
Le drap sur les paupières,
…...........Vous me manquez déjà……

unSlovènequipasse
.
*
Pratique contre nature, l’excision rencontre de plus en plus de détracteurs qui la considèrent comme une atteinte à l’intégrité physique et à l’intimité des femmes. Un combat mondial s’est engagé sur la question pour mettre fin à cette tradition.
Elle est dénoncée et parfois punie par la justice dans plus en plus de pays africains.
Pourtant, elle ne s’arrête pas……………..

........... au nom du Père,
.................................................... du Mâle,
................ ....et de la Tradition ancestrale !
EXCISION
Belle africaine
aux longs cheveux tressés,
noir de jais.
Trahison infâme
sur la peau d'ébène,
tellement femme
.....et mutilée !
................
........
*
*
J'ai vu la trombine des mômes ![]()
devant la télé du bar, en bas de la rue....
je pense que si chaque mec sur un stade se met à donner des coups de boule à chaque fois qu'il veut sauver son honneur face à des mots injurieux.....ça va donner un sacré bordel sur les pelouses !!! .....
bon, ça se discute !!
Mais les loupiots des stades de la planète qui s'identifient à leur idole, même s'ils sont fans du dernier groupe branché, ne garderont que l'image d'un vrai mec qui sait en découdre sur le terrain, et pas sûr que ce soit la bonne......
Devant les agissements de la personne lui faisant référence, comment peut-on demander à un gamin de choisir entre l'inacceptable et le raisonnable, surtout quand la référence en question s'excuse de ses mauvais gestes tout en ne regrettant rien !?
......le gamin choisira la facilité, celle qu'on lui interdit habituellement, et il reproduira faits et gestes du Dieu à qui l'on pardonne tout.
Devant des repères à géométrie variable et à un âge où les subtilités de la tolétance ne l'effleure pas encore , il a de quoi être perdu ....
Comment j'explique le truc aux mômes ??
LES BOÎTES DE COCA
" ici ou là, en zone ou ailleurs
ballon rond ou sur boîtes de coca
sur l'herbe qu'est toute niquée
gamin de l'ombre bats-toi !!!
j'ai mal à mes racines
ma coupe est trop remplie
des choix de haine
ou des mots doux que j’t’ai pas dis......
sois un homme mon fils,
vas-y cogne mon frère !!
rage et cœur sera ta foi
et tu sais que de courber l'échine
on meurt plus qu'on en ri……………
papa où elle va la terre la nuit ??
et quel jour fera ma loi ?
si tu me vois de là-haut
ôte de mon corps l'épine
d'un mot guidant mes pas......
ne réponds pas au verbe trop facile
ne cède en rien au geste guerre
et donne d’amour plus qu’on reçoit
père c'est le bordel en bas
le soleil cogne au fond des yeux.......
et je t'aime, moi non plus !!!
j’avais un rêve en bleu
j'suis perdu........................."
*
*
Comme tout le monde il m’arrive parfois d’avoir les boules parce que rien ne va.
Bobos de la vie de tous les jours, petits tracas indéfinissables…mais qui finissent par pourrir la journée. Pas envie de me lever le matin, pas envie d’aller courir, même si la Course à Pied fait partie de ma vie.
J’y vais , j’y vais pas ?!?...j'sais pas !
Je sais pourtant qu’une fois dans mes ‘’baskets’’, passé les premiers kilomètres et les premières envies d’envoyer tout balader et de rentrer, viendra le moment où, dans la tête, tout sera plus clair………
C.A.P.teur
J’irai courir sur la dune
Là où nul n’a posé le pas,
Le sable fluide coulera dune à dune
Effaçant d’un souffle ma trace,
Et si longtemps la peine me fait grâce
De tout mon poids jour à jour
Le pied lourd pèsera sur les grains
Jusqu’à en moudre une à une
Les griffures du matin
LeSlovène
CAPteur: Coureur A Pied
*
.
Fendre sa carapace
Briser sa coquille,
Ou se glisser hors du moule
Et renaître un jour,
…......pourquoi attendre !
.
...pour être en harmonie
avec sa nature profonde......

.
Tout est devant . . . .
....je vous emmène vers les pages suivantes,
au fil d'une histoire........!!!

Pour l'Ami de toujours,
..pour la Femme que l'on aime,
....pour le Fils qu'on laisse partir,
.......pour une Vie que l'on recommence,
et malgré la folie et les blessures des hommes
mais le temps passe toujours trop vite...... !!!
Nous ne sommes tous que d’un seul voyage
Alors chassons nos maux
Et à défaut d’un poème
Profitons de ce court instant,
Avant qu’un beau matin
Il ne soit trop tard,
Pour dire à ceux qu’on aime,
Les mots qu’il faut …… !

.
*
solitude quelque part,
ailleurs, plus loin.....
Il avait choisi de partir quelque temps, quelques jours pour se vider l’esprit et revenir reconstruit.
Il en avait vaincu des tempêtes, des tornades et autres douceurs acides ou forces pas très naturelles. Les coups au moral et les blessures de l’âme, il connaissait.
Ce matin, l’ami de toujours, celui de mon enfance et de mes vieux jours, sur la trace des nomades du désert, est parti……….
( ....à Céjibé )
TU SOUFFLERAS SUR LA DUNE
….Et demain tu souffleras sur la dune
Pour en faire voler chaque grain,
Respirer les secrets du désert,
Oublier les ombres et les embruns,
Juste le sable et l'eau de palme
Et des bouffées de silence
Sentir de ton pouls la présence
Et poser le front sur la terre,
Ecouter et non pas entendre
Dès l’aube naissante
Le bruit du matin calme
Frôler le sable de ta main,
Allier l’air et l’esprit,
Laisser le vent glisser
Effaçant du sol vierge
l’empreinte de ton pied,
De ce pas la marque blessante.
De la paix mordre le fruit
Et du croissant de lune
Au crépuscule du lendemain
tu souffleras demain sur la dune
Pour en faire voler chaque grain….
LeSlovène
.
céjibé a écrit: " merci pour ce beau cadeau, j'ai de la chance d'avoir un frère comme toi c'est en partie grâce à toi!!!! ''
j'ai laissé dans le désert ma peur de vivre,
....j'avais répondu:
''...et c'est une profonde et belle Amitié, mon équilibre,
qui m'a permi d'écrire ces mots là,
ils seront à jamais conservés dans le coeur
......et sur le papier.
ton message me touche
Merci p'tit frère......... "
*
.
Je ne dirais pas que je n'ai rien vu venir ou rien vu passer. Ce serait un affront à la mémoire.
Je l'ai vu grandir et nous avons su profiter l'un de l'autre, mais il est vrai que les années ont défilé bien vite. Il est à peine né et aujourd'hui je lui ai souhaité ..... "joyeux anniversaire" pour ses vingt ans.
Je regarde mon enfant, ce fils, .....ce jeune homme, d'un regard clair et serein, sans aucune ride au fond des yeux.........
Les années
Elles ont filé en douceur,
Egrenant une à une toutes les saisons,
D’hivers engourdis en printemps paisibles,
De rires d’enfant en rêves d’adolescent,
Elles ont glissé jour après jour
De vacances en bord de mer
D’escapades entre copains
En randonnées lointaines
Elles ont passé heure par heure
Ces années que l’on compte à peine,
Juste deux dizaines
Ou les doigts de quatre mains
De ce vendredi programmé
Pour ton premier éveil
Un matin de mars
A ce jour d’un nouveau millénaire,
Combien d’instants complices
Et de moments câlins
Le sang qui coule dans nos veines
Est aussi le maître lien,
L’attache qui nous uni,
Mais nul ne te retient
Je suis fier de toi,
Car à ce bref instant
L’enfant qui m’a souri un jour
A tout juste vingt ans……. !
Papa
Tu grandis jour après jour
en traçant seul ton chemin,
Je grandis aussi en te laissant partir…………
.
.
ce matin, à l'aube....
Instant Volé
A l’ombre de ta paupière
Instant volé
Entre le rêve et la matière.
A la base de ton cou
A fleur de peau
J’ai compté un à un
Tous les battements de ton cœur… ………
.
*
..................

pages blanches
pages de garde
pages écornées
pages griffonnées
pages déchirées
pages recollées
pages marquées
maintes fois relues
d'hier à demain
je ne regrette rien !
..................''putain d'bouquin'' !!!
.......................
...............
...........................................................................................
...pêle mêle, .....des textes, des poèmes sonores,
.............des mises au point, des coups de gueule,
...................celui-ci et quelques autres !!
............
................
...............................................
.........................
................................
................
...je remonte le drap sur tes épaules,
à mon tour je referme les yeux,
et lentement je remonte le temps.......
.................
........................................................
............................
........................................
*
..........
Un point au fond de l'estomac.
Qui se serre. Qui enfle.
Les jours s'égrènent comme des formes rondes sur un chapelet de perles fines.
Toutes semblables, calibrées,
.............serrées, beaucoup trop serrées………
VIE-D'ANGE
Ecrire et ne pas penser,
Vouloir, et se ronger les ailes,
Réfléchir sans aboutir,
Vivre sans respirer,
Vouloir et laisser passer,
Aimer les oiseaux
En pensant qu'ils vous font chier,
Emmerder la nature
Pour ne pas s'y reposer,
Et cracher sur son ombre
Pour la salir,
Et ne pas la dépasser..... ..
*
.
Il y a des jours où l'on a rien dire,
des jours où l'on a plus rien à se dire,
et puis arrive ce foutu matin où l'on aimerait entendre quelque chose, juste avoir l'illusion d'exister........
.........mais il n'y a rien de plus dur que le silence des mots, ceux que l'on voudrait dire et que l'on ne peut pas prononcer, parce qu'on sait qu'il tomberont au fond de l'abîme, sans écho,
ceux que l'on voudrait entendre juste pour se rassurer et se persuader que l'on aime toujours, ou que l'autre tient toujours à vous,
des jours fous où l'on voudrait parler, se parler,
des attentes qui n'en finissent pas.......

MOTS D'ELLE
A mon âme,
Ou à celle à qui l'on parle,
Lui dire les mots faciles, les pervers,
Les froids, les mots glacés,
Ceux qui la soulèvent et l'emportent,
Les forts, les beaux,
Les mots fragiles et les puissants,
Ceux qui la font rire, ou bien pleurer
Lui dire le bien ou le mal,
Mais comprendre,
Surtout chercher à comprendre,
Parler sans cesse, écouter,
Tolérer et pardonner
Sans rien laisser passer,
Et que de bas en haut
Tout son être transpire
Et comprenne de lui même.
Que celle qui me parle
Me comprenne d'un rien
Et sous son corps de femme,
M'aime d'Amour,
Pour ne pas chercher en vain
Ce que seuls les mots, bien choisis,
Auraient pu éviter
Pour assouvir ma faim
Ou à celle à qui l'on parle,
Lui dire les mots faciles, les pervers,
Les froids, les mots glacés,
Ceux qui la soulèvent et l'emportent,
Les forts, les beaux,
Les mots fragiles et les puissants,
Ceux qui la font rire, ou bien pleurer
Lui dire le bien ou le mal,
Mais comprendre,
Surtout chercher à comprendre,
Parler sans cesse, écouter,
Tolérer et pardonner
Sans rien laisser passer,
Et que de bas en haut
Tout son être transpire
Et comprenne de lui même.
Que celle qui me parle
Me comprenne d'un rien
Et sous son corps de femme,
M'aime d'Amour,
Pour ne pas chercher en vain
Ce que seuls les mots, bien choisis,
Auraient pu éviter
Pour assouvir ma faim
>> sonore
http://www.toutelapoesie.com/82.html
*
.......
.......................
C'est l'histoire d'une nuit déjantée !
..... mais pas celle que vous imaginez !!
l'histoire d'une grande toile blanche
( ...blanche au début de la nuit )
et d'une jouissance finale
entre le crépuscule d'un samedi
et le début d'un beau dimanche....
c'est la belle histoire d'un poème écrit en quelques instants,
à l'aube d'un jour cloturant une nuit magique,
une nuit où j'ai osé soulever de ma chair le voile
une histoire qui m'aura donné un plaisir sans pareil.........
..........et c'est là,
juste en dessous des étoiles ......
************************************************************************
Peintre barbouilleur à mes heures,

donnant des couleurs à mes élucubrations par le biais de grandes toiles abstraites, je peins et traduis en gestes brefs et simples tout ce qui me touche, tout ce que je ressens, quand durant la nuit je vis intérieurement la toile qu'au lendemain je vais commencer.
Je vibre, je vais me livrer corps et âme dans des formes "sans formes", des couleurs brutes et franches. Et quand la peinture projetée s'écrase sur le blanc acrylique, c'est toute ma vie qui explose:
mes amours, mes peines, mes amitiés, mes joies extrêmes, mes excès, mes ambitions... et aussi mes doutes, mon mal de vivre du moment.
Et je suis le roi du monde quand je trouve la courbe belle, et le noir profond, ou le plus petit des hommes, insignifiant et prétentieux quand le mélange des couleurs ne donne rien ou que le trait est faible et sans consistance.
Il y a quelques années, à un tournant important de ma vie, j'avais décidé de mettre en couleur tout ce que j'avais dans la tête et qui me brûlait à force de ne pouvoir l'exprimer.
J'ai repris les pinceaux, que je taquinais jusqu'alors de façon assez académique....
................marre!!!
Alors cette fois j'ai décidé d'y aller avec mes tripes et en beaucoup plus grand : balais de tapissier, grosses brosses de plâtrier, brosses dures à rincer!.... et j'en passe !
...... visez l'tableau!
J'en avais rêvé, j'ai transpiré,
j'avais les couleurs dans ma tête depuis des jours.
Est-ce que mes mains sauraient être à la hauteur de mes coups de sang, mon geste serait-il suffisemment vif !?
Cette nuit là .......j'ai recommencé à peindre et au matin j'avais aussi écris ces quelques lignes:
" NOIRE BALAFRE "
Brut écru d'acrylique blanchi,
Vestiges en fond de nuances grisées
Par trop d'années assoupies,
Passion délaissée
Juste endormie
Réveil d'un soir
En zébrures bleues de lumière profonde,
Noire balafre puissante et vive,
Et juste pour voir,
Plaisir furtif, choc de l'onde,
Larme rouge qui ravive,
S'épanche et s'écrase
Tache écarlate projetée,
Moment d'extase,
Sublime vertige par le noir absorbé
Carapace veloutée
Pour intérieur qui fusionne,
Entre deux journées, clarté
J'exulte, je donne.
Pour un instant passionné,
Un laps de temps, une pose,
Je transpire, j'explose
De tensions éclatées,
Gestes tranchés et libres
Tendu mais serein
Je jouis,
Je vibre,
...Je peins!
.....Et puis faute d'avoir mal à mes nuits, pas de temps à donner au temps, .....au fil des jours j’ai perdu l’envie.
Mais durant les long week-ends de printemps je vais ressortir enfin mes énormes pinceaux......
....difficile de se lacher devant un grand rectangle blanc, et plus difficile encore dans les formes abstraites.
Dans ce que j'appelle mes anciennes croutes classiques je peignais les choses que je voyais en face de moi, natures mortes essentiellement, paysages, photos, ……….mais pour moi sans âme, sans force.
Quand je ne cherche pas à reproduire, quand je souhaite jeter sur la toile ce que je ressens, à l'intérieur, alors là c'est une "autre paire de manches" parce qu'il faut que la tache, le trait, le barbouillage me ressemble à l'instant précis. Quand les formes ne me plaisent pas d'emblée, j'enrage parce que je me trahis.
Par contre si une grande balafre bleue d'une demi seconde, est vive et nette dans le sens de mon humeur, alors la peinture m'apaise.
....et quand j'arrive à une succession de couleurs et de formes dans cet esprit, alors cette fois c'est du plaisir à l’état pur, la cerise sur le gâteau
....ma soupape de sécurité!

*
.
....bon, je sais, j'ai une drôle de tronche.....
. ...et en plus DITHYRAMBIQUE m'a t'on dit !!!
"" ......Dithyrambe, petit poème lyrique des anciens Grecs en l'honneur de Dionysos. . Le dithyrambe était caractérisé par une verve désordonnée, étourdissante, par des accouplements étranges de mots, des hyperboles hardies et compliquées, et le mélange le plus licencieux de rythmes différents. Il paraît avoir été primitivement improvisé pendant les Dionysiaques, dans des réunions rustiques de buveurs en délire, dont les cerveaux, suivant l'expression d'Archiloque, étaient frappés de la foudre du vin. On le chantait en choeur, au son des flûtes, et sur le mode phrygien.
appelé Dithyrambe; mais si elle peut justifier en quelque chose ce nom, ce n'est que par l'irrégularité des stances, et par un mélange assez arbitraire de vers de toutes mesures.
.............................
....... ...
maille à refendre..
..et j'ai rêvé ce mot méconnu,
.............un beau matin sans contrainte
......
étoffe des yeux de landes ribambelle 
et laissez moi décrire, écrire, et pourfendre
pas un fruit de calme tonnerre
pas d'archange, ni de toges de longue aile,.....
.........pas d'île d'amende ou d'air assoiffé de glace et de feu
VERT dE GRIS
Nuages élancés
Nuit ma peine
A l’aube effacée,
Bottines belles cirées
Enlacées sous la flaque,
Et les gouttes qui claquent
Poussière d’églantine
Et ronces de papier,
Couleur d’organdi
A l’ivresse étourdie
Glisse et ombres
De cajou,
Ni bataille,
Ou glacier…….
Où es tu?
Libre d’elle, futile et bijou
Laisse fuir le souffle plombé
A nul autre ripaille……..
Et elle en tombe mutine
Belliqueuse canaille
Ciselée en ton pourpre
De lenteur,
De colère,
De souffrance amorcée
Au matin alangui
Tu me troubles
Et larme souri
Liberté
Tu me baises nuptial
Amère en cote de maille
Sans le feu ,
Ni le bruit
Fragance butine élaguée
Enoncée de lisière
Et trop libre d’émail
Tu murmures ébahie
A mon corps battu
Et lourde tenaille
A mes yeux vert de gris......
..........
et qu'à tous ceux qui lisent m'abandonnent
rugueuse épilogue
au breuvage verre de gris............!!!
bredouille semaille
qu'en la lune m'écaille
.............
et je baise limaille à tout rompre
au tréfond de mon sexe noir aigri
plus rien à branler
à mes yeux vert de gris........
............................ liberté ne m'oublie !!
.
...
15 mai 2004
Je suis à Lyon pour quelques jours.
Je me donne quartier libre pour profiter de ces instants, visiter la ville et parfois, autant que je le pourrai, ne penser à rien...…..Juste donner un peu de temps au temps.
Ce samedi matin je suis parti tôt, marchant d’un bon pas, prêt à prendre partie de la moindre occasion pour jouir à fond de ce temps qui passe trop vite :
prendre conscience que l’on respire et que, parfois, seule cette préoccupation peut suffire……
Arrivé dans la vieille ville, à quelques pas des quais de Saône, j’ai trouvé un petit café en face de l’église St Georges, et sur la minuscule terrasse je me suis assis………
RUE St GEORGES
Aussi loin que porte le regard
La ruelle est à moi seul
Juste quelques clients
Dans le troquet de la rue st Georges.
Et presque le silence
La vieille ville à peine s‘éveille
Une table bancale
Et deux chaises de ferraille
Une oasis de paix
Aux premiers rayons du soleil.
La ville est alentours déserte
Je m’imagine en nomade errant
Trouvant refuge apaisant
Dans un caravansérail.
Un café serré
Court et brûlant
Comme un feu de paille
L’esprit vide
Et détaché de tout
Je goûte lentement
Chaque moment
Chaque instant
Chaque seconde
Croquant sur un cahier vierge
Les contours au crayon
Du sublime environnement.
...............
*
J'en avais rêvé de cette liberté!
Liberté à l'âge où nombreux sont ceux qui ne veulent plus se donner les moyens ...........de rêver.
J'ai échaffaudé les projets les plus fous. Et tout d'abord celui de me retrouver.
...........Pas si simple!
Il fallait réapprivoiser le temps, remplir chaque vide, chaque instant, et, certains soirs, la solitude venant à peser, je ne trouvais pas facile de réapprendre à vivre.
Un soir, un vendredi je crois..............
L'OREILLER
Seul à cette table
La solitude est plus amère
Que ma précieuse liberté,
J'en ai pourtant rêvé
Je ne cesse d'y croire.
Ce soir j'ai dîné d'un songe
Et bu sans autre raison
que d'enivrer mon corps
d'un léger vin de Loire
Et rentré trop tard
Sur ce grand lit froissé
se sentir coupable.
Mon sexe bandé
Comme taillé dans l'airain,
Traque en vain ses chimères
...Dans la paume de ma main.
Perdu les moindres repères,
Dans l'ombre j'imagine un corps,
Une courbe,
une hanche effleurée,
frustrant plaisir solitaire
Fugace et n'apportant rien
Sous les draps souillés,
Qu'une compagne illusoire
...Ce soir j'ai plaqué l'oreiller!
Rêves teintés de noir
Me trahissent et me blessent
Ce soir j'ai horreur du vide,
La raison me délaisse
Et seul sur ma couche
...Mon sexe s'éteint.
Ou est-elle celle
Qui caressera ma nuque,
Plaquant ses seins
Contre ma bouche!
Meurtri sur un coeur de silex
J'ai trop rêvé d'elle,
Lui dire des mots fous
Et glisser mon sexe
...Jusqu'au creux de ses reins.
Arrête ce jeu pervers et cruel
La pénombre me trahit,
Je n'y vois plus rien.
Nuit fragile de rêves flous
Laisse moi encore des forces
...Je crève d'être à demain.
*
*
Il y a toujours le choix entre plusieurs chemins. On choisit.
..............et parfois on se trompe de belle façon !
Les années passent mais il reste tant à faire. Je voudrais bien savoir ce que j'ai fais de ma vie.
Etait -elle bien remplie !.........
Un beau matin on s'arrête, essouflé. Rien devant!
J'ai des envies. Le temps qui reste suffira t-il ?
Je sais plus qui je suis!
Marre.......mais je veux VIVRE !
Aurai-je la sagesse de le faire à fond mais simplement ?!
J'me suis assis sur un banc.
.....................C'était il y a ......trois ou quatre ans
COUP D'BLUES ![]()
Après ce bout de chemin parcouru
Et peut-être déjà à l'aube de mes vieux jours,
Juste après l'adolescence,
Mon regard de myope cherche encore un horizon.
Mais quand les jours s'égrènent,
Au beau milieu du gué,
La tentation est grande,
De relire une à une toutes les pages,
De mon grand livre et de la belle aventure,
Pour que ''pas un espace, pas un blanc''
Ne subsiste à mes souvenirs.
Quand bien même j'aurai quelques rides au fond des yeux,
Que jamais elles ne m'aveuglent ni ne m'éloignent ,
Des plaisirs simples ,
D'un rire,
D'une belle courbe,
Ou de la couleur des sentiments.
Quand bien même la machine s'essouflerait en vain,
Que jamais elle ne m'aliène à la douleur,
Du coeur,
Du corps, et de l'esprit.
Le temps a passé trop vite,
Aujourd'hui me suffit à peine
Et c'est déjà demain.
...........Putain d'bouquin!

Un soir en prenant mon bain……………
La Baignoire
Je me laisse couler….
tout au fond de la baignoire
fin pathétique …et dérisoire
le coeur en panne de sens
je meurs, les tripes à l’air
je me plains, je déprime
et de ma vie débile
je n’ai que faire
l’eau touche à ma bouche
le héros fatigué trépasse
et glissant les fesses
au bout de mes talons
je touche du crâne
la tôle refroidie
et du dernier souffle
je crève une à une
les très énormes
…..bulles de savon
quel acteur autre que moi
aurait pu tenir le rôle
de ce cabotin là
et le rideau tombe
fin de l’acte trois
je soulève délicatement du doigt
le clapet de la bonde de fond,
et comme quand j’étais gamin
je cesse de faire le con
laissant filer mes craintes
tout doucement cette fois
et sans regret,
…….avec l’eau du bain !!
.
*
IL Y A DES JOURS………
Il y a des jours comme ça
Où l'on aurait envie de se taire
Et en même temps de vouloir tout dire,
De se couper du monde, ou vouloir le refaire,
De tout redessiner pour encore mieux le construire
Des jours où le moindre évènement prend un sens profond
Un rien,
Un geste,Un mot qui fait mouche
Un regard qui en dit long.
Il y a des soirs comme ça
Où tout est futile
Mais parait essentiel
Où, sur le point de s'endormir,
Et de laisser la nuit agir,
Tout manque dans la seconde,
La femme que l'on aime,
Le parent que l'on perd,
L'ami qui est cher,
L'enfant toujours trop loin.
Il y a des soirs comme ça........
*
*
Voilà !
....les années ont passé bien vite. Je l’ai regardé grandir jour après jour, je n’en ai pas perdu une miette. Que du bonheur !...et il est là plus grand que moi.
Ce matin j’ai bercé un enfant dans mes bras, ce soir je regarde l’homme qu’il est devenu.
...........à mon fils
Voilà …. !
1998/2004......Il m’aura fallu 6 longues années pour rechercher, récupérer, photographier, trier, classer, écrire, découper, photocopier, agrandir, coller, et me souvenir de tous ces instants qui auront parsemé les 20 premières années de ta vie.
Que toutes celles à venir soient aussi heureuses, malgré les blessures inévitables et propres à tout cheminement d’un homme, et cela tout au long de sa vie .
.............
Où que tu sois, tu auras toujours avec toi cet album pour te souvenir de l’amour, la tendresse, l’affection ou l’amitié qui auront bercé tes jeunes années, que ce soit de maman, de moi, de tes amis ou de tes proches, ….et aussi du bonheur que tu nous donnes à tous.
Allez file,
et surtout prends bien soin de toi !
Je t’embrasse et je t’aime
Papa
*
...........................
.........................................
On a beau être présent, là, tout près. A l'écoute ou bien muet.
Parfois cela n'empêche pas l'autre de souffrir en silence, parce qu'il est seul et ne laisse entrer personne.
J'en ai rencontré plus d'un !
Que ce soit un frère,un soir qui pour lui n'en finit pas,
un ami, le jour où il lui vient l'idée folle de vouloir renoncer à la vie,
Il y en a tout autour de nous, sans que l'on en sache rien,........des grands, des plus petits, des hommes, des femmes, ....................
SOLITUDE
C’est dur de sentir combien la solitude des autres
est impénétrable,bien que fragile,
Surtout chez ceux que l’on aime.
Les mots semblent n’avoir aucune portée,
Tout glisse, sans la moindre adhérence.
Ils frôlent, touchent parfois,
Mais ne pénètrent pas……
...........
............................................
et je reprend mon chemin....
. ![]()
*
*.....suivre les pompes ...!!!

Pour décompresser je n'ai rien trouvé de mieux que de courir. Entre midi et deux si le travail me le permet. Le soir aussi, même tard aux derniers rayons du soleil.
Mais c'est au petit matin que la sensation est la plus extraordinaire.
Je savoure avant tout le monde l’instant, celui où le jour va naître et sur des millions d’ individus, je serai le premier à le percevoir : l’astre incandescent.
Tout respire, les arbres, la terre, l'eau de la rivière…..
...............je me sens revivre, ….libre…
Ce matin de fin d’hiver je cours, sur la petite route sinueuse qui serpente vers la plaine.....
A L’AUBE

L’aube à peine amorcée
Naissait là-bas, loin devant.
Le labour respirait alors,
Tranché en son mi-temps
D’un long ruban d’ asphalt.
La rivière transpirait encore
Sous la morsure de la gelée,
Vaporeuse et nacrée.
Belle et douce, à peine éveillée,
La nature attendait l’instant,
Instant où l’astre incandescent
Se glisserait hors de la brume.
Ombre de mon corps en mouvement,
S’allongeant sur le long ruban,
Le long ruban d’ asphalt
Coupant le labour en son mi-temps.
Hors de la brume, les arbres élancés
Avaient été les premier à la voir,
L’aube à peine amorcée,
Là-bas, loin devant.
LeSlovène
.
*
Au fil du temps
Aligner les heures
Et retenir les nuits
Pour qu’elles s’en souviennent
Notre vie s’étire
Et tout au long des jours
Sans mot de trop
Et sans détour
Je te dis mon Amour
Qu’il y a dans chaque seconde
Une part de bonheur.
***
*
J'avais du mal à m'endormir,
et je me suis réveillé au petit matin, dans ma verte campagne, avec dans la tête l'image de ce p'tit gosse vu hier soir à la télé et qui, en quelques heures avait tout perdu , tout perdu dans les flammes, mais lui -même sauvé de justesse, grace à un peu d'eau et à ce super mec qu'il à appelé .......''mon pompier''
MON POMPIER
Y'avait des pins dans mon jardin
ben maintenant y'a plus rien
le soleil cogne depuis des mois
et tout d'un coup j'comprends plus rien
la chlorophylle s'est fait la malle
y'a plus un brin
j'y vois que dalle
j'ai bien aimé ces grands oiseaux
qu'tavais lâché c'matin dans l'ciel
ces grands canards qui pissent de l'eau
pour les niquer ces étincelles
pimponpin, salut mon gars
c'est vraiment chouette que tu sois là
ma mère, les gosses y hurlent autour de moi
des cris, la trouille,
mais toi t'es là
toi t'as pas peur
de t'faire cramer,
t'es qu'un p'tit mec
qu'à peur de rien
la vie j'y tiens
c'est pas pour rien
qu'y a pas longtemps
j'suis né ci-bas
ça crame partout
mais toi t'es là
t'es fatigué et t'en peu plus
tu cours, tu t'bats, tu sauves ma vie
tu prends mon corps
dans tes gros bras………..
y'avait des pins dans mon jardin
y'avait des pins dans mon jardin………….
Ptitcanard Ptitcanard
( alias LeSlovène)
juillet 2003
.............
........................
..........................
et d'un clic la version sonore
http://www.toutelapoesie.com/cid_61.html
*
*

Si j'écoute un peu,
si je regarde un peu plus loin que le bout de mon bec,
je constate qu'ils ne sont pas tous comme moi, c'est à dire heureux !!!!
c'est avec ce pseudo de ''Ptitcanard'' que j'ai pu en parler le mieux !
....LeSlovène

LIBERIA
t'es né là-bas
j'sais pas pourqoi
moi j'ai tout
et toi t'as rien
tu picores pas
tu bouffes même pas
t'es comme un chien
et moi j'me d'mande
à cause de qui
pourquoi tout ça
y a pas d'pétrole dans ton pays
pas d'or et pas d'rubis
si y’en avait et ben crois moi
tous les ricains y s'raient d'jà là
J'tai vu dans ma télé
t'as un gros bide
mais nom d'un chien
t'es pas gâté, t'es tout livide
t'as des p'tites pattes
et tes grands yeux
qui m'ont dit vient
ça m'fait chialer
moi j'y peux rien.
si je pouvais j'ten enverrais,
des tonnes de vers et des choux gras
si je pouvais j'te réchauferais
j'tapport'rais l'eau,
des graines de blé
d'lamour, des rires
toutes les étoiles
et la lumière
t'es né là-bas
dis moi pourquoi
pourquoi t'es pas comme moi
toi
toi mon p'tit frère
le p'tit caneton du Libéria.
Ptitcanard
(alias LeSlovène)
juillet 2003
.............
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..........................
clic ![]()
et avec le son ça donne ça :
*
*
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Je ne suis qu'un canard de ferme, MADRID Aura suffisamment de poids (alias LeSlovène)
un simple volatile de basse cour,
un être futile et fragile,
mais j'ai des sentiments......!
T'as pris le train ce matin,
Comme tous les matins,
Caneton madrilène,
J't’ai attendu des heures durant
Et toute la nuit pleurant
Mon duvet jaune s'est terni
En ce matin chagrin
Et de toutes les larmes
De mon corps de plume
Ma mare à canards s'est emplie
Un homme de l'ombre
De haine et peu de foi
S’est octroyé le droit
De détruire ta vie
Dans un acte lâche
Débile et gratuit
La folie des êtres me bouleverse
Et je me demande qui,
De l'homme qui sommeille en moi
Ou de la bête qui se réveille en lui
Pour changer le cours du temps
Redonner un espoir, un sourire,
A ton père effondré
ou à ton humble mère
dans sa chair meurtrie.
.
Ptitcanard
*
11 mars 2004
*
Je savais depuis quelque temps déjà, que dans quelques mois j’allais être parrain.
Ce matin de décembre 2001, j’ai reçu un petit message écrit sur mon portable, suite à l’échographie passée la veille, et il disait ceci :
« j’ai 5 mois pile, et mesure 26cm, T.V.B.,
gros bisous parrain…….. Lola »

LOLA
J’ai bien reçu ton message
Aux premières heures du matin,
Je l’ai vu descendre en douceur
Blotti entre les premiers flocons de décembre.
Vers dix heures, c’était tout blanc,
Tu t’es présentée comme un doux câlin
Et tu as fait de moi avant l’heure
Le plus heureux parrain du monde.
Mais je ne connais rien de toi
Cachée sous des formes rondes
Si ce n’est ta mesure,
Rien de tes boucles brunes ou blondes,
Par même la couleur de tes yeux,
Seront-ils vert ou gris bleu !
Je sais juste que de ton nid douillet
Tu m’impressionnes déjà.
Petit bout de femme
Tu vas changer notre histoire
Et bouleverser mes vieilles habitudes,
Et j’ai hâte de vivre ça,
Et de te serrer dans mes bras.
Reste bien au chaud Lola
C’est pas encore l’heure,
Dans cinq mois à peine,
Un matin de printemps,
Je serai là à t’attendre
Et avant de te faire découvrir le monde
A courir sur l’herbe fine,
Tu vas accompagner mes rêves
Sachant qu’un jour, bientôt,
Tu joueras comme d’autres enfants,
Dans la grande maison d’en haut
La-bas, tu sais, sur la colline

Parrain
20 déc. 2001. / 10h37
.............
........................
.......................... clic ......et la voix
http://www.toutelapoesie.com/81.html
......................................
*
Trop loin d'elle depuis trop longtemps,
................et cette distance qui n'arrange rien.....!!!
De la France à la Hongrie il n'y a qu'un pas et pourtant c'est tout un monde pour pouvoir se serrer dans ses bras. Le temps s'écoule....et si possible une fois par an elles se revoient.....
....mais il n'y aura plus de lendemain, car ce matin, loin d'ici, elle a souri pour la dernière fois....

… ...SANG HONGROIS
Elle s’est glissée hors du temps
Et sous les premiers flocons de novembre
Qu’elle n’aura pas vu tomber
Son image à rejoint les ombres,
Les racines anciennes,
La terre nourricière
Qui un jour loin d’ici,
Il y a bien longtemps
L’a connue enfant.
Grand’ Mère
Tu nous manques déjà,
Tu laisses dans le cœur d’ Olgi
Cet indicible peine,
Ce rien qui fait tout
Ce vide indécent
Qui la prive de l’essentiel,
D’un bout du passé
D’un souvenir au présent
Grand’ Mère
Chaleur maternelle
Loin de nous,
Et en quelques jours seulement
Beaucoup trop loin d’elle
Des racines d’ Olgi
A la vie d’Olga
Il ne fut un moment,
Une seule seconde,
Que de toi elle ne se soucia
Mais où que tu sois Grand’ Mère,
Parmi les anges s’ils existent,
A jamais tu resteras
Dans le cœur d’Olga
Le plus beau souvenir de Hongrie
10 nov 2004
LeSlovène
*
*
On a beau être présent, là, tout près. A l'écoute ou bien muet.
Cela n'empêche pas l'autre de souffrir en silence, parce qu'il est seul et ne laisse entrer personne.
J'en ai rencontré plus d'un !
Que ce soit un frère un soir qui, pour lui, n'en finissait pas,
un ami, le jour où il lui vint l'idée folle de vouloir renoncer à la vie,
A FORCE DE. . . . . . .
A force de patience
D’écoute et de tolérance
Y aurait-il un homme sur terre
Qui ne puisse être ton ami
A défaut d’avoir été un frère
Un père, les racines de ton arbre
Quel qu’en soit le fruit.
A force de chaleur
De tendresse et de douceur
Y aurait-il une femme sur terre
Qui ne puisse être aimée d’amour
A défaut d’avoir été une mère
Une sœur, le berceau de ton sang
Quelle qu’en soit la couleur
A force de courage
De bon sens, et de rage
Y aurait-il une once de ta chair
Qui ne transpire tes rêves et tes espoirs
Pour simplement être toi
Pour ne plus être autrui,
Celui que tu ne connais plus
Et qui assassine ta vie
et en paroles
http://www.toutelapoesie.com/78.html
*
*
Filleule
Une petite nana qui me chamboule
Celle que je n’ai jamais eue
Et qui arrive là comme un ange
Petit bout de ficelle
Liant mon passé et mon présent,
Elle en aura mis du temps…..
Parrain
*
.
.................
..........et après avoir attendu toutes ces années qu'un nouveau souffle revienne, tout n'est alors qu'un jeu subtil lorqu'un simple drap vous sépare.......
MA GEÖLE
Y’a un voile sur tes seins
Qui descend sur tes reins
….C’est pas drôle !
Bout d’étoffe bout de rien
Et mon corps qui enrage
Et ma main qui s’engage
Qui te frôle...
T’es pas loin t’es si proche
Que mon souffle retient
Les caprices d’une ivresse
Et l’ivresse d’un câlin
Sur ton épaule ...
Un rempart de ce lien
J’ai envie nom d’un chien
Dans ce drap qu’on partage
De commettre un outrage
Et sortir de ma geôle ...
Et tes bras comme une liane
Qui s’enroulent à mon cou…
……Allez viens !!
*
Au creux de l’oreille
Jeune femme posant sa tête
Au creux de mon épaule
Fruit d’un rêve accompli
J’ai trop attendu pour te dire
Combien je t’aime.
Simple et doux
Comme la brise
Ferme les yeux
Ne pense à rien
Que je puisse à l’envie
Un simple baiser
Sur tes lèvres déposer
Et tout bas, là
Au creux l’oreille je te redis
Qu’à l’instant même
Où tu m’as souri
J’ai compris ma chance
D’avoir un jour
Choisi de partir
Et de refaire ma vie

.
.
Un soir d'été,
mon regard s'est porté vers le haut, et j'ai vu cet astre orangé.
Alors je me suis dit, pourquoi pas moi, ......la-haut,
et alors je regarderais la terre, avec le recul nécessaire
comme seul pourrait le faire ...un oiseau ...
FAIRE L'AMOUR ......AVEC LA TERRE
JE FLIRTE AVEC LES ETOILES
SANS EN CONNAITRE LES DENTELLES,
JE BISE SANS EQUIVOQUE
TOUTES LES VENUS DU CIEL,
JE RAMPE A L’OREE DES ASTRES,
MAIS TOUT RESTE VIDE ET FROID
ET JE ERRE TELLE UNE PAUVRE LOQUE
CAR DEPUIS LE JOUR OU JE VOUS SURPRIS,
TOUT ALANGUIS DE VOS CORPS ËPRIS,
VOUS LES ÊTRES ICI BAS,
JE COMPRIS CE QUI DANS UN CŒUR SE SERRE,
ET N’AI QU’UN BUT DANS MON CORPS DE PIERRE,
JE RËVE DE VIVRE TOUT,
ET DANS UN ACTE FOU,
.....DE FAIRE L’AMOUR AVEC LA TERRE...
MARS
(alias LeSlovène)
*
*
27 août 2003 :
Mars au plus près de la Terre
Le 27 août 2003, à 9h51'14'' TU, Mars et la Terre n'étaient distantes que de 55 758 millions de kilomètres. Un tel rapprochement ne s'était pas produit depuis 59 618 ans et il faudra désormais attendre 23 698 ans pour voir la planète rouge d'aussi près.
DE VOUS ...
....A MARS !
Me suis rapproché de vous
Jusqu'à la tombée du jour.
Mon astre a frôlé le vôtre
Et ne sais encore si je respire.
A quelques minutes lumière,
Auréolé des rêves humains les plus fous,
Je vous observe....
....Et déjà je lis tout de vous:
C'est beau la terre, vu d'ici !
....Vous qui rêviez de me fouler
Avant même de me connaître,
Pour oublier vos maux,
Et rêver à d'autres terres,
A une autre vie,
Et à d'autres êtres
Qui peupleraient vos idéaux !
Mais un jour viendra,
Et je vous montrerai la terre
Belle et bleue vue d'en haut,
Et les étoiles qui l'enrubannent,
Parce qu'elle est sans doute,
Depuis des années lumières,
...Votre plus beau cadeau !

MARS
(alias LeSlovène )
2003
.............
........................
..........................
clic ....et le son en plus:
*
.
L’EAU QUI COULE………
Votre globe me semble tout
Sauf sombre et ténébreux,
Et l’eau qui coule
Sur votre joue
Moi, sec comme un caillou
Me manque au fond des yeux…..
.
.
……Sous un édredon
Le romantisme de votre boule
Ferait perdre celle
D’un astre lointain,
L’ombre et la lumière
De vos matins câlins
Sauront elles retenir Vénus,
Pour que Mars à son tour
Se lève calme et serein
A peine soulevant le voile
Venus et moi tireront désormais
Les draps à quatre mains
Sous un édredon d’étoiles.
.
.
Les Demi-Teintes …!!
Votre Terre tourne sans cesse
Passant de l’ombre à la lumière,
Se jouant des opposés,
Du bruit de vos silences
Lumière des sentiments
Et peines en demi-teintes,
Il doit être doux
De voiler ses Amours
Des couleurs primaires
Pour jouir à l’envers
Des demi-tons incertains.
.
*
................................
......................
Quelques mois après mes terribles coups de blues, il me vint un esprit conquérant.
Et là,..... cet après midi là, un mercredi, je me souviens:
par le plus grand des hasards, la citadelle était devant moi, belle et rayonnante, presque inabordable, telle que je l'avais imaginée dans mes rêves les plus fous.
Dès la première minute, quand je l'avais aperçue, il y a donc quelques années de celà, j'avais tout de suite su qu'un jour je lui livrerais bataille.
J'avais tout mon temps. Il me fallait être rusé pour l'emporter. Pendant trois longs jours, j'échafaudai les plans d'attaque les plus subtils.
...et le jour fatidique (ou plutôt la nuit, car je m'étais accordé le droit d'attaquer dans la pénombre, ...par surprise !!!) j'eu beau déployer des trésors d'ingéniosité, de contre-attaques, de déplacements d'artillerie intenpestifs bien que calculés,
J'eu beau résister .....la nuit me fut fatale........
RESISTANCE
Il y avait du rire dans tes yeux,
Des élans d’amour,
Et des étincelles pas banales,
De brefs orages simulés
Pour m’assiéger ,
Me livrer bataille,
Et me conquérir.
J’ai résisté,
Me donnant corps et âme,
Mais au beau mi-temps de la nuit
J’avais capitulé
Epuisé et sans armes
Dans tes filets de maille.
Au petit jour mon amour
Mourir ne fut qu’un plaisir
Et je suppliai les anges
Que ce ne fut qu’un rêve
A jamais réinventé
Dont je ne pourrais guérir.

LeSlovène
*
.
*................................
*................
*
*
*..J'en ai cotoyé des personnages, des caractères à l'état brut, aux émotions bien trempées, des hommes, des femmes, des jeunes, des moins jeunes.
Et puis il y a ''La Rencontre'', celle qui interpelle parce qu'elle déchire un bout de vos tripes,
ou vous donne tout simplement à réfléchir.............
Je l'avais rencontrée il y a quelques années, cette dame d'un certain âge, ou plutôt......... d'un âge certain.
Elle était douce, agréable, avenante. Ses traits un peu fanés mais si particuliers et aux lignes somme toutes assez fluides pour son âge donnaient à penser qu'elle avait du être très jolie autrefois. Jolie et heureuse.
Elle semblait avoir du caractère et j'aurais pu imaginer qu'elle avait eu une vie accomplie, sereine et bien remplie si je n'avais perçu chez elle, un jour, une perle de tristesse au fond des yeux, laissant transpirer une certaine lassitude.
Ou plutôt un regret, comme un manque.
Elle avait vécu. ...Elle pensait qu'elle avait bien vécu.
Mais là, ce jour là, elle s'est posée devant sa glace un long moment, un très long moment.
Cette femme à cet instant précis devant sa glace c'est peut-être vous, même si vous êtes semble-t-il plus jeune.
Un jour il y a quelques années de cela c'était moi, même si je suis un homme..................
Parce ce qu'il n'y a pas d'âge, ni de sexe à la réalisation de soi.
L'AUTRE
La vieille dame reste debout
Devant sa glace.
Elle regarde l'autre,
En face.
A cet instant du jour,
Un court moment d'égarement,
Cette seconde de profonde lassitude
Devant l'inaccompli,
La journée qui passe,
Et que rien n'aura rempli.
Elle en avait des rêves,
Bien trop frileux au fond de son âme.
Le jour se lève,
Elle les réalisera, aujourd'hui,
...ou demain peut-être !
Certitude mainte fois répétée,
Regrets sur l'inaccompli,
Insoupçonnable faiblesse de l'âme.
Cette brèche au fond du coeur
Qui fait que l'on est jamais soi-même.
Elle voudrait ne plus la reconnaître,
L'Autre, en face.
Face aux années passées,
Et à ce qu'il lui reste à vivre,
Elle réfléchi longuement,
Regarde une dernière fois l'Autre
Dans la glace,
Lézarde sa coquille
Et dans une nouvelle vie
Prend place.
Vivre n'a que l'âge des ses désirs,
Et elle pense qu'il ne sera jamais trop tard
Pour ne plus ressembler à l'Autre,
Celle de la glace,
En face.
.............
........................
..........................
clic pour écouter "l'AUTRE":
http://www.toutelapoesie.com/80.html
.
.
A 6h30 du matin, j’avais ouvert une à une les paupières, lentement, comme pour goûter plus amplement à la lumière, et je m’étais réveillé affamé.
En ce début de printemps, la nuit avait été plutôt douce et calme. Cette fois j’avais dormi d‘un sommeil paisible quoique léger, mais l’aube avait aussi réveillé en moi une sympathique envie de nourriture simple et sucrée.
Etant d’une nature gourmande, capable de manger sans mesure, surtout quand la table est bien mise et les fruits exquis, de‘’petit-déjeuner‘’, j’en pris le parti,……

A
LE GÂTEAU
De ton gâteau de vie,
S-il te plait,
Donne m’en une belle tranche
Que je puisse à l’envie
En mordiller les fruits exquis


Un coulis de framboises
Que cette ribambelle de baisers
Entre deux ‘’seins honorés’’ déposés,
Et cette mousse tendre
Entre mes doigts mélangée,
Mains parties en conquête
de monts finement sucrés,
Câlinant l’un d’une paume
Et l’autre d’une langue de chat
Patiemment savouré.
Deux lèvres rouges
Serrées en forme de ‘’O’’
Comme une cerise
Sur ce gâteau,
Et ce parfumé sirop
Qui coule dans les veines
D’un moule de terre d’argile
Fragile et encore chaud…
Une hanche effleurée
Sur la courbe d’une mangue satinée,
Et le creux des reins
Où quelque abricot velouté
De son manteau s’est démuni,
Et j’y dépose mon front
Par la moiteur alangui…
Ce matin gourmand
A décuplé ma faim
Et d’un savarin parfumé
Au jus de fruits exquis
J’ai empli mon corps enfin rassasié
…..et je me rendors jusqu’à demain
.
*
….je l’ai rencontrée par le plus grand des hasards, un après midi ordinaire de 15 août, le jour même où je m’étais promis de ne plus rien attendre,….juste me laisser vivre.
Un jardin quelque part, au bout de nulle part, la chaleur d’un été, et sans autre raison que de revivre elle aussi,….elle est arrivée…..
Avec la même évidence que celle de la rencontre de ce jour d’été, dès les premiers instant, je l’ai aimée ……
Toi
Est-ce que je t'aime déjà, toi,
Au plus profond de moi ?
Ai-je raison ou tort
De me sentir plus vaillant?
Est-ce que j'aime suffisamment
Ton sourire et ton corps
Pour te dire aussi vite,
Qu'en quelques nuits
Et si peu de jours,
Tu as comblé mes vides
Et calmé les tempêtes qui m'agitent.
Te faire l'amour dans les lieux les plus insensés,
Prolonger tes jeunes années,
Effacer ce soupçon de ride au coin des yeux.
Te dire simplement combien tu es belle.
Est-ce que je t'aime déjà assez, toi,
Pour te dire tout cela et plus encore.
IL m'aura suffit d'écouter ton combat,
Tes rejets, tes peines, et tes désirs,
L'Amour pour tes enfants,
Et combien l'Amitié t'importe,
Pour que je reste calme et ne m'emporte
A l'idée de ne pouvoir accepter cette tendresse,
Et cette chance qui m'est caresse.
Bien malgré moi
Je freine encore mes ébats
Et me demande depuis le premier jour,
Si je ne t'ai pas toujours aimée d'Amour
Toi, la jeune femme endormie dans mes bras !
.............
........................
..........................
..et le son d'un clic
http://www.toutelapoesie.com/83.html
*
*
31 juillet 2003

Ce matin, pour moi,
comme pour des millions de personnes:
...le choc !
Comment est-ce possible ?
Comment un homme peut-il être capable de tabasser la femme qu'il dit AIMER..........
Depuis deux jours je fais le con,
Je patauge dans une galère
Pour dire à mes amis poètes,
A tous les miens,
Et à toi aussi Marie
Combien à vous je tiens
Mais tout ça c'est rien
A côté de ce qui m'atterre,
Marie t'es pas la mère que j'aurais pu avoir
Mais celle dont tes enfants ont besoin.
Dommage que je sois si vilain canard
Comme y en a plus guère,
Circulez y a plus rien à voir
Je me moque de ce que diront certains
Suis un p'tit canard guoguenard et costaud
Mais J'ai mal aux pattes,
Ca me fend les ailes,
Mon duvet jaune s'est terni,
Et j'ai pleuré cette nuit.
Ton mec c'est le pire des salauds
La mort t'as pas besoin d'elle
Elle donnerait raison à cet abruti
Dans tes films t'es non seulement belle,
Pour la femme que dans la vie tu cries
Pour tous ceux de rien,
Et pour tes parents,
Pour tes amis, tes enfants
Et pour moi aussi
Fais pas chier Marie,
...reviens !!!
Ptitcanard / 31 juillet 2003
et avec le son du canard >>> clic
http://www.toutelapoesie.com/cid_61.html
*
*
Croisé sur ma route
un jour de juin,
chemin de chez Paul
au beau mi-temps du jour,
de Compostelle en nos rêves,
.......ou d'ailleurs !
Nous nous sommes rencontés il y a presque 9 ans .
L'ami, le vrai, celui qui m'a aidé à me relever quand la machine " tournait mal ", sans rien souhaiter en retour, sinon mon amitié.
9 ans déjà, .....plus que l'âge de raison.
En quelques années seulement, le plus simplement du monde, et à l'âge où nous n'étions plus des gamins ( surtout moi et pour cause!! ), .........il est devenu à la fois mon ami d'enfance ....et celui de mes vieux jours......!
Juste un clin d'oeil!
PÊLE
PÊLE PÊLE MÊLE
Mon trampoling
Mon punching ball
Ma soupape de sécurité
Ma gachette
Ma boîte de vitesses
Mon accélérateur
Mon double
Mon complément
Mon garde fou
Mon exutoire
Mon défouloir
Ma boîte à rêves
Ma main courante
Mon fil d'Ariane
Mon pote
Mon ami
LeSlovène
*
..............................................................................................
.
Juste un fait divers parmi des milliers d'autres
.....et la vie continue....!! 
A 100
t'as déboulé à 100 à l'heure
là où faudrait rouler au pas
t'as tuer un môme
sans l'faire exprès tu leur a dis
pour te prouver que t'étais quoi
t'as rien dans l'crâne
pas même envie d'te sentir lâche
qu'est-ce qui t'as pris
d'rouler comme ça
on épate pas sur cette envie
la fille qui dort à ses côtés
t'as toute ta vie pour y penser
qu'est-ce qui t'as pris
d'vouloir faire ça !?

Ptitcanard
JUILLET 2003

un canard toujours en pétard !!!
.
*
Bout à bout ….
Il faudrait que tous les jours
Je te dise combien je t’aime
Simplement, doucement,
Sans heurt et sans déraison,
Juste une douceur,
des instants de bonheur bout à bout,
des jours tranquilles
liés à des nuits paisibles,
rien d’extraordinaire
le simple plaisir d’être à deux
et de se sentir heureux…..
.............
........................
........................................
d'un clic
http://www.toutelapoesie.com/79.html
.....................
. ............
!?!
la suite, je la vivrai demain, elle est en
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