ET LA VILLE S’ENDORT
Et la ville s’endort
En claquant les volets
Tout le long de ses rues
Adoucies par un vent maigrelet
Quelques chats effrontés
Se suivent en silence
Et sous la voie lactée
Se lancent des regards de connivence
Tandis que des passants
Balafrent leur ennui
Au doux son languissant
D’un accordéon trouant la nuit
La paupière du soir
Se ferme lentement
En rêves dérisoires
Bercés de leurs multiples serments
Et la ville se tord
En chemins sinueux
Où le calme se rue
Assagi par un air sirupeux
Quelques chiens efflanqués
Tendrement se poursuivent
Sous le voile étriqué
D’une nappe de brouillard chétive
Tandis que les vivants
Regagnent leur maison
De leurs pas émouvants
Écorchés par l’arrière-saison
La paupière du soir
Se ferme doucement
En rêves illusoires
Bercés de leurs tragiques tourments
Et la ville n’est plus
Qu’un lointain souvenir
Ce matin il a plu
Mais il ne reste pas d’avenir
Et la ville n’est plus
Qu’un lointain souvenir
Ce matin il a plu
Mais il ne reste pas d’avenir
Bernard PICHARDIE
un texte à la recherche d’une musique
sur HITMUSE
j'ai mis 10 maquettes de chansons
( 10 compositeurs ) en versions intégrales
un petit aperçu des différents styles d'écritures et
de musiques des chansons dont je suis l'auteur