18.8.2006 - DEUX OMBRES

Deux ombres, traînassant
Dans un appartement
Colonisé par la poussière,
Se croisent sans se voir.
Et un cafard, allant
D’un pas vif et mordant,
Brandit sa glaive meurtrière
Du haut de son juchoir.
Et la déliquescence
Des appétits cadence
Les heures d’une ère automnale,
Se précise et s’affirme.
Les voix n’existent plus,
Le mutisme a vaincu
Jusqu’aux disputes théâtrales,
Et les cœurs sont infirmes.
Rompamos todas las paredes,
O el silencio nos romperá !
Des regards qui s’évitent,
Des rires qui s’effritent,
Deux destins vidés de leur sang
Au milieu des décombres ;
Deux ombres en errance,
Une coexistence
Fondée sur les ruines d’antan,
Un avenir qui sombre…
Rompamos todas las paredes,
O el silencio nos romperá !
 
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