25.9.2006 - DÉSOLATION D’APRÈS-GUERRE

Le peintre s’est installé
Face à la rugissante,
La Cité, naguère
Joyeuse et euphorique,
Désormais austère,
Morne et mélancolique !
Il peint les cendres, les ruines…
Le fleuve est encor souillé
D’une eau malodorante ;
Partout, les stigmates
De la guerre s’affichent.
La saison ingrate
N’arrange rien, s’en fiche,
Largue sa glaciale bruine…
Le long des quais, endeuillés
Par les ombres mouvantes
Des saules pleureurs
Agités par la bise,
Les robots marcheurs
Affichent mines grises.
 
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