19.9.2006 - VOUS, LES CURIEUX...

Me diriez-vous
Que je suis fou ?
Un brasier brûle,
Désarticule
Les aiguillons
De ma raison,
Et mon vieux cœur
Radie ses pleurs ;
Une aube claire
Me libère.
Vous raconterai-je son regard,
Ses mains ardentes
Et caressantes,
Sa langue au goût des plaisirs barbares
Que je dévore ?
Rêvez encore !
Je n’ai trouvé
De panacée
Aussi soignante,
Et stimulante,
Depuis le saut
Dans la douce eau
Des années tendres…
J’allais me pendre,
Lorsque la vie
M’a souri !
Vous détaillerai-je sa façon
De m’envoler
Vers ces contrées,
Où même la pluie chante le nom
De mon amour ?
Rêvez toujours !
Vous est-ce utile,
Gens malhabiles,
D’en savoir plus ?
Je dis motus !
Vous, les curieux,
Faites donc mieux
D’aller glaner
Des vérités
Plus nourrissantes
Qu’alléchantes !
 
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