5.6.2006 - LES CONFESSIONS D’UN JE-M’EN-FOUTISTE

A travers la glace sans tain
Qui me sépare du monde,
Je vois se cogner des destins,
Sur les bornes infécondes
De la route des illusions
Qui mène jusqu’à l’impasse ;
Au bout, il y a l’horizon,
Où tous les soleils trépassent.
Chez moi, le nirvana est à portée de main !
Du fond de ma cage dorée,
Je ne sais rien des hivers,
Ni des minutes gaspillées
A poursuivre des chimères.
Une odeur d’étoile écrasée
Me vient par la meurtrière,
Que je ferais mieux de fermer ;
Ma peau craint les courants d’air.
Chez moi, les jours sont doux, et les nuits de satin !
A travers la glace sans teint
Qui me sépare du monde,
Je vois mourir des lendemains.
Des tempêtes furibondes
Se lèvent à tout coin de rue,
Des bombes soufflent des vitres…
Au fond de ma bulle cossue,
Je danse seul, fais le pitre.
Le monde peut bien s’écrouler
Sous le poids des cataclysmes,
Des fléaux, et autres dangers…
Rien ne m’arrachera à mon je-m’en-foutisme !
 
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