L’aube dessine un jour nouveau, quand je m’endors
Derrière volets et rideaux, quand je m’endors,
Partant gaiement moissonner dans ma rêveraie ;
Je ne crains ni fin ni tombeau, quand je m’endors !
Dehors la vie s’apprête à bruire et danser mais
Que m’importent ses soubresauts, quand je m’endors,
Quand j’épouse l’obscurité de ma quiétude ;
Je ne crains aucun chant d’oiseau, quand je m’endors !
Tambours, cymbales et cithares du silence
Viennent m’accueillir en héros, quand je m’endors,
Laissant la lune s’étioler dans le clair ciel ;
Je ne crains rien sur mon îlot, quand je m’endors !
Morphée, le prévoyant, m’a façonné un trône :
Je m’y installe tout de go, quand je m’endors,
Quand je deviens le roi des vampires notoires ;
Je ne crains plus l’air du ghetto, quand je m’endors !
Ceux qui ferment les yeux à la beauté du jour
Me retrouvent dans mon château, quand je m’endors,
Nhandéplaiz aux faiseurs et cracheurs de morale ;
Je ne crains ni chien ni crapaud, quand je m’endors !

