14.12.2006 - BAISER DE FEU

La peau lisse et soyeuse
De tes lèvres moelleuses,
Humectée de désir,
Ne veut plus s’abstenir ;
D’une étreinte fragile,
Timide mais habile,
Elle vient se sceller
A la mienne apprêtée.
Nos élans se conjuguent
Au temps des impatiences
Trop longtemps retenues.
Et, tout comme une fugue,
Le train que tu me lances,
Tout d’abord, évolue
En douceur,
Avant de détaler, sans pudeur,
A travers les vallées
De ma gorge, embrasées
Par le souffle indocile
De ta fougue virile !
Brûle-moi à loisir,
Ne laisse pas tiédir
La fièvre liquoreuse
De ta langue écumeuse !
 
|