1.12.2006 - TRAGÉDIE ÉPIDERMIQUE

Une anomalie,
Horreur effroyable…
Mon Dieu, l’infamie !
C’est épouvantable !
Miroir,
Donne-moi le nom du démon qui t’a corrompu,
Miroir,
Ou c’est sur le champ que je te trucide, vois-tu !
N’est-ce qu’une plaisanterie ?
Je ne ris plus de me voir enlaidie
De la sorte !
Je t’exhorte
A m’épargner tes facéties ;
N’as-tu point honte ? N’as-tu point fini
De me jouer des tours ?
Tout cela devient lourd !
Une anomalie,
Horreur effroyable…
Mon Dieu, l’infamie !
C’est épouvantable !
Je meurs !
Tout cela est bien pire qu’un affreux mauvais rêve,
Je meurs !
Ma beauté se fane, un vulgaire point noir l’enlève…
Que je hais cette vérité !
Ma joue lactescente est défigurée…
Tragédie !
C’est fini !
Qui voudras venir m’embrasser ?
Qui voudras, dis-le moi ? C’est décidé,
Ce soir je n’irai pas
Me trémousser aux Bains !
Ce soir je reste là,
Je noierai mon chagrin
Avec de la vodka !
Maudit soit le destin !
Moi, je le suis déjà…
 
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