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La Poésie de Stéphane Parédé

• 19/9/2006 - Désir de Federico Garcia Lorca, traduction Stéphane Parédé

 

Désir

 

 

de Federico Garcia Lorca

 

 

Rien que ton coeur brûlant,

Rien d'autre.

 

Mon paradis : un champ

Sans rossignols

Ni lyres,

Un ruisseau discret,

Une simple source.

 

Pas de vent qui éperonne

Les frondaisons,

Ni d'étoile qui veuille

Se faire feuille.

 

Un jour immense

Y serait

Le ver luisant

D'un autre jour

Dans un champ de

Regards brisés.

 

Lumineux repos

Où tous nos baisers,

Grains de beauté sonores

De l'écho,

Iraient là-bas éclore.

 

Et ton coeur brûlant,

Rien d'autre.

 

 

 

* traduction Stéphane Parédé 

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• 19/9/2006 - Arbres de Federico Garcia Lorca, traduction Stéphane Parédé


Arbres

 

 

Arbres,

Etes-vous des flèches

Tombées de l'azur ?

Quels terribles guerriers vous lancèrent ?

Seraient-ce des étoiles ?

 

Votre musique sourd de l'ame des oiseaux

Et du regard de Dieu,

De la passion parfaite,

Arbres !

Plongerez-vous vos racines grossières

Un jour jusqu'à mon coeur, sous terre ?

 

Federico Garcia Lorca

 

 

* traduction Stéphane Parédé

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• 19/9/2006 - Heure étoilée de Federico Garcia Lorca, traduction Stéphane Parédé

 

Heure étoilée

 

Le silence arrondi de la nuit,

Point d'orgue

De l'infini.

 

Je sors tout nu dans la rue,

Ivre de vers

Perdus.

 

Le soir, criblé

De chants de grillons

Retient le feu follet

Mort

Du son,

Cette lumière musicale

Que perçoit

L'esprit.

 

Les squelettes de mille papillons

Dorment dans mon enceinte.

 

Il passe une jeunesse de brises folles

Sur le fleuve.

 

Federico Garcia Lorca

 

 

 

* traduction Stéphane Parédé

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• 17/9/2006 - La lune et la mort de Federico Garcia Lorca, traduction Stéphane Parédé

La lune et la mort

de Federico Garcia Lorca

La lune a des dents d'ivoire.

Comme elle est vieille et triste !

Les fleuves sont à sec,

Les campagnes sans herbe

Et les arbres languides,

Sans feuilles et sans nids,

Dame la Mort, ridée,

Passe par les saulaies

Avec son absurde cortège

D'illusions lointaines,

Elle vend des couleurs

De cire et d'orage,

Comme une fée de fable

Brouillonne et malfaisante.

 

Et la lune à la Mort

Achète des peintures.

En cette nuit confuse

La pauvre lune est folle !

 

Et cependant j'installe

Au fond de mon coeur sombre

Une foire sans musique

Toute en baraques d'ombre.

 

* traduction Stéphane Parédé

 

 

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• 17/9/2006 - Le soleil s'est couché de Federico Garcia Lorca, traduction Stéphane Parédé

Le Soleil s'est couché

 

 

Le soleil s'est couché,

                                   Les arbres

Méditent comme des statues.

Le blé est moissonné.

O la tristesse

Des norias arrêtées !

 

Un chien de ferme aboie.

Il voudrait dévorer Vénus

Qui luit sur l'amoureux verger

Comme une pomme suspendue.

 

Les moustiques, pégases de la rosée,

Traversent l'air paisible,

La Pénélope immense du jour

Tisse une nuit limpide.

Fillettes, dormez, le loup va venir.

Les jeunes brebis bêlent.

" Est-ce déjà l'automne, mes amies ? "

Dit une fleur fanée.

 

Bientôt viendront les bergers avec leurs nids

Des montagnes lointaines.

Bientôt les fillettes joueront à la porte

De la vieille auberge.

Et retentiront les refrains d'amour

Que par coeur les maisons

Déjà connaissent.

 

 

* traduction Stéphane Parédé

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• 16/9/2006 - BOLIVAR de Miguel Angel Asturias, traduction Stéphane Parédé

 

BOLIVAR

de MIGUEL ANGEL ASTURIAS

* traduction Stéphane Parédé

 

Combien de fois ai-je dis que ce n'était pas la plage

  avec sa poitrine de sable,

mais son cheval !

Combien de fois ai-je dis que ce n'étaient pas les

  vagues avec leurs crinières d'écumes,

mais son cheval !

Combien de fois ai-je dis que ce n'étaient pas les

  marées avec leurs sabots de parfums,

mais son cheval !

Combien de fois ai-je dit que ce n'étaient pas les dents

  du golfe sur le mors,

mais son cheval !

 

Silencieux, les pêcheurs de perles

entrouvent les écailles. C'est un jeu

d'esclaves et de tristesse salée.

La nacre morte s'amoncelle ! Le voici :

sur sa poitrine flambe l'arc-en-ciel,

les bannières, les couleurs du soleil.

D'un horizon à l'autre il roule son regard

et ne voit que la mer qui jamais ne s'achève.

 

De ses doigts il frappe son coeur

plein d'astronomies populaires,

et par proverbes parle aux hommes

qui dans l'eau épousent les perles.

 

_ Le cerveau, c'est la chair de l'huître dans la tête :

il faut le fouiller pour trouver l'idée,

goutte très pure ! Et la pensée est un couteau !

 

Le silence retombe. Ils écoutent son front

brûlé par le fer. _ Est-ce Chataima ?

songe alors l'île,

cordière aux sèches rougeurs.

 

Fièvreusement, couteau en main,

on cherche dans l'écaille coloniale,

la liberté de l'homme, perle rare.

 

Chemise au vent ! A nu les dos !

A nu la vie !

Des ossements gisent encore, ossements d'île sans

   sépulture...

Et la perle ? Mieux vaut l'avaler seul à seul,

poitrine parfumée. De la perle on ne parle

que lorsqu'on sent du joug peser la lassitude.

 

A vos couteaux ! A vos couteaux !

Bolivar, c'est la lutte, une lutte sans trêve.

 

Du rayon d'une ruche il veut goûter le miel

pour adoucir sa lèvre et le crache aussitôt.

Il ne faut pas gûter la douceur qui se forge

dans la cellule ou la prison, même de cire,

car la cire est trop dure à qui sait qu'elle cèle

l'aurore et la liberté.

 

Pourquoi ne voit-il pas les astres ? Sa pelisse,

qui lui est un rideau, protège aussi ses yeux

à lui qui craint et la fourmi et la farine,

si les étoiles sont la farine de Dieu,

et si cette fourmi n'est autre que Lui-même...

 

Dresser le front, contempler la voûte céleste

et penser à libérer tant et tant de mondes

ne feraient qu'un. Mais la pelisse est très profonde

et libérer la terre à l'homme suffit bien.

 

L'obscurité blanchit. Il relâche la bride

et sent les flancs de son cheval

battre comme un coquelicot à ses chevilles.

A quoi bon cette géographie de racines si chaque fleuve libre entraîne des épées ?

Il faut plonger ici les poings et retirer

de l'eau  ces fers aux langues transparentes

où le sang fait perler une sueur de rubis.

 

Les étoiles fondues clignotent dans le ciel.

Il écoute le souffle pesant des soldats,

l'haleine fluide des hommes de la plaine

qui, dans leur sommeil, semblent respirer

parmi des lances. L'haleine que ces hommes

des Andes mordent entre leurs dents.

Et sur cette douce couche que forme

le souffle d'un peuple profond

s'étend et dort le Capitaine. 

 

 

 

AUGUSTO CESAR SANDINO

 

 

* Mis en ligne par Stéphane Parédé

 

 

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• 16/9/2006 - Antonio Paredes, mon héros de Stéphane Parédé (A mon grand-oncle assassiné par les franquistes)

Antonio Paredes, mon héros

de Stéphane Parédé

(A mon grand-oncle assassiné par les franquistes)

 

 

Antonio, mon héros

Antonio avait le teint mate, couleur de la Terre

les cheveux bruns, un corps robuste

d'Homme du Peuple, trempé

dans la Terre Andalouse

Le regard brillant

avec ses yeux verts/marrons

teintés d'idéalisme, d'humanité, de conviction et de détermination

 

Antonio, Homme de Coeur luttait

pour défendre les exploités, les sans-visages, les sans-paroles,

les travailleurs, les ouvriers, les paysans, les mis à l'écart...

Antonio Combattant de la Liberté

Rêvait d'une République Espagnole

Egalitaire, Sociale et Démocratique

 

Le combat face aux fascistes était disproportionné ;

ces derniers recevant l'appui tout azimut

de l'Allemagne nazie d'Hitler et de l'Italie fasciste de Mussolini

 

L'Europe manqua de pragmatisme et de volonté

pour défendre et être solidaire

de la République Espagnole naissante

 

Malgré les Brigades Rouges Internationales,

la volonté sans faille des Républicains et des Socialistes,

le gouvernement légitimé par le Peuple perdait du terrain

Et ce, malgré une résistance acharnée

Les Républicains au fil de la guerre passant et au fil des années,

luttaient afin de conserver les derniers territoires libres

La fière Andalousie résistait toujours!

Ce fut le dernier bastion des démocrates

 

Antonio, mon grand-oncle

lutta jusqu'aux derniers jours de la guerre civile

Son courage ne le quitta jamais, ni ses convictions

Son abnégation, sa pugnacité resteront légendaires!

Son caractère Andalou bien trempé dans la couleur de

la Terre Andalouse et sa force firent trembler les fascistes

Imaginez un combat de boxe entre Antonio

et le petit réac autoritaire néo-libéralo-capitaliste

d'extrême-droite Franco

Antonio l'aurait détruit au premier round... par k.o.

Et la Démocratie l'aurait remportée

Mais, le courage n'habita jamais chez ce petit frêle et nain militaire de Franco...

 

Antonio,

farouche Combattant de la Liberté,

faisait briller la Résistance!

S'occupant des blessés, se mettant en première ligne

Lion indomptable, exemple de courage, le torse, les avants-bras, les biceps et triceps

Durs comme de l'acier

Les mollets et les cuisses robustes comme un joueur de foot

 

Courageux, Indomptable, Idéaliste,

Convaincu de la Cause qu'il Défendait

Antonio avait un gros coeur, un grand coeur

Une foi immense

Antonio était un Homme Légendaire!

 

Après la défaite, de lourds combats,

une société civile meurtrie,

le régime autoritaire du nain moustachu au cerveau étriqué

le fît prisonnier

Ces petits-hommes avaient une peur mortelle d'Antonio

Ils tentèrent de le briser... en vain...

Antonio fut

condamné aux travaux forcés à vie...

Son travail forcé... casser des cailloux dans une mine

Tache très utile pour la société populaire, pour le Peuple...

 

Malgré cela, Antonio rêvait toujours de

Sa République et de sa Démocratie Populaire

Imbu de l'amour pour son Peuple

Pour sa Terre Andalouse

Antonio prisonnier, brillait toujours d'un éclat angélique

Antonio, Couleur de la Terre

faisait toujours trembler les franquistes au cerveau étriqué...

parfois, Antonio pensait à son Compatriote, le Poète, le Rossignol d'Andalousie :

Federico Garcia Lorca, assassiné par les franquistes aux premiers jours

de la guerre civile " sans nom "

Une guerre que les intolérants, les autoritaires déclenchèrent contre le Peuple enraciné dans sa Terre

 

Comme Antonio n'avait aucun moyen de communiquer, d'écrire, de lire,

il pensait à son évasion, à s'organiser, à préparer

un programme d'action et politique

Il récitait parfois, à mi-voix la poésie de Federico

 

Un jour, un tortionnaire, envoyé par le nain d'esprit Franco,

dira aux gardiens :

" Il faut empêcher ce cerveau de penser, de fonctionner... "

Cette phrase de même sens dite également à Antonio Gramsci,

le Théoricien, Philosophe, Militant et numéro un

du Parti Communiste Italien, par un sans-cerveau de procureur fasciste,

lors de sa condamnation à la prison à vie...

Antonio Paredes comme l'Intellectuel-militant qui traverse les temps,

l'Intellectuel Organique, l'Italien Antonio Gramsci ne fléchira jamais!

Le sang Latin ne trahit jamais la Cause qu'il défend!

Alors, devant ce constat, les fascistes italiens et espagnols assassinèrent Antonio Gramsci et Antonio Paredes, comme avant eux, Giacomo Matteotti...

Como el Sub Marcos " qui défend " la causa de los pueblos del Mundo hoy,

Antonio, précurseur des idées progressistes le fit en Espagne

C'est grâce à ces hommes légendaires et déterminés que l'on trouve

aujourd'hui, la force et l'espoir afin de lutter

Pour la Paix et la Justice!

Antonio, mon grand-oncle vit en moi,

ainsi que ses idéaux

Antonio Paredes restera pour moi éternellement l'Incarnation

de l'Idéal-Militant, Homme de Coeur, d'Idéalisme,

que je me fais de l'homme politique

Antonio Paredes restera un Visionnaire Légendaire!

Mon Héros, mon ancêtre vit en moi pour toujours...!

Montrons-lui Camarades, qu'il avait raison, raison d'espérer

en la bonté humaine, en la Justice...!

Le combat contre l'injustice et l'exploitation continue...!

 

Antonio, mon ancêtre,

Je ne t'oublierai... jamais!

 

Ton petit-neveu

Stéphane Parédé

 

 

* Poème dédié à mon grand-oncle Antonio Paredes

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• 16/9/2006 - "Dignité", le nom de la fleur première, pour un autre monde. Un nouveau. Un bon ; par el Sub Marcos, traduction Stéphane Parédé

"Dignité", le nom de la fleur première,

pour un autre monde, un nouveau, un bon

par el sub Marcos

 

                              

 

* traduction et par Stéphane Parédé

 

" Nos vieux les plus vieux content que les tous premiers de  ces terres virent que les Dzules, les puissants, arrivèrent nous enseigner la peur, vinrent faner les fleurs et, pour que la fleur du pouvoir vive, ils abîmèrent et absorbèrent notre fleur. Nos plus anciens disent que la vie des puissants est fanée, que le coeur de leurs fleurs est mort, qu'ils étirent tout jusqu'à le rompre, qu'ils abîment et avalent les fleurs des autres. Nos plus antérieurs content et disent que la fleur première de ces sols prit la couleur de la terre pour ne pas mourir, que petite elle résista et qu'en son coeur elle garda la graine pour que, avec le coeur comme terre, un autre monde puisse naître. Pas le monde le plus premier, pas le monde que le puissant a fané. Un autre monde. Un nouveau. Un bon. "Dignité" est le nom de cette fleur première, et elle doit beaucoup marcher pour que la graine rencontre le coeur de tous et, sur la grande terre de toutes les couleurs, naîtra finalement ce monde que tous appellent "demain"."

 

                                       

 

 

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• 16/9/2006 - J'ai rêvé d'un Monde...! de Stéphane Parédé

J'ai rêvé d'un Monde...!

de Stéphane Parédé

 

 

J'ai rêvé

D'un Monde meilleur

Pour ainsi dire,

Un Monde en Paix

Et sans Injustice

Un Monde

Sans exploiteurs et

Sans exploités

Un Monde

Sans tas de ferrailles...

Un Monde sans racisme

D'amour,

De chant,

De solidarité,

D'égalité

De Justice Sociale,

D'Egalité Sociale

De Fraternité

D'amour

De Poésie

Un Monde

où règneraient

la beauté,

le partage,

les poètes,

la Démocratie Directe,

Où les Peuples seraient

Maîtres de leur destins

Où les Peuples seraient rois

Un Monde de violencelles,

De flûtes,

De harpes,

De lyres,

Un Monde

Où tous les êtres

seraient frères

Où tous les hommes

seraient frères

Où toutes les femmes

seraient soeurs

Où tout le Monde

Serait l'égal de l'autre

Un Monde sans guerres

sans armes

sans jeux de guerres

sans avarice

sans jalousie

Un Monde

Sans racisme

Sans xénophobie

Un Monde sans faim

Un Monde sans fin

Un Monde sans sectaires

Un Monde

De Paix et de Justice

Un Monde de partages...

J'ai rêvé

de ce Monde

Où tous les enfants

ne travailleraient pas dans les mines à l'âge de six ans

Un Monde

où tous les enfants ptofiteraient de leur jeunesse,

Où ils profiteraient de jouer, de rire...

sans penser à l'avenir

incertain et injuste

Un Monde sans exploitation

Un Monde

où tous les hommes ne se préoccuperaient pas du lendemain

avec craintes et incertitudes

Un Monde

Où on communiquerait

Avec nos sourires,

Nos visages rayonnants,

Nos gestes attentionnés

 

Un Monde sombrero

 

Un Monde Indien

 

Un Monde

Où on danserait

Autour d'un feu ou ailleurs...

Un Monde

Où je serai avec mes ami(e)s Indien(ne)s

Où j'habiterais au Machu Pichu

Un Monde

Où je serais heureux

Avec Karolyne et Wendy

Mes deux Princesses de l'Amour

Un Monde

Où Speedy Gonzalez

Ne serait plus obligé de courir

Et de crier : " Ah yarriba yarriba "

Où Don Durito de la forêt Lacandone,

le petit scarabée...

Excuse Don Durito

Je voulais dire, Don Durito

le chevalier errant,

le dernier de sa grande lignée,

le tombeur de ces dames,

celui qui fait la joie des petits et des grands,

celui qui est admiré par tous les hommes,

ne taquinerait plus le Sub Marcos

avec le néo-libéralisme,

Un Monde

où Don Durito ne se moquerait plus du nez du Sub

Un Monde

où Don Durito ne volerait plus le tabac du Sub pour bourrer sa pipe...

Et lui fumer sur le visage

Un Monde juste

où on ne serait plus obliger de lutter pour survivre,

pour espérer manger le lendemain

 

Un Monde sans maladies

 

Un Monde

où Ana Maria

serait heureuse au Chiapas

et serait le chef d'orchestre de spectacles

Un Monde

Pour tous, pour toutes

Dans l'amour

Un Monde

où Stéphane serait heureux avec Karolyne

Un Monde

où Karolyne aimerait Stéphane

Où l'amour serait roi

Un Monde où les Poètes seraient les maîtres

 

Un Monde sans esclavage

Sans l'exploitation de l'homme par l'homme

 

Un Monde

sans haines

sans menottes

sans prisons

 

Un Monde de guitare et de chanteurs

 

Un Monde rouge et noir

Un Monde rouge et jaune

Un Monde arc-en-ciel

Un Monde

où Melissa serait l'Impératrice de la joie et des jeux...

Un Monde

Avec mes neveux Nathan et Morgane

Profs de danse… de choré 

 

Un Monde

De sport

De fêtes

De Musique

De chants

De loisirs

De Culture

De baignades

Un Monde les pieds dans l'Eau

Un Monde les pieds dans la Terre

Un Monde d'étoiles...

Un Monde

Couleur de la Terre

Un Monde

Couleur de la Mer et de l'Océan

Un Monde d'images

Un Monde de...

Vous me comprenez...?

Et j'ai rêvé...

Et j'ai rêvé...

Et je rêve encore et toujours...

Pour l'éternité de ce Monde...

De mon Monde...

De notre Monde...

Du Monde... Réel... ...

Du Monde qui tourne...

Du Monde Idéal...

Du Monde tel qu'il devrait être...

D'un Monde de prospérité...

Un Monde imaginaire?

Non, le vrai Monde, le Monde réel

Le Monde à sa place tout simplement...

Le Monde bien en place...

 

Stéphane Parédé

 

 

* Poème dédié à la Terre entière et aux amoureux des mots, de la poésie...

   

 

        

 

 

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• 16/9/2006 - Ode à Karolyne (dédiée à ma muse, mon amour), de Stéphane Parédé

Ode à Karolyne

 

Oh! Que de tendres baisers

J'ai rêvés avec toi ma muse,

A l'infini,

Pour l'éternité

 

Un oiseau dans mon coeur

m'a dit que le temps de l'amour,

des baisers était venu

 

Karolyne, écoute... ma voix

 

Ami de la lune

Ami du Soleil

 

Fille du Soleil

Princesse du Soleil

 

Impératrice Indienne

 

Karolyne écoute... encore...

 

Poète avec sa Muse

Muse sans poète

 

Stéphane avec Karolyne

Karolyne avec Stéphane

 

Karolyne est la première et unique

merveille de l'humanité

 

Moi,

Mon âme vide sans toi

Moi,

Mon coeur vide sans toi

Moi,

Mon esprit meurt sans toi

Moi,

Mon esprit mort sans toi

 

Karolyne

C'est le Soleil

de ma vie!

C'est mon Soleil

pour l'éternité!

Karolyne,

c'est la fille du Soleil

Princesse de l'humanité

Princesse des anges

Princesse de mon âme

Princesse de mon esprit

Princesse de l'humanité

Princesse Indienne

 

Karolyne

Gracieuse quand elle bouge

Gracieuse quand elle est assise

Gracieuse en marchant

Gracieuse quand elle parle

Gracieuse avec son sourire...

 

Elle est la grâce même

La grâce divine

Karolyne

Gracieuse Colombe enveloppée de beauté, d'intelligence, d'illumination...

 

Karolyne,

Toi et moi c'est l'osmose

C'est la complicité, l'entente parfaite

La passion infinie

 

Karolyne,

Oiseau de mon coeur

Gardienne

de mon esprit,

de mon âme

Ange-gardien de mon coeur

Muse éternelle de mes doigts

Ecriture divine

pour l'ange d'inspiration de mon coeur

 

Océan de mes yeux

Lumière de mes yeux

Amour pour la vie

Amor por la vida

Karolyne est ma merveille

Karolyne est la lumière de l'humanité

Karolyne est le coeur de Stéphane

Le coeur de l'Amour avec un grand A

Le coeur de l'Amazone

C'est pour elle que je vis

C'est pour elle que je meurs si elle ne brille plus mon coeur

Si mes yeux ne se posent plus sur les siens!

Si un jour, je la perdai,

Je ne serai plus rien

Je serai sans vie

Sans but, sans ambition, sans amour, sans passion

Une personne inutile, mort-vivant

Malade d'amour

Folie éternelle

Je ne serai qu'un tronçon mort

Mort d'amour...!

 

Stéphane Parédé

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• 16/9/2006 - Le Conte des Mille Couleurs, hommage aux Indiens du Mexique par Marcos, traduction Stéphane Parédé

Les mille couleurs -

Conte zapatiste -

 


Marcos assis à côté du vieil antonio voit passé un oiseau... l’ara...celui qui a toutes les couleurs réunies sur ses plumes. marcos interpella le vieil antonio pour lui demander comment un oiseau pouvait être aussi beau. le vieil antonio expliqua : il fut un temps où l’ara était noir et blanc, comme le reste des paysages du monde. Mais les dieux qui n’étaient pas les 7 qui avaient créé le monde savaient pourquoi les hommes et les femmes ne sifflaient pas et restaient dans leur grotte, tristes. Car leur cœur n’était pas enjoué par la couleur des paysages...noir et blanc...des fois du gris venait à montrer son existence mais rarement. les dieux pas aussi perspicaces que les 7 créateurs pensèrent au bout d’un moment qu’il fallait créer d’autres couleurs pour que le cœur des hommes et des femmes resplendisse à l’image des paysages. un des dieux s’en alla promener pour trouver inspiration et butta contre une pierre puis saigna : il vit un liquide de couleur différente que celle des paysages du monde noir et blanc et s’en alla retourner voir les autres dieux pour leur montrer...
ils nommèrent cette couleur rouge. un autre qui espérait trouver à son tour une nouvelle couleur proposa son espérance en guise d’idée. ils ont décidé d’attribuer à cette espérance le nom de la couleur "verte". un troisième qui sillonnait les chemins du monde entendit un enfant rire. Il prend son rire pour l’apporter aux autres dieux. il nommèrent ce rire : jaune. un des dieux aimant voyager pensa que monter en dessus de la terre pour voir sa couleur était une bonne idée il regarda la terre tellement longtemps qu’il devint ébloui et il rapporta son éblouissement aux autres dieux qui nommèrent cette couleur bleu. tu es rigolo à monter tout la haut mais je vais creuser pour voir la couleur de la terre moi. je vais creuser pour voir quelle est la couleur du cœur de cette terre en apparence noir et blanche. il ramena de la terre des entrailles du monde. Ils nommèrent cette couleur marron. ces dieux qui n’étaient pas les créateurs du monde étaient un peu flemmards et laissèrent leur recherche ainsi pensant avoir trouver assez de couleurs pour rendre le cœur des hommes et des femmes plus joyeux. Ils mirent ces couleurs dans une boite et dormirent. La boite étant mal fermée, les couleurs sortirent de la boite et firent la fête toute la nuit !
Elles se mélangèrent infiniment jusqu’à ce que de nouvelles couleurs apparaissent. le verger étonné par ce spectacle couvrit ces nouvelles couleurs pour en prendre soin .Les dieux au petit matin étaient stupéfaits par ce résultat. toi verger puisque tu as pris soin de cette multiplication incroyable de couleur tu vas avoir le privilège d’être le siège pour que nous puissions repeindre ce monde de toute ces couleurs. Nous allons repeindre le monde depuis ton sommet. Et les dieux lancèrent toutes ces couleurs sur le monde. Le bleu atteignit en premier la mer, le marron qui était plus lourd la terre, le vert plus léger tomba sur les arbres, le rouge volatil intégra les corps des hommes et des femmes et le mélange de toutes ces couleurs donna des hommes à la peau de différentes teintes, des idées différentes aussi...plein d’idées de couleurs différentes mais complémentaires ! Car ces couleurs d’idées différentes avait fait la fête ensemble avant de naître.
Les dieux contents de leur travail avaient un souci avant de retourner se coucher. Ils étaient flemmards ces dieux qui n’étaient pas les créateurs du monde. comment allaient t’ils garder trace de toutes ces couleurs...comment s’en souvenir dans le temps... A ce moment du questionnement un oiseau que les hommes et les femmes appelaient ara est passé sur leurs têtes. Ils l’arrosèrent de toutes ces couleurs pour que les hommes et les femmes n’oublient jamais, que toutes les couleurs dont est fait le monde et les idées, peuvent vivre en paix, sur un seul symbole de liberté...

 

Par el sub Marcos

 

Traduction Stéphane Parédé

 

* Hommage aux Indiens du Mexique

 

 

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• 16/9/2006 - Salut habituel et proverbe des Incas, Fils du Soleil, traduction Stéphane Parédé

Salut habituel et proverbe des INCAS,

FILS DU SOLEIL,

 

traduction Stéphane Parédé

 

 

" Ne sois pas voleur,

ne sois pas menteur,

ne sois pas paresseux... ! "

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• 16/9/2006 - Hymne Zapatiste, traduction Stéphane Parédé

 

Hymne Zapatiste

 

On voit déjà l'horizon

Combattant zapatiste

Tu traceras le chemin

Pour ceux qui arrivent derrière...

 

Refrain :

Allons, allons, allons

Allons de l'avant

Pour nous élancer dans la lutte en avant

Parce que notre patrie crie et a besoin

De tout l'effort des zapatistes

 

Hommes, enfants et femmes,

L'effort toujours nous ferons

Paysans, ouvriers,

Tous ensemble avec le peuple.

 

Refrain

Il faut être exemplaires

Et suivre nos consignes

Car il faut vivre pour la patrie,

ou mourir pour la liberté.

 

Refrain

Notre peuple dit assez,

En finir avec l'exploitation,

Notre histoire dit assez,

Lutte de libération !

 

* traduction et mise en ligne de Stéphane parédé

 

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• 15/9/2006 - MADRIGAL D'ETE de Federico Garcia Lorca, traduction Stéphane Parédé

MADRIGAL D'ETE

de Federico Garcia Lorca

 

Presse ta bouche pourpre sur la mienne,

Etoile, la gitane !

Et sous l'or solaire du grand midi

Je mordrai à la pomme.

 

Par les verts oliviers de la colline,

Il est une tour maure

Qui rappelle le teint de ta peau brune

Fleurant miel et aurore.

 

Ton corps brûlé par le soleil me dispense

Le divin aliment

Qui fait fleurir le cours d'eau apaisé

Et s'étoiler les vents.

 

Pourquoi t'es-tu livrée, lumière brune ?

Pourquoi m'as-tu donné remplis

D'amour ton sexe de lys

Et la rumeur de tes seins ?

 

Seraice pour mon air si triste ?

(O ma lourde démarche !)

Ou si ma vie t'a fait pitié

Qui à chanter se fane ?

 

Pourquoi n'as-tu préféré à mes plaintes

Les cuisses en sueur

D'un saint Christophe campagnards, lentes

Dans l'amour et superbes ?

 

Danaïde des voluptés, tu es

Un Sylvain féminin

Dont les baisers ont le parfum des blés

Grillés par le soleil

 

Obscurcis-moi les yeux avec ton chant.

Laisse ta chevelure

S'épandre solennelle comme un voile

D'ombre sur la verdure.

 

Rougis pour moi de ta bouche sanglante

Tout un ciel d'amour

Où sur un fond de chair luit la violette

Etoile des douleurs.

 

Mon Pégase andalou est le captif

De tes yeux ouverts.

Il s'envolera dolent et pensif

Lorsqu'il les verra morts.

 

Quand tu ne m'aimerais pas, moi je t'aime

Pour ton regard sombre

Ainsi que pour sa rosée l'alouette

Aime le jour nouveau.

 

Presse ta bouche pourpre sur la mienne,

Etoile la gitane !

Et laisse-moi sous le feu de midi

Mordre à la pomme.

 

Federico Garcia Lorca

 

* En hommage à Federico Garcia Lorca,

assassiné voici 70 ans par l'extrême-droite...

 

FEDERICO GARCIA LORCA

TOUJOURS VIVANT !

 

* Mis en ligne par Stéphane Parédé

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• 22/8/2006 - L'aurore de Federico Garcia Lorca

 L'aurore

 

L'aurore de New York

a quatre colonnes de vase

et un ouragan de noires colombes

qui barbottent dans l'eau pourrie.

 

L'aurore de New York gémit

dans les immenses escaliers,

cherchant parmi les angles vifs

les nards de l'angoisse dessinée.

 

L'aurore vient et nul ne la reçoit dans sa bouche

parce qu'il n'y a là ni matin ni possible espérance.

Parfois les pièces de monnaie en essaims furieux

percent et dévorent des enfants abandonnés.

 

Les premiers qui sortent comprennent dans leurs os

qu'il n'y aura ni paradis ni amours effeuillées ;

ils savent qu'ils vont à la fange des nombres et des lois,

aux jeux sans art, sueurs sans fruit.

 

La lumière est ensevelie sous les chaînes et les bruits

en un défi impudique de science sans racines.

Il y a par les faubourgs des gens qui titubent

                                                                 [d'insomnie

comme s'ils venaient de sortir d'un naufrage de sang.

 

Federico Garcia Lorca

 

 

* traduction

Stéphane Parédé


 

 

 


 

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• 22/8/2006 - Chant nocturne des marins Andalous de Federico Garcia Lorca

Chant nocturne des marins Andalous

 

De Cadix à Gibraltar

qu'il fait bon venir!

La mer reconnaît mon pas

à mes soupirs.

 

Oh, la belle là-bas

que de barques au port de Malaga!

 

De Cadix à Séville

que de citrons brillent!

Leurs arbres me reconnaissent

à mes soupirs.

 

Oh, la belle là-bas

que de barques au port de Malaga!

 

De Séville à Carmona

pas un couteau d'acier.

La demi-lune coupe,

le vent s'en va blessé.

 

Ohé, garçon là-bas,

la vague emporte mon cheval

 

Sur les salines mortes

je t'ai perdu, cher souvenir,

Qui veut un coeur, je le lui donne

contre mon oubli.

Ohé, garçon là-bas,

la vague emporte mon cheval!

 

Cadix, la mer te recouvre!

N'avance pas si loin.

Séville, mets-toi debout

pour échapper à la rivière!

 

Oh, la belle!

Ohé, garçon!

Qu'il fait bon venir!

Que de barques au port

et sur la plage, quelle bise.

 

Federico Garcia Lorca

 

 

* Traduction

Stéphane Parédé

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• 21/8/2006 - A Carmélia la Péruvienne de Federico Garcia Lorca

A Carmélia la Péruvienne

 

Une aube de jacinthe illumine ma main

quand j'écris ton nom d'encre et de cheveux d'ébène

et voudrait dans la cendre neutre de mon vers

susciter l'argile et le jour d'un été souverain.

 

Un Apollon d'ivoire efface le bord inhumain

où mon sang veut tisser les joncs de la saison nouvelle,

faible souffle d'alun, aiguilles de chimère

qui affolent d'épis le silence du grain.

 

Dans ce duel à mort pour la plus pure poésie,

duel de rose et de vers, d'ivresse et de mesure,

tes dons sont des soleils d'ancienne joie qui brillent.

 

O brune jeune fille à la fine ceinture!

O Pérou de métal et de mélancolie!

Espagne! Lune morte sur la pierre dure!

 

Federico Garcia Lorca

 

 

* Traduction

Stéphane Parédé

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• 20/8/2006 - Berceuse pour Mércèdes morte de Federico Garcia Lorca

Berceuse pour Mércèdes morte

 

Te voici donc endormie

avec ta barque de bois au bord de la rive,

blanche princesse de jamais !

 

Dors dans la nuit profonde,

corps de terre et de neige !

Dors dans la blancheur de l'aube ! Dors !

 

Et voici que tu t'éloignes endormie

sur ta barque de brume et de songe le long de la rive.

 

Federico Garcia Lorca

 

 

Traduction

Stéphane Parédé

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• 20/8/2006 - Sonnet de la douce plainte de Federico Garcia Lorca

Sonnet de la douce plainte

 

J'ai peur de perdre la merveille

de tes yeux de statue et de ton accent

que vient poser la nuit près de ma tempe

la rose solitaire de ton haleine.

 

Je m'attriste de n'être en cette rive,

qu'un tronc sans branche et mon plus grand tourment

est de n'avoir la fleur ou la pulpe ou l'argile

qui nourrirait le ver de ma souffrance.

 

Si tu es le trésor que je recèle,

ma douce croix et ma douleur noyée,

et si je suis le chien de ton altesse,

 

ah, garde-moi le bien que j'ai gagné

et prends pour embellir ta rivière

ces feuilles d'un automne désolé.

 

Federico Garcia Lorca

 

 

 

Traduction

Stéphane Parédé

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• 20/8/2006 - Bourdon de Federico Garcia Lorca

Bourdon

 

Ah, si je te vois,

si je ne te vois plus !

 

Rien ne m'importe à moi,

rien que ton amour.

 

As-tu ce rire d'alors

et ce coeur toujours ?

 

Federico Garcia Lorca

 

 

 

Traduction

Stéphane Parédé

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Ce blog est destiné à tous les amoureux de la poésie et à toutes les muses de chacun... C'est un hommage modeste notamment aux poètes: Federico Garcia Lorca, Inca Garcilaso de la Vega, César Vallejo, Alejandro Romualdo Valle, Pablo Neruda, Miguel Angel Asturias, Maïakovski...

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