9.6.2006 - FÊTE FORAINE

Le ciel, ce matin, n’est pas d’azur,
Mais s’anthracite de sinistrose !
J’aurais croqué ses moutons, c’est sûr,
S’ils avaient été goûteux et roses…
Hélas ! Les nuages ne sont pas
A prendre pour des barbes à papa !
Je me hasarde au long des couloirs…
Va donc savoir où j’atterrirai !
Je pousse des portes dans le noir…
L’imprévu me prend dans ses filets !
La vie, parfois, j’aime à le penser,
Est semblable à la maison hantée !
Au volant de mon super bolide,
La moutarde m'échauffe le nez !
Mais pour qui se prend-il ce perfide
Qui ruine mon aile, à la cogner ?
Les gens, brebis folles et galeuses,
Se croient dans des auto-tamponneuses !
Toi, qui cherches l’amour sans relâche,
Tu es une victime éternelle
De adeptes du pipeau, des lâches,
Qui en matière de tir excellent !
Leurs fusils jouent aux vilains soiffards…
Sont-ils au stand des petits canards ?
Jean a le moral dans les chaussettes,
Lui qui faisait le paon l’autre soir,
Au sommet de sa tour. Les défaites
Viendront toujours confisquer les gloires !
Le destin ne prend jamais le bus,
Il préfère les… montagnes russes !
Le monde ne serait-il alors
Qu’une fête foraine géante ?
Si le mot fête convient encore !
N'en déplaise, j’en ris et je chante,
Pour n’avoir pas le temps d’en pleurer…
Puisque filent, filent les années !
 
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