La luminosité décline et perd du souffle.
Quai des Grands Augustins, nos peaux prennent le vent
Et au-dessus de nous l’orage est imminent.
Ton regard ciel d’été m’enrobe et m’emmitoufle,
Jette sur les parois de mon cœur la maroufle
Qui me cimente à toi. La pluie tombe à présent,
Mais elle ne nous est guère un désagrément ;
Tandis qu’autour de nous la foule court, s’essouffle
À trouver un abri, nos pas restent sereins
Comme l’eau de la Seine que l’averse étreint.
Je n’ai jamais eu peur d’un ciel rayé d’éclairs,
Ce n’est pas aujourd’hui que je vais m’effrayer
D’un tonnerre aussi mou ! Je plane dans les airs
Quand mon amour est là qui marche à mes côtés.

