25.9.2006 - ET LA CHARTREUSE LE SAIT...

Doucement, l’aube assassine
Les derniers rayons de lune,
Laissant les crêtes alpines
Evincer la reine brune.
Paladru frémit de froid,
Se ride au vent de décembre
Qui sévit comme il se doit ;
Vois comme les pins se cambrent !
Mais la grande aigue-marine
N’a pas dit son dernier mot !
Que les langues vipérines
Se taisent, car il fait beau !
L’hiver, même le plus rude,
N’est pas que neige et brouillard,
Tristesse et décrépitude…
N’en déplaise aux pleurnichards !
Et la Chartreuse le sait,
Elle qui ce matin rit
Plus joliment que jamais.
Demain, retour de la pluie…
 
|