1.12.2006 - L’AUTOMNE ÉTAIT BLEU

Une ruelle tranquille
Loin de l’agitation du Graben,
Ton sourire juvénile,
Quelques façades couleur pollen…
Et le bleu d’un ciel d’automne.
Dis, crois-tu qu’ils s’en souviennent,
Ces murs, de Wolfgang Amadeus ?
– J’aime ta main dans la mienne ;
Sa chaleur est de loin la plus douce…
Plus que le bleu de l’automne –
Une madone viennoise
Tourne comme une valse infinie :
Fräulein Riesenrad nous toise,
Ballottant ses cabines rubis
Dans le bleu d’un ciel d’automne.
Au sommet d’une colline,
Une Gloriette, au vent danubien,
D’où notre bonheur domine
Celui de n’importe quel terrien,
Sous le bleu d’un ciel d’automne...
Les jours se suivent et filent.
Stephansdom voudrait nous retenir
A ses pieds, dans cette ville
D’où il nous faut, tôt ou tard, partir.
Après le bleu de l’automne,
Vient l’ultime crépuscule,
Qui, bien trop vite, à Schwechat nous mène.
Mais ce n’est qu’une virgule
Avant notre escapade romaine !
 
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