Dans la cité saturnienne,
La vie traîne sa routine
Comme un pénible boulet,
Lance infatigablement
Toujours les mêmes métros
Rassasiés de solitudes,
Sur de vieux rails surchauffés ;
Le bitume décati
Charrie des fleuves d’autos
Fumant comme des gitanes,
Et chaque trottoir s’affaisse,
Lentement mais sûrement,
Sous le poids des passants mécaniques,
Tandis que, les pieds posés
En éventail sur le bord
De mon balcon pollué,
J’attends qu’il se passe quelque chose…

