*.....suivre les pompes ...!!!
Pour décompresser je n'ai rien trouvé de mieux que de courir. Entre midi et deux si le travail me le permet. Le soir aussi, même tard aux derniers rayons du soleil.
Mais c'est au petit matin que la sensation est la plus extraordinaire.
Je savoure avant tout le monde l’instant, celui où le jour va naître et sur des millions d’ individus, je serai le premier à le percevoir : l’astre incandescent.
Tout respire, les arbres, la terre, l'eau de la rivière…..
...............je me sens revivre, ….libre…
Ce matin de fin d’hiver je cours, sur la petite route sinueuse qui serpente vers la plaine.....
A L’AUBE
L’aube à peine amorcée
Naissait là-bas, loin devant.
Le labour respirait alors,
Tranché en son mi-temps
D’un long ruban d’ asphalt.
La rivière transpirait encore
Sous la morsure de la gelée,
Vaporeuse et nacrée.
Belle et douce, à peine éveillée,
La nature attendait l’instant,
Instant où l’astre incandescent
Se glisserait hors de la brume.
Ombre de mon corps en mouvement,
S’allongeant sur le long ruban,
Le long ruban d’ asphalt
Coupant le labour en son mi-temps.
Hors de la brume, les arbres élancés
Avaient été les premier à la voir,
L’aube à peine amorcée,
Là-bas, loin devant.
LeSlovène
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