12.10.2006 - À L’IMPARFAIT

Que jamais l’azur au-dessus de nos têtes,
Eclat qui avive le rouge et le rose
De nos bains d’amour pris sur notre planète,
Ne s’éteigne un jour, ne vire à l’anthracite !
Que jamais les mots engorgés de soleil
Que nous nous jurons au cœur de notre osmose,
Tandis que l’été nous maintient en éveil,
Ne meurent au vent, ne s’envolent trop vite !
Que jamais l’union de nos peaux si complices,
Celle qui enferme maux et ecchymoses
Dans l’éternel repos de leurs cicatrices,
Ne se conjugue à l’imparfait, ne nous quitte !
 
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