18.8.2006 - BAIN DE MINUIT À L’ANSE À L’ÂNE

La chaleur moite nous invite
A prendre l’eau sous les étoiles.
Les marins ont rentré les voiles.
Quelques noctambules s’agitent
Dessous l’ajoupa qui domine
La plage et les vagues salines ;
Ils dansent sans imaginer
Notre baignade clandestine,
Nos enlacements, nos baisers…
La nuit qui chante leur biguine
Nous tient dans son obscurité,
Tandis qu’au large se dessinent
Les illuminations dorées
De Fort-de-France… Et il pleuvine,
Mais ce sont des larmes de joie
Que le ciel caribéen pleure.
Entends-tu ce je-ne-sais-quoi,
Dans l’air de nos accords majeurs ?
 
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