14.9.2006 - RETIRO

Le Retiro s’étire élégamment
A l’ombre de son manteau de verdure,
Semble être une île à mille lieues du temps
Qui fait courir la horde des voitures
Sur le grouillant Paseo del Prado.
Tu me murmures des mots accoutrés
Aux couleurs de l’amour qui nous aimante.
Mes lèvres boivent tes baisers volés
Et leur vin à la saveur enivrante,
Au rythme de nos fougueux te quiero.
Nous embarquons pour une promenade
A bord d’un canot loué, sur l’étang ;
Oubliés la laideur des jours maussades,
Les tourbillons ravageurs des tourments !
Le bonheur flotte et rit au fil de l’eau…
Hélas ! Il nous faut bientôt repartir !
Le Retiro, paradis madrilène,
Prend déjà place au lit des souvenirs.
N’entends-tu pas cette valse de Vienne
Dont la musique monte crescendo ?
 
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