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LA VIGIE DU POETE JOURNALIER*

18.3.2010 - Pulsation

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Inespéré le passeur de silence
A verdi le chemin c'est
Sous couvert de distance j'allume
Les guirlandes qui nous lient

Tout en flagrance nous dansons là
Dans la roue du ciel c'est
L'orient de la délivrance qui bat
Le tempo du Rappel

Sous vos yeux voilés le sel des larmes
Ne saurait assécher la voie
C'est la soeur douce qui nous condamne
Aux arabesques de la joie.





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14.3.2010 - Fandangos maures

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Laisser sa peau chez l'empailleur

Et enfourcher le vent

C'est chercher le beau ailleurs

Que dans les yeux d'enfants

 

L'anthropophagie de vos sentiments entretient ma course.

 

 

 

 

 

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13.3.2010 - Franc tireur

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Là seul traverser les platitudes de l'écran

Et déchirer la page c'est d'un coup

Tuer le ridicule d'écrire

 

Camper sur le refus de ce monde

Et transmuter la souffrance

C'est s'offrir.

 

Les temps viennent.

 

 

 

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9.3.2010 - Noblesse de coeur

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Plus avant dans la nuit du secret
L'âme blanche je vais sciemment

Au rendez vous de la vierge
Dans la cavale des jours je demeure

Eternel amant d'amour.






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7.3.2010 - Etranger

 

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Illusions mornes de ce monde je fuse

Dans le sombre des images et noble

Mon âme se refuse

 

Du loin où je reviens à la fin proche

Ravivée la blessure saigne

La soif d'être.

 

 

 

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27.2.2010 - Transfiguration

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Au creux de ma vie l'oreille tendue

Un combattant veille la piste brouillée

Je reste seul à débarbouiller

Les enfants du malentendu

 

Loin d'être perdu l'honneur campe

A l'orée du désoeuvrement

C'est le corps perclus que je trempe

Dans les vapeurs de l'enfantement.

 

 

 

 

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27.2.2010 - Allah olé

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En ce monde de peu de foi

Mon âme s'est voilée

Je pleure et chante à la fois

Les saveurs mêlées

Du jardin d'autrefois

 

Dans le calme de l'impossible

Je caresse le miracle.

 

 

 

 

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25.2.2010 - Révolution

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Au bord des temps

Outrepasser la fin

Et renverser les mondes.

 

 

 

 

 

 

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12.2.2010 - La course de l'alezan

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Parler pour ne rien voir

Et redire le monde

 

Filer doux par le trou

Des mémoires

 

La bombe à la main

Lire la lumière

 

C'est cavaler fier

Dans les prairies de Dieu.

 

 

 

 

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11.2.2010 - Baiser brûlant

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Seul dans la nuit s'asseoir
Dans le camp des maudits

Et voir les soleils tournoyer:

C'est rêver d'embraser les mondes.



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9.2.2010 - Encore

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Sur les bords inconsolable

La vie autre lance

Ces rafales de sable

 

Nous parlons un silence bleu

Troué d'or.

 

 

 

 

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8.2.2010 - Tarde al campo

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A l'observatoire des temps de la fin
Je broie du blanc

Vos liquides chagrins ne pourront
Noyer le cri du gitan


Quand le soleil sort des flots
La lune s'ouvre:

Nous passons le dernier mot.




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4.2.2010 - Inch'Allah

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O bel exilé traîne tes semelles de feu

Dans le vent chaud de nostalgie
Je reviens naître à nouveau

Et fou qui ne me croit pas

Entends tu le galop c'est la joie
Qui pleure de t'attendre trop

Et aveugle qui ne la voit pas


O belle amie ton sourire a l'éclat
D'un matin de dieu:

L'un l'autre nous nous aimons.





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4.2.2010 - Notre guerre

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Sur l'âpre sentier de la guerre

J'ai solarisé mon esprit

 

Hè ho droit sur les flots je sais

La raison de croire

 

Et je chaloupe dans le secret

De vos mémoires.

 

 

 

 

 

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2.2.2010 - Face cachée

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La danse des origines dort

Au creux de ton oreille

La paleur des nuits de veille

A cercler nos visages d'or:

 

Belle aurore remet ton voile.

 

 

 

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1.2.2010 - Joli non

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A l'horizon usé de mes larmes

Coule un feu de source:

 

Brûlant j'essuye mon refus à vos cendres.

 

 

 

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28.1.2010 - Apocalypso

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A l'entre deux du rêve

Le feu de mon pas lève

Là où la vie danse

Je brûle les apparences:

 

C'est une science et un combat.

 

 

Des montagnes d'orient dévalent

Les cavaliers d'amour

Dans les fissures du temps

 

Nous fusons.

 

 

 

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28.1.2010 - Explosion solitaire

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Droit dans les yeux
Dévisager le désespoir
Et sortir de sa vue



Se taire
Et parfumer les mots.




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23.1.2010 - L'appel de la montagne

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La laideur des images
Si elle ne nous tue pas
Nous rendra-t-elle plus beaux

Dans le silence de la nuit
Vos erreurs dessinent
Des étoiles de plomb:

Il faut repartir par les sentiers invisibles.




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22.1.2010 - Andalousie

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Toutes cendres semées

Quitter l'assommoir

Et renaître étonné

 

La nuit ouvre son désert aux disparus

 

D'un pas disparaissons

Dans les oasis imaginaux

 

Je t'aime si fort et qu'importe leur fin du monde.

 

 

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18.1.2010 - A l'attention du poète

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Dans la lumière des écrans

Les ailes en feu

Voler quand même de l'avant

 

Vers l'oasis ombrageux.

 

 

 

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15.1.2010 - Le basilic du brave

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Mille et une nuits à cavaler

Sur la cambrure des monts

C'est pour mieux dévaler

Dans la moiteur du havre.

 

 

 

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13.1.2010 - Voyageur clandestin

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Les armes posées

Dans la rondeur des nuits

J'écris la saveur d'être

 

Veilleur d'orient

Je ne suis peut être

Qu'un ami de Dieu.

 

 

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12.1.2010 - Rose ouverte

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A languir

sous les étoiles du temps

J'ai pris terre

Dans ton jardin luxuriant

 

Souverain je liquéfie le feu du ciel.

 

 

 

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9.1.2010 - Naufragé volontaire

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Au silence de tes fesses

Mes doigts ouvrent la mer:

 

Je traverse.

 

 

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5.1.2010 - Roi de peu

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Du pays antédiluvien l'amie

Je reviens à la surface parmi

Les démunis du couchant

 

Homme sans place danse

La promesse tenue

Le feu pâle de l'évidence

Nous tient lieu.

 

 

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5.1.2010 - Au feu du miroir

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Dans la nuit des gitans je n'ai

Rien qu'un coeur sanglant à jeter

 

Si mon soleil bat

La mesure des contre-temps

 

Je pleure nos éclats de vent

 

Ainsi vas mon chant

Au bras cavalier de la douleur

 

Eternel amant  je demeure.

 

 

 

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3.1.2010 - Coule toujours

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Dans tes rues seul

Je déambule

Dieu sait où ruisselle

Ma tourneboule

 

Et fou l'amour qui nous interpelle

Court nu dans ta foule.

 

 

 

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23.12.2009 - A tout les perdus d'avance

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Mots et silence mêlent
Dans la même danse
Mon regret et son élègance

Cloué à mon destin de poète
Je pointe à l'impossible de la souffrance

La nuit noire appelle l'étoile.




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18.12.2009 - Fakir rastaquouère

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Relève ton col et presse le pas gitan

Nous repartons pour la nuit des temps

 

Fleuris ton enfant ma soeur nous marchons

L'allure fière dans les terreurs de l'homme

 

Allume ton corps et clandestin ose

Passer la frontière de l'esprit

 

Nous ne sommes pas de ce monde

Et réciproquement.

 

 

 

 

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17.12.2009 - Camp des étoiles

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A l'intérieur de l'espace

Mon frère d'outre temps

Nous gardons le feu

 

De la forêt d'occident

A la blancheur de l'oasis

Nous traversons la scène

De la grande parodie:

 

Nous faisons signe.

 

 

 

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14.12.2009 - Occidental musulman

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La joie sur la bouche

Laisser mourir la bête

 

Déserter les souches

Et reprendre le chemin des étrangers

 

D'une inspiration

Traverser le miroir

 

Et rentrer dans le Livre.

 

 

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10.12.2009 - Dans ton ventre un soleil...

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A la croisée de notre chemin

Quand la peine ruisselle

Je m'enfonce dans ta broussaille

 

Et passant j'ouvre l'horizon brûlé.

 

 

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8.12.2009 - Je rentre

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Cavalier vert des nuits bleues

Mon ange des beaux travers

Je cavale mieux

Dans l'étendue de ton ventre.

 

 

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7.12.2009 - Grâce nocturne

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A l'instant même de l'effort constant

L'équation se résout en poème:

 

C'est un mystère.

 

 

 

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5.12.2009 - Identité

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Des jours d'exil à marner

Au pays des morts

J'ai ancré ma croix au coeur

 

A la lumière des nuits

Tout auréolé d'or

Je cavale dans les saveurs

 

Je meurs et marche dans les pas du verdoyant.

 

 

 

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3.12.2009 - Capt'aim

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Dans les cités en flamme

Par le chemin vert du dedans je vais

De source vive en pas lents

Jusqu'à l'île promise.

 

 

 

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3.12.2009 - Pain quotidien

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Déjà ailleurs

Dans les bras sans fin de l'amour

Par les jours de tête haute

Je meurs.

 

 

 

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1.12.2009 - Le poète debout

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Voir tomber les mondes

Et rire aux éclats de beauté

Populaire manger sa soupe

Avec les coeurs serrés

 

Il est bon d'avoir faim

 

Laisser beugler la bête

Et tracer droit le chemin

 

C'est une rectitude teintée de divine folie.

 

 

 

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29.11.2009 - Chevalerie spirituelle

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Hè poète atomique des champs virtuels
Où sont tes armes hè

Ici même nous combattons pour dieu
Ou pour quoi?

J'aime nous aimons nous nous battons
Pour elle

La plus que blanche vierge noire.




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28.11.2009 - Echappée belle

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Sans faire un plat
Traverser le drame

crucifier son coeur
Et voiler son âme:

Filer à l'orient extrême.






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27.11.2009 - Passager clandestin

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Longtemps retenue
Liquide la joie déroule
Son tapis volant

Je reviens nu
Par les courants d'eau.




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25.11.2009 - rêve gitan

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J'ai tant cavalé ma belle

Dans les plaines du paradis

Je me suis libre perdu

Je n'ai plus qu'un arc en ciel

A déployer.

 

 

 

 

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24.11.2009 - Poussière d'étoile

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Regarder le monde droit
Comme il ne vas pas
Et sans montrer du doigt
Vivre dans le décalage

C'est une autre manière de s'escamper.



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23.11.2009 - Poésie haute

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Sans autre nom qu'intime

Ordre nous est donné

 

Tanguer droit dans la vacuité

 

D'un revers envisager l'ange

Plonger avec ardeur dans le soufre de l'amour

 

Pour renaître du naufrage

Je n'ai âge ni mesure

Que la chevelure du vent

Et le voile de la terre:

 

J'ai l'honneur de visionner le monde.

 

 

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19.11.2009 - Bigre

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Dans l'espace clos impassible sentinelle

Je m'entête à chevaucher le tigre.

 

 

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17.11.2009 - Joie joie joie

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C'est la vie lourde que je pose
Dans la balance du feu
Je n'ai ma douce qu'un chant profond
Pour le pays de l'intérieur

Nous cheminons parmi les fleurs d'un autre jardin.





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15.11.2009 - Rappel à l'ordre

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Tout feu éteint dans la nuit des temps
Déclarer l'amour aux agents de la mort
Et traverser le spectacle.

C'est le moins que je dois aux poètes disparus
De l'ancien testament
Jusqu'au porteur de croix des rues bigarrées

Je rêvais autrefois d'albatros armés

De la bergerie du maquis
A l'ultime cachette dans la cité
C'est le seul combat contre les ténèbres

Aux armes poètes aux armes.
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13.11.2009 - Poème du désert

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Sur la voie de Dieu
L'émigré
Tout à sa joie cachée
Prend feu

Je ne sais pas mieux.





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11.11.2009 - Point de suspension

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Dans notre château d'exil
La joie qui nous oppose
Plus haute que l'oiseau

Est essentielle.





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11.11.2009 - Pour en finir avec l'imparfait

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Pour en finir avec l'imparfait

J'ai longtemps habité le désert de la nuit
Dans les abris froids seul et droit
En combat avec l'ange étranger

Je rageais

A déchiffrer les mots du Livre

Au pays où courrent les chevaux
Dans l'incolore du feu l'arlésienne danse
Pour celui qui guérit

Ecrire c'est mort déjà marcher
Dans l'or clandestin du temps

Briller pour d'autres.




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11.11.2009 - Au pays de l'amour

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hé l'oiseau vole bleu
Au delà des brouillards du camp
Je lève un ciel

Et cours toujours cours toujours

Dans le feu blanc des gerçures
Les mots fraient un passage
A travers les vieilles peaux du décor

Grimés d'or subtil
Nous passons outre.




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11.11.2009 - Eh bien, la guerre! (tiqqun)

 

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"Il faut en tout commencer par les principes. L'action juste en découle.

Quand une civilisation est ruinée, il lui faut faire faillite.
On ne fait pas le ménage dans une maison qui s'écroule.

Les buts ne font pas défaut, le nihilisme n'est rien. Les
moyens sont hors de cause, l'impuissance n'a pas d'excuse. La valeur des
moyens se rapporte à leur fin.

Tout ce qui est, est bon. Le monde des qelipoth, le
Spectacle, est de part en part, mauvais. Le mal n'est pas une substance,
s'il était une substance, il serait bon. Le mystère de l'effectivité
du mal se résout en ceci que le mal n'est pas, mais qu'il est un
néant actif.

Le mal, c'est de ne le pas distinguer du bien. L'indistinction est
son royaume, l'indifférence sa puissance.

Les hommes n'aiment pas le mal, ils aiment le bien qui est en lui.

Dans le Tiqqun, l'être retourne à l'être,
le néant au néant. L'accomplissement de la Justice est son
abolition.

L'histoire n'est pas finie, il faudrait, pour cela, qu'elle ait
notre accord.

Un seul homme libre suffit à prouver que la liberté
n'est pas morte.

La question n'est jamais de "vivre avec son temps", mais pour ou
contre lui. Ça ne dépend pas.

Tout ce qui se targue d'une avance temporelle avoue seulement par
là qu'il n'est pas supérieur au temps.

Le nouveau n'est que l'alibi du médiocre. Jusqu'à
présent, le progrès n'a désigné qu'un certain
accroissement dans l'insignifiant. L'essentiel est resté dans l'enfance.
Les hommes ont eu des mœurs mais ils ne les ont pas encore pensées.
C'est une négligence dont ils n'ont plus les moyens. Ici, l'histoire
commence.

Les catastrophes de l'histoire ne démontrent rien contre
le bien. Ce ne sont pas les mouvements révolutionnaires qui ont
suspendu "le cours normal des choses". Inversez. C'est ce cours ordinaire
qui est la suspension du bien. Dans leur enchaînement, les mouvements
révolutionnaires composent la tradition du bien, jusqu'ici: la tradition
des vaincus. Elle est nôtre.

Toute l'histoire passée se résume à cela, qu'une
grande ville fut assiégée par de petits rois. Inexpugnable
le reste demeure.

Absolument avant le temps, il y a le sens.

Il est une horloge qui ne sonne pas. A elle, la royauté.

Il faut agir comme si nous n'étions les enfants de personne.
Leur filiation véritable n'est pas donnée aux hommes. Elle
est la constellation de l'histoire dont ils parviennent à se ressaisir.
Il est bon d'avoir un panthéon. Tous les panthéons ne se
trouvent pas au bout d'une rue Soufflot.

Les lieux communs sont la plus belle chose du monde. Il est nécessaire
de se répéter. La vérité a toujours dit la
même chose, de mille manières. L'instant venu, les lieux communs
ont le pouvoir de faire osciller les mondes. D'ailleurs, l'univers est
né d'un lieu commun.




Ce monde n'est pas adéquatement décrit parce qu'il
n'est pas adéquatement contesté, et réciproquement.
Nous ne cherchons pas un savoir qui rende compte d'un état de fait,
mais un savoir qui les crée. La critique ne doit redouter ni la
pesanteur des fondements, ni la grâce des conséquences.

L'époque est furieusement métaphysique, qui travaille
sans répit à l'oublier.

La Métaphysique Critique, en la repoussant, on l'embrasse.

Certains ont trouvé que la vérité n'existe
pas. Ils en sont punis. Ils ne se dérobent pas à la vérité,
tandis que la vérité se dérobe à eux. Ils ne
l'enterrent pas, tandis qu'elle les enterrera.

Nous n'avons que faire des gémissements, nous ne ferons à
personne la charité d'une révolte sur mesure. Il vous faudra
tout reprendre par vous-mêmes. Ce monde a besoin de vérité,
non de consolations.

Il faut critiquer la domination, parce que la servitude domine.
Qu'il y ait des esclaves "heureux", ne justifie pas l'esclavage.

Ils sont nés. Ils veulent vivre. Et ils poursuivent des destins
de mort. Même, ils veulent se reposer et ils laissent des fils, pour
que naissent d'autres morts, et d'autres destins de mort.

Voici venu le temps des larves, elles écrivent même
de petits livres dont on cause dans leurs élevages.

Depuis qu'il y a des hommes, et qui lisent Marx, on sait ce qu'est
la marchandise, mais on en a toujours pas fini pratiquement avec
elle. Certains. qui ont fait autrefois profession de la critiquer, avancent
même qu'elle serait une seconde nature, plus belle et plus légitime
que la première, et que nous devrions nous plier à son autorité.
Ses métastases ont atteint les extrémités du monde;
il serait bon de se rappeler qu'un organisme entièrement cancérisé
s'effondre en peu de temps.

Les alternatives et les litiges anciens sont exsangues. Nous en
imposons de nouveaux.

Rejetez également les deux côtés. N'aimez que
le reste. Seul le reste sera sauve.

Les hommes sont responsables du monde qu'ils n'ont pas créé.
Ce n'est pas une notion mystique, c'est une donnée. S'en étonnera
qui s'en est arrangé.

D'où, la guerre.




L'ennemi n'a pas l'intelligence des mots, l'ennemi les piétine.
Les mots veulent être redressés.

Le bonheur n'a jamais été synonyme de paix. Il faut
se faire du bonheur une idée offensive.

La sensibilité n'a que trop longtemps été une
disposition passive à la souffrance, elle doit devenir le moyen
même du combat. Art de retourner la souffrance en force.

La liberté ne s'accommode pas de la patience. elle est la
pratique en acte de l'histoire. Inversement, les "libérations"
ne sont que l'opium des mauvais esclaves. La critique naît de la
liberté, et l'accouche.

Les hommes sont plus sûrs de se libérer en se déprenant
que d'accéder au bonheur en recevant.

Poursuivez la liberté, vous aurez le reste avec. Qui veut
se garder, se perdra.

De même que tout ce dont l'existence doit être préalablement
prouvée, la vie selon ce temps est de bien peu de valeur.

Un ordre ancien subsiste en apparence. En vérité,
il n'est plus là que pour être décrit dans toutes ses
perversions.

On dit qu'il n'y a point de péril, parce qu'il n'y a pas
d'émeute; on dit, comme il n'y a pas de désordre matériel
à la surface de la société, que la révolution
est loin de nous. C'est que les forces d'anéantissement sont engagées
dans une voie tout autre que celle où l'on s'attendait d'abord à
les trouver.

Sachez, jeunes imbéciles, petits mufles réalistes,
qu'il y a plus de choses au ciel et sur la terre que n'en rêvent
vos solipsismes inconséquents.

Cette société fonctionne comme un appel incessant
à la restriction mentale. Ses meilleurs éléments lui
sont étrangers. Ils se rebellent contre elle. Ce monde tourne autour
de ses marges. Sa décomposition l'excède. Tout ce qui vit
encore vit contre cette société.

Quittez le navire, non parce qu'il coule, mais pour le faire couler.

Ceux qui ne comprennent pas aujourd'hui ont déjà déployé
toute leur force hier, pour ne pas comprendre. En son for intérieur,
l'homme est au fait de l'état du monde.

Toute chose se radicalise. La bêtise, comme l'intelligence.

Le Tiqqun dégage les lignes de rupture dans l'univers
de l'indifférencié. L'élément du temps se résorbe
dans l'élément du sens. Les formes s'animent. Les figures
s'incarnent. Le monde est.

Chaque nouveau mode de l'être ruine le mode de l'être
précédent et ce n'est qu'alors, sur les ruines de l'ancien,
que le nouveau commence. Et ceci est appelé les "douleurs de l'enfantement"
pour signifier une période de grands tumultes. Il apparaît
que sera ruiné l'ancien mode de l'être dans le monde, ce qui
changera différentes choses.




Un jour une société a tenté, par des moyens
innombrables et sans cesse répétés, d'anéantir
les plus vivants d'entre ses enfants. Ces enfants ont survécu. Ils
veulent la mort de cette société. Ils sont sans haine.


C'est une guerre qui n'est précédée d'aucune
déclaration au reste, nous ne la déclarons pas, nous la révélons
seulement.

Deux camps. Leur différend porte sur la nature de la guerre.
Le parti de la confusion voudrait qu'il n'y ait
qu'un camp. Il mène une paix militaire. Le Parti Imaginaire sait
que le conflit est père de toutes choses. Il vit dispersé
et en exil. Hors de la guerre, il n'est rien. Sa guerre est un exode où
les forces se composent et les armes se trouvent.

Laissez au siècle les combats de spectres. On ne bataille
pas contre les ectoplasmes. On les écarte pour dégager la
cible.

Dans un monde de mensonge, le mensonge ne peut être vaincu
par son contraire, mais uniquement par un monde de vérité.

La complaisance engendre haine et ressentiment, la vérité
rassemble les frères.

"Nous", c'est nous et nos frères.

L'intelligence doit devenir une affaire collective.

And the rest is silence."

Tiqqun




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7.11.2009 - Chant d'automne

*



A l'ombre du spectacle, la vie,ses frasques
Une rumeur rauque
La plainte portée à dos d'homme
Un rire éclatant recueilli vite
Dans l'humus de l'automne
C'est là que couve la prochaine noblesse
Dans les entrailles vives du peuple secret

L'ange du désir vain
Les ailes brûlées s'en vient
Lécher les plaies du faux amour
Dans l'ombre de vos coeurs
Avant l'épreuve cruciale du feu...

La vie est morte, hého!
Son long corps païen s'affaisse
Dans le temple sylvestre
Tu pleures encore ta vieille peau

Au vertige de l'automne tangue
L'ancienne tristesse mouillée
Pour une rosée de joie neuve
Tu reprends corps et langue

Met des fleurs sur ta vie pâle
Met du coeur dans ton âme

Ta dépouille, ses sueurs lourdes
Jetée en pature au festin de la bête
Un râle sans écho dans le ciel sourd
Hé, Marie Madeleine, le silence te pèse


J'ai brûlé mon argot
A vos dernières rengaines
J'ai noyé mes mots
Au plus secret de la peine

Et plus rien ne me peine
Que cette peine d'être
Dans la blessure du monde
Ton regret et sa joie

Souviens-toi de l'éclat blanc
La nuée des anges d'autrefois
C'est à reflet que tu témoignes
Bien pâle et pourtant
Sans regret ou alors profond
De longues ailes cendrées
Pose sur ton cri un trait:

Il faut rendre l'âme

Au coeur du coeur
Dans le feu principiel
Dans les voiles du vent annonciateur
Tout seras balayé

Vas dire aux mauvais de la ville basse
Afin qu'ils se réjouissent:
"Je suis mort ce matin"

Annonce la bonne nouvelle:
Il est mort dans son baratin
Et n'avait pas d'ailes


...Pour les ribambelles qui là haut chancellent
Tout les bouts de bonne ficelle
Les ritournelles...



L'éclair noir n'eut aucun éclat
Sans fracas meurs en douce
A ce monde qui te rejetât

Tu es venu calme impossibilité
Dans les bras morts du miroir
Tu n'auras embrassé que ta frousse

La chair est troublante, hélas?
Je ne lirai pas tout vos livres
Toute étreinte est fractale
Qui te renvoie à tes réflexions

De la fleur vois le déclin
Dans l'indifférence végétale
Pose ton grain
Dans l'humide du ventre


Faut-il mon Dieu encore descendre
Dans l'opacité des corps
Et pour quel illusoire grisou?

Mon lait s'écoule sous les sarcasmes
Seigneur j'ai mal à la carcasse
Et ma flamme vacille


Dans la litanie des siècles
Un moulin triste broie
Tes maux de tête

Un poète en faillite hé!

La vaine mort dans tes veines
Un silence de mort plane
Sur ton bel orgueil mort
Te voilà plus que mort, certain
Dans la vérité calme des morts
Le beau mort de l'amour mort
Le soleil mort de l'éternelle nuit

Demeure précis tueur de regrets
Dans la vacuité des autres, insensible
Aux douleurs d'os, soit
L'apôtre des dernières noces


Là où la tête bute
Dans les basses voltiges
Des volutes du mensonge
Fais le mort

O brouilleur de pistes
La carte te déchire
Et ta chair brûle

Mais tu veilles encore.





*
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5.11.2009 - Chemin d'amour

*



Ma toute tendre viens
Au confluent des deux mers
Le verdoyant soutient
Les amants solitaires


Et sereins passons
Les bornes de l'apocalypse.




*
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5.11.2009 - Brume d'encens

*


A qui ne sent frémir
Dans la fissure du temps
La musique des sphères
Que dire et pourtant

Si le gitan déchire
La page de l'instant
Sauras-tu encore lire
Dans les lignes du vent:

Un chant meurt et crépite.



*
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13.10.2009 - ...Grenade

*


Aller par coeur je sais
Au mont sacré
Caresser ta fleur
Sans la blesser

Infuse mon ardeur est sucrée.



*
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13.10.2009 - Notre royaume

*



Quand l'esprit seul parle
A l'autre bout de la nuit
J'entend perler tes larmes


Un vent de feu brûle la clôture
Et m'arrime à l'ange

Qu'il est dur alors et tendre
De s'attarder outre mesure

A partager le pain dur
Sens-tu frémir l'or ?



*
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13.10.2009 - Roue d'amour

*


Quand finira le bel incendie
J'aurai rougi mon or
Et pour le tout perdu la partie

Quand ton coeur m'aura envahi
Je mourrai alors
Sans jamais être d'ici

Je suis.



*
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13.10.2009 - l'Evangile du gitan (Extrait)

*


"...Le poète est consumé par l'âme et le coeur
Son écriture est enchaînée à sa vie
Aucun échappatoire : il appartient à dieu, il est son martyr

Cet homme est un peuplier qui suit le rythme du vent
Il porte des chaussures gitanes à talon haut
On voit son esprit trébucher le long de la chaussée

J'ai connu quelques grands poètes
Ce sont des vagabonds des mots
Des princes des rues sales

Ce sont des gens qui font peur
Leurs yeux vous déshabillent l'âme:
Ils ont une capacité animale à vous deviner qui ferait peur à un cougard

Mais c'est leur grâce qui me séduit
Car ils sont seuls à tenir la pluie par la main."

Jean-Marie Kerwich



*
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13.10.2009 - Enjambée

*



Tout nous empêche et pourtant rien
Nous parmi les vauriens de la dèche
Faut-il bras tombés prendre le tien
Et ne pleurer plus qu'à larmes sèches

Là où le poème s'arrête
Vraie la vie s'arrime
Il faut poser sa tête
Et semer la rime


"J'ai vu un jardin qui n'était qu'un ciel
Au bord de l'ondoiement des cimes
Avec en bas l'apaisement des pentes"
Sharokh Meskoob


Dans un monde sans autrui nous laissons alentour
Les clefs de l'invisible
Quand babel à grand bruit s'écroule à son tour
Le bon vent est indicible

Si rêvant morts les hommes chutent
Ils s'éveillent pour de beau
Dans le verger sans corps où chahute
La fine fleur du très haut

Ici bas introuvable shut
Sous couvert de chaos
Nous hissons de haute lutte
L'or au noir des mots.



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13.10.2009 - Cause perdue

*



« Entre la lumière d'Homère
Et l'ombre de Dante
Semblaient vivre et rêver
En discordante concorde
Ces jeunes héros de la pensée
Balancés entre la certitude
Et le mystère, entre l'acte présent
et l'acte futur... »
D'annunzio

Entre la noblesse du refus
Et l'effusion de vie
Suspend ta joie
Dans la faille du malentendu.

Vois!



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13.10.2009 - Souviens-toi

*


Mes scories offertes au noir de l'oeuvre

Je brûle ici
Sur le bûcher de l'instant
Je ne suis qu'un feu coulant
Les jours tranquilles de mes laves

C'est parcequ'au delà
Nous sommes jusqu'au cou les ailes prises
Dans la glue des pistes d'envol

Je suis l'étranger luminaire
A l'unie versatilité contraire

Au reste du tout
N'est que fumisterie
Le silence seul parle
Et mon petit doigt

Nous vivons donc sur des paris

"Si votre regard ne voit pas
Le mensonge dans le regard des autres
C'est qu'il est habité par le mensonge"
Rilke

Nous nous envolons
Parole prise
Pour tomber en enfance
(Ne pas se tromper de plan)

Nous faisons l'amour
Pour l'être
La douleur m'a déposé
Un sourire de rechange

Je lave la beauté et la démaquille:
Elle coule de source.



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13.10.2009 - Un bel automne

*



N'être plus ou un air d'autre joie
La tangente discrète que tu frôles
A l'instantané du trou blanc je pose
Le sourire de l'ange

C'est ici-bas ma douce impossibilité
Le non lieu nos étranges ébats
Comme à regret encore nous allons
Parmi les faux et les bons

Je sais et peut-être pas
Pourquoi nous promenons-nous là dans le crépuscule

C'est un secret.




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13.10.2009 - Cache-cache

*



Que je sache

Dans la métaphysique de saison
A la mort des feuilles
Au plus sourd de ton oraison
Dans mon foyer d'acceuil

Au plus sensible des cités
Dans la numérisation du flash
Au vertige des publicités

La poésie se cache

Comme un relent d'éternité
Dans ma crinière d'apache

Comme la fleur énamourée
Dans la moiteur de ta cache

Et par les vents de rescousse
La vérité s'arrache
Là où les ailes nous poussent

La poésie me cache.




*
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13.10.2009 - Faux air de rien

*





J'ai vie le feu d'où la joie
Le peu que j'en soit
C'est le noeud où se noie
Ma voix pavée d'orgueil

Dans l'affre des hordes
Le vent gémit au coin
Il se peut qu'il morde
A la couenne du destin

...


Vint la vire toute voletante
Dans le tracas-da du jour
Je tiens la mort à bras cadabra
Pour dite et en parfait accord

Il comme tout se peut
Jusqu'à l'éclat d'inspir
Que ma graine explose
Où je se retire

Dans la moiteur exquise
De ta raison close
Je brumatise
Nos métamorphoses

...

Vivre au raz de la rue
Parmi l'envisageable
C'est percer la foule
Au jamais du regard

...







*
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13.10.2009 - Solitude exhaussée

*



Sous la menace
Des damnés

Faire volte-face
Sans faner

Laisser la place
A son fossé

Taire sa trace
Et s'effacer.



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13.10.2009 - Murmure

*



Dans la nuit urbaine
Longtemps demeure
L'écho de leur peine

Pareille à la mienne
Jamais ne meure
La joie ancienne:

Sans voix je ranime
La saveur des paraboles
Un vent d'outre rime
Nous souffle la parole.




*
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13.10.2009 - Aller-retour

*


Du captif volontaire
A l'évadé souverain
Seul l'illusion d'une porte
Vous enferme

Dans les fumées de l'exil
A ranimer d'étranges mémoires
Je suis l'étranger sublime
Le galactique errant

...

Je me souviens
Du miel aurifère
Ma chair de lumière
Dans la toile de l'éternité
Nous dansions

Qu'il descende
Le lait de feu du ciel
Que mes entrailles étonnées
Réverbèrent
La voie lactée

...

D'exceptions en exceptions
La règle nous confirme
Taciturnes bienheureux
En communion avec les aigles

...

Dans les catacombes sociales
Ses froideurs suantes
Je reviens
Glisser ma voix de grain
Dans le sable des marchands

De la capitale de haute peine
je descends vers
La mer avec le soleil en allée

Dans la mêlée
Du bain commun
Je reviens sacrer
Le pain quotidien.



*
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13.10.2009 - Mauvaise fortune et bon coeur

*



Mes larmes sèches chauffées à blanc
Je brûle de te faire fondre

L'eau de rose, ses épines
L'au-delà du silence, ses appels
Jusqu'au parler clair de l'aube
C'est la nuit qui ruisselle
Sur nos coeurs pauvres

Je reviens toujours au lieu de l'étincelle.



*
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13.10.2009 - Clandestinité de destin et parole tenue

*



Par coeur à prendre
Au sérieux de la serre
Prend ton effet par les griffes
Et saigne

S'il faut laver ton âme
Dans le sillon pourpre
Des cités mal famées
Traîne

Et plonge
Ta lame au coeur
Du crime qu'éclate
Le scandale cosmique

Pour en finir avec les dernières volontés...

...

Toute honte bue, la bouche bouclée
Fait monter la nausée
Jusqu'au cri !

O fouette cocher !
Que caracolle la caravane
Par les sentiers de justesse

...

Va puiser tes pépites
Au coeur épuisé
De ta plus belle absence
Brille.

...

Je vous télèpathe mes amitiés.

...

Puique là-bas est ici
Ne pas s'égarer
Dans l'artifice des paradis

je cours les circuits

...

Dans l'ivresse de l'enfance
Par delà les cimes
Plonge ta fusion
Dans l'originel

Trace ton sentier d'éclairs et d'échos
Ho.




*
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13.10.2009 - Pour nos nuits gitanes

*




De pierre noire en pierre blanche
Sept fois tournée notre langue
A des retards d'éternité

“Ne saute pas hors de ton ombre”

Mais rose en votre coeur su
Plus vierge que nue elle
L'étoile venue du Yémen

“N'entre pas dans mon âme avec tes chaussures”

Et toute plume émoussée
Nous réendossons le manteau vert
Des couleurs de source

“Notre parcours sera long
Difficile solitaire invisible
Bavard ou silencieux
Mais nous serons libre”.

...

Quand les gazelles frémissent
Après l'ultime olé nous filons
Doux ma belle sous
Les lilas frais de l'oasis

L'ivresse du Livre nous tend
Jusqu'au délice quand
Les mots frôlés sur tes lèvres
Rosissent

Nous nous embrasons

Sur tes nuages de tapis
Je suis fakir et sultan.

...

Par les chemins d'outre danse nous filons
Nous de l'autre silence
De bien étranges oraisons

O fleurs envoyées patience perdue
Le soleil des soleils s'est glissé
Sous les beaux draps de la nuit nue
Nous prenons les vents chauds

Outre passant nous passons
De voie ferrée en songe d'Abyssinie
Mon amie des souples passerelles
Nous ne sommes pas d'ici

Ces quelques mots brûlés n'y suffiront plus.

 

 

*

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13.10.2009 - ...

*


Arbre vacant planté
Au coeur du drame
Je dessine des révolutions
Aux astres errants

Parmi les ruines et le rien
Au vau l'eau du moulin
Ta main perdue dans la mienne
Jetée au feu de nos yeux

Où que j'aille
Un désert de paille à brûler
Le féminin d'une larme où briller

Quelques mots de passe pour tout embrouiller

...

Ta peur se fracasse
Au silence
Je dessine un mur
Pour que tu t'élances

...

Dans ces odeurs de soufre
Je cuis mes lourdeurs
Et tout évaporé m'en viens
Couler tes couleurs

...

Tandis que l'autre s'égare
Dans le labyrinthe
S'éreinte à crier gare
A ses frères

Puis s'en vas
Portant leurs plaintes
A la bougie jamais éteinte
De Marie de Magdala.

...




*
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13.10.2009 - ...

*




L'éclaireur fou
Le sage dansant
Le voltigeur en arrêt
Le renard annonciateur

Souviens-toi bien:
Celui que tu fus avant d'être
Soit le !

Epouse ton éternité
Pénètre-la !
Et lance au ciel ta joie lactée

...

S'il faut sous le soleil vif
Brûler sa chair
Et son ardeur alors
Nous grillerons ici

Si les cigales crépitent
Ma voix constellée
J'attend sous les cendres
A mots ailés

C'est fini nini

Au coeur de Cordoue
Quand bien mort même
Le gitan joue
Un flamenco de parousie

...

Dieu dans l'abri tous o aime
Mais prie
Ta mort sans fin même si
Le ciel se voûte

Crie et écoute
Le silence dans la plainte de l'envers.

...

Comme est loin tout
Empétré aujourd'hui
A l'ombre je souris
Comme est loin tout

Et douce l'eau se la coule

Le coeur joli battre
La mesure de vos vies
Dans l'oubliette des cieux
Se poser en issue

Et friler encore
Dans son manteau d'exil
Si loin qu'évanoui
Pas plus d'ailleurs qu'ici

Partout et nulle part
Pas vu pas pris

Le regard ébahi
S'exclame l'éternité
Comme un point

Comme tout est loin.

...









*
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1.4.2009 - Fraternité

.

 

 

 

 

Sur le tapis ou sur la table
La vieille histoire remise
Et le rêve à sa place
Poser son poing au coeur de l'insupportable

C'est noircir la chemise
Et sabler sa voix
Se taire et vous parler du pays
La terre autrefois promise

Nous ne la quittons guère

Mon frère ma soeur

Mon frère ma soeur...

 

 

 

*

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22.3.2009 - Transmutation

*

 

 

Dans le vertige du temps l'ange cache
Tes quatres vérités
Et obscur sur le sentier de la nuit marche
A tes cotés

Si deux mots allument un feu
Que peut la mort

Nous cuisons le souvenir du monde.

 

 

 

*

 

 

.

 

 

 

 

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19.3.2009 - Sur la grève et autres étendues

 

*

 

 

 

Une pluie de cloches pour laver
Vos limbes
Une lampe de poche pour passer
Outre

Un sourire de renard au coin
Du bois
Une larme de rechange au fond
Du sac

C'est pour mieux passer à l'attaque

Une dent de feu contre
La bêtise
Et le courage au ventre

C'est pour mieux cavaler dans l'impunité

Et plouf à banlieue centre ne pas citer
Sa source

C'est pour mieux saboter les négociations.

 

 

 

*

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18.3.2009 - Ceux qui te saluent vont mourir

*

 

Dans le tournis des forums
Tirer sa dernière comète
Et faire volte face

Partir comme un seul homme
Fumer sa cigarette
Dans la galaxie d'en face

Le bel évasif qui
S'entête à tuer le temps
Est bien plus vif que vos leurres

Après demain nous roulons
Dans la constellation louche
Des semeurs de vent

"L'or des gitans ne brille ni ne teinte
Il luit dans le soleil
Et hennit dans l'obscurité".

 

 

*

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8.3.2009 - Contre toute attente

*

 

En dépit des semblants
Du faux monde
Reprendre ses esprits et
Trancher la pénombre

Si parmi vous
La douleur d'être là
Nous pousse à la rime

Est il fou
Le guetteur d'audelà
Dansant sur la cime

Bouche close parmi
Les maudits
Quelque chose me dit
Le fin mot

Je n'ai ma belle amie
Qu'un brin
De genêt et la nuit
Pour faire le beau

Dans les confins hostiles de la butte
Je suis communard tout auréolé
De ton regard de pucelle.

 

*

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8.3.2009 - Kali Sultana

*

 

 

La pénombre choisie nous oblige
C'est ainsi aux ronces de l'exil
L'étrange prestige du gitan
S'écrit dans notre regard

Quoiqu'ils fassent
Qu'ils nous cassent les pieds
Nous venons du jardin
Et marchons dans l'espace

C'est un combat de petit matin
Dans un ciel à bras ouvert

C'est un chant d'oiseau enfantin
Qui ravive la plaie

C'est toujours plus loin
Jusqu'à l'embrasement des jours et des jours.

 

 

*

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8.3.2009 - Parti pour Croatan

*

 

 

A
Notre dame des ennuis nous allions
Dans leur triste nuit à taton

A
Ce monde moribond qui nous condamne
Le haut silence du vagabond
Et ses castagnettes de feu

A
L'opacité claire des écrans
Où personne ne lit
Ecrire tout bas la persistance de l'incendie

A
La fortune du sans abri
La politesse nous brûle le coeur
Et le pain tombe des nues

A
L'oubliette de l'europe
La joie interlope qui nous entête est lourde
De déflagrations inconnues


"Oh la peine des gitans
Peine intacte et toujours seule
Peine des courants obscurs
Et du matin qui s'éloigne"
Lorca


A
L'interdit du séjour
Tout écrit déjà le monde cavale
Dans les dédales du discours
Mange ta peur et détale

A
L'occident du rêve
Par le souffle des cieux à peine
Vos terres se souviennent
Et laissent un doigt de sable sur mes lèvres

A
La valse des siècles ils n'auront pu
Palir notre âme
C'est pétri de nuit que notre corps rompu
S'enflamme

A
L'heure louche des voleurs
L'air de rien nous fîmes
Les poches trouées au malheur

A
L'évasive
La rose épinière des terrains vagues
Le vent d'amour qui nous épelle


"En son for intérieur
L'homme troué échappe à la fois
A la langue et au silence"
Michel Camus


A la troisième parole de maître Eckart
A la fabuleuse implosion
A la dissidence de la broussaille
A l'intemporel où dort le loup des steppes
Au malaise et à ses époques

Je laisse un phare
Et ma défroque

A l'ange qui pour autant jamais ne nous délaisse...

 

 

*

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6.1.2009 - Pensées pour Gaza

 

 

 

 

Nous lançons belles les paraboles
Dans le ciel du jardin
Si derrière son keffieh Rimbaud rigole
C'est une rose noire à la main

Bienheureux dormant du val fourré
Tes doigts d'argent viendront ils dévoiler
La longue nuit noire et blanche
Où bancalise le pauvre Nerval

Que les fils incendiaires de Socrate
Par auto combustion se connaissent
Et déjà volent pierres et savates
Dans le carton pâte des illusions

Un cavalier afghan cavale
Dans ta mémoire éventée
A son passage creuse
Le silence de ta pensée

A la croisée des fausses routes gitan
Ta roue peut gémir
Tant Van Gogh a mâché  la croûte
Des soleils durs à cuire.

 

 

 

 

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28.9.2008 - Homme de passage

 

 

 

Plus démuni qu'un roi face à l'aurore

Passer la nuit à feutrer son pas

 

La mort nous a blanchi.

 

 

 

 

 

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6.9.2008 - Foudres et beauté

 

 

 

Par la porte étroite passer

De l'embuscade au maquis des lauriers

 

Notre jeunesse s'est auréolée

D'un arc d'éternelles.

 

 

 

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27.7.2008 - A découvert

 

 

 

Dans les quadrilles de l'enfer

Les quelques hurluberlus de la place

L'ayant laissé contrefaire

L'intrus a bariolé sa trace

 

Dans le fourbis des forums

Il tire sa dernière comète

Et fait volte face

 

Il préfère en homme

Fumer seul sa cigarette

Dans la galaxie d'en face.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10.7.2008 - Racaille

 

 

 

O Jeunes gens qui partez

Pour la nuit du temps

Je laisse la clef de l'instant

 

Nous n'avons en ce lieu

Pour briller que l'aplomb

Des gens de banlieue.

 

 

 

 

 

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28.6.2008 - Profond et léger

 

 

 

 

Au lieu dit du non où l'ami

Et jusqu'au confluent des deux mers

Prend le chemin des étoiles proches

 

Pour te l'écrire en langue d'ici

Avant que le je ne décroche

Fausse toi compagnie et cavale

 

Dans l'immensité du haut pays.

 

 

 

 

 

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27.6.2008 - Rossignol

 

 

 

De pierre noire en pierre blanche

Sept fois tournée notre langue

A des retards d'éternité

 

"Ne saute pas hors de ton ombre"

 

Mais rose en votre coeur su

Plus vierge que nue elle

L'étoile venue du yémen

 

"N'entre pas dans mon âme avec tes chaussures"

 

Et toute plume émoussée

Nous réendossons le manteau vert

Des couleurs de source

 

"Notre parcours sera long

Difficile solitaire invisible

Bavard ou silencieux

Mais nous serons libre".

 

 

 

 

 

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27.6.2008 - Combustion illuminative

 

 

 

 

Par les chemins d'outre danse nous filons

Nous de l'autre silence

De bien étranges oraisons

 

O fleurs envoyées patience perdue

Le soleil des soleils s'est glissé

Sous les beaux draps de la nuit nue

Nous prenons les vents chauds

 

Outre passant nous passons

De voie férrée en songe d'abyssinie

Mon amie des souples passerelles

Nous ne sommes pas d'ici

 

Ces quelques mots brûlés n'y suffiront plus.

 

 

 

 

 

 

 

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16.4.2008 - Arcane du gitan

 

 

 

 

 

A la fortune du sans abri

Le pain nous tombe des nues

 

O sainte kali des sans adresse

L'autre joie où disparus nous

Brûlions la politesse fallait-il ou non

Là seul mourir sans cesse.

 

 

 

 

 

 

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16.4.2008 - Avatars

 

 

 

 

Par amour encore s'enrôler

Dans la joyeuse troupe

Des cabossés

 

Et par éclipse cercler

La quadrature occidentale.

 

 

 

 

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16.4.2008 - Aube bergère

 

 

 

 

Tant de sable et nuits

Au vierge du coeur

L'étoile meurt et luit

De sa belle absence

 

Désolé le jour vous glisse

De savantes métamorphoses

Blanc de page l'orient esquisse

Un croissant de rose.

 

 

 

 

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16.4.2008 - Mer rouge

 

 

 

 

 

Porte à porte nous passons

Le voile des ombres

La joie sage qui nous porte

Est vierge d'illusion

 

Nous passons.

 

 

 

 

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16.4.2008 - Claire voyance

 

 

 

 

 

A l'oubliette de l'europe encore nous tirons

Des plans sur l'astre chevelu

La joie interlope qui nous arrête est lourde

De déflagrations inconnues

 

A l'étrange numéro de la nuit

Entre chandelle et ghetto

L'ange du l'insomnie interpelle le dernier mot

 

Au jardin des délices crucifiée

La rose se met en quatre

Parfumée son agonie signe le matin.

 

 

 

 

 

 

 

 

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16.4.2008 - Fil tendu

 

 

 

 

Mon doigt sur  votre  bouche

Le désert nous lèche

Si là quelques mots font souche

La nuit les sèche

 

Par les citadelles nomades

Là où seul l'honneur commande

L'évadé clos escalade

La face céleste des tourmentes

 

"Si fraccassé le monde s'écroulait

Ses débris s'abatteraient sur un homme sans peur"

                                                                          Horace

 

Pour peu que la grâce

Du monte en l'air vous effleure

Vous glisserez du verbe

A la caresse folle de l'être.

 

 

 

 

 

 

 

 

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4.4.2008 - Allusions étrangères

 

 

 

 

 

 

Au trou du monde évasif passer les murailles

Et pâle se faire porter aux nues

 

Le bout de la fatigue hisse vaille que vaille

La joie cachée de nos déconvenues

 

Hermétiques nous consumons.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30.3.2008 - Bravade...

 

 

 

 

 

A l'orée de l'heure encore et

Sous l'oeil maussade des méchants

La virginité neuve de nos pas

Epate l'instant.

 

 

 

 

 

 

 

*

 

 

 

 

 

 

 

 

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30.3.2008 - Tire d'aile

 

 

 

 

 

A l'extinction des temps la belle

Le feu qui nous danse est salé

 

Nous habitons l'étincelle

Des mots en allés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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29.3.2008 - Gelée royale

 

 

 

 

 

En l'an de ritournelle

Nous traversons l'esbrouffe

A mots feutrés

 

Et n'avons pour miel

Que la coulée douce

Des entêtés.

 

 

 

 

 

 

 

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29.3.2008 - Secret fugitif

 

 

 

 

A l'envolée belle des voiles

Vois les milles souvenirs s'enroulent

Et flamboient

 

L'autre joie chancelle

Dans le désert du jour

Nous brûlons pour elle

L'éternité du retour.

 

 

 

 

 

 

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29.3.2008 - Fils du vent

 

 

 

 

 

C'est au beau milieu

Des pas vus pas pris

Nous fêtons le joyeux

Patatras de nos vies

 

Et par les milles lieux

Où se perdirent nos pas

Nous n'avons pas fait mieux

Que d'être et pas.

 

 

 

 

 

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29.3.2008 - Illumination mutine

 

 

 

 

Lointaine dans notre paume

La danseuse s'enflamme

J'en ai pour preuve

La cendre de vos yeux

 

O fine cavale que voilà

C'est à voiler la toile et détaler

Dans un brouhaha d'étoile

 

Nous filons mieux par les arpèges.

 

 

 

 

 

 

 

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29.3.2008 - Muet

 

 

 

 

A l'injustifiable de l'heure

Nous savons sans faire mal

Taire le feu par coeur

 

A la nuit effacée lire

Nos traces mises en sable et

Par les discrets chemins d'accord

Se résoudre dans la foule

 

Sans attendre vigile

Il faut tendre tes leurres

Aux lances de glace

 

Insolents solaires nous germons

Sans prendre place.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1.11.2007 - Patience

 

 

 

 

A l'envers des ténèbres et jadis

Sous l'aile cendrée de l'ange

Nos yeux de feu reverdissent

Le sang versé par insouciance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17.10.2007 - Corde sensible

 

 

 

 

 

A l'orient des siècles pensives nos oeillades

Ont effeuillé le cri

 

"O la peine des gitans

Peine toujours seule et saine

O la peine aux voies secrètes

Et aux aurores anciennes"

                                       Lorca

 

Au dedans de nos yeux fermés

La joie mouille

Si le corps un peu plus cerné

S'agenouille

Nous saurons toujours berner

La patrouille

 

Par la sente forestière

L'homme arc en ciel s'absorbe

Dans sa crucifixion tendre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6.10.2007 - Terra lucida

*

.


Alors Hier et Demain s'effaceront

Le temps s'évanouira tel un voile se déchire

Il n'y aura plus d'écran devant ta face

L'Eternité sera ta mesure.

Dans tes yeux les reflets de l'Invisible et du Visible se mêleront

Comme l'arc-en-ciel unit le Firmament à la Terre.

                                                                   Marie-Madeleine Davy





*

 

 

 

 

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7.1.2007 - Poète inconnu

 

 

Quand tout est traversé alors

Nous revenons à l'endroit

Des larmes versées et n'avons

Pour avancer que notre coeur bercé

D'intelligence douce

 

C'est le bienheureux silence où repose

Notre corps blessé.

 

 

 

 

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7.1.2007 - Baladin

 

 

 

De l'eau à votre moulin

Il n'est que prières

Et noble baratin

 

Le feu de notre étain

Ne sait que l'air

Des quatres chemins.

 

 

 

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7.1.2007 - Vigie

 

 

 

 

 

 

Mais la mort ne peut

Décimer les enfants de la rime

Le peu que j'en illumine

Sera remis de ma peine

 

Nous accordons notre fusion au futur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6.1.2007 - Année d'escalade

 

 

 

 

 

 

Par les portes secrètes nous filons

Du maquis des marges aux avenues d'allusion

Nous ne fûmes qu'une épopée

Un chariot d'alluvions pour époque dissipée

 

A tous les évadés de l'assommoir

Mes voeux de simple joie d'être

Du poivre des jours au sel de la nuit

Nous préparons la même fête

 

Sommes-nous bêtes à pleurer ou

Les premiers à chanter doux

Nous tenons patiemment tête

Aux confusions temporelles

 

C'est un chant de droiture.

 

 

 

 

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5.1.2007 - Panache

 

 

 

 

 

 

Je n'ai d'amérique

Que le rouge de la peau

Je suis de la clique

Des fumeurs de mots

 

J'ai doré ma chique

Sous la voute étoilée

Et vous laisse le hic

De mon rire voilé.

 

 

 

 

 

 

 

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4.1.2007 - Rasta

 

 

 

Au silence des voix tues

Savons nous lire en douleur

La fleur innomée

 

C'est flagrance et couleur

Dans l'intimité des mondes.

 

 

 

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20.12.2006 - Angelure

 

 

 

Le froid est un désert blanchi

Où se perd la croix et la bannière

Je n'ai d'autres doigts que les mains d'hier

 

Et pour traverser l'enfer des villes

Un coeur allumé

 

Nous resterons longtemps immobiles

Autour du feu des sages.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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19.12.2006 - Rois mages

 

 

Les attristeurs de monde peuvent

Dérouler leurs images

 

Nous sommes à l'épreuve du feu.

 

 

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17.12.2006 - Flamenco arabe

 

 

A l'heure des bougies

Quand les mots veulent

Lire nos vies

Nous écrivons seuls

Nos harmonies

 

C'est la musique de l'esprit.

 

 

 

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15.12.2006 - Métaphysique

 

 

Mille et une nuits auront-t-elles

Suffit à dorer nos coeurs

L'esprit de la larme à l'oeil

Nous traversons le malheur

 

A l'ocre de la langue

Déjà chante la flûte

Nous savons prendre

L'angle de fuite

 

Car ce n'est pas moi qui souffre

Mais la misère du monde.

 

 

 

 

 

 

 

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14.12.2006 - Cavalcade

 

 

 

C'est à la coulée des jours la douce

Nous semons les étoiles

O par les chemins de rescousse

La roue s'emballe

 

L'amour nous va à ravir.

 

 

 

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13.12.2006 - Victoire

 

 

 

Et dans ces temps accélérés j'ai dansé tant

Je ne saurai encore vous lire cent sept ans

Et des poussières de caravane dans mes poumons

Chantent pour le désert

 

Hé hé o hé ého

Le fusil chargé d'étoiles

Je pétarade dans la nuit des hommes

 

Nous sommes les bons derniers.

 

 

 

 

 

 

 

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10.12.2006 - Union

 

 

A l'ordre intime du jour sommes

Nous les fabuleux

Dans la coulée bleue de la flamme

 

Notre sourire ne peut

Qu'unir nos âmes.

 

 

 

 

 

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9.12.2006 - Lumières

 

 

 

 

 

Toute heure grave

A l'orient du silence

Nos coeurs bravent

Le désert de l'absence

 

C'est guirlande d'étoiles

Sur l'olivier de noël.

 

 

 

 

 

 

 

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8.12.2006 - Joie couvée

 

 

Puis la nuit nous écrivons la lumière.

 

 

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5.12.2006 - Gnose

 

 

 

 

 

Longtemps après la peine des jours

S'enroule aux cosmogénies

Nous savons l'essence des mots

Et le chemin du retour.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4.12.2006 - Rose

 

 

 

 

Par les sables et coeur

J'ai rendu l'âme

A la soeur du désert.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3.12.2006 - Fidèle d'amour

 

 

 

 

 

L'homme automnal en

Sa mémoire de toute fin

Aura bon an mal an

Semé sa poudre de perlinpinpin

 

Pour la mort traversée

A son corps défendant

Pour la larme non versée

Qu'il essuyera cependant

 

O bergère o cavalier sans dire

Et jusqu'au vent fripon

Quand viendrez vous arrondir

Notre trait d'union.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2.12.2006 - Pour l'éternité

 

 

 

 

 

 

Notre vie écrite face

A la paleur de la trace

 

Nos éclats se lisent à voix basse

 

Je ne sais quand tout à l'heure

Ma belle enfant des neiges

Une lueur aura suffit

A marier le monde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1.12.2006 - Poètes?

 

 

 

 

 

 

...Sans compagnon, cette fiévreuse attente...Ah! que

         dire encore? Que faire?

   Je ne sais plus,- et pourquoi, dans ce temps

         d'ombre misérable, des poètes?

   Mais ils sont,nous dis-tu, pareils aux saints prêtres du

         dieu des vignes

   Voguant de terre en terre au long de la nuit sainte...

                                                        

                                                           Hölderlin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                       

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1.12.2006 - Prière gitane

 

 

 

 

 

 

 

Au feu couvert de la nuit

Qui pourra qui pourrai nuire

Au secret de nos accords

Mon amour il faut luire

Sans briller

 

Sainte Sara protégez

Nos lumineuses esquives.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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29.11.2006 - Joie pleine

 

 

 

 

 

 

 

A vivre rien ne sert et courir

Sans coup férir faire le mort

Se taire et danser le long poème

De nos âmes toujours étonnées

 

Est ce Allah qui nous mène

Ou le bout de votre nez.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir

27.11.2006 - Matrice

 

 

 

 

 

 

Calme ancré dans la roue zodiacale

Nous culminons en silence jusqu'à la

Bascule de solstice

 

Liquide la pensée est séminale.

 

 

 

 

 

 

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26.11.2006 - Caducée

 

 

 

 

 

Je ne sais écrire

Qu'amour et colère

A quoi me serviraient

Vos peintures de guerre

 

Au centre du désert

J'ai femme au coeur.

 

 

 

 

 

 

 

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26.11.2006 - Etoile flamboyante

 

 

 

 

 

 

Les filets de la toile encore traversés

Ce sont versets d'amour que je déroule au nez

Et à la barbe des foules nous versons

A l'innomné lumière et vibration.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25.11.2006 - Royauté

 

 

 

 

 

 

En ces temps d'intérim

Le voyageur ultime aura-t-il l'obligeance

De nous délivrer des rimes

 

Légère l'âme alors s'adonne

Au mystère de la beauté

L'amour du silence laisse éclore

La rose en majesté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25.11.2006 - Danse nuptiale

 

 

 

L'air léger des hauteurs

Nous fit les poches

le noble voyageur tait

Le chemin d'approche

 

L'amoureux se souvient

 

Le doigt sur la bouche

Nous filons la toile

Sur la pointe des babouches

 

Dieu nous retient

Au pays latin

Nous portons l'échelle du vent.

 

 

 

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23.11.2006 - Mektoub

 

 

En nage la beauté

Ouvre le coeur du ciel

 

A l'heure nul ne sait

Nos secrets s'accomplissent.

 

 

 

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21.11.2006 - Tapis volant

 

 

A tant passer

Les jours se fondent

Au blanchiement de l'espace:

 

Nos années sont lumière.

 

 

 

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18.11.2006 - Douceur

 

 

De notre cavale inédite

A la rose du chemin

L'envers de la nuit médite

L'arc du ciel prochain

 

Chantée autant que tue

Notre foi s'ancre

A la clarté neuve de l'étoile.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13.11.2006 - Amour

 

 

"De mon coeur jaillit une flamme

Source intarissable de feu

De mes paupières débordent les larmes

Comme une  averse"

                            Omar ibn Farid

 

Grave l' insousiance du vent

Nous traverse

Sur les hauteurs de l'instant

L'amour verse

Le vin du printemps

 

Or et lune s'enlacent.

 

 

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12.11.2006 - Confidences

 

 

Puisque la ville ment

Jusqu'à me perdre dans

Le nez en l'air de rien

 

Au tapage apaisé des enluminures nocturnes

Corriger ses fautes

 

Nos destinées poétiques

Entre les pentes et les hics

Le coeur à pierre fendre

Terrassé au monde

 

Sous la caresse du sable

Jusqu'à l'incandescence

L'étoile brûle de nous attendre

 

Dans le roulis je n'ai

De filet que Dieu

Et du mal à m'en remettre

 

Un parmi ce qui est

Nous dansons au rythme

Secret des planètes

 

J'écris pour les bateleurs à venir

Et l'honneur qui se doit

 

L'âme en peine aussi je m'ébats

La tête dans les limbes de l'ici bas

Jusqu'aux racines de l'au delà

Il n'y a rien qu'un gouffre d'amour

Entre toit et soie

Pour y jeter nos scories

Afin que demeure la joie

Le courage d'être

 

O vers les architectures intimes

S'accorder au souffle

Et demander asile

 

Ecrire de là où ça tremble

Crépite l'outre feu danse

Dans le tout cuit des évidences

 

C'est cache cache goupil

Chez les chiens croque misère

Hibou se taire

Avant le trop du mot hou hou

Elever la voix jusqu'à l'être

 

Rester l'inssaisissable cancre

Aux deux ailes et voyelles

Aime et tais

 

Nos âmes enfin fusent

 

Pas ici dans votre coeur

Nulle part et ailleurs partout

Là haut la tête en bas

Entre ciel et bras

 

Fier encore égaré

Dans l'infinini

Voleur de velours muet

Sur terre parmi

La vie lancée

A Dieu vas

L'éclair et le vent

 

Sans faillir éclaté rire

Quant à soi mourir.

 

 

 

 

 

 

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11.11.2006 - Présence

 

 

Par les temps courus

Nous prîmes à travers champ

L'ivresse des disparitions

Parmi les grains d'espace:

 

Nous nous sommes abandonné.

 

 

 

 

 

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9.11.2006 - Baignade

 

 

Poli notre coeur ne peut

Se résoudre aux arrêts

 

Bleu le sang s'est coulé

A l'orient.

 

 

 

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8.11.2006 - Elègance

 

 

Dans la nuit occidentale

Nous chantons

Infuse la science du vent

A la joie des voiles

 

C'est enfantine cavalcade

Et fulgurante noblesse.

 

 

 

 

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7.11.2006 - Le village vertical (René Char)

 

 

Tels des loups ennoblis

Par leur disparition,

Nous guettons l'an de crainte

Et de libération.

 

Les loups enneigés

Des lointaines battues,

A la date effacée.

 

Sous l'avenir qui gronde,

Furtifs,nous attendons,

Pour nous affilier,

L'amplitude d'amont.

 

Nous savons que les Choses arrivent

Soudainement,

Sombres ou trop ornées.

 

Le dard qui liait les deux draps

Vie contre vie,clameur et mont,

Fulgura.

                          René Char

 

 

 

 

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5.11.2006 - Cavalier seul

 

 

 

 

Pure la douleur verticalise

L'aplomb

Nous portons la chemise

Par compassion

 

 

Les bras croisés

Nous frayons le chemin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5.11.2006 - Vingtième figure: l'ermite (1992-2016)

 

 

Une chose ne tient droite debout

Qu'autant qu'on la peut maintenir

 

Or l'homme ce qu'il érige seul

Celà doit en son temps tomber

Du plus haut au plus bas

 

Ainsi l'homme sa sagesse

Il la déposera contre terre et l'y enterrera

Là d'où elle est venue

Et à une autre il cédera

 

Car la prudence humaine

En aucun cas ne peut durer

Elle est semblable à la fleur des champs

Toute charmante

Et qui te plait parfaitement

 

Mais la fleur ne reste point

Et beaucoup moins encore la prudence des hommes

 

Le temps dit-on porte les roses

Il les flétrit de même aussi

Semblablement en ira-t-il pour toi

Puisque tu n'es que par toi seul."

                                              Paracelse

 

 

 

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5.11.2006 - Scories soufrées

 

 

 

Si tout brasse s'enlace et s'efface

Nait souffre et meurt et rien hélas

Que ta joie triste d'être et pas

 

L'illusion sylvestre qui vous frôla

Du vertige des abysses

A la posture des cîmes holà

L'inévitable fracas des chairs

 

A tant me lécher dit l'ange

J'ai du me fondre dans la fange

A tant louvoyer sans doute

J'ai du m'éteindre par inadvertance

Dans le songe humide d'un gouffre

 

Viens viens  l'amour malheureux appelle

Viens  mais tu as volatilisé tes ailes

 

Vois les crocs de tout malentendu

L'envie qui salive désespérée

Ne te lachera plus hé

Les anges déchus se font manger

 

Par les trentes six chandelles

De tes nuits interlopes

Vois ta complainte qui chancelle

Pour la frigide europe

 

Dans tes arrières cieux encombrés

D'écrans de volts et de faces

L'esthétique chirurgicale de ta frappe

Peut s'enrober de tourments

L'enfant hébété de bagdad

T'attend déjà au tournant

 

"En vérité

Il nuage sur mon coeur

Et j'en demande pardon à Dieu soixante dix fois par jour."

 

 

 

 

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4.11.2006 - Chevauchée

 

 

A l'arrêt des écrans nous filons

Nos amours secrets

O mon amour nous brûlons

Le cristal des liquidités

 

Nous pôlarisons la toile

Et nerval court à nos cotés.

 

 

 

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3.11.2006 - Flamme

 

 

Lâ ilaha ilâ' Llâh

 

Le voile perlé de vos pudeurs

Sur la fièvre de ma langue

Vous soufflez à mon coeur

L' extrême prudence

 

Danse le jeu est joie fière.

 

 

 

 

 

 

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2.11.2006 - Orient du coeur

 

 

Vif  l'esprit encore dépouillé sait

En dansant lire la saveur de l'âme

 

Flambante neuve la larme rougeoie

 

Le plus noir des forêts voit

La transparence du sable

 

Sainte odile infuse la buée de nos yeux

 

Clairvoyante l'amie parsème

La vision d'encens.

 

 

 

 

 

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24.10.2006 - Hommage

 

 

La clandestinité

De notre foi est fête

Au pays décapité

Nous caracolons en tête

 

Sous les beaux yeux

De la princesse

Nous prenons les cieux

De justesse

 

L'éclat ravi

De vos prunelles

Suffit

A notre bon coeur.

 

 

 

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23.10.2006 - Yengi yol

 

 

Fugitive la grâce frôle

Les terrasses alanguies

Nous tenons notre rôle

Pour la joie des ralentis

 

Milles éclats et s'étiole

La matière de l'horizon

Pieds nus nous dansons

Parmi les vierges folles.

 

 

 

 

 

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23.10.2006 - Harmonie

 

 

 

Du coeur essoufflé de la ville

Au plus louche des quartiers

Le poème rime le monde.

 

 

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22.10.2006 - Danse orientale

 

 

Toute joie entérinée

Nous espaçons les feux

La traîne des années

Couvre nos extravagances

 

A l'outre bleu des courants

Nous fumons

Des extraits de silence

 

C'est extrême danse.

 

 

 

 

 

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20.10.2006 - Louange

 

 

Sans rire l'échappée belle flane

Sous les arcanes du poème

Lisse la flamme nous prend

Au delta des délices

 

Nous goûtons le destin.

 

 

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19.10.2006 - Cap

 

 

Dans la ferraille de l'âge

La vanité de nos efforts

Aura précipité l'or

 

La guerre fut cerclée

 

Sans être nous sommes

Hors de question.

 

 

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18.10.2006 - Combustion

 

 

 

A la fusion du double nous écrivons

La communion des exils

Nos courtes vues se troublent

A l'avance des temps.

 

 

 

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18.10.2006 - Jardin secret

 

 

Habité

L'exil confine au règne

L'ultime clandestinité voile

Nos chants libres

 

 

Sereine la rumeur cache

La joie de nos ébats

Nous traversons les impasses

La bague au cou.

 

 

 

 

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16.10.2006 - Vita nuova (Frithjof Schuon)

 

 

Le sens de l'amour n'est pas toujours possession ;

Ce que tu aimes, tu peux aussi le porter dans le coeur,

Une vie entière, comme Dante Béatrice ;

Les pulsations d'amour peuvent battre dans la solitude.

 

Certes, l'âme sur terre doit lutter avec elle-même -

Les choses terrestres doivent rapprocher du Ciel.

La profondeur du coeur est l'élixir-

 

"S'il y a un paradis sur terre, il est ici."

                                                     Frithjof Schuon

 

 

 

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16.10.2006 - Stella Maris

 

 

Au vent vif de l'automne

L'esprit des feuilles s'envole

 

Et mouillée la flamme rousse

Ouvre sa joie au ciel

 

Nos corps prennent langue

Et fébriles

Les étoiles flambent.

 

 

 

 

 

 

 

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15.10.2006 - Profession

 

 

Gagnée la guerre perdue

Nous enseigne la foi.

 

 

 

 

 

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14.10.2006 - Etranger

 

 

Pour que les mots otés

Reprennent bouche

Dans la complainte des cités

Nous faisons souche

Parmi les échoués 

 

Salam alaikoum

Mon frère de l'olivier

Nous portons le glaive

A la crème de l'occident

 

Nous orientons les messagers.

 

 

 

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13.10.2006 - Cheval ailé

 

 

Prise la distance allège nos pas là

Où danse la bergère et au delà

Dans le flafla de vos jours sombres

L'éternité veille

 

Il faut traverser les nombres sans éclat.

 

 

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12.10.2006 - Vocalise

 

 

Charnelle la fatigue sublime

Notre amour volatil

En flammèche orientale:

 

Illusionné le monde s'embrase.

 

 

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9.10.2006 - Vacation

 

 

Vain pourtant  l'éclair eut l'éclat 

De vous plaire mais

Mal portant le monde nous rejeta

A ses élucubrations

 

Calme étranger sommes

Dans les tranchées de l'amour

Nous battons le tambour

Dans les cours de la sorbonne

 

Et jusqu'au coeur glorieux des territoires oubliés.

 

 

 

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8.10.2006 - Vision

 

 

Dans le bûché des mots

Brûlée la langue chante

Le désert de la mélopée

 

Entends les sables danser.

 

 

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4.10.2006 - Olé

 

 

A l'ombre du spectacle léger

Le voile de notre amour

Nous fait traverser

 

Et frêle encore l'éternité frôle

Nos envolées

 

Belle nous l'échappons en beauté.

 

 

 

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30.9.2006 - Veille

 

 

Bienveillante la justice d'automne

Equilibre nos comptes

Nous sommes feuilles mourantes

Et coeur du monde.

 

 

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27.9.2006 - Coeur

 

 

Tant sommes morts  la belle

Brisés nos élans s'allègent en triomphe

Par les chemins de gloire mortelle

Nos mains éraflées se donnent et se tiennent

 

Sans fin sur la terre l'amour meurt

Nous l'emportons au ciel.

 

 

 

 

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26.9.2006 - Etincelles

 

 

Eternisée l'espérance une à une efface

Les brumes de la psyché et filante notre trace

Allume des feux follets dans le noir des cités.

 

 

 

 

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23.9.2006 - Sein

 

 

Diffuse la joie apaise le sang

Alors bleu de nos blessures

Nous mourons d'aise sous les

Coulées de lait marial.

 

 

 

 

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22.9.2006 - Profession de foi

 

 

L'infaillibilité de notre résistance

Touche au féminin du coeur

Seul

L'amour nous fait vivre.

 

 

 

 

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22.9.2006 - Albatros

 

 

A la création des mots nous dansions

Sur les flots du poème nous fûmes

Flamboyants d'être dans

Les vocalises du sans nom.

 

 

 

 

 

 

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21.9.2006 - Amour

 

 

A l'exhalaison du couchant

Déclinantes nos ardeurs s'infusent

En silence de rose

 

La joie cachée de l'automne

En suspension éternise

L'allant de nos coeurs

 

Nous aimons.

 

 

 

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18.9.2006 - Gitan

 

 

Par les chemins d'automne

Fiévreuse notre colère fredonne

La nostalgie d'eden

 

Nous danserons déjà

Dans le feu des jours

Et jusqu'à l'heure

Nous dansons de mémoire

 

O caravanes et caravelles

Nous filons doux vers l'étoile.

 

 

 

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18.9.2006 - Ibn Arabi en offrande

 

 

Mon coeur est devenu capable de toutes les formes

Une prairie pour les gazelles

Un couvent pour les moines

Un temple pour les idoles

Une Ka'ba pour le pélerin

Les tables de la Torah

Le livre de l'Amour

Et quelque direction que prenne sa monture

L'Amour est ma religion et ma Foi.

                                                   Ibn Arabi

 

 

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17.9.2006 - Froid

 

 

Les gens sans coeur

S'enfoncent dans les jours qu'ils font gris

Et s'en retournent tristes

Au néant d'où ils viennent.

 

 

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16.9.2006 - Orientation

 

 

Au creux de votre oreille

Ma plume caresse

L'enfance de l'art

 

C'est infinie prouesse

Et langue d'oiseau

Nous passons en souplesse

Par dessus les mots

 

A l'extrême du tendre

Les ficelles du monde vibrent

A silence entendu

 

Nous entrons au désert.

 

 

 

 

 

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14.9.2006 - Vertige

 

 

Là- haut danse

L'alcool de nos amours

C'est silence

Et musique autour

 

Alors pleure

Notre désarroi d'être ici- bas.

 

 

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13.9.2006 - Mise en terre

 

 

Mais le temps n'est plus

De percée en transe

S'étoiler fixe dans le noir

En écho de verbe

Dans le soufre des multitudes

 

Dans le fracada des pertes vois

Mort l'amour vainqueur nous ranime

 

O voltigeur en arrêt

Le sage danse sous les illuminations de l'éclaireur

 

Epouse ton éternité et fais le mort.

 

 

 

 

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10.9.2006 - Couronne

 

 

Dans la nuit couverte de feu

Le plein chant des braises

Dresse notre coeur

A la joie des rectitudes

 

Toute rime étirée aspire

A l'amour du silence

Le poème n'est jamais

Qu' invitation à la danse

 

Spirituelle la souveraineté mène

A l'évidence..

 

 

 

 

 

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8.9.2006 - Elèvation

 

 

Le bon dos de l'effort nous porte

Au repos des aguets

Tout équilibre dansé il faut filer à l'indienne

Les deux mots du silence pour friser

La chevelure de l'espace

 

C'est au delà et sûr

La joyeuse impasse des réfractaires

Est ascentionnelle.

 

 

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7.9.2006 - Noces chymiques

 

 

Dans les trous noirs de la blogosphère

Derrière les fumées d'encensoirs nous lanternons

Jusqu'à la bergerie secrète

 

La haute mémoire qui nous lie brûle

La conspiration liquide des cristaux

Nous sommes inséparables

 

Au silence de l'ivresse

Il faut effacer son nom

O miroirs se traversent à la vitesse de la joie.

 

 

 

 

 

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3.9.2006 - Vas et viens

 

 

Vivre là de courants d'air à l'insomnie des marges

Comment taire les doux tonnerres et les saveurs

Par les contrées d'exil loin nous revenons en nage

Pour tanguer au chagrin des foules ô l'ange des rues

La joie me penche au berceau flottant de l'âge

 

Mais l'automne en vous coule sa liqueur pâle

A ma langue vacante le phare s'inverse alors

Et plonge sa flamme au vierge de la mer.

 

 

 

 

 

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2.9.2006 - Ciel promis

 

 

C'est la nuit qu'il faut

Tenir haut la supplique

A l'envers de l'automne

La cigale s'éternise

 

Nous entrons dans la terre promise.

 

 

 

 

 

 

 

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2.9.2006 - Rectitude

 

 

 

A l'extase rouge du fruit

Nos amours ont mûri le feu

Il se peut si l'étincelle

Que la mer s'embrase.

 

 

 

 

 

 

 

 

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31.8.2006 - Lune dorée

 

 

Dans la nuit de l'amour

La joie enclose qui nous unit

Est bientôt blanche.

 

 

 

 

 

 

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31.8.2006 - Hourria

 

 

A l'autre joie des allées subtiles

L'ultime rose fond nos coeurs

 

Sommes volubils passeurs de voyelles

 

Au troisième oeil aimée

La lune s'est parée d'or

 

Sommes de la cavale des vainqueurs.

 

 

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30.8.2006 - Mercure

 

 

La peur est une élucubration de mourant

Qui se dissout à l'orient.

 

 

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29.8.2006 - Voile

 

 

Après la danse baigné de lumière certaine

Il  faut voiler l'arcane.

 

 

 

 

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29.8.2006 - Rébis

 

 

L'impasse de la langue nous envole

A l'immaculé de la balance

C'est sage silence et flamboyance folle.

 

 

 

 

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27.8.2006 - O

 

 

De l'autre coté de la nuit vais-je

Où vous savez je ne sais que

Danser dans les bras ouverts

De votre amour secret.

 

 

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26.8.2006 - Parfum

 

 

Encore le désert à n'en plus finir

Danse les coulées de la dernière pluie

Les mots que j'allume éclairent

Les marées blanches de ta mise en pli.

 

 

 

 

 

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26.8.2006 - Blancheur

 

 

Par delà les vapeurs de l'illusion

C'est à l'exil de l'exil qu'il faut songer

Pour dévoiler la vérité

 

C'est l'évidence posée

Sur la prière de ton visage.

 

 

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26.8.2006 - Quintessence

 

 

Encore  sonnés de surprise là sommes

Par la promesse enlacés dans les arpèges du vent

Nos élans que dire par les rues d'automne

Nous accordons l'aspiration du cercle au présent

 

La langue tirée des colères noires pulse

 

Sur tes lèvres mon doigt nous semons les siècles

Jusqu'à l'espace dansé la peau en fleur

Nous fanons les dernières volontés

 

Sous la lune même le renard se dore

Et fraîches encore les étoiles prêtent

A nos rires de secrètes vibrations

 

Par les chemins de l'ange ivre

La roulotte danse sur la pointe du pire

Nous savons fleurir nos tapis d'innocence

 

Passés de voix les mots se colorent en ciel

Tout constellé de cendres alors

Je viens léché le miel à ta goulée

Nous perpétuons la génèse

 

O anarchie d'amour nous mourrons d'aise

Dans l'éther feutré des jours.

 

 

 

 

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25.8.2006 - Fusion

 

 

Par la cour des miracles où

Les versets du silence s'émeuvent

Notre secrète étreinte tient

La parole toujours neuve

 

Quand tout ce seras tu

Nous ne cesserons plus de nous étreindre

C'est à corps perdu qu'il faudra geindre

Tes pertes o la marée triste des mois

Quand viendra mouiller ta voix de fille

Sur la joie vierge de la terre l'amour s'enflamme.

 

 

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19.8.2006 - Chants de l'errance (extrait)

 

 

-Les démons à visages humains

Têtes de buffle et pieds de fourmis

Qui voient le bien dans la laideur et le beau par le crime

Jour et nuit à présent piétinent la terre sacrée

 

Sacrée malgré l'affront l'assaut  et la souillure

Malgré les sept armées du viol

Sacrée sans fin sacrée même si le trouble gagne

Le repos éternel des architectes en humanité

Ici

Dans le sol immobile de la mort.

 

Je vis distinctement des larmes glisser sur son visage

Les yeux au loin me traversant comme l'air

Le grand Sanâ'î poursuivit:

 

-Je vois aujourd'hui parmi vous ô mes fils

Des prétendants en foule à rêver de pouvoir

Et des foules de mes fils en exil

Egarés ignorants désarmés face

Aux ambitieux dévots aux avides dévoués

 

Et j'avais dit il y a longtemps pour eux

Ces nouveaux venus des temps de ruine et de malheur

Fascinés par le  pouvoir et marchandables à merci

Ne rêvent en fait que domaines et jardins

Luxe puissance et gloire

 

Coeurs sans raison ni loi

Visages lunaires intelligences ténébreuses

 

Nids d'aigle et colères de faucon

Yeux de vautour et langues de perroquet

Ils se pourchassent entre eux aussi durement

Qu'ils massacrent les justes

Dénonçant l'un comme mécréant et l'autre comme pécheur

 

Démons grimaces à visage humain

Présences du mal aux cotés du monstre

Ils sont le monstre et sa tyrannie

Et qui se réjouirait de leur tyrannie

A ceux là qui ont parole fleuve et connaissance nulle

 

Mais en vérité le repos des architectes n'est pas troublé

Dans le sol immobile de la mort

Les sages tissent la trame du ciel mobile de la vie

 

Les enfants de ce sol et de ce ciel

Les enfants en beauté et en vérité

En vérité triompheront des armées de l'enfer

Va retourne en ton exil et dis le à mes fils

 

Ici dans le sol immobile de la mort les sages de ce pays

Tissent la trame d'un ciel où seuls crient les oiseaux.

                                                                       Sayd Bahodine Majrouh

 

 

 

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19.8.2006 - Salamalecs

 

 

A l'embarcadaire

Des oufs

T'as qu'à lancer la pierre

Et plouf

 

T'as qu'à l'en les

Boum boum

Lent l'air et là la

Pouf pouf.

 

 

 

 

 

 

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18.8.2006 - Frères et soeurs

 

 

Dans les allées des super-marchés de la pensée

Nous marchons l'arme du silence chargée

L'évidence de la guerre a brûlé nos yeux

A la brisure des coeurs mon frère

Au désarroi des ventres ma soeur

A l'entier de la terre c'est la guerre

A chaque seconde jusqu'à l'Heure

Prier se battre et se taire mon frère

L'amour qui nous fait battre ma soeur

Est l'éternel vainqueur

 

La vaine mort dans nos veines peut

Couler ces joies d'artifice

Nous demeurons plus que morts certains

De la divine justice

 

Et précis tueurs de regrets

Dans la vacuité des humeurs attentifs

A chaque douleur d'os

Nous balbutions les dernières noces

 

Là où la tête bute

Dans les basses voltiges du mensonge

A l'aspiration des images

Dans l'abîme mise en scène

Et jusqu'aux volutes du poème

Prier se battre et se taire

 

A l'ombre du spectacle la vie ses misères

Tout au long de la terre lancinante la plainte

portée à dos d'homme jusqu'au pied de la mère

Au secret des peuples l'ultime noblesse couve

 

Prier se battre et se taire

L'ange de nos élans morts

Vient lécher les plaies

De notre amour blessé

 

Se battre encore et prier

 

En lettres de feu danser

Sur l'étendue de la tristesse

Une rosée de joie neuve

Prend corps et langue.

 

 

 

 

 

 

 

 

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18.8.2006 - Air libre

 

 

Par l'arcane sans nombre

Filer un autre chemin

Reprendre corps

Dans la danse du matin

 

Ecrire de voix vive.

 

 

 

 

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17.8.2006 - Olé

 

 

Dans la nuit du réseau

La vérité même s'écrit

En danse orientale.

 

 

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17.8.2006 - Mise au point

 

 

Au plein feu de l'exclame

J'ai brûlé d'allumer l'univers

Je chante encore l'or des vers

Pour les simples d'esprit

 

Nous traversons la toile

Sur un tapis d'alchimie

Nous sommes de la cavale

Des libres.

 

 

 

 

 

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16.8.2006 - Bois mort

 

 

Au coeur du bouquet

La fleur de l'âge n'ose

Enflammer le silence

 

Les beaux draps de l'automne

Sauront ils cacher nos corps.

 

 

 

 

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16.8.2006 - Automnal

 

 

La joie haute des voltiges

Ne saurai suffire à épouser l'instant

Vous allez sourire mais

Le vent s'engouffre au soupirail.

 

 

 

 

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15.8.2006 - Non lieu

 

 

Un je t'aime rode sur la table

Des milles feuilles et sans fin

L'interrogation que l'ange pose

Est en tout point lancinante

 

Comme d'autres la poésie vous aura

Prise dans ses quartiers louches 

Nous y apprîmes autrefois le couteau

Une rose noire à la bouche 

 

Pour toute trace nous laissons

Le passage et notre peau

Que faire alors de ces bouts de rime

Lancés en pature aux badauds.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15.8.2006 - Soliloque

 

 

Sans cesse tourner

A l'envers des roues d'infortune

 

Le coeur serré de l'automne  nous met

La guitare en demeure:

 

Poème d'amour jamais ne meurt.

 

 

 

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14.8.2006 - Elan

 

 

A la joie de vos lèvres vibrent

En éclat les murmures d'élègie:

 

L'amour embrasse nos deux rives.

 

 

 

 

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14.8.2006 - Bilan

 

 

La nuit lourde d'assaillants

Dénude notre bruyère

O matin le vent cendré couvre

Nos allusions de cédrière

 

Inlassable la rose paufine

Notre amour lunaire.

 

 

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13.8.2006 - Pain d'épice

 

 

Sur le rêve de la cité seul

Nous passons le sable.

 

 

 

 

 

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12.8.2006 - Vierge

 

 

Pour revenir et de loin

A la tombée des châtaignes

Te murmurer le foin

Des récoltes anciennes

 

Par les champs d'ivraie

L'amoureux sème

La promesse  des blés.

 

 

 

 

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12.8.2006 - Balafré

 

 

Par les chemins de  mémoire

Reviennent les neiges d'antan

Et mages les reines s'avancent

Les bras chargés du présent.

 

 

 

 

 

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12.8.2006 - Chant

 

 

L'air nous roule le chant

Des caravanes là et là

Tournent les foules

Dans la joie des poussières.

 

 

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11.8.2006 - Aumône

 

 

La même lampe tamise

L'ivresse de nos aspirations

Il faut sans cesse languir

A l'orient des coeurs.

 

 

 

 

 

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11.8.2006 - Elixir

 

 

La nuit assise à l'orient des tapis

Notre âme gitanise le feu de l'esprit

Le fruit mûr de notre exil

Pressent la terre promise.

 

 

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11.8.2006 - Danse nuptiale

 

 

Sur vos yeux voilés le sel des larmes

Ne saurait assécher la voie

C'est la bonté de Dieu qui nous condamne

Aux arabesques de la joie.

 

 

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11.8.2006 - Face à l'est

 

 

A l'heure d'écriture sans doute

Nous éclairons un chemin

Au centre de la tête écoute

Bat un coeur télèpathe

 

Souviens-toi.

 

 

 

 

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11.8.2006 - Calumet de la paix

 

 

Dans la nuit vertical

Nous dansons avec les planètes

 

Bonne dame des soupirs ne pleurez pas

Nous éclatons de joie avant de souffrir

 

Une seule larme ne saurait suffire à nous entendre

A l'ombre des forums Diogène fume le silence..

 

 

 

 

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10.8.2006 - Saveur

 

 

L'humeur morose des sans foi

Peut tournoyer ses ailes chauves

Le sang bleu de nos blessures

Coule un parfum de rose

 

Au coeur du guerrier le plus pur

Poème d'amour jamais ne meurt

 

Au pied des douleurs de la maternité

Poème d'amour jamais ne meurt

 

En pardon de nos erreurs Dieu ami

Poème d'amour jamais ne meurt

 

Poème d'amour jamais ne meurt

Vas lire l'oraison à la fleur des cités.

 

 

 

 

 

 

 

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9.8.2006 - Coucou des bois

 

 

Ils auront beau faire

Il ne faut pas le dire

Mais la joie nous chante.

 

 

 

 

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9.8.2006 - Refuge

 

 

Aux heures tardives

Pauvres nous ramassons

La détresse des mots

 

Nous tâchons de les réécrire.

 

 

 

 

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9.8.2006 - Résistance

 

 

Au recueillement de la même nuit

Nous outrepassons l'impossible

C'est l'esprit de nos retrouvailles

 

Dans le désert encombré de la toile

Polaires nous portons l'étoile

 

 

 

 

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9.8.2006 - Voyou

 

 

Derrière le défilé des images voir

L'esprit qui les anime est miroir

Au désert des chambres noirs

 

Le monde ouvre son livre.

 

 

 

 

 

 

 

 

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9.8.2006 - Ailleurs

 

 

Et sèches nos pelures d'âme

Retournent à la plainte des cités

Nous aurons balbutié la flamme

Sous l'oeil frigide des cécités

 

Le coeur de nos rimes pleure

Le sans nom de la peine

C'est  un cri de contre coeur

Que notre poésie saigne

 

Et par les nuits de traine

Dans la caverne des voleurs

Nous déroulons le poème

De nos milles et une nuits.

 

 

 

 

 

 

 

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8.8.2006 - Le poète (René Char)

 

 

 

  Le poète est retourné pour de longues années dans le

néant du père. Ne l'appelez pas,vous tous qui l'aimez. S'il

vous semble que l'aile de l'hirondelle n'a plus de miroir sur

terre,  oubliez ce bonheur. Celui qui panifiait la souffrance

n'est pas visible dans sa léthargie rougeoyante.

 

  Ah !  beauté et vérité fassent que vous soyez présents

nombreux aux salves de la délivrance.

                                                        René Char

 

 

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8.8.2006 - Pour mémoire

 

 

Coquelicot rose bleue et lys

Nous savons flotter dans l'échancrure des drapeaux

Et Majnûn ne peut que poser sa supplique

Au chant des barricades.

 

 

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8.8.2006 - Maquis

 

 

Sans doute notre faim fut-elle trop résistante

Au sel des éraflures mais notre semaille plonge

Au plus sur de l'hiver

Sous le maquillage de nos vers

Nous brûlons de patience

Le poète sans accent.

 

 

 

                                    

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7.8.2006 - Pied à terre

 

 

Par le chemin des cols se taire

Et dans la boue des commentaires

Accorder nos boussoles et monter.

 

 

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7.8.2006 - Disparition

 

 

Mais quelle est cette nuit magnétique

Qui vous fait plus brillants que l'autre

Où sont ses apôtres et ses vigiles

Dans quel pays naviguez-vous

Et pour quel atlantique

 

 

Nos rues sont de Palestine.

 

 

 

 

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6.8.2006 - Elle

 

 

En vos cours le chagrin courbé des ailes

Flotte encore que la pluie m' interpelle

Au pied de notre dame des échelles

Suis-je toujours de la trempe des romanichels

 

Nu fallait-t-il croire à la vertu du sel

Et cuire au  feu de la salamandre

Mon amour il pleut les tendres étincelles

De votre invisible bienveillance.

 

 

 

 

 

 

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6.8.2006 - Veilleuse

 

 

D'un signe il fallut reprendre les sables

Du silence opaque des cités

Nous sommes d'un autre désert

Plus lucide et transparent

Nous savons disparaîte

Au secret des oasis.

 

 

 

 

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6.8.2006 - Guardian

 

 

Notre poésie vas

A ceux que l'on fait taire

La noblesse de notre coeur entoure

Le chant de la gitane.

 

 

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6.8.2006 - Rides

 

 

Terres arides et ruines auront su

A peine voilées charmer nos rimes

Mais nos coeurs sont accordés

A la souffrance de l'homme.

 

 

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6.8.2006 - La sorgue

 

 

Chante chante rossignol

Cet âge alors sera l'âge d'or.

 

 

 

 

 

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5.8.2006 - Fièvre

 

 

L'acte posé nous cueillons en douce

La figue ouverte de la nuit

Nous traversons le jour à la faveur

De sa bonne aventure.

 

 

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5.8.2006 - Evocation mauresque

 

 

Ecrire

C'est quand même parler dans sa tête

Autour du feu de connaissance et lire

Dans ses reflets  l'amour du silence

Chante sous la ribambelle d'étoiles ta robe

Fait tournoyer les planètes.

 

 

 

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4.8.2006 - Nostalgie

 

 

Pour les montes en l'air

Et leur soif d'étoiles

Nous allumons la voute

 

Derrière nos regards verts

Brûle le soleil doré

De la première mémoire

 

O marines dérivantes

Où sont les beautés de vos caravelles

Et latines les amériques ont-elle un orient

Comment dans ce vacarme faire danser la flamme

 

 

Sous l'olivier alchimique

La fine fleur danse les amours

De la nostalgie et joyeuse

C'est la nuit qui chancelle.

 

 

 

 

 

 

 

 

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4.8.2006 - Statues de sel

 

 

La laideur nous blesse

Mais la méchanceté ne nous fait pas peur

Nous savons tuer du regard

Je connais l'histoire christique.

 

 

 

 

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3.8.2006 - J'entend

 

 

Libres d'illusions nous continuons d'écrire

L'éternelle aspiration de la terre

C'est une vision de l'esprit chantant

Les paradis certains à venir.

 

 

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3.8.2006 - Ellipse

 

 

La belle étoile de nos nuits

Sème la montée du chemin

De sainte marie à bohême

Nous pélerinons les cieux

Jusqu'à la jérusalem suspendue

 

De la plus aride montagne

Aux prisons tropicales

Nous dansons la tangente

En harmonie solaire.

 

 

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3.8.2006 - Rose rouge

 

A cheval sur la mer méditérannée

Notre cavale est occidento-orientale:

 

Nous fleurissons les quatres vallées.

 

 

 

 

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2.8.2006 - Religion d'amour

 

 

Sur un tapis de bombe les mots ont blanchis

L'ardeur des belles langues vienne l'Ange

De nuit et lumière ma familière inconnue

Ma verte colombe nous n'attendons plus

Le train des chimères et lauriers:

 

Quand l'écran est trou noir ohé de l'arche

Nous chantons l'amour de Laylâ.

 

 

 

 

 

 

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2.8.2006 - Calame

 

 

Au coeur de la nuit corps et âmes

Combien à écrire de même et pourquoi

Faut-il à larme encore rouge l'écrire

Ou se distraire avec la meute :

 

Le guerrier de lumière

Prend le feu des collines.

 

 

 

 

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1.8.2006 - Flagrante mémoire

 

 

Pour mémoire entre les tours

Raviver le feu des sentinelles

Et embellir la douleur:

 

 

Fin de jour à bout de course

Enfin seul dans le passage clandestin

D'un destin passagé

Spectre d'un spectacle sans spectateur

Dans l'expétative sans hâte

Sans phrases et sans peur

 

Passeur de peu fils d'éternité j'attends

Ton feu je dois m'éteindre en paix

 

De secours nulle issue nous sommes ici

Dieu leurs pardonne parcequ'ils n'y sont plus

 

Les silouhettes effacées je visionne l'abscence

Comment lire le silence de la gitane

 

Trop de bruit empêche de mourir

 

Abattis d'abattoir au repas des repus

Voisins d'auge

Où sont les frères de pain

 

Dans le moisi des cités

A l'heure télèvisuelle

Où sont les vauriens

 

Les néons montent la garde

Sur le néant des nantis

Où sont les vilains

 

L'étrange écho rapporté

De vos fureurs et vos cris

Je migre vers les migraines

De vos chagrins hivernaux

Il fait plus faux que vous ne transpirez

 

Je laisse un mégot dans le cendrier

Les galopins ont repris

La clef des champs

 

A l'oubli du monde

Dans l'angle mort des caméras

Je sème des étincelles

Au beau muet du film

 

Nous abordons le jour

Avec des couleurs aux yeux

Le soleil s'est réfugié

Dans notre tour

 

Nous préchons le désert dans les centres commerciaux

Ils nous regardent en chien de Pavlov

 

Les roues coulent sous les ponts

Et la colombe se tait

 

Leurs mobiles sont auto

Leurs visions sont télè

Leurs ondes sont micro

Leurs veillées sont sur

 

Nos murs sont murs

 

Je parle la nuit à ton amour

Je parle le jour à ton ennui

Je parle encore je parle et puis

Je parle à ta mort et tu t'enfuis

 

Puis flocons de nuit sur l'arthrose du monde

Rêve qui guérit

L'enfance en moi qui toujours me défie

La langue s'endort l'esprit se délie

Les visions sont clairs

 

Nous attendons la relève

 

O chaos désaccordé

Sans erreurs la vie fut musique

 

Mords l'échine de la peur

Ce qui nous tue nous rendra plus fort

 

Laisse vivre les pensées dépense-les

Engeste ta parole au vent et vas

 

Prends la marche en train

Mange tes mies de pain

Brouille les pistes et débrouille-toi

 

Mort souvent parmi les épaves

Je m'incline au passage

Des albatros survivants

 

Dans la tumeur de la ville

L'ennui s'échauffe

Ce profond étonnement  la vie

Et ses soleils enfouis inexpugnables

 

Par les béances de la folie les explosions sourdes

Les illuminations fidèles et bienheureuse l'infusion

Ce profond mystère  je survis

 

Bon an mal an dans l'infini dédale

Des mémoires et des flagrances

Cette joie sans nom  l'indicible parle

 

Après après après après après après

C'est maintenant s'écrire sans mots

A la brèche du silence

Je suis de mèche avec l'oiseau.

 

 

 

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1.8.2006 - Poudre d'or

 

 

La flagrance de notre inutilité publique

Fait pitiè o mon ardente cavalière

Les langueurs du temps brident

Nos royales échappées nous filons

Par les arcades du levant solitaires

Dans la transe des cigales ta robe

A la dérobée du jour surpris

Frôle la justesse de l'accord

Par les chemins de crête

Notre amour de contrebande

Pour se taire doit danser.

 

 

 

 

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1.8.2006 - Tenue d'Adam

 

 

La parole laissée à ses élucubrations

Nous jouons la musique des mots

C'est maraudage et grave la farendole

Nous a passé l'arme à gauche

 

Nous ne pouvons plus rire éclatés

Sous les milles morsures d'amour

Te ferons-nous pleurer je sais

La joie rigole de nous voir danser

 

Ce n'est pas frivole mais insensés

Follets les yeux du soleil sourient

De nos fariboles muettes dans les arpèges

C'est tendre explosif  offert:

 

L'amour nous envoie en l'air.

 

Devant nous ne voyons plus que

Lustral l'oeil de la lumière cligne

Nos passages clandestins pour toujours

Leurs feront-ils un signe de la main:

 

Nous sommes en reconnaissance.

 

 

 

 

 

 

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1.8.2006 - Combat

 

 

Sur les ruines du drame

Nous chevauchons le tigre

A pas chaloupés

Nous ne sommes pas visibles

Et déjà tués.

 

 

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1.8.2006 - Sombras

 

 

Pour le coeur de la dame

Et jusqu'en sa couche secrète

Nous concentrons la flamme:

 

Jusqu'à l'occident médiéval

C'est  farandole extrême orientale.

 

 

 

 

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1.8.2006 - Feu d'amour

 

 

Vaines nos élègies sont pleines

Des plus éclatantes tragédies

Du silence brûlé d'Hölderlin

Au flamenco liquide d'outre nuit

Nous faisons danser la flamme.

 

 

 

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31.7.2006 - Suffocation

 

 

Encore enfoncés dans le feu de la nuit

Nous venons suspendre la tragédie est-ce

Novembre dans ton coeur incendié

Où mirage final des temps comptés

L'olivier tremble de nous savoir pleurer.

 

C'est l'étè l'inspiration du ciel

Lance ses appels dans l'opacité

A l'essence des mots emportés

Nos coeur chancellent il faut chanter

Jusqu'à la fleur des fusils.

 

Et par le monde méchant légers

Dans le différé des passages filons

A travers les sables déchaussés

Et jusqu'au vent de la mélopée voler

Avec la colombe des fourrés.

 

Mon amour nous buvons

Les larmes proches de l'orient

Souviens-toi l'étoile blanchie

Vas fleurir encore et noble remourir

C'est amour et brûlante courtoisie.

 

 

 

 

 

 

 

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4.7.2006 - Joie armée

 

 

Leur seuil de tolérance franchi

Nous redressons l'échine

A l'interdit du séjour

Nos rimes ont blanchi

 

A l'arrière des soupirs

Au dépassement des bornes

A la fuite des aspirations

Les armes déposées

Nous philosophons la pierre

 

Nous savons nous taire

 

Si le renard rode dans tes fougères

L'amour est rouge

Si l'eau de feu serpente ta veine

Le sang est bleu

Si la misère pose son fardeau

La joie est vive

Si ta main lui fait signe

L'oiseau s'envole

 

L'enfance du monde folâtre encore

Une légère odeur de soufre

Et la licorne nous frôle

 

Nous sommes osés.

 

 

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4.7.2006 - Source vive

 

 

Au désembouteillage des courses

Nous tirons les bouchons le coeur haut

Et l'allure vive de nos galops

Emballée retrace la voie royale

 

Nous coulons de source.

 

 

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4.7.2006 - L'Ame insurgée (extrait)

 

 

Mais je demande que la médiocrité laisse

Alors la fréquentation des extrêmes

Aux risque-tout qui se lèvent pour aller y voir

Aux va-nu-pieds qui ne possèdent point de fauteuil

Aux crève-la- faim de grand coeur qui se saoulent de n'importe quoi

Plutôt que de manger eux aussi le foin

De cette justice de ruminants à l'étable

 

Que les professeurs qui ont pour fonction d'enseigner

Ce que les poètes ont pour mission de désapprendre

Laissent donc les poètes se brûler seuls les doigts au feu

Les yeux à la lumière

Et le coeur à l'éternité

 

Et qu'ils n'accablent plus les malheureux abîmes

Que hantent les grands vents.

                                           Armel guerne

 

 

 

 

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3.7.2006 - Guitare

 

 

La musique nous exile

Au silence oriental

Sous les étoiles fixes

Elle enflamme le couchant

 

C'est instrumental.

 

 

 

 

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3.7.2006 - Poète

 

 

A la croisée des mondes

Nous croisons l'ange

Sous l'arcane invisible

Il nous échange

La fine fleur contre des épices

 

Sans peur

Les mots nous glissent

Pour dire

Les terreurs et les délices

De la vie pauvre

 

Sans preuve

La rose neuve des cités

Rebelle embaume

Les artères du coeur

 

Nous l'écrivons.

 

 

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2.7.2006 - Gens du voyage

 

 

Puis encore délassés

au renversement de la nuit

nous réapparaissons enlacés 

D'accords invisibles

 

Nous sommes de secrète cavale

 

Nous pouvons rire mesdames

De vos humeurs lunaires

L'amour nous condamne

A les ensemencer

 

Nous sommes d'arcane solaire 

 

Fileurs d'étoile nous filons doux

Dans les garrigues de la toile

Nous allumons des veilleuses

Parfumées de lavandin

 

Nous passons la frontière

 

O fille des citadelles

Il faut danser sans trêve

 

Nous gardons le trésor.

 

 

 

 

 

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2.7.2006 - Eternisation

 

 

Dans votre coeur offert

Sur vos lèvres fiévreuses

En vos rêves déserts

A l'embrasement des nébuleuses

 

Le désir brûle nos absences.

 

 

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1.7.2006 - Magie blanche

 

 

Quand celà ne répond plus

Il faut se recentrer

Baigné dans les eaux du cancer

J'ai tropicalisé l'écrevisse

 

Et l'oiseau blessé s'est réenvolé.

 

 

Voir

1.7.2006 - Tenue de camouflage

 

 

Nous avons de l'avance

C'est gagné par la joie

Que nous marchons dans la gloire du jour.

 

 

Voir

1.7.2006 - Filles des cités

 

 

Jeunes filles babyloniennes

Vous avez la beauté grave de la jeunesse

Qui nous refait le coup

De la kermesse

 

Malgré l'outrage

O filles fleuries vous nous sauvez.

 

 

Voir

1.7.2006 - Déclaration d'identité

 

 

Mon grand-père avait la tuberculose

Son père est mort dans les tranchées de l'est

Pour l'honneur de la france

 

J'en garde des restes.

 

 

 

 

Voir

30.6.2006 - Révélation

 

 

Quand on se voit

C'est à en mourir de rire

Seule la prudence

Conseille de se taire

Et d'écrire.

 

 

 

 

Voir

30.6.2006 - Joie estivale

 

 

Où l'étè nous cachera-t-il

Dans quel sous-bois

A quel ouvrage oublié

Dans quelle foule imbécile

Au bras de je ne sais quelle marée

 

Qu'importe

La nuit se fait solaire.

 

 

Voir

28.6.2006 - Juste noce

 

 

Mon amour tu sais nous sommes nus

Dorés d'orient dans la marée du couchant

Nous marchons sur les vagues sans savoir

C'est incroyable et pourtant

 

Une seule nuée de sable aura suffit

A voiler nos voix au levé de la nuit

Le désert chante l'incendie et tu danses

Sur les feux follets de la grâce

 

C'est évidence nous ne mourrons plus

 

Mais l'heure encore n'est pas et longueurs

Des tribulations nous déboussolent parfois

C'est épuisant et puisons dans les divines paroles

Le goût de sourire aux anges embusqués

 

Gonflés de saveurs irradiants

Nous débordons les torpeurs du présent

A l'évanouissement d'un simple bonjour

C'est l'amour de Dieu qui nous marie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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28.6.2006 - Charbonnier

 

 

Dans la nuit traversée de langues

Le bon vent nous entête

A fixer le cap sans lâcher

 

Nous sommes gens d'esprit simple

A la boussole de Dieu

Nous savons guider nos pas.

 

 

 

 

Voir

26.6.2006 - Pensée

 

 

Ne plus penser

C'est voir

D'un nouvel oeil.

 

 

Voir

26.6.2006 - Union

 

 

L'éternité du feu de l'amour

Brûle de nous connaître.

 

 

Voir

26.6.2006 - Echappée belle

 

 

La nuit bat la mesure

De ta robe rouge

Et le temps monte

Jusqu'à la rupture

 

Il faut fondre

Dans la nature.

 

 

 

 

 

 

 

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25.6.2006 - Banlieue Paris Paris Banlieue

 

 

Il me souvient ces petits matins livides

Où l'hallucination du désespoir me tenait lieu

De chaleur

 

Je vérouille aujourd'hui mes rêves d'enfant

Dans les banques révolutionnaires de mon silence

Je me terre et me tais dans cette apparente absence

Je ne suis qu'un fennec royal qui attend

 

Dans les bas fonds des couloirs r.e.r

Traînent les cadavres de rêves morts nés

O les pauvres hères trafiquent comme ils peuvent

Une morne vie sans avenir ni passé

Et passent et trépassent

Et se fondent au tréfonds du flot alternatif

De l'oubli

 

Ici tout est mort

Et tous ces corps ne déplacent

Que le pâle artifice

Des tristes prétentions

 

Sous les soleils factices

De l'âge informatique

Les coeurs froids ont redécouvert

L'âge de pierre

 

Dans le matin eden la mer appelle par son hublot

Pulsion de mort dans le décor

Rage et feu pour les rêves

 

Vois le pouvoir dissèque nos amours en intérim

Auto-surveillance programmée et discrétion en prime

Pouvoir aux délégations caméras et anonymes

Les francs tireurs sans cibles s'auto-assassinent

 

Tous les loups sans proies au pied des barres

Se font les crocs sur leur ennui

Je te dis que même le soleil broie du noir

A voir le ciel fumer du gris

 

O musiques perforées des boîtes automatiques

Enfants pasteurisés des amères discothèques

Dans vos prothèses de corps plastiques

Les chevaux des disc-jockeys sont d'un vinyl sans crinière

 

Un martiniquais sur le quai se demande si il existe

Tu sais ici on est tous un peu dérangés

Comment veux-tu être raciste

Alors que nous sommes tous des étrangers

 

La banlieue c'est le non lieu de notre procès

 

Vois ce lit cerné de réveils

Vois ce train sur ses rails fusionnelles

Qui t'embarde pour nulle part

 

Tu cherches la marée du repos

Et c'est cette folie maquerelle

Qui vient t'arracher les ailes et la peau

 

Tu avais mis la mer dans le centre commercial

Mais cette salope s'est fait la malle

Par la première autoroute venue

 

Tu avais mis ton âme au frais au rayon des soldes

Mais au premier chant de cigale

C'est la mer qui la prise en stop

 

Où sont tes bagages

Tu t'égares et fais des voyages assis

Dans la béatitude glauque des buffets de gare

Tu es de passage

 

La fierté des solitaires est sans limite

Les soirs de lumière où la peine est cuite

C'est le reflet de ton éternité que tu astiques

 

Vois ce désespoir urbain qui racole l'électricité des menacés

Vois ce gros frère patient qui vérole ses idées molles

Vois cette folie sans teint qui s'alcoole dans les regards

 

Vois les enfants perdus dans les dédales d'ordinateurs

Le soir de vos peurs reflétées dans leurs yeux chagrins

O les amants ont l'âme triste et le coeur fragile

 

La solitude il s'agit de l'apprivoiser

Viens petite solitude solaire je te raconterai l'histoire

Des parallèles amoureuses

 

Ta solitude tu la retrouves à minuit

Quand la fumée de ta cigarette envoie

Des messages à ses indiens

 

Autant de mots qui partent en fumée

Ton imaginaire fout le camp devant une télè allumée

 

Je suis ce pauvre type céleste

Qui cherche parmi les décombres

Des morceaux de sa légende

 

Ma carte d'identité ne me dit rien d'éternel

Et les yeux de mon enfance ont mis des lunettes noires

 

Et puis voilà toi tu ne t'y vois pas tu dors

Je vois tes rêves défiler devant mes yeux hallucinés

Si tu savais ce que je vois

 

Mais la tristesse revient toujours

Comme une marée en mal d'amour

Berçant ses oiseaux mazoutés

 

Vois cette déraison lacrymogène

Qui coule sous le pli des années

Tu plies doucement sous l'anathème

De cette fatigue sous cutanée

 

Vois ce désarroi soudain qui t'assoit

A l'ombre d'un chêne rescapé

Tu visionnes le clip de ta vie

 

Je n'aurais jamais assez de mots

Pour expliquer et qu'importe la blessure

Il est des souvenirs qu'ont voudrait oublier

Tu ne sauras jamais l'absence que je vois briller

Dans le marc des saisons passées

 

O Dieu pardonne ces mensonges vrais

Les voleurs de lune ont d'obscures manières

J'ai volé la lune avant hier

Pour éclairer ma voyance éventée

 

Tu teins toujours debout en dépit de tout

C'est miracle et témoignage

Mais sous les soleils factices fais gaffe

A la dame parano qui t'attend au coin de l'écran

 

Vois ces nouveaux cons

Allant fringuer leur frime

Chez le dernier gigolo du coin

 

Vous avez le style du toc parfait

Et l'illusoire voyeur vous fait

Limpides et plastiqués

 

Vous avez l'allure de demis dieux conquérants

Qui ne conquièrent qu'un vide enivrant

Oscillé de pulsations chimiques

 

Vous avez l'esthétique glacée d'une morgue d'ordinateur

Qui vous tient lieu de conscience

Vous ordonnez votre ordre sans coeur

Comme pour mieux en cacher l'absence

 

Jouissez pantins narcissiques

Sous les caméras du décor

Admirez votre beauté clinique

Et ne pensez jamais à la mort

 

Mon frère d'aurore

Par dessus les robinets de l'ennui qui gouttent

Par delà l'étrange dégoût des matins sans nom

Dans les rides de ton corps qui s'arc-boute

Essaie encore

 

Dans les allées des supermarchés de la pensée

Remets-t-en à la musique des mots et n'adhère jamais

 

Oui je sais le conseil semble facile

Mais si tu ne veux pas lire entre les mots

Va faire la queue à la devanture de rades plus sympathiques

 

Et toi petite soeur marguerite existes-tu vraiment

Dans les restaurants grecs de la rue de la huchette

Je te cherche aveuglément

 

Tous nos mots écorchés se soignent comme ils peuvent

Parmi les flacons de baume de nuit

Ne pleure pas je t'en supplie

 

Ce monde gicle sa fureur ensanglantée

Vois notre royaume éclaboussé

 

Combien de temps encore

A mélanger nos gachées d'amour

 

Et qu'allons -nous faire

De ces containers de haine

Qu'ils nous ont légués

 

J'ai déjà les combinaisons pour tout inverser.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir

24.6.2006 - Mon amour

 

 

Mon amour mon amour

J'aperçois ta main

Nous sommes si proches

Viens viens

Mon coeur vas s'envoler.

 

Mon amour mon amour

Je tiens le cap

A l'aveuglette

Viens

Tout vas couler.

 

 

Voir

24.6.2006 - Lecture

 

 

Je lis dans tes yeux

Je lis sur tes mains

Je lis dans ton coeur

Je lis sur ta peau

 

Je lis sur les arbres

Le saut de l'écureuil

Je lis sur les murs

Les lézardes et les graphies

 

Je lis dans le ciel l'éternité

Est fléchée d'oiseaux

Je lis dans la mer les étoiles

Pleurent la joie

Je lis dans la terre son ventre

Couve l'or

 

Je lis à livre ouvert.

 

 

Voir

24.6.2006 - Avertissement

 

 

On ne touche pas la grâce

Impunément

Et malheur à ceux qui la salissent.

 

 

 

Voir

23.6.2006 - Constat

 

 

Je ne sais pas pourquoi

Mais chez moi

Le soleil ne se couche jamais.

 

 

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22.6.2006 - Percée

 

 

Au ciel comme un écran

Au dessus la nouba qui t'attend

Au dessous le dissolvant qui t'égare

 

Les sourires du mois de juin ont la gâchette facile

 

Les rues sont toutes les mêmes

Et mènent où nous allons

Nous y allons quand même

Le coeur à reculons

 

J'ai en fait longtemps erré

Dans le labyrinthe des cités

Moi le poète de toutes les cécités

Le cri que mon ventre a avalé

Je le tiens pour laisser passer

 

J'attend un temps d'arrêt

 

J'attend par dessus tout

Au delà de mon calumet cassé

J'attend la paix

Comme on attend son dû.

 

 

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22.6.2006 - Déambulation

 

 

A l'heure déambule

Coincé dans un globe terrestre

Je gobe mes bulles

 

Les ombres qui fraudulent

Leurs poisons

Ont-elles un alibi

 

J'aime ce silence prénatal

Bardé d'oiseaux

Et de roulements de tambour

 

Nous ne sommes pas encore au monde

Et le monde n'est pas à nous

 

Il faut croire

Et se préserver des pluies acides

Prendre le temps de s'assoir

Entre gouffre et ride

 

Ne rien dire

Comme le sourire poli d'une fuite en avant

 

La terre a un souffle au coeur

Et la lune a mal

Je préssens des horreurs finales

 

Shut laisser cet étè s'écrouler dans le faux calme

 

Je prend mes palmes de mélancolie

Et j'apprend à nager

J'ai mon ticket de passager

Et mon ancre dans ton lit.

 

 

 

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22.6.2006 - Méprise

 

 

Ne nous méprenons pas

Ces oiseaux là ne sont pas des cornemuses

Reprenons le pas

Qu'à danser ma muse

 

Quand ma muse portera des cornes

Les trains regarderons passer les vaches

Nous le crierons debout sur les bornes

Afin que les chefs de gare le sachent

 

Alors plus rien ne sera

Tout sera comme mais

 

Ne nous méprenons pas

Reprenons le pas

Qu'à danser ma muse

 

Si ça vous amuse

Moi pas.

 

 

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22.6.2006 - Eclat de joie

 

 

C'est un attentat pudique

Qui vous mène en bateau

La déchirure qu'il anticipe

Est entendue de là-haut

 

C'est une rue sans anti-corps

Où couve la mort

 

C'est des nouvelles d'outre loi

Qui remontent le décor

 

C'est l'océan bazar en ballade

Qui balise mon slalom

C'est mon trois-mâts en rade

Au musée de l'homme

 

C'est une mémoire alternative

Une vie de rechange

Qu'il faut endossé au plus vite

 

C'est un saint vendredi sans prière

Qui rappelle son robinson évanoui

 

C'est le fatal ennui qui terrasse

Le voyant aveugle devant son mur

 

C'est un combattant de guerre lasse

Qui s'enlise à la côte d'azur

 

C'est le testament de la vie

Dans mes veines c'est

L'éclat de la joie qui me trahit.

 

 

 

 

 

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21.6.2006 - Question

 

 

Les révolvers de la peur

Dans le cinéma du jour

Pourquoi n'en ririont- nous pas.

 

Les hommes politiques ont besoin

D'être gronder.

 

Etre un homme

C'est être prêt à mourir.

 

 

 

 

 

 

 

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20.6.2006 - Pour Toi

 

 

Faut il encore crâner

Pour les beaux cieux de l'enfant

Nous tenons le siège

Jusqu'à extinction.

 

Faut-il encore trôner

Dans la nuit espiègle du gitan

Nous tendons des pièges

Aux illusions.

 

Faut-il encore aimer

De part le monde méchant

Nous allumons des feux

De diversion.

 

Faut-il encore chanter

Nos ardeurs de ciment

Dans les gâchées du chantier

Nous sifflons.

 

Faut-il encore parler

En parabole gazeuse

Au pourparler du printemps

Nous pétillons.

 

Faut-il alors se taire

La langue pendue

Dans le mystère des mots

Nous dansons.

 

 

 

 

 

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20.6.2006 - Demain matin

 

 

Seize octobre mille neuf cent quatre-vingt trois

Que t'importe à toi que t'importe

Je regarde passer l'automne provençal

Bien planqué derrière ma porte

Les nouvelles que le vent m'apporte

Ne m'apportent que dalle

 

Demain j'aurais des ailes

 

Dans mon anonyme différence je m'indiffère

Regarde-moi bien je suis un poète anonyme

J'écris les mots du destin quelque part ou ailleurs

J'écris avec mes tripes et mon sexe en débine

 

J'ai le coeur qui éjacule

 

En ces temps malades et rabougris

Sous l'oeil rapace des vautours

Je perd la face

Dans de stupides jeux de miroir

 

Tu pourras toujours venir t'y voir

Tu pourras toujours venir t'y voir

Tu n'auras peut-être jamais le courage de m'y voir

 

Si tu as trop peur de mes instances pars

Réchauffer ta fuite sous les soleils furtifs

Des sourires technicolors

 

Je suis l'ombre meurtrière

Glissé dans ton décor

Je fais le mort

Sous tes larmes de réverbère

 

Je suis le renard blessé qui chante sa blessure

J'ai laissé ma langue

A l'entrecuisse de ta coulure

Je tangue

 

Je suis le vieil arbre mauve

Qui écoute pousser tes cheveux

J'ai piqué à l'automne le reflet fauve

Des derniers feux

 

Je suis le ciel étoilé de mer

A l'étincelle de tes marées

Je redémarre l'univers

 

Demain j'aurais des ailes

 

 

A mes heures mammifères

Quand me prend l'ennui d'aller faire

Un tour chez vos sociales habitudes

 

Vos regards froids de citoyens-rois

Mathématiquement me renvoient

A mes albatros solitudes

 

Nous sommes au bout du rouleau

Avec nos appareils jetables

A figer le vertige des instants

 

Avec nos mémoires numériques

Qui se souviennent des morts

Qui chantaient à l'aube électrique

 

Le bonheur est une idée lucrative

Inventée par des marchands

 

Demain j'aurais des ailes

 

Je laisse mon âme

Aux voyoux des caves h.l.m

Qui s'inventent sans qu'on les aime

Des coktails musique molotov

 

Je laisse mon âme

Dans le regard de l'enfant

Pour m'y voir encore

A mes soirs d'enterrement

 

Je laisse mon âme

Dans la majorette du clochard céleste

Elle se tient bien au chaud

Planquée sous sa veste

 

Je laisse mon âme

Dans les ventres parfumés

Où j'ai laissé ma flamme

Et le reste

 

 

Je portais en ce temps là un chapeau feutre noir

Pour bien marquer mon territoire

Et cette éternelle cigarette qui emplissait mes poumons

D'une chaleur fraternelle et sans façons

 

Je laissais pousser mes cheveux

Au delà que de raison

Et mes cheveux se laissaient pousser

En mémoire de vent

 

J'avais les stylos flûtes

A écrire la musique des mots

Je remplaçais ces maudits vers

Par des chants d'oiseau

 

J'ai rangé dans un coin de ma tête un vieux coucou

Qui dort et ne dit rien

Je le rejoins

Quand la bêtise me guette

 

 

J'ai marché longtemps

J'ai trainé dans les effluves du temps mauvais

J'ai bu jusqu'à la lie des cuves

J'ai marché j'ai cherché dans l'autre

Ce quelque chose cette fiabilité

Cette authenticité dans la chaleur

Mais l'autre a voulu me manger

Mangez de l'homme mangez de l'homme

Je n'ai plus faim

 

Je jeûne aujourd'hui et c'est bien et c'est triste

Ces soirs où je me prend pour un artiste

Comme ce soir où je vous poétise ma vie

Et l'écris et l'enjolive et la falsifie

 

Je suis d'un autre monde

Ce monde je l'ai construit mot à mot

Nuit après nuit tourment après tourment

Ce monde je l'ai construit seul

 

Et j'ai bien pris soin préalablement de semer autour

Quelques écueils de circonstance

Afin que vos panses de bien pensant

Ne s'y perdent jamais

 

J'ai mis la mort dans ma poche

Non pas cette mort avec sa sale gueule et sa faux

Non la mort tout simplement

Je ne la connais pas

Et la mort ne m'intéresse pas

Et c'est pour cela que je l'ai mise dans ma poche

 

J'avais en ce temps là un chapeau feutre noir

Comme pour bien cacher mon désarroi

 

Tandis que s'écoule lucide la prière de ma clope

Les rumeurs d'apocalypse agitent la vieille europe

 

Que veux-tu que j'y fasse

 

J'avais en ce temps là un chapeau feutre noir

Un peu comme les vieilles villes ont des remparts

Il faut cacher son coeur et son art

 

Les poètes sont tous de grands rêveurs

Méfies-toi des autres et de leur regard quadrillé

Ils finiront toujours par t'enfermer

Où tu n'as pas envie d'être

 

Je vis donc ailleurs  et demain matin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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19.6.2006 - D'orient

 

 

Quand les gazelles frémissent

Après l'ultime olé nous filons

Doux ma belle sous

Les lilas frais de l'oasis.

 

L'ivresse des livres nous tend

Jusqu'au délice quand

Les mots frôlés sur tes lèvres

Rosissent:

 

Nous nous embrasons.

 

Sur les nuages de tapis

Je suis fakir et sultan.

 

 

 

 

 

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18.6.2006 - Prophéties indiennes

 

 

J'ai visité le nord des amériques

J'ai vu les indiens

J'ai pleuré.

 

Et j'ai lu à voix basse:

 

"William  Commanda Algonquin le septième prophète qui vint parmi notre peuple

Il y a de nombreuses lunes

Etait en tout différent des autres

Il était jeune et dans ces yeux brillaient une étrange lueur il prédit:

 

"Lorsque viendra l'époque du Septième Feu

Une nouvelle génération d'homme apparaîtra

Ils retournerons sur leurs pas afin de retrouver les traces anciennes

Remontant loin dans le temps.

 

Ceci les conduira à la demeure des Anciens

A qui ils demanderont de bien vouloir les aider

Et les guider dans leur quête.

 

Mais parmi ces Anciens nombreux seront ceux qui se seront endormis

Ils se réveillerons dans ce monde nouveau

Sans rien pouvoir lui offrir.

 

La plupart des Anciens garderont un visage serein et silencieux

Ils resterons silencieux car personne n'aura l'idée de leur demander

Quoique ce soit à leur sujet."

 

 

 

 

                                         

 

 

 

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17.6.2006 - Nouvelles du Neuhof

 

 

Moi j'aimais l'école

Mais c'est elle qui ne m'aime pas

J'aime copier

Et l'être.

 

Les gitans s'en vont

Parcequ'on les chasse
Les autres vont et viennent

Au bled

Les vanniers férraillent

Les poètes écrivent

 

 

C'est le chantier.

 

 

 

 

 

 

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17.6.2006 - Alchimie de banlieue (métaphysique appliquée )

 

 

Au bûché des papillons de nuit

L'air des mots nous souffle

Nous voyons à travers le jour

La bougie nous inspire.

 

 

 

 

 

 

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16.6.2006 - Mort virtuelle

 

 

Aaaaaaaaa  lâ ilaha ilâ ' Llâh

 

 

 

 

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15.6.2006 - Total respect

 

 

Pour l'honneur de l'amour

Nous combattons

Une rose rouge au coeur.

 

Et jusqu'à la reconversion de la peur

Nous encensons le jour

Des cités lasses et rebelles.

 

 

 

 

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15.6.2006 - Et puis après ? ( Yunus Emre )

 

 

Je voulais Dieu, je l'ai trouvé

                C'est entendu - et puis après ?

Je pleurais le jour et la nuit

                 Parfois j'ai ri - et puis après ?

 

Sur le terrain des initiés

                 J'étais une boule qui roule

Si dans la crosse du Seigneur

                 Je suis resté - et puis après ?

 

J'étais gerbe de roses rouges

                 Aux colloques de ceux qui savent

Si de mains en mains j'ai passé

                 M'y suis fané - Et puis après ?

 

Si les savants, si les docteurs

                 Ont trouvé dans la médressé

Seul, j'ai trouvé dans la taverne

                  De la sagesse - et puis après ?

 

Ecoute Yunus, écoute le,

                  Le drôle est redevenu fou !

Dans le secret des initiés

                  Si j'ai plongé - et puis après ?

                                                Yunus Emre

 

 

 

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14.6.2006 - Accès direct

 

 

Toute vitesse prise

Dans la brèche des mots

Nous brisons la mort.

 

 

 

 

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14.6.2006 - Mariage

 

 

Mes enfants du bord de la guerre lasse

Nous balbutions d'étranges aubades

A la joie qui guette.

 

Dans la nuit de grenade

Quand lundi et dimanche s'enlacent

Nos yeux se marient.

 

 

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14.6.2006 - Feu dansant

 

 

Au désert nocturne

L'esprit feu danse

Sur l'eau des prières

 

La coupure du souffle

Saigne l'encre

Qui nous éclaire

 

Et précise la pleureuse

Dit l'extase.

 

 

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14.6.2006 - Troubadour

 

 

La joie qui nous contient

Est telle mon amour

Qu'elle explose aux yeux

Noirs des contrôleurs:

 

Nous chavirons la toile.

 

 

 

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14.6.2006 - Halal

 

 

O talon des lettres machinales

Nous tapons ta supplique

En danse orientale.

 

Et n'avons que musique

Pour cadeau nuptial.

 

 

 

 

 

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14.6.2006 - Balade

 

 

Habillés de Dieu

Je me souviens

Nous allons nus

Par les jardins

T'en souviens-tu.

 

 

 

 

 

 

 

 

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13.6.2006 - Ravisseur

 

 

Je reviendrai peau à aimer

A l'entier de l'heure

Sablé d'amour déjà

Je meurs

 

Et par delà si près

A l'omerta du coeur

La langue en feu

Je demeure

 

Sous la lune fraîche

A ravir

Ta fleur éblouie.

 

 

 

 

 

 

 

 

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12.6.2006 - Poème

 

 

Quand bien même

Nous sommes munis

De grenades d'andalousie

Qui est-ce sinon Dieu

Qui nous condamne la nuit

A réécrire son poème.

 

 

 

 

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12.6.2006 - Génèse obscure

 

 

Un jour j'avais vingt cinq ans un homme m'a dit

Phénoménal

Je mesure l'ennui qui nous sépare

 

 

Comme le repos du guerrier

J'écris sur le charnier

 

Ma voilure n'est plus

Comme le désir d'être lu

 

Marie colombine des années

Le temps s'essouffle avant d'être né

 

Van Gogh frère des frères

Comme lui rien à faire

 

Les enfants jouent dehors

Les enfants s'enrhument alors

 

Il ne reste plus rien qui vaille

Dans ce monde clos

 

Le chant des oiseaux s'éteint

Il court dans les près des lapins

 

J'aime l'animal étonné

J'aime le chien du berger

 

Je veux racommoder la flamme

Reste les choses objets inanimés

 

Objets avez-vous une âme

Le silence est bienheureux

 

Nous voulons la paix

Il nous faudrait sourire

 

Mais le sourire est las

Et je reste sans

 

Don Quichotte à l'assaut des moulins à vent

Ne se souvient de rien

 

Je suis un vieux poète fatigué

J'attend le silence bienheureux

 

Le cri le sang et les larmes

Tel est le monde en arme

 

Il nous faut aimer la pierre

La terre le ciel et le vent

 

 

Il se peut

Que la pierre scintille

 

 

Marie des années pleines

Je te vois vêtue de laine

Quel âge as-tu

Comme moi tu n'as pas d'âge

Tu sommeilles au bord d'une plage

Dévêtue

Je t'aime par dessus la voix des hommes

Je t'aime pour les années bonnes

 

Je t'aime parce que je t'aime

Et la vie en fait un problème

 

 

Il me faudrait peindre

L'édifiante beauté

Tout est beau rien n'est à feindre

Ni à quitter

 

 

Des mots sans arrogance

Des mots fluides libellule

Des mots d'une certaine engeance

Qui pénètrent vos bulles

 

 

Le temps qui fuit nous encercle

Chaque seconde est une éternité

 

Le bruit des cloches

Chacun cherche sa place

Et confie sa mémoire aux ordinateurs

 

Nous sommes tous perdus sur la terre

Heureux celui qui ne le sait pas

L'humanité silencieuse qui erre

Qui sommeille ou marche au pas

 

 

Le télèphone sonne

Et les voitures passent

Je m'appelle personne

Et j'ai la voix lasse

 

 

Ainsi vous allez dans le fluide de vos rêves

Méfiez-vous

Ne penser plus c'est peut être la solution

Ne plus penser et laisser les choses se faire comme

Elles se font

 

J'avais quatre ans cinq peut être je jouais au

Foot-ball

 

 

Le chant du signe dans son berceau

Tu étais belle comme un oiseau

 

 

Une défloraison du coeur

Le royaume des animaux

Le pèse-batterie

Déviation

 

 

Evitez l'art d'écrire

C'est une illusion d'optique

Les cataclysmes vous le diront

Rien n'est à saisir

L'affaire est à régler à vos frais

 

Pour en revenir à l'illusion

Je dis que la boulimie

Est une chose étonnante voire frappante

Pour qui est dans le besoin

Restons en à nos propres folies digestives

 

Le n'importe quoi reste tangible

Mais gare au courcircuit qui vous attend tous et toutes

 

Ta fleur bleue ne valait pas l'imaginaire d'un poète fou

Que le meilleur perde et tout seras dit

Il suffit de plonger dans l'abime du trou

Que diable interdisons l'entrée aux piétons

Et n'en parlons plus

 

J'avais la joie vivante d'écrire

Ce jeu merveilleux entre images et enfance

Tout est là dans ces lignes gravées

A la sueur du cerveau

Tout est bancal et finit sa course au quartier de misère

 

L'architecture de ceci ne valant pas celle-la

Nous recommandons aux patients d'être patients

Je le dis sans détours

Il nous faudras bien un jour ou même deux voire quatre

Ce travail n'est pas à l'ordre du jour

Il faudra se coucher tard

 

Je vous rassure tout de suite

Il se peut que la guérison s'en tienne à ce qui est dit

Toute cette pluie qui tombait contrastait fort

Avec l'appétit de l'alchimiste final

Tout est dit

Je ne dis vrai que par inspiration

Où en suis-je

Je n'en sais rien

 

 

Comment vous parler

La manière y est

La seule chose à dire

 

 

Je te dirais l'examination

La complexité du parloir

Je ne le dirais plus

Les yeux bohêmes

Nous y voilà

 

 

Au jour terminal

Je serais dernier

Les yeux coagulés

Prêt à crier

Sans mots dire

 

 

Le parcours lointain

La haine féroce

Le béton armé

Plus toute une série d'illuminations

Sans grand rapport avec le reste

Je vais bien merci

J'attends des nouvelles

 

 

Qu'il est dur de vivre

Comme un enchaînement de sirènes

Ma voix s'alarme

J'ai peur du froid

 

Je coagule des idées noires

Et retrouve mes mots

Sans compter l'urgence

Qui me fait déraper

 

 

Le déchaînement

N'est pas assez rapide

Je bricole de faux tatouages

Je rédige en secret

Un lourd héritage

Poète maudit

Je ne donne ni ne partage

 

 

Je te le dis je m' en sortirais

Par le moyen le plus sur

Marie je t'aime de loin

Très très loin

Il me faut reprendre goût à l'écriture

Ecrire pour ne pas mourir

Ecrire écrire et encore écrire

Ma vue se brouille

J'écris comme je bafouille

 

J'écrirais des romans photos

Des albums de famille

N'importe quoi

Je cherche la sortie

 

L'écriture me sauve la vie

J'égosille des chants d'amour

Je veux vivre

Ni plus haut ni plus bas

Je veux vivre

A mon propre rythme

 

Il me faut réapprendre

J'aime le papier noirçi

Reléguer l'urgence à son point d'oubli

En finir avec ces tremblements

 

 

Jouir sans havre

Passer de l'inaperçu à l'inédit

Je le répète écrire écrire écrire

Des mots clefs

Des mots de tous les jours

A ma sauce

Si j'ose et j'oserai

Bientôt

Je propose des mots dorés

 

 

Les mots qui résonnent

S'approchent dans ma tête

 

 

J'écris pour la faiblesse du roseau

J'écris pour freiner le temps

J'écris au nom des temps anciens

Du bord de l'eau

Je lance mon poème au grè des flots

Qu'il se promène alors

Par delà monts et merveilles

J'écris tout simplement

 

 

S'encanailler du temps qui passe

Allègrement

Profiter de l'instant

Et goûter au bonheur

 

Fabriquer et prendre son temps

Telle est l'urgence

 

Qu'on me laisse palper l'essentiel

 

Seul dans la nuit d'octobre

J'écoute mon coeur sobre

Dans le défilé des ratures

Je reste patient

Comme l'oiseau immobile

J'immobilise l'instant

Instantanément

 

Restent de vieilles ordures à recycler

 

Par le trou noir des pensées

J'irai à cheval ou à pied

 

Mon tableau de bord déconne

J'agonise au pied de l'ordinateur

 

 

Ce matin bonnes nouvelles

J'essaye de me sortir du néant

L'instant reste dur

La douleur aussi

 

La douceur de ton ventre

 

 

 

 

 

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11.6.2006 - Sueurs fraiches

 

 

Essayer de voir à claire joie

Dans vos matins de solitude accablée

 

Je lance des appels mouillés

 

Essayer encore de clairsemer le désarroi

Et vous sortir de ce brouillard givré

 

Les mots s'éreintent à fondre

Les glaces du labyrinthe

 

La vie est un combat un art et un rituel

Plaire plaire vous vous perdez

Dans les lambeaux de la beauté

Est-tu belle

 

Le duel solitaire dégaine sa peine

Et tire sa ligne de démarcation

 

Je reste sans mots

Mes mains à dénouer les votres

 

O sueurs fraiches de l'amour...

 

 

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11.6.2006 - Innocent aux mains d'or

 

 

O fureurs endormies qui pâlissez

Que voulions-nous que voulions-nous

O frères anciens des nuits blanches et fraîches

Sous quel tropiques vous perdez-vous

Dans quel tripot à la lumière de quel cierge

 

"Chaque route que l'on suit exactement jusqu'au bout

Ne conduit exactement à rien

Escaladez la montagne pour voir si c'est bien une montagne

Quand vous serez au sommet de la montagne

Vous ne pourrez plus voir la montagne" Frank Herbert

 

Il faut redescendre

L'estomac léger au paradis des ventres creux

 

J'ai traversé nuées et déserts

J'ai plié sous l'anathème et le froid

J'ai ridé mon âme au plein soleil

J'ai escaladé tous les charniers

J'ai joui dans le sexe de la mort

 

J'ai bu la sève de l'arbre de vie

J'ai appris le vol de l'oiseau

J'ai distribué mon destin à l'envie

Afin de voler plus haut

 

J'ai brûlé ma croix de martyr

Je proclame joyeusement mon innocence

Sous les yeux tournés des salauds.

 

 

 

 

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10.6.2006 - Pas cru pas cuit

 

 

J'ai vu des soleils si noirs qu'ils m'ont bronzés l'âme

J'ai vu  les soleils clonés et sans chaleurs

J'ai vu des soleils se faner en toute abscence de drame

 

J'ai connu des hivers où la solitude avait chaud

J'ai connu des hivers qui n'en finissaient pas d'en finir

J'ai connu des hivers qui en sont morts

 

J'ai habité dans la maison de la mort

Et j'ai bien connu sa soeur

 

J'ai fait trois fois le tour du monde

J'en ai rapporté vingt-quatre mille souvenirs

Et une vague d'azur à l'âme

 

J'ai vu des autonautes qui divaguaient sur les cosmoroutes

J'ai vu des filles de fer perdues dans les chemins de joie

 

J'ai parlé à baton ouvert et à coeur rompu

J'ai parlé à tort et à travers aux étoiles et aux gens

J'ai parlé pour passer le temps le temps est passé

Je n'ai plus rien à dire

 

J'ai parlé d'un air entendu et personne ne le connaissait

J'ai parlé aux affamés ils en ont fait tout un plat

J'ai parlé aux murs et je suis formel ils n'ont pas d'oreilles

J'ai parlé à Dieu il s'est mis à pleuvoir des étincelles

 

J'ai parlé par exemple et j'ai dit

Frère Jacques frère Jacques

Dormez-vous

Sonne-les matînes

Et personne ne m'a cru.

 

 

 

 

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10.6.2006 - Manifeste clandestin

 

 

Pour trouver des raisons et des tourments nouveaux

Pour digérer la moelle de l'ennui

Pour falsifier un peu de bons sentiments

Pour détraquer les sondages du malheur

Pour mettre notre grain de sel dans la moulinette à rêve

Pour porter le doute dans les mémoires d'ordinateur

 

Nous tranchons l'art par ce qu'il en reste

Nous réinventons la peste

 

Nous bricolons des aphrodisiaques marins

Nous allumons les lampions aux joues de la vieillesse

Nous infinissons le défini à coup de ce qu'on voudras

Nous mettons la belle folie sous nos draps

 

Pour envoyer les astronautes se faire enluner ailleurs

Pour décaler l'insupportable

Pour libérer les libérés

Pour changer le rien puisque tout est à refaire

 

Nous délions les faits divers de la nuit

Nous leurs ouvrons la porte

 

Pour nous débarasser du gène de la gêne

Nous le refilons aux cons

 

Pour dénuder les fils de l'amour

Pour les brancher sur les télè-consciences

 

Pour terrasser l'âme des rats qui nous bouffent l'oxygène

Pour envoyer les miroirs de la peur se faire voir

 

Nous tirons des plans sur la comète

 

Pour durcir nos impositions

Pour traverser les siècles dans les ellipses

Pour ombrager le désespoir qui vas fleurir

Pour cueillir ses allusions irrévérencieuses

 

Nous moisissons les cerveaux dictateurs

Nous empoisonnons les poisons du pouvoir

Nous férions la canicule des fous

 

Pour mettre du large aux rideaux

Il faut guillotiner les fenêtres

 

Pour élire nos soeurs jalouses

Pour arabiser les chevaux du malheur

Pour draper les drapeaux de noir

 

Nous infusons la science

Nous flambons sans un rond

Nous payons le café à la femme adultère

Nous trayons les mamelles de Dieu

 

Quand nous hériterons sur notre ordre du beau désordre

Nous le donnerons aux amoureux sans allocations

 

Pour plaider les causes coupables

Pour couper l'électricité à la bêtise

 

Nous béatifions la béatitude

Nous habituons l'habitude à changer de quartier

Nous orangeons les citrons de la joie

 

Pour jouer nos dés sur un coup de vie

Pour prévoir d'ici ce qui se voit là-bas

 

Nous fichons les fiches et leur fichons la trouille

Nous nous débrouillons avec le bouillon des restes

 

Nous restons indécis sur le sûr et certains sur le tard

Nous misérons des psaumes d'homme

Nous commettons des actes payants et compromettants

Nous compromettons les allumettes du génie

Nous mettons la loi dehors et les hors la loi au dessus

 

Nous passons le pont et c'est tout de suite l'aventure

Nous aventurons la sagesse entre les dents des kamicazes

Nous inaugurons le pouvoir en grande bombe

Nous bombardons les neutrons les gros cons et les élections

Nous fusillons le temps

Nous tempêtons des soleils d'évidence

 

Pour jouir dans la quiétude en toute beauté

Nous engrossons le possible

Pour fusionner l'instant à son éternité

Nous éternisons la complainte des filles.

 

 

 

 

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8.6.2006 - Voleur de poule

 

 

Derrière l'écran voilé

De vos délires je vois

La nuée bleue en allée

Du faqîr rasta quoi

 

Aux rabateurs de joie

Je laisse dans les travers

Un os sans moelle:

Je danse plus vite que mes vers.

 

Mon bel ange exténué

La poudre d'escampette te démange

Mais encore je fais des castagnettes

Pour l'honneur des démanchés.

 

O très bas du monde

Tes sales litanies m'ont gonflé

C'est délesté que je taille

Les routes de gitanie.

 

Le torse bombé de roses d'abyssinie

Nous sommes les derniers à exploser la voûte.

 

 

 

 

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7.6.2006 - Oumma

 

 

O compagnons

Nous marchons sur les gravats

Du monde ensablé déjà

Nous assemblons.

 

 

 

 

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6.6.2006 - Ecchymose mat

 

 

J'ai tracé la nuit

De sable d'afrique

Dans la mouvance des corps

Je trafique du désert.

 

Les enfants sèchent

Sous les figuiers en cendres

Et de leurs corps en fleurs

S'élance l'aube rosée.

 

Et loin à l'arête des vents

Danse la gitane,

Mer en flamme noyée dans nos yeux.

 

 

 

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6.6.2006 - Oasis

 

 

Du fond de nos paroles

Au bout de nos doigts de feu

Rappelle-toi:

 

Nous venons d'un âge doré

 

J'y vois des vierges folles

Et des coulées de miel:

 

C'est le jardin de Dieu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6.6.2006 - Anéantissement

 

 

La brise fraîche qui nous frôle

Est tiède encore de sable mauve

Et frêle la rose à peine gémit

C'est à ce prix que je meurs.

 

 

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6.6.2006 - Est-ce ainsi...

 

 

Je me souviens souvent de vous

Qui ne m'avez pas cru:

 

Je ne peux vous offrir de roses

 

Dans la cohue des métamorphoses

Faut-il en pleurer ou fixer le pôle?

 

 

 

 

 

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5.6.2006 - Parler ( Armel Guerne )

 

 

Car le monde est si bas:

C'est à genoux qu'il faut parler.

Et le cri le plus fort

Est un murmure

Et le parfait silence encore

Est comme un hurlement

Qui traverse les murs

Et fait saigner le vent.

Toute parole est un anneau

De fiançailles ou un pacte avec le démon.

 

                                       Armel Guerne

 

 

 

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5.6.2006 - Ilahi

 

 

"Ilahi anta maqsoudi wa ridaka matloubi"

 

"Le fait de voir Dieu

Par l'oeil de la foi et de la certitude

Nous a libéré de tout recours

A la pensée discursive."

                                 Abû  l-Hasan al-Shâdhili

 

 

 

 

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4.6.2006 - Signal

 

 

Frères humains de la nuit carcérale

A l'arrêt des maisons

L'alarme est en panne

Et j'ai mal.

 

Dans l'électricité du réseau

Les anges grillent.

 

 

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4.6.2006 - Tri-unité

 

 

L'homme équilatéral

Se travaille:

Il fait la guerre

Et prie.

 

 

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4.6.2006 - Echos

 

 

Dans l'ambulance du ghetto

Comment ne pas être un voyou:

L'alarme des sirènes se propage

Jusqu'à l'homme bleu.

 

 

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3.6.2006 - Eternel nocturne

 

 

L'âme insurgée que tu oublies

Mal armée resurgit à l'orée

La poésie tire à vue des salves d'étoiles

Mots brûlants et larmes que veux-tu.

 

Celle seule qui danse sous nos yeux

Epouse le soleil à son incendie

Il pleut toujours des étincelles

Sur les taités d'alchimie.

 

 

 

 

 

 

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2.6.2006 - Rosée

 

 

Au reflet des écrans

L'amour traverse

Les astronomies:

 

J'ai perlé la toile.

 

 

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2.6.2006 - Franc d'arabie

 

 

Nous nous sommes battus et tant

Jusqu'au royaume.

 

Au milieu des flammes

Jusqu'au dernier

Nous nous sommes battus

Avons prié.

 

Nous sommes.

 

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2.6.2006 - Arc en ciel

 

 

J'écris les mots

Avec le blanc de la nuit.

 

J'écris les mots

Avec la terre, le ciel et mon sang aussi.

 

J'écris les mots

A la sueur des bougies.

 

Et si vous savez l'ultime poésie

Voyez-y quand l'aurore perce

La caresse d'un coeur béni

Que d'étranges couleurs bercent:

 

Je vous offre.

 

 

 

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2.6.2006 - Polygone

 

 

Si même la terre tousse

Sous un ciel de tracas

La belle envoilée que voilà.

 

Si même un soleil de rescousse

Brûle les derniers fracas

A nouveau pris dans l'esbrouffe

Nous donnons le la.

 

Quelques plumes d'anges lancées

En riz métaphysique

Sur ta belle échappée lasse.

 

Car tes coursiers s'enlisent

Aux vapeurs des Saintes.

 

O ce dimanche mendié

Son croissant doré d'épice

Et dans la tranche du livre, le bateau lucide

Avant la coulée franche.

 

Je suis les quelques uns

Dans les recoins du Neuhof

Incandescents et clos

L'honneur sauf.

 

 

 

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2.6.2006 - Passage

 

 

Du point où j'en suis

Au cercle qui rayonne

Il n'y a qu'une inspiration

Et la colombe frissonne.

 

 

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2.6.2006 - Chandelle

 

 

Au coeur de la nuit amour

Nous veillons sur l'autre

Qui puis-je mais

Nous dormirons ensemble.

 

 

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1.6.2006 - Vois

 

 

La pluie fine de peine

Sur le quai qui t'enbrume

Scintille pourtant.

 

C'est l'occident qui s'enrhume

Jusqu'à l'électricité sourde

Des hommes écorchés:

 

J'ai couru le zodiaque

Jusqu'à la foi.

 

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1.6.2006 - Dépouille

 

 

Est-ce regret d'être encore

Parmi les genêts en fleur

Et suis-je ou mort

L'évasif de l'age d'or

Ou l'éclaireur tardif.

 

De la triste plainte

Jusqu'au silence des pouilles

Qu'avons-nous quitté?

 

Le soleil fou des champs de blé

Et déjà les fumées sales.

 

Nulle terre promise

Mais l'étrange sommet

Où repose notre carcasse païenne.

 

 

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31.5.2006 - Plume

 

 

Au clair de la lune

Mon ami Pierrot

Je te prête ma plume.

Pour l'amour de Dieu

Ecrit un mot.

 

 

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31.5.2006 - Amour

 

 

Ta solitude souveraine

Cherche les courants:

Le roi veut la reine.

 

 

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31.5.2006 - Prince de lumière

 

 

Au sommet de chaque étreinte

La flammme pense

L'embrasement.

 

Je ne sais plus

Si la terre monte

Ou le ciel descend.

 

 

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31.5.2006 - Misère

 

 

Madame la misère

Nous ne t'aimons pas

Tes misérables manières

Ne nous impressionnent plus:

 

Tu as perdu de toute éternité.

 

 

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30.5.2006 - Position cosmique

 

 

Indicible l'évidence nous cloue

A l'impossible de la larme nous coulons

Au centre de la roue

Nous avalons les quatre directions:

 

Nous sommes espacés.

 

 

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26.5.2006 - Camp

 

 

Au temps de la commune

Le sang bleu des ouvriers coulait

J'ai appris celà à l'école

Souviens t'en il coule encore.

 

Dans le tohu-bohu de la rue

Nous cognons en silence

Nous sommes armés

De colère noble.

 

Au  feu caché des hommes fiers

Je pose ma pierre

Dans la nuit des yeux droits

Nous prions debout.

 

 

 

 

 

 

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26.5.2006 - Clôture

 

 

Le passeur est passé

La porte est close

Son image effacée

Il se repose.

 

Il fructifie au noir

Pour les roses providentielles.

 

 

 

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25.5.2006 - Fleur d'eau

 

 

Encore je vis

En compagnie des miracles

Je fais ma cour

A l'écueil des  fleurs d'eau.

 

Encore je meurs

Dans la nuit dentelière

Je fais l'amour

A la mer du milieu.

 

 

 

 

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24.5.2006 - Dentelle

 

 

Perdu au coeur amour j'allume tes passerelles

Passeront-elles au bleu ciel du jour c'est couru

Dans le fil blanc de tes dentelles que j'avance.

 

 

 

 

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23.5.2006 - Rose nomade

 

 

L'heure du mal coule

Son pauvre poison

Dans le mercure des foules

Nous foulons

Le soufre du chemin.

 

C'est toujours danse et oraison

T'en souviens-tu  j'avais raison.

 

Du bleu azur d'anarchie douce

A l'éternelle galopade

La foi gnostique qui nous pousse

Est rose nomade.

 

 

 

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22.5.2006 - Ecriture

 

 

Au vert de la nuit

Sous le ciel courbé

Le soleil verse en pluie

Notre alphabet:

 

L'amour s'écrit.

 

 

 

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21.5.2006 - Mise en forme

 

 

Le latin des amériques

Croque mes graines de coca

J'ai accroché le nord de l'afrique

Au cap de l'europe.

 

 

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21.5.2006 - Baladin

 

 

Le temps fait ce qu'il peut

Et coure à sa fin

Je danse d'autant mieux

Ma vie de baladin.

 

 

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20.5.2006 - Regarde

 

 

Au bras de la douleur fidèle

Un désespoir s'est ailé.

 

 

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20.5.2006 - Joie désarmée

 

 

Les mots hébétés sur le champ d'amour

Parmi les milles fleurs en flamme

La joie désarme:

Nous ne verrons pas le jour.

 

 

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20.5.2006 - Debout

 

 

Ce monde est sans place

Dans le commun des transports

Nous restons debout.

 

Jusqu'au bonheur oublié de l'impasse.

 

 

 

 

 

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20.5.2006 - Epice

 

 

Souviens-toi et par delà nos apparitions

Dans les coulisses du temps et toi loin

Si loin je le suis autant c'est délice

Et fusion.

 

 

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20.5.2006 - Oeuf d'or

 

 

L'oiseau du malheur

 

Si tu ne vois pas

Sous ses ailes noirs, l'oeuf d'or

Retourne à tes marées.

 

Mais prie

Qu'il vienne pondre

En ton secret.

 

 

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20.5.2006 - Coeur fidèle

 

 

Dans un monde sans rimes

Tout poète décimé se vendra en pature.

 

Où suis-je sans colère mort

Dans la langueur des vents

Le corps en fleur parmi

Les allusions du printemps.

 

Mais l'eau du coeur qui

Viendra boire sans ciller

Son feu ruisselant.

 

 

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20.5.2006 - Métamorphose

 

 

Suis- je plus que vivant,  mort

Par quel secret, volubile et

Bouche déjà close,j'écris

Un sabre et une rose.

 

O terre suspendue mouillé

De cris je recompose

Ma soeur la chair aux aguets

Sous la métamorphose.

 

 

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20.5.2006 - Beauté assise

 

 

La beauté, mon Dieu, les larmes

Pour la voir tous assise

Sur les genoux du monde parfois

J'ai cru à l'enfantine prouesse

Et m'en fais gloire.

 

Mais derrière le feu qui tout

Embrase jusqu'à la vierge

O pauvres n'avons que l'ivresse

D'y voir.

 

 

 

 

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20.5.2006 - Oui

 

 

Deux chevaux dans le vent

Et le silence nous fête.

 

Parés d'or et d'argent

Nous proménerons-nous nus

Parmi nos lumineuses défaites oui.

 

 

Dans les mondes et les mondes

Et jusqu'à la transfiguration parfaite.

 

 

 

 

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20.5.2006 - Essentiel

 

 

Avec la blessure

La plus proche du soleil

Ordonner les mots.

 

Et sans dévoiler tendre

Plus que la rose

Vers le ciel de son essence.

 

 

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19.5.2006 - Langue perdue

 

 

A langue perdue

Le loup mange

Des mots de feu:

 

L'or se peut.

 

 

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18.5.2006 - Flamenco

 

 

Le pauvre du jour rend grâce

Sous les arcades du soir

Le compas de la guitare trace

Les accords de Ziriab.

 

La nuit se parfume.

 

Et des perles de  Bagdad

Aux cascades de Cordoue

Tout se suspend:

 

La beauté joue.

 

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17.5.2006 - Rossignol

 

 

Je sais le pas des vivants

J'essuie leur peine.

 

Je sais la nuit heureuse du rossignol

La sens-tu à peine

qui nous frôle à l'orient?

 

Ce n'est pas la veine

C'est ton coeur qui descend.

 

 

 

 

 

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16.5.2006 - Larme d'or

 

 

O dans ces temps accélérés

J'ai dansé tant mon amour

Que l'Amour dort.

 

Et si même l'espace s'écartèle

Vois , la rose au ciel

Coule une larme d'or.

 

 

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14.5.2006 - Vision d'enfer

 

 

Dans les foyers frigides

L'image solaire s'éteint

Le noir des solitudes se vide

L'âme se tord et geint.

 

Les corps s'échinent à déchirer l'amour

Les yeux s'écartent

Les ongles s'accrochent en vain

C'est l'enfer.

 

 

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14.5.2006 - Mascara

 

 

J'ai des flots de mascara

Pour la fleur des serments

Au baptême des deltas

J'ai  bu la rosée des vents.

 

Je n'ai d'azur que le mauve

Des pamoisons de lilas

J'ai lavé ma parure fauve

Aux arabesques des salants.

 

Les étoiles palabrent légères

Je demeure dès lors oublié

Dans les voiles de l'oasis secret

J'ai maquillé le désert.

 

 

 

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13.5.2006 - L'étoile de mer ( René Char )

 

 

Dans le foyer de la nuit noire

Une étincelle provocante

Heurta le tablier de cuir

Que je gardais par habitude

Autour de mes reins désoeuvrés.

 

Sans doute un mot bas de Cassandre,

Utile à quel avenir?

Fallait-il qu'il se révélât

Entre cinq de mes différences,

Au terme d'une parabole

De mensonge et de vérité?

Se protéger est acte vil.

 

Lève la tête, artisan moite

A qui toute clarté fut brève!

Cette source dans le ciel,

Au poison mille fois sucé,

N'était pas lune tarie

Mais l'étoile frottée de sel,

Cadeau d'un Passant de fortune.

                           

                       René Char

 

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12.5.2006 - Vague incendie

 

 

Les pensées moites flottent encore

Par compassion et pour

Que toute larme en rosée

Tombe.

 

Supplications de la nuit vide

Où nul ne s'étend

Mots dilapidés cependant

Au coeur la rigoureuse coulée

Le feu liquide qui tous

Nous inonde.

 

Dans les versets de la foule

Coule la vague incendiaire.

 

 

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9.5.2006 - Ciel voilé

 

 

La marée du vent encore réembrasse les braises

Et rien ne s'éteint que l'artifice duel:

Nous passons  les voiles.

 

 

 

 

 

 

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9.5.2006 - Cigale

 

 

Au coeur haut des marées blanches

Jusqu'aux rimes tanguées de silence

Nous chantions.

 

Dans l'intime essence de l'atome

Jusqu'au feu immobile du royaume

Nous dansons.

 

 

 

 

 

 

 

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8.5.2006 - Lavande à Léo

 

 

Ta voix d'outre-platine veine

Mon pauvre opéra, je traîne

des colères en hymne

Jusqu'à la peine blanche.

 

Dans les ruelles vaines

De l'araignée sacrée

J'enguirlande même

Tes aigles de mémoire.

 

Si je demeure à peine

Est-ce par nostalgie?

Sous le manteau de laine

De haute courtoisie.

 

Mais le temps s'égrène

En chapelet de repli

Et la marée ramène

Des épis de paradis.

 

 

 

 

 

 

 

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7.5.2006 - Trait lent

 

 

Si le temps dans ses longueurs

Se gâte

L'enfant pleure de souffrir

Tant

O fleur qui s'ouvrit avant

L'âge

J'écris ta douleur d'un trait

Lent

 

 

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7.5.2006 - Le manouche

 

 

Emmanuel le manouche

Pendu aux forces contraires

Tu charries quand même

Par delà la mort passagère

Ton esprit louche

Et bienveillant.

 

 

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7.5.2006 - Déchirure

 

 

Finalement

Derrière le voile du drame

Tout est sereinement calme

Eternellement

 

L'illusion seule se déchire.

 

 

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7.5.2006 - Douceur

 

 

Dieu, quand me reposerai-je

Dans la luminosité fraîche

De votre jardin?

 

 

 

 

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7.5.2006 - Blanc nocturne

 

 

Quand bien même ces clandestinités me pèsent

Je décline mes identités terrestres.

 

Dans ces forêts fléchées où nul loup ne luit

J'ai du mal.

 

O enfants mal léchés la nuit qui hulule

Est blanche.

 

J'aurai traversé la fièvre ancestrale des cités

Sans sourciller

 

Malheur à qui me croit enchaîné.

 

J'ai déjà semé des flopées d'étoiles

Pour la caravane des exilés.

 

Dansent alentour les femmes, vois les:

Tout convole vers d'autres cieux.

 

Dieu nous soulève.

 

 

 

 

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4.5.2006 - Brise

 

 

 

L'éternelle brise dans tes carrioles

Et l'étè promis qui s'avance

Est-ce le monde qui se bariole

Ou le sourire de ta chance?

 

Là où ton esprit guette

Sous les castagnettes fleuries

Ta cavale s'inquiète

Et t'en prie:

 

Il pleut des étincelles lactées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3.5.2006 - Joie mouillée

 

 

A l'arrêt des temps ton chant

Dans l'essentiel de la nuit descend

Pour le Très-Haut.

 

Dans le chaud du coeur entend

La mélopée qui te rappelle

Sans larmes tout pleure la  louange

La bienheureuse alarme:

 

Chante

 

Et loin des mots associés,plonge

Dans le ciel de ton coeur

Ta joie mouillée

Ce sont des pleurs.

 

Ta vie ramassée

Dans la fraîcheur du jardin

Ces roses d'orient délassées

Ce sont tes fleurs.

 

Ma bien-aimée du levant

Pleure ta foi douce

Je meurs pour longtemps

A l'orée de tes lèvres.

 

 

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3.5.2006 - Joie d'hirondelle

 

 

Ne pas nuire,nos habits de feu laissés

Dans les stations, laisser luire les saveurs

Se taire, humide et ferme

Mourir plût au ciel deux fois qu'une:

 

Nos efforts saignent une joie d'hirondelle.

 

 

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3.5.2006 - Amadhâni

 

 

"Ce bas monde n'est qu'un chemin menant au Paradis

Ou à l'Enfer,

Les nuits sont pour l'homme un lieu de transactions

Et les jours sont un marché."

                                       Amadhâni

 

 

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2.5.2006 - Couchants

 

 

Nos élans que dire? les rues tanguent

En longueur et s'attardent aux couchants:

C'est à brunir.

 

 

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2.5.2006 - Charité

 

 

La charité est cette clef

Où le diable s'épuise

A l'incarcération de la nuit

Je respire.

 

 

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2.5.2006 - Pipeau de la nuit

 

 

Je suis le pipeau de la nuit

Sérré de près en éclair

Je t'envoie la vie qui file

Me file entre les doigts.

 

J'ai mouru l'éternité dernière

Sous la face cachée d'une lune pleine

Je suis l'enfant rené du désert

Je reviens confirmer ta sève.

 

 

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2.5.2006 - Incendiaire

 

 

Destinataires égarés, ma prière vient asseoir

L'ombre des tonnelles moites.

 

J'ai vécu les dix mille vies

En compassion pour la chaleur

J'ai brûlé ma pénombre.

 

Et j'ai ri à l'éclat des merveilles.

 

Dans le bas-fond des peines

J'ai traqué l'étincelle

Jusqu'au ciel de l'Incendiaire.

 

 

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1.5.2006 - Non

 

 

Revenons-nous de loin et d'où?

Pour filer doux dans les recoins

Sous les reproches de la terre ou

Dans les abscences d'un ciel lointain? -Non.

 

 

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1.5.2006 - Enfants sauvages

 

 

Tout respire qui meurt et rires

Et lamentations tout demeure

Et prie dans la nuit humaine.

 

Est-ce dans la joie humide qui tout ramasse

Votre amour tu qui passe est-ce

Dans vos yeux d'après orage

Cette langueur, la trace?

 

Vous tristes mais je dis courageux

N'avez plus les gestes et pauvres

Glanez des mots parmi les bêtes.

 

Pitoyables êtes les enfants de l'écart

A la chair pétrie d'orgueil et cruels

Qui se crurent orphelins.

 

 

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30.4.2006 - Je voyais passer la mer

 

 

Quand je voyais passer la mer

Dans le chemin creux des filles

Leurs sourires amers

Avaient des faux cils

 

Je m'inventais ma légende

Au fond des cargos de nuit

Avec les gens de

Bonne compagnie

 

Nous étions quelques solitaires

Perforant nos cartes d'exil

Les seuls à taire

La vie qui se file

 

J'avais vingt ans

Attendant sans attendre

Que vint le temps

Du feu des cendres

 

Je croyais reconnaître Estelle

Mais j'en n'étais déjà à n'être

Qu'un poète que l'Etoile rappelle

Au chevet de son ciel.

 

 

 

 

 

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30.4.2006 - Levée de souvenirs

 

 

Je sais dans les télès moutonnes

Des oraisons fumeuses

Sans rancune et qui frissonnent

Leurs envies balladeuses

 

Je sais des palpitations qui s'apprêtent

Dans le code d'amour des ordinateurs

Je vois des fleurs poussées seules et sans dettes

Qui se mémorisent en attendant l'heure

 

Je sais des chevaliers dans les villes géométriques

Qui astiquent l'âme des angles morts

Je sais le coeur des noyaux faméliques

Qui digèrent déjà les souvenirs de l'aurore

 

Je sais la mer du centre commercial

Qui gémit dans les nuits d'orage

Je sais, la colère de ses amours pâles

Démaquille peu à peu sa rage

 

Je sais les beaux assassins à naître

Le tranchant des couteaux que j'aiguise à ma plume

Je les sais luisants au delà des peut-être

Attendant que les vers de bas de page s'allument

 

Je sais des mots à portée de main

Les mots opportuns à portée de note

Les mots de demain aux odeurs fortes

Je sais

 

Les poètes voyous voulaient faire danser les fleurs

 

Ils sont là dans les rêves insicifs, parmi

Les jardins en sourde attente

Attentifs au grincement de l'hiver

Dans les bruits secs et chaleureux des feuilles mortes

 

Ils reviendrons emplis de sève et de sucs

Accompagnés de lions et d'abeilles mutines

Pleines de ce miel qui lève, suave

Prêt à beurrer leurs molotov tartines

 

Ils seront violents et doux

Et brefs.

 

 

 

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30.4.2006 - Heureux d'être

 

 

Sommes dans la nuit alchimique

Au long cours du désastre

Assis sur des tapis persans d'occasion.

 

Sommes dans nos lectures sages

Sous la Lumière fraîche

Heureux d'être.

 

 

 

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30.4.2006 - La légende de l'amour

Un soleil clair comme une orange

Dans un après-midi d'étè

Songe que nos pâles gueules d'ange

Ont étè et seront toujours

Ces beaux visages défaits de l'amour

 

Histoire d'aller faire un tour

Chez la fierté silencieuse de la nature

Songe qu'à notre tour

Nous logerons dans ce clair silence

De l'amour reposé

 

Il faut sans tarder oser

Comme ces oiseaux qui flèchent le ciel

Songe à cette éternité posée

Dans le creux de l'écuelle des cieux

L'amour est un velouté de miel

 

Vois ces abeilles mutines

Qui pollènent notre légende florale

Songe qu'à cette heure nos coeurs butinent

L'âme de la terre et sa rondeur étoile

 

Nous sommes la légende de l'amour.

 

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30.4.2006 - Radio voie lactée

 

 

Je voudrais offrir tes souvenirs solaires

Je voudrais devenir ce voyeur parfait

Je voudrais me mémoriser enfin dans la mémoire des étoiles

 

Mille million de mémoires étoilées...

 

Je suis un terrestre qui fait des extras

Souriez! souriez! lecteurs gras

Mes oreilles ont pignon sur radio voie lactée

 

J'entend le chant des comètes apaches

 

Je suis la mémoire gazeuse du trou noir

Où s'emmemorise la légende la très grande

Et édifiante légende que boiront au fil

De leurs très prochaines errances mes fils en souffrance

 

Je suis le puzzle d'une mémoire en kit

Qu'il s'agit d'avaler

 

Prière pour une implosion...

 

Connais-tu l'histoire de cet homme,fou s'il en fut

Qui hurlait son droit d'asile?

Te souviens-tu de l'étange histoire de ces parallèles égarées

Qui ne se rencontrèrent jamais?

 

Dans ce musée les voitures font vroum-vroum

Les oiseaux font cui-cui

Les passants font flac-flac

Et les enfants???

 

Les étoiles se portent bien.Merci!

 

 

 

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30.4.2006 - Cigarette

 

 

Toute roulée que j'allume

Est une prière Au Sans Nom.

 

Toute éternité consumée,un don.

 

 

 

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30.4.2006 - Passage

 

 

Du  Jésus provençal à la caravane de Mohammed

Nous passâmes par les Saintes-Maries

Du trouvère platonicien aux suppliques d'Hallâj

Nous passâmes par la nuit obscure de Saint -Jean

Des sermons de Maître  Eckhart aux saveurs de Shuon

Nous passâmes par la crinière de Cheval Fou

De la bougie De La Tour au désert de Connaissance

Nous sommes passés à la Lumière.

 

 

 

 

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29.4.2006 - Le faux poète

 

 

Qu'as-tu fait de la promesse?

Celle que nous tenions par la main

Ou en laisse. Qu'elle était-elle?

Qui semait les signes sur le chemin.

 

Dans le tohu-bohu terminal

Avant de sombrer droit dans les abîmes célèstes

Rien ne presse et pourtant tout s'affole

Qu'as-tu fait de la promesse?

 

Tout s'inachève dans ce destin de pacotille

Tes yeux anciens se crèvent et plissent

Pour d'autres cieux.

 

C'est un désert sans voix par delà

Les aléas encombrés, pointe sans répit

L'immaculée plus que blanche joie.

 

Que le temps te vola-t-il?

Quelques années de plomb

Et ce qu'il en reste: les scories

De l'illusoire jeunesse.

 

Qu'as-tu brûlé?

Si ce n'est le malheur d'être

Jusqu'à son ivresse volatil:

Le fumet des regrets s'offre.

 

Les vaines tentatives furent couronnés d'épine

Et l'illusoire gloire bien plus assassine

Il faut laisser poindre les ultimes sursauts

Et sans remords abandonner ces ruines.

 

Ce que nous fûmes

Dans les brumes des sommets:

Des rêveurs sonnés au vertige des cimes.

 

Nous avons trébuché

De nos minces collines

Pour dégringoler dans la larme des vallées.

 

Nous fûmes pauvres victimes

Plus que les autres mouillés

Dans une sale affaire de rime.

 

Les vaines tentatives furent couronnées d'épines

Et l'illusoire gloire bien plus assassine

Il faut laisser poindre les ultimes sursauts

Et sans remords abandonner ces ruines.

 

Ce que tu fus si celà est

Pas grand chose

Tant de mots lachés

Et une bouche close

Pas de quoi parader

Dans les allées de rose.

 

Bel usurpateur te voilà bien morose

Dans les contractions du temps

Ton vieil orgueil explose

Avant l'Heure.

 

Pauvre Adam édenté qui s'éreinte

A chercher les clefs du pardon

Que fus-tu sinon l'incarnation éteinte

D'une pâle illusion.

 

Bel illusionniste te voilà bien silencieux

Face aux reproches de la foule

Serais-tu un de ces poètes spiritueux

Qui tourneboulent les têtes?

 

Mais là où la pierre coule

Sa rosée charitable

Dans l'amour clos du désert

Jusqu'au regard trouble

Des compagnons de table

Tout transpire la noble misère.

 

Et rien n'est détestable

Jusqu'à la pauvre bête

Qui crache sa peine.

 

O l'ange que tant avons déçu

Et qui nous vit fuir

Dans les tavernes honteuses:

 

Nous n'y trouvâmes que plus malheureux

Jaloux qui nous écorchèrent

Les dernières peaux de l'âme.

 

O chevalier sans arme qui ne tua guère

Que quelques monstres d'arrière-garde

Est-ce courage ou simple lâcheté?

Tais-toi et apprends à prier.

 

Tes vieilles lunes

N'émeuvent plus les enfants des cités.

 

 

 

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29.4.2006 - Fraction de temps

 

 

Amis décimés

Le temps vous aura pris dans ses fractions:

Vos savants calculs ont l'astronomie de la vanité.

 

 

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29.4.2006 - Réglement de compte

 

 

Tapcaim, matelot revenant des îles ensevelies

Dans le tacata du tracas est-ce bien lui?

L'éflanqué légendaire qui mata la mort.

 

Et j'ai ri, franc échévelé sans monnaie

Sous les pluies d'avion à Nouvel-york

Jusqu'à ta banlieue parmi les pierres lancées

Est-ce la colombe qui les apporte?

 

Et qui et qu'est-ce tout ce pataquès?

Demandeurs de rançons sans gloire

Voyous sans art, bourgeois sans manière

Guerriers des arrière-cours, tous dans mes ornières

Sorciers gris, djinns des limbes, musiciens glauques

Tous ténèbreux enlunés à lanterner dans mon lit.

 

Reviennent guerriers saints des montagnes arides

Parfaits chevaliers,maîtres soufis et jusqu'au gitan atomique

Revenez fouler l'orient du jardin où j'attend.

 

Roi du monde, va-nu-pieds, toi qui sais

Vois ma parole coupée saigne un sang d'encre

Mes poussées vaines seront-elles sanctifiées?

 

Malgré les attaques magnétiques

Dans le dernier carré de l'ultime pagaille

Je m'échine à tracer les pistes de la Vérité.

 

Hé Macpait toute cette poisse qu'on t'a collé

Ces années de mélasse à se coltiner les damnés

Leurs reproches et leurs crasses, Seigneur Dieu quand

Leurs écraseras-tu la face?

"Laisse tomber" me dit l'ange qui passe.

 

J'apprendrai au guitariste désaccordé

La corde pour se pendre

Il pourra toujours offrir une lampe

Au flûtiste aveugle et compagnie

Tous ceux qui meuglent dans la sinistre nuit

Tous dans le gouffre sans fond

L'eternel abîme où je fis la saison.

 

Vous n'avez rien sali qu'un peu de chair fatiguée

Et vos mornes râles aux spasmes mélés

Auront à peine égratigné ma foi.

 

Et cris, salsa, fiels et ricanements

Mère maquerelle, faux frères, admirateurs veules

Chuchotements troubles, diableries en tout genre

Etrange cortège qui déjà se déhanche vers les oubliettes.

 

Singes monnayables, étoiles lugubres

Bas flot des paroles, sourires fourbes

Caresses molles et joies trafiquées toutes

Et tous , je vous renvoie à vos tentations de gouffre

Sans exception.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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29.4.2006 - Paix du soir

 

 

Marcher devant, traîner derrière

S'évanouir dans le ventre

Pour renaître au nord.

 

Prendre la tête des précipitations

Et s'éclipser à l'arc-en-ciel

Pour aller brouter la lune.

 

Il reste au soir

Un homme qui se demande

Et souris.

 

 

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29.4.2006 - Spleen

 

 

Le silence où nos corps se souviennent

Etais-ce la fraîcheur ou l'insolence

Et fûmes-nous jamais vierges?

 

Les mirages où nos voitures s'emballent

Et loin nos rires alors étranges

 

Dans les zones industrielles o l'ange

Fidèle des jours blêmes

 

Où sont passées nos ailes?

 

 

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29.4.2006 - Chemins de crête

 

 

Les mots portés

Nous entêtent

Sur les chemins de crête.

 

Nous laissent

Hors de portée

En tête à tête

Avec la beauté.

 

 

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29.4.2006 - Rêve marial

 

 

La solitude souveraine plane sur le commun

Allonge ton pas à la légèreté de l'oiseau

dans l'urgence du Rappel frôle le rêve marial.

 

Les loups mangeurs de laisse

Dans les rues lâches du festin

Auront croqué la ville

Jusqu'au dernier quartier sensible.

 

 

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29.4.2006 - Basculement

 

 

L'homme qui s'acharne

Décline doucement

Enfin épuisé pleure

Son hymne à la vie.

 

A l'ultime déchirure

Au dernier balbutiement

Sous l'arcane sans nom

Tend ses reins à la faux

 

Et bascule à la lumière.

 

 

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28.4.2006 - C'est écrit

 

 

Insensible aux piqûres des marteaux piqueurs

J'entre en quintessence par sagesse:

Notre héroïsme ne sera pas diffusé

Mon silence veille.

 

Dans la citè du Neuhof

C'est à dire au désert

Je ravale mon être et je danse

Dans l'heure équilibre

C'est une symphonie sous mes doigts

Cette étrange joie en pluie

Je souris aux anges.

 

Et m'astreint à l'élègance des conversations.

 

C'est une étincelle que je lance

A la barbe des extincteurs

C'est deux mondes qui se mélangent

Pour  un secret d'amoureux:

 

Une colombe à transcrire chante

C'est écrit dans ton coeur.

 

 

 

 

 

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28.4.2006 - Mots d'oiseau

 

 

une vie à manger des kébabs...

 

Mon âge est un long chemin d'amour:

Je sème des mies de pain

Dans l'éternité enfantine.

 

A l'appel de la guerre il faut être beau

Vois la cité se voile

Les citadelles veillent au grain:

 

Rien n'arrêtera la Joie.

 

C'est une question que seul le temps pose

Une pirouette cosmique et hop:

 

La Joie explose.

 

 

 

 

 

 

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28.4.2006 - Dame Mériem

 

 

C'en est fini à l'heure morte

La nuit secrète la peau

Et dix-huits lunes pour tempérer

L'ardeur suspendue.

 

Si la demeure prend l'eau

L'étoile fragile encore se couvre

Sous le renversement des temps

Il faudra bien plier genoux.

 

Dame Mériem guidera mes mains

Jusqu'au coeur immaculé

Ma patience alors verra fleurir

La jeunesse inachevée.

 

 

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28.4.2006 - Tour foudroyée

 

 

Ce vent d'alarme sur la peau de la nuit

Au large de l'homme où tu me relis

Cette coulée, ta prison rigoureuse.

 

Du haut de la tour enfin foudroyée

L'arcane XVII en berne

Pour que la lumière s'accomplisse

J'ai grandi dans ta marge d'erreur.

 

Ta solidude de vigile sur la table des matières

Ton architecture contrariée

Jusque dans la désintégration des mots:

Le flot du Verbe.

 

 

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28.4.2006 - Dix mille ans

 

 

Le sel des années en bouquet irradié coule

En pure joie et merci.

Croire jusqu'à ne plus c'est l'amour? oui

Qui tombe des nues.

 

Dix mille ans sans démordre

Dans le charbon de la nuit

Cela fait les rides boréales.

 

Dix mille ans sans dormir

A guetter un signe

Cela fait l'inespéré.

 

Dix mille ans sans tomber

A user sa semelle

Cela fait la musique.

 

Dix mille ans sans dire

A T'épeler

Cela fait la prière.

 

 

 

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27.4.2006 - Midi

 

 

La joie rescapée demeure

S'est grimée une gueule de demeurée

 

Infuse au levant ses pétales mouillés.

 

Du vent des citadelles au gémissement des cités

Mon galop se souvient des gazelles du vert paradis.

 

Son épèe soude à la Lumière l'éparpillement de midi.

 

 

 

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27.4.2006 - Monsieur,Madame.

 

 

                                     Monsieur, madame,

 

 

       Des pensées, comme tout un chacun, quelques unes me traversent.

Je date aussi. Il vous sera facile de m'asseoir entre ratures et littéra-

-teurs.

 

       Mais malgré le dépassement des limites, je suis le leurre qui vous

tient lieu d'enfer à peu de frais.

 

       Méfiez vous des chemins qui se pendent.

 

       Le choc ne fera aucun remous.Rien ne vous coupera la chique

que le dernier couac.Tapi dans le spectacle, j'en reste, pour ma part

à l'incroyable.

      

       D'un souverain chatouilleux, que personne n'empêchera de se

taire,veuillez recevoir,Monsieur,Madame, l'expression de mon

silence le plus sincère.

 

                                                   Captaim

 

 

 

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27.4.2006 - Dernières salves

 

 

Sous l'artifice des derniers feux

Ce monde tire à sa fin.

 

Le temps se resserre: il faut passer outre.

 

Le coeur sacré, nous divergeons des avenues fébriles.

 

 

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27.4.2006 - Constellation du chien

 

 

Dans la saturation de l'étè, je ne vois plus

Mon rêve arrêté au rouge du feu.

 

Mes enfants inespérés dans un train de vie fuyant

Je ne fais guère qu'une fugitive impression.

 

Dans la mécanique des foules je veille au grain.

 

J'ai dix mille ans et des poussières dans l'âme

Les os brûlés je dévale dans la chair de l'émotion.

 

 

 

 

 

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27.4.2006 - Relents d'éternité

 

Dans ce cycle clos ,des relents d'éternité.

La femme me couve de son regard

La vie entre en clandestinité.

 

 

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27.4.2006 - Heure propice

 

 

Du colportage d'étoiles dans les rumeurs de la ville basse

Je dévale dans les fissures de l'homme jusqu'à la Lumière

Qui te revient à l'heure propice.

 

Afin que la rose s'emerveille

De ma traversée du désert

Je meurre pour que tu fleurisses.

 

 

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27.4.2006 - Mobylettes bleues

 

Au coin de la rue résistante, des gitans

Balladeurs de tes mémoires éventés.

 

Enfants filants sous l'éraflure

Je vois des mobylettes bleues comme une arche.

 

La noblesse émergeante nous incline à préciser nos gestes:

Je lève le voile aux yeux de la soif.

 

 

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27.4.2006 - Encore aime

 

 

Puis encore aime et

Plonge dans l'aubaine ton corps épuisé.

 

De pied ferme sur le sable croire

Et s'agenouiller.

 

Dans le hors-champ des batailles

C'est perdu que j'avance

Dans l'agonie de l'enfantement

La Joie nous travaille.

 

 

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26.4.2006 - Etoile offerte

 

 

Un silence lourd de promesses

Dans un ciel dévoilé, une blessure telle

Qu'un temps s'étire, les ailes

Frôlent un soupir et coule

Dans la moiteur

Ta prière d'amour inséré.

 

Je sais le décalage nocturne

Je mesure les déserts

Le mal que l'on se donne est bien fait.

 

Malgré les musiques guerrières

Mes yeux anciens fixent

L'Etoile offerte à la seconde vue

 

 

 

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26.4.2006 - Voir beau

 

Caché derrière son oeuvre

Voir beau.

Et s'atteler aux variations.

 

 

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26.4.2006 - Chairs brûlantes

 

 

Nos chairs brûlent:

L'Amour est consommé.

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26.4.2006 - Pour les fils du poète

 

 

Pour les fils du poète

Le promeneur ennobli

Rejoint ses terres endolories.

 

Dieu prend des photos: souris.

 

 

 

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26.4.2006 - Orient

Ah les vies dansent nul n'échappe

Au plein fouet de l'amour

La vie o lance ses rafales.

 

Marcher dans la transe sociale

Jusqu'au gichet de la matière:

Réclamer son corps.

 

Au couvre feu , loin

De l'electricité des courants

S'en remettre à l'esprit de la flamme

Et s'allumer.

 

Jusqu'à l'orient où je chante.

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26.4.2006 - Sel de manque

 

Le sel nous manque

L'amour ne prendra pas les armes,

 

Car seule la distance nous rapproche

Dès lors nos désirs ont goût de malheur.

 

Tu est bien lune, pâle

Et je suis bien sol.

 

 

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26.4.2006 - L'encre des savants (Hadîth)

 

"Le Jour de la Résurrection,

Quand on pèsera l'encre des savants et le sang des martyrs,

C'est l'encre des savants qui l'emportera"

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26.4.2006 - Surpris d'être

 

Nous sommes là, sonnés d'être

Dans le miracle quotidien

Les pesanteurs qui nous arrêtent

Relisent nos pièces justificatives.

 

Dans mon être s'opère l'étrange alchimie

J'attend un rythme d'univers auquel m'accorder;

 

La terre humus ma terre à tous

Est malade et tousse

Le ciel à son chevet se tamise

Et clignote.

 

Nos enfants affairés dans ce crépuscule

Oeuvrent au noir l'aube nouvelle.

 

La nuit tombe amour

Je veille les coquillages ouverts.

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26.4.2006 - Invitation

 

Nous marcherons longtemps fatigués encore

Légers déjà nous marcherons longtemps.

 

Les yeux dans le ciel de l'homme foudroyés déjà

Noyés encore nous marcherons longtemps.

 

Dans les déserts salés

Les mirages s'inclineront

Devant nos passages secrets

Nos adieux sont des invitations.

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26.4.2006 - Etoile accrochée

 

Tout n'est que partie remise

Je repars demain

Rejoindre le front

Des gagneurs de pain.

 

Je n'ai d'autre foi

Que l'étoile accrochée au coeur des marins.

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26.4.2006 - La tenue du monde

 

Des feux follets à la perpétualité

Notre ombre n'éteint pas le feu

Nous perpétuons.

 

S'engouffrer à corps retrouvé

Dans le tohu-bohu

Et le monde se tient.

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25.4.2006 - Vin mauve

 

 

Pour des voitures aux ailes sans carbone

Pour des voyages sans allures

Pour des matins réconciliés dans les voilures.

 

Jusqu'au clafoutis de la mer

Posé sur un jour d'or blanc

Où rien ne se souvient.

 

Rien ne se souvient , tout chante

Et s'étire et s'algue.

 

Soleil marin qui pollène nos narines.

 

Soleil liquide diluant

Sa menthe fraiche

Dans le thè vert du pardon.

 

C'est à l'ombre du mistral

Nous buvons le vin mauve.

 

 

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25.4.2006 - Je marche

 

Puis enfin je marche à l'heure de mon chemin

Sur la terre parmi les milles et un.

 

L'arbre qui me plante au coeur

Dans sa prière d'eau , enlacé

S'élance vers le ciel et plore.

 

Ta maladie est mienne; c'est l'amour

En nage qui déborde.

 

Et vienne le repos de la fontaine

Voilée je te reconnaîtrai.

 

Sac au dos, baton à la main

Ces ténèbres sont pavés de bonnes intentions.

 

Puis enfin je marche à l'heure de mon chemin

Jusqu'aux écueuils de la paix.

 

 

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25.4.2006 - Chercheur d'éclaircies

Les sourdes colères menacent

Le vent nous souffle les prophéties

Je code.

 

Un peu de plomb dans les ailes

Avant la transmutation

Chercheur infatigable d'éclaircies

Il faut s'apesantir encore.

 

La poésie se jouera en direct

Plus anonyme que sa cour:

Il faut correspondre avec le futur.

 

Puisque l'habit de ville nous vas si bien

Nous ne prendrons plus la peine:

Le silence passe aux aveux.

 

 

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25.4.2006 - Mal d'aurore

 

Dans ce siècle turbo

Je conduis des poèmes fiers

Comme les chevaux vapeurs

Qui s'en retournent à la mer.

 

Toutes ces cavales d'autoroute

Sont ponctués de sirènes

Et mon coeur s'alarme

 

Blanc comme le voile de la marée

Quand elle se retire et laisse voir

Le blanc des mondes à venir.

 

Sous la chaleur pâle des écrans

Je traverse les champs minés

En mal d'aurore.

 

Je ne suis pas de ce monde.

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25.4.2006 - Autres vacances

Je macère dans le vain

Quand la nuit me sert

Ses élixirs de bonté.

 

Je désaltère mon esprit.

 

Les autoroutes de l'indifférence

Où je m'oublie:

Nous partons pour d'autres vacances.

 

Si les mains du remords

M'arrêtent aux stations de péage

Je me paie alors ma tête

Et souris aux présages

Qui voudraient météorofiger ma cavale.

 

Je ne suis pas d'ici.

 

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25.4.2006 - Temps chiqué

Je chique du temps

Un sourire d'oiseau

Sur mes yeux d'enfant:

Le printemps m'innocente.

 

Les plans du futurs roucoulent

Sous le soleil provençal

Je tiens la légende

Des gamins de banlieue.

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25.4.2006 - Chronique des temps anciens

Je fus prince au pays des princesses

Grand chevalier des deux mondes

Le confident nocturne des djinns espiègles

Jusque dans le vague des terrains.

 

Capitaine de l'inespéré bateau ivre

Aux cargaisons de livres et d'amour

Quand nous longions les huiles cuivrées

Dans le regret des jours.

 

Compagnon de fortune de la mort

Dans les champs mornes de Maldoror

Je versais l'absinthe de Margot

Et mon sang à la Commune.

 

Voyou stellaire dans les ballades de Villon

Des poèmes de feu à la bouche

Nous ravivions la flamme des courses

Des chevaux de l'aube mariale.

 

Fûmes par grâce près des hommes de Dieu

Anges quand les hommes rêvaient assez hauts

Avons dansé, de nos yeux vu,la danse des cieux

Fûmes à la fois le feu, la terre et l'eau.

 

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24.4.2006 - Le monde danse

Dans la nuit virtuelle

Est-ce l'amour qui se promène?

Je te demande:

Où est le pôle?

 

Nous ne sommes pas de ces drôles

De fin de banquet.

Je te le dis:

C'est ainsi que les hommes vivent.

 

Ecoute: dans la bergerie du maquis

René Char parle avec Marie-Madeleine:

Nous poussent des veines de Palestine.

 

Goethe lit le Coran et s'enchante

Dans le ciel courtois de l'amour

Le monde danse.

 

 

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24.4.2006 - Nous ne céderons pas

A l'enterrement d'Artaud

Nous fûmes quelques marteaux

A enfoncer nos pas.

 

"Quand gouterai-je, O Seigneur

La liesse de voir jaillir la vengance renclose

Qui en secret fait douce ta colère?"

                                                    Dante

Nous ne céderons pas

C'est solaire.

 

 

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15.4.2006 - Joie vive

Les ponts ont coulé

Reste une eau sans soucis de rive

Et la dernière chemise jetée

Plonger dans la joie vive.

 

 

 

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15.4.2006 - Roue libre

De la roue libre des bons vents

A la déraille des pentes nous dévalons

Jusqu'à la place des beaux désastres.

 

Toute face perdue et profil bas

C'est sous cape nous sourirons

Des farces et attrapes du destin.

 

 

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15.4.2006 - Matin du coeur

Vois si les jours demeurent

Au pays je n'en sais rien

Que la tendresse du froid

L'amour même en meurt

 

Mais clair mon coeur est un matin.

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15.4.2006 - A l'orée du Livre

Car s'ils n'apprécient guère

Ton chant d'avant guerre

C'est qu'il vaut mieux le taire

 

Les vents de la joie se dilatent

Sous la mitaille des informations

Nous dansons sur des champs écarlates

Jusqu'au plus secret des déflagrations

 

A l'orée du Livre.

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15.4.2006 - Nous fumes

Nous fumes

L'éternité perdue toujours redite

A l'heure fuite

Sur les chemins de faille

Les éternels témoins du manque.

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14.4.2006 - Gens que j'aimais

Gens que j'aimais loin mon âme

Sourde au flot et meurt au

Vent pauvre et sans grelots

Mes vaines crapules

 

Gens qui m'aimèrent ou crurent

Etincelants points,hères sans

Lames,le rêve fut vivant

Mon seul sacrifice

 

Multitudes tant  à étoilées

 

 

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14.4.2006 - A quoi tu penses?(3)

Où est-tu? Dans la clandestinité de l'amour

Le mirage qui fit vibrer tes foules et

Jusqu'aux douleurs du sacrifice, l'inomné

Par trois fois les cieux en rappel

Le vertige devant l'insondable chute,

Les fleurs débauchées et dans les mornes scandales

Le rire ébréché de la nuit sale,une lumière

Sur ton beau désastre étendu pâle

Parmi les ruines d'homme, la chair triste

Comme la bête fourbue qui brame

Dans les bras humides de l'automne.

 

Où est tu? Sous le charme des flutes vénales

Dans la courbe des insultes à boire

La morve de l'amour, au néant des remords

A l'orée des rêves sablés, au point crucial

A claquer tes vapeurs, dans l'oratoire

A corriger ton texte ou dans la tourbe

Enseveli jusqu'au dernier,trois fois mort

En ce très bas monde et déjà autre

 

Où est-tu? Au tréffond de la grotte

Dans l'haleine de feu du dragon

O ma très noire ombre, mon adversaire aimante

Mange dans la main cuisante de l'ange.

 

 

 

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14.4.2006 - Promesse mûre

Mais le voile se déchire sur la promesse mûre

Un léger vent de panique un murmure

C'est pour dire

 

Pour que la flamme respire

Dans la nuit étoilée du héros une devise

Un écho et la douleur expire

 

Ancrée dans le silence ascentionnel

Le ciel à nouveau se déverse

Et l'amour explose.

 

 

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12.4.2006 - A quoi tu penses?(1)

Sous les lapidations sans plaintes

Le bel orgueil mort cet automne

N'aura vu personne se recueuillir

Qu'un oiseau de rêve dans ta paume.

 

Je n'aurai rimé ma mort qu'à fin

D'honneur et toute cruauté gommée

Qu'un soleil vierge t'innocente mais

Mon corps est sec qui pressent l'étincelle.

 

 

Car vois-tu ton ange

Cherche la passerelle

Le férié de chaque jour

D'où tu l'appelles.

 

La plus infime branche

Le plus mince rappel

L'ultime cache de silence

Où battre de l'aile

 

O ton bel envol ascentionnel

Tout éclaboussé de sang

 

A l'esprit songeur du lapin par les guarrigues désenchantées

Au pain des cantines que nul ne partagea

A cette jeunesse décapitée qui s'enlune

A la blancheur de l'extrême passé

A l'audelà des ruines...

 

 

S'il faut que venin pleure

Que le serpent dégorge

Avant de faire peau neuve.

 

Alors il faut boire le feu

Et jusqu'en ses entrailles

Prier Dieu et trancher.

 

 

 

 

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12.4.2006 - Le poète

 

 

Le poète dépouillé,l'ultime rescapé

Qui ne s'est pas vu mourir,le mirage passé

L'inaperçu témoin sauveur du rien

Pour l'honneur et le panache,une gueule fendue

Dans chaque impasse,au plus court des circuits

Un homme sur le pied de guerre se cache

Et danse les mots du Livre: le poète ivre

Noyé de silence et l'évidence de son mat

Une perche tendue par les anges,une échelle

Une arche enfin avant le dégel et les légions

De feu, le ramdam d'Halla et la grande lumière.

 

Le poète dernier et pas peu fier, un guerrier

Renvoyé sur terre,tombé là,une étincelle en enfer

A dépenser ses lumières, o déchirer ces ténèbres et

Revoir le ciel un premier matin.

 

Le poète ,homme parmi les siens, devant

Les écrans vides, un frémissement d'air

Une goulée d'éternel et pour les coulées

D'avant les pleurs,le Rappel des temps

Du bienheureux abandon.

 

 

 

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12.4.2006 - A quoi tu penses?(2)

Où est-tu?dans le noir des lunes

Ta mémoire celeste face

Au grand appel des gouffres?

 

A l'inconsolable fond du monde

Dans les menstrues du malheur

A bricoler une arche?

 

 

Aux heures aigre douce de l'automne

La douleur fermente en marc

De paix quintessentielle.

 

Tout éternellement cuit

Je vis ma perte heureuse.

 

 

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9.4.2006 - Chariot nuptial

Malgré l'asthme l'esprit souffle

Dans les bronches:la claque du vent.

 

Comme un rappel à l'ordre intime

La reine des cimes s'incline.

 

Les souvenirs de glace mélés d'humus

Dessinent un axe aux futures vigueurs.

 

Au vau-l'eau du moulin ta main perdue

Jetée au feu l'incandescence de nos yeux.

 

Que caracole le chariot nuptial

Jusqu'au chemin de justesse.

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9.4.2006 - Tout est loin

Comme tout est loin empétré aujourd'hui

A l'ombre je souris comme est loin tout.

 

L'eau mémorielle se la coule douce.

 

Le coeur joli battre la mesure du malheur

Dans l'oubliette des cieux je flèche l'issue.

 

Et friler encore dans son blouson d'exil

Si loin qu'évanoui dans l'essence du ciel.

 

Le regard ébahi se pose l'éternité

Comme un point.

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9.4.2006 - Mot couvert

S'il faut sous le soleil vif brûler sa chair

Et son ardeur alors nous grillerons ici

 

Si les cigales crépitent ton feu folâtre

Je veille sous les cendres à mot couvert.

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9.4.2006 - Roue de fortune

D'eternité en manivelle j'ai des retours

De flamme en flash mes fleurs fusent

 

De percée en transe je m'allume

Je fixe l'étoile au Pôle

 

Et voili nous voilà là au tralala des mots

Il n'y a que couic et répétira

 

Si le soleil prend un coup de lune

C'est la roue de fortune qui t'enfonce

 

Dans la nuit liquide  entends-tu?

 

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9.4.2006 - Pure réalité

De la retenue à la montée

En puissance à l'heure vierge

La pure réalité gomme les foules.

 

Dans ce bruit d'enfer

Il faut se planter

Comme un silence

Laisser faire les anges.

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8.4.2006 - L'air de rien

A tout prendre je préfère tout prendre

La clef des champs le contre pied

Le patati le patatras

Le youp la boum et croyez-moi:

Vous n'y verrez que du feu.

 

La légère odeur de roussi d'un doute passant:

Le grand flash cosmique sur ta rétine éblouie

Avant la virtualisation générale  souris.

 

Sur les aires de repos des autoroutes de l'information

Nous échangeons des silences.

 

L'air de rien je t'en dirais long

De la nuit des temps à l'aube de l'espace

Tu m'en diras tant que nous nous tairons.

 

Avant que de reprendre place et jeu

Dans le champ des caméras.

 

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8.4.2006 - L'étrange vainqueur

L'etrange vainqueur qui s'entête à caracoler

Sur la dernière vague.

 

Quand bien même son corps sombre dans l'âge

Il reste hors.

 

Sa vie danse

Avec sa mort.

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8.4.2006 - Attentif à la rose

Du poids de la chair à la douleur de l'os

La carcasse plantée devant la faiseuse d'ange

Le temps n'est pas purgé.

 

O pleureuse asséchée ton linge est sale

Ta cours est close.

 

Du point crucial où je me tiens

Attentif à la rose

Le spectacle qui m'est donné

Ne seras pas retransmis.

 

 

 

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8.4.2006 - Coup de balai

De la douleur ardente de ton pic

A la croisée de tes erreurs

De la plus mauvaise pente

A la raide minute de silence

 

Eclatante, ris de moi et chante

 

S'il le faut sur la place

Faire le coup de balai

C'est encore l'amour qui frappe

Comme à la guerre sa griffe

 

Fugitive sous la caresse.

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8.4.2006 - Temps dansant

L'occident en baluchon je fredonne une ronde

Au pas tangent je fais l'hélice

 

Pour m'écraser superbement

Et rentrer clopin-clopant dans le rang

 

Si le temps corrompt

J'en vois la mesure danser.

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8.4.2006 - Combat

Dans ce combat perdu dans mes avances

C'est vaincu que j'avoue

Me battre pour...

 

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8.4.2006 - Grand Jihad

 

 

Mon plus bel adversaire,ce beau vaincu

C'est moi dans le désert,les armes rendues

Ce chevalier pauvre aux mains nues

 

Sur la terre échauffée

Dans le malheur sans prophéthie

Au royaume des idoles

 

Ce chevalier pauvre qui te fait signe.

 

 

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8.4.2006 - Stupéfait

I ncarcéré à nuit dans le bombardement des courants

Je sacre ma souveraineté.

L'ultime clandestinité offerte en pature

Se fondre dans les regards.

 

Sans autres plans que de se taire

L'évadé reste évasif

Engouffré dans la rallonge des jours ,le coeur cède

Sans plus battre la vie coule.

 

J'ai vu le loup,le renard et la belette

J'ai vu le loup,le renard danser

La symphonie des oeufs

Sur les eaux perdues .

 

Le cerveau sept fois tourné dans la tête

La langue avalée,toute poche faite

Je reste stupéfait.

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7.4.2006 - Marie-Madeleine?

Ma dépouille sans écho

Dans ton ciel lourd

Et le silence te pèse

Marie-Madeleine?

 

J'ai brûlé mon argot

A tes ultimes rengaines

J'ai noyé mes mots

Au plus honteux de ta peine

 

Et plus rien ne me peine

Que cette peine d'être

Dans l'infini écartélement des mondes

Ton regret et ta joie.

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7.4.2006 - Nuée d'ange

Souviens-toi de l'éclat blanc

La nuée d'ange d'autrefois

C'est à reflet que j'en témoigne

Bien pâle et ma foi

Sans regret ou alors immense

Ces longues ailes blanches

Posent sur tes cris  un silence:

 

Il faut rendre l'âme.

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7.4.2006 - Poussières d'ange

 

 

Amis d'amont perdus sur les autoroutes d'exil

Ma solitude s'embue devant les machines à café

 

Le nombre nous accule aux citadelles intimes

Je parle sous couvert de prophétie:

 

Poussières d'ange  nous sommes l'éternité de l'homme.

 

 

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7.4.2006 - Je fais le mort

 

 

Là où la tête bute

Dans les basses voltiges

Des volutes du mensonge

Je fais le mort.

 

O brouilleurs de piste

Le brouillard se déchire:

Ma chair brûle

Je veille encore.

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6.4.2006 - Parole tenue

Vas puiser tes lumières au coeur

Epuisé qui brille parmi les milles feus

Mon frère éteint,ton zenith est d'un gris-noir malheureux.

 

Vas puiser dans la clandestinité de ton destin

Et la parole tenue:

 

Nous nous batterons jusqu'à la vie.

 

Je vous télèpathe mes amitiés.

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6.4.2006 - Tigre à chevaucher

Du roulis à la pierre

De la marge au royaume

De l'errance au pôle

Du reflet au verbe

 

Des ruminations lunaires

Au silence radieux

Du chaos à la souveraineté

Du noir à l'or

 

De l'ivresse à la clarté

De l'exil à l'être

Des larmes à l'éclat

Des quatres vents à la rose cruciale

 

Il n'y a qu'une respiration à prendre;

Un tigre à chevaucher.

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6.4.2006 - Outre occident

L'écran a brouillé la vue:le monde n'est pas visible

Pour le moment

Tu presses le pas à t'alourdir

Arrache-toi.

Prend des couleurs,respire

Une bonne fois et danse:

 

Je suis le témoin d'un outre occident.

 

Toute aube flairée des guerriers aiguisés

Tranchent la brume

Les cavaliers de lumière déjà

Derrière la fumée de ma prière.

 

Le ciel ne peut que rougir

Soit ce miracle dansant,tu brûles.

 

Dans la paix de l'éternel feu

Crépite ton or et coule moi.

 

Les armes déposées,vainqueur vaincu

Pleure alors à chaudes larmes.

 

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6.4.2006 - Enfin renaître

Le bruit de la chute,son accélération

L'irrémédiable oubli,son écho tactil

 

Il faut s'attacher au ciel,mon ami

Et s'astreindre à naître.

 

Si le décor se flagelle et suinte

C'est un ventre qui oeuvre à ton expulsion:

Pousse-toi.

 

A déborder jusqu'à l'être,se perdre

Enfin renaître sur les dunes

Dans l'ardeur de la joie fondre

Sur l'oasis.

 

L'air du temps si son fond est froid

N'en sacre pas moins  le printemps.

 

Scruter jusqu'à la transparence

Aimer c'est mourir aspiré

 

Tout est à redire,ce monde implore une bonne correction

Sans la musique il reste une erreur

L'homme à venir est sûr

Nous le comptons bien.

 

 

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6.4.2006 - Joie vierge

Puisque là-bas est ici,ne pas s'égarer

Dans l'artifice du paradis

Je trafique les circuits.

 

Il ne nous l'a jamais assez répété:

La vraie vie est ailleurs

Au coeur d'ici.

 

Gratte la pierre à l'étincelle

Dans l'ivresse de l'enfance

Par delà le voile, plonge

Ta fusion dans l'originel.

 

Plante ton épèe au coeur

Du monde jusqu'à l'esprit

Fait vibrer son ventre.

 

Et toute peine purgée

Ta colère offerte à plus necessiteux

Réensemence  la joie...

 

 

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4.4.2006 - Elongations

Dans les élongations du temps

A l'intime des déflagrations

Dans les béatitudes de sang

J'ai frôlé par essence l'apocalypse heureuse.

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3.4.2006 - Plus nu que l'arbre

Plus nu que l'arbre à l'heure de vérité

Dans l'ocre paradis du soir

L'amour se clot.

 

Dans la nuit sèche la promesse me tend:

Tout est noce.

 

Dans le creux noir la chair prie,s'écorche

A sa tansfiguration.

 

A l'orée du vertige, je croule:il manque

Un coeur au gouffre.

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3.4.2006 - Arthur

Ta gueule enfarinée devant le ciel vide:

Il a éteint la lumière

Tu reste assis,surhumainement niais

Dans la forêt acide

                    Et la femme se voile.

 

Tu n'es qu'une ombre verrouillée

Derrière les portes d'un savoir triste

C'est à mourir du rire dédaigneux

Des voleurs:

                   Le feu courre les rues

 

Rattrape tes pensées, Arthur,articule

Ton pas et danse le tango désaccordé

Qu'il t'incombe...

                  (Ne néglige pas la tenue)

 

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3.4.2006 - Mistral

C'est le mistral dans ma tête

Qui prend sa fuite pour mes idées

Le Souffleur m'a soufflé ses lumières

Et mon texte s'est vidé.

 

Il pleut de nos yeux des pépites

Je t'en vais et tu m'en vas

A ce rendez-vous qui nous quitte

Nous sommes toujours là.

 

Mais ne ris trop vite:

A la terrasse du temps 

C'est l'éternité qui invite;

Nous éclaterons plus tard.

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3.4.2006 - Héberlués

Sommes tombés roués de désir

Dans le désert de l'âme

Nous nous oubliâmes l'air ailleurs

Dans le vacarme

Fûmes consumés jusqu'au moindre drame

Et partîmes en fumée;

 

Fûmes morts de honte et de rage

Roués de coups bas et par qui?

Fûmes abandonnés au quatre vents

De l'oubli qui nous adoptat.

 

Héberlués décatis sommes sommes-nous

Les toujours vifs que revoiloù?

 

Mais tout court à sa perte

Du dormeur valeureux

Au sonneur d'alerte

Tout patine et s'arrête

Dans la semoule des siècles.

 

Et tout s'éteint sans s'éteindre qui s'enlace

A la flamme et meurt sans mourir.

 

 

 

 

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3.4.2006 - Plus rien

Sans plus d'aubes ni témoins

Quand le jour à la nuit se marie

Il ne reste plus rien

Et puis quoi? L'éternité.

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2.4.2006 - L'amour

L'amour qui nous hante ne s'imagine pas

Vois sous sa lumière la vie naturante

Soumets- toi à sa prière

 

C'est l'amour qui chante dans le désert

Dans le vent des tours, c'est chaud

comme une odeur d'olivier.

 

 

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2.4.2006 - Je vous aime

Le loin où je vous aime c'est

La rosée de l'oasis

Au gré de votre désert

 

Il pleut des sourates

Sur les livres ouverts

Et tout s'emlumine

 

Où je vous aime vers

Les vergers enfants

De la prime beauté

 

Je vous aime c'est

La colombe dans votre ciel

Chaque fois que vous y pensez

 

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1.4.2006 - Jardins perdus

La femme fruit des jardins perdus

Son odeur m'appelle

J'y fleure l'amour

D'avant le duel

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31.3.2006 - Transmutation

Au coin perdu

Dans le passage oublié

Entre ruines et chuchotements:

Une paix clandestine

 

Je sais le prix

Du dernier retranchement

A l'ultime de l'homme

J'ai payé la dîme

 

La pierre m'habite

La rivière me chante

Le scorpion avale mon venin

La mort m'expulse

 

Demain je reviens

Au coeur des villes

Porté l'amour

A son triomphe

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30.3.2006 - Gitan galactique

Dans les fumées clandestines

Je ranime d'étranges mémoires

Je suis l'étranger sublime

Le gitan galactique

 

La solitude pleine du prisonnier déambulant

Au coeur de la prison:

La souveraineté de l'évasion

 

Je me souviens du miel aurifère

Ma chair de lumière dans la toile de l'éternité:

Nous dansions.

 

Qu'il descende le lait de feu du ciel

Que mes entrailles étonnées chantent

Sa voie lactée.

 

Qu'à jamais ivre

Je sème des étoiles dans tes nuits gitanes

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30.3.2006 - Appel dans la toile

Je suis le poète caché

D'une tribu

Qui se cherche

 

Je parle la clandestinité du langage

Dans le froid et l'endurance

J'alimente le feu:

Je transcris la légende.

 

Je suis la mémoire

Qui te retrouve

Quand le chaos s'éclaire

Tu marche sur la trace.

 

Porte toi à ma connaissance.

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30.3.2006 - Jésus

Parler

Se battre

Enfin se taire

Et traverser les foules

 

Il s'agit d'être incernable

Echappé au viseur

Des statistiques:

 

Marcher dans la neige des écrans

Pas vu

Pas pris

 

Jésus aussi si...

Est un clandestin.

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30.3.2006 - A bon entendeur

Alors,s'il faut donner mon opinion

A cet égaré qui me pèse

Comme un soupçon

 

S'il faut s'emberlificoter la tête

Perdre le souffleà rattraper le fil

Des quatres vérités

 

S'il faut régler le débit

Au tralala des mots fatigués

 

Alors, mon opinion

Je t'en baille une par dépit

Quelques débris en pature

Pour tes ruminations démocrates:

Une marguerite et un chardon.

 

Pour ce panorama encombré

Nous n'avons plus de prières

Une ame saoule sur un cap flottant

Une larme au bord de l'éclatement

 

Pour éclairer ta perte

Nous n'avons plus de prières

Juste un peu de feu

Si tu m'en pries

Une petite lumière.

 

Danseur flou,

Sur ton écran de misère

Je pshuit au gris dormant

Dans le chaos plat où tu gis

Dans ta nébuleuse brouillée,

Je m'impressionne.

 

 

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30.3.2006 - Mode d'emploi

O vous

Gueux, maigres et écorchés

Noyés

Dans les matinées grasses

 

Ceci est un mode d'emploi

Non garanti

Au bois dormant où tu m'oublies

Succomberas-tu au baiser de la fatalité?

 

Les questions déjà s'envolent

Pour ne plus se poser

Les belles réponses t'ignorent

Sans plus se donner

 

Le bec cloué

L'évidence te sautera aux yeux

 

Alors

Je ne sais quoi

Te passant par la tête

La parole te prendra

 

Ensemelle tes bottes

Chez un cordonnier du vent

Enjambe le spectacle et marche

Au dessus des villes

La tête à l'envers au  ras

Des pâquerettes embitumées.

 

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30.3.2006 - Appel

Tu m'appelles

Déçu

Je tremble nos retrouvailles:

Je t'apporte des pépites.

 

Leur tolérance

Tout seuil franchi

Leur mort,son plomb,nous acculent

Aux traverses de l'outre décor

 

Dans la brèche des mots,fonce!

Toute vitesse prise

De haute lutte

Jusqu'au bord du vertige

Et avant le déluge:

 

Le silence attentif

La fissure d'où

Je t'appelle c'est

Le trou noir de 

Jouvence dans

Le coma de

Ta mémoire je suis

L'aube au bout

Du tunnel c'est...

 

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29.3.2006 - Demande d'asile

Puisque la ville ment

Jusqu'à me perdre dans

Le nez en l'air

De rien volatil

 

Au tapage apaisé des enluminures nocturnes

Je corrige mes fautes.

 

Nos destinées poétiques

Entre les pentes et les hics

 

L'ame en peine aussi je m'ébas

Dans les limbes de l'ici-bas

Jusqu'aux racines de l'au- delà

Il n'y a rien qu'un gouffre d'amour

Entre toi et moi

Pour y jeter nos scories.

 

Je m'ébroue enroué au cycle

Je fais la roue

Pour une conscience androgyne

 

Je suis mu

Vers les architectures intimes

Je m'incline au souffle

Et demande asile

 

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29.3.2006 - Le printemps des rois

J'ai tant noyé le poisson

Qu'il s'est envolé.

 

Sans essence les agités tombent

En panne

Tandis que je fume la quintessence

Des amours

Du soleil et de la lune.

 

Du fond de la classe à l'exil

Du jeu à la lumière
Il faudra bien que mort se passe:

Je me consume ici pour un peu d'or

 

Le rêve que tu es: pries pour lui

 

J'avale mes souvenirs loin déjà des morsures

Je digère la vie

 

Ces précautions pour mettre un pied dans le temps:

C'est froid

Je danse semelles au vent vers le printemps

Des rois.

 

 

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28.3.2006 - Pertes et fracas (1)

Derrière l'impasse des mots

Nos guérissures en pélerinage.

 

Je luis toujours

Dans la fièvre noire

Je lustre

Un astre lunatique

Tiens-tu

Le bon bout de la nuit?

 

L'impatience solaire des loups

Toute laisse digérée

Le balai de la mort;ses coups

L'amour fait mal.

 

Voix tues

Dans l'orphelinat grouillant

Le parloir désert

 

Alors,disparaître

Dans les couveuses d'incendie

Au chevet transi

Des frasques espagnolisantes

Je consigne la flamme:

Je jette un froid.

 

Pour se taire

Rien n'est perdu.

 

Nourritures terrifiantes,fruits d'outre-monde

La pulsation du cosmos au ventre

Les filles pubères déjà rougissent:

L'amour vas les inonder.

 

Jeunesse floue,tengentielle

Places mouvantes,ce ciel...

 

A vous offrir,plus rien

Aucune résistance

Nulles dents à votre faim

 

Buvez le sang tari

Croissez et démultipliez,répandez vous

Et tirez profit!

 

Nous

nous habitons la perte

Le fracas non perçu

Dans l'angle mort

Des visées humanitaires.

 

Solitude en holocauste

Ma trace me suit

Incarnée

D'échappatoire en faille

Qui est-tu??

 

Se mouiller

La chemise et l'ame

Par delà le baume

Se damner si tu m'en pries.

 

Libération de l'Esprit

Au feu de la matière grise

Ravalement des dents

Jusqu'aux perforations stomacales

Anéantissement au cri du dedans

Si c'est le prix...

 

Et tant pis si la chandelle ne vaut pas

Nous sommes là pour perdre

Et j'ai joué ma vie.

 

Ha! Les vies dansent

Nul n'échappe

Au plein fouet de l'amour

La vie,O lance

Ses rafales.

 

Marche de nuit apprise

Au couvre-feu

S'en remettre à la flamme

Tu me lis:

La mue est douloureuse.

 

L'ange rêvé

Est le serpent que tu caresses.

 

O barbares charitables,nouvelles vigueurs

Le sang de la joie

Veut couler

 

Frottements de pierre

Pépites étincelantes

L'amour t'appelle   Précipite-toi

 

L'éloignement de mon prochain:

Par delà les flots d'image

Nous sommes quelques phares

A tenir en émoi

La lumière.

 

Sous le fardeau de l'effort

Ne pas rompre

Plier sans démordre:

Je te prie de vivre.

 

Au mois neuf

La mort est fidèle au

Rendez-vous

A l'evidence

Il faut

Nourrir le feu

De sa peau.

 

 

 

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28.3.2006 - Sur les roses

L'amour pâle demeure

Là où la mort repose

Avant que le coquelicot ne meure

L'ange des questions se pose

 

Où étais-je?Dans le rêve sans heurts

Du jardin-  sur les roses.

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28.3.2006 - Pour que rien ne s'efface

Pour que rien ne s'efface

 

A l'age féroce

Quelques plumes d'ange versées

Au dossier des bicyclettes folles

 

Ici dure rien ne bat

 

La belle envolée que voilà

Sous mon oeil de secours

C'est une ballade sans retour

Dans l'audelà de là

 

Tendres démons alentours

Nos derniers fracas

Avant l'ultime parcours et plouf!

Nous n'en reviendrons pas

 

Si même la terre tousse

Et le ciel se grime

Du jaune des rires

Au gris des mines

 

Tu n'y verras que du bleu:

 

Pour la joie de la pluie

Percer les nuages

La moiteur des maladies

En heureux présage

C'est l'amour fiévreux

Qui se donne à l'orage

 

L'informe de la ville incline

A la droiture

Des arbres tranchés,

Ce sont les restes de ton coeur

Son éternité en abrégé

 

Pierrot de la lune

Au creux de tes songes prend garde!

La nuit renarde consume

Tes relents d'aile.

 

Rien ne vient

Que ce qui vas venir

Je ne tiens rien

Que mes yeux droits ouverts dans

La nuit de l'amour

Je meurre jusqu'à la voir frémir

 

Je suis le jour où

Rien ne viendra

Que ce qui doit venir

 

De l'art alors sans allures

Je voyais les voyelles dévoyées

Les ailes affolées de mercure

Et la bouche enfin bée des noyés

 

Quelques éclats de sel en asomption

Et nous marchions sur l'eau

 

Toute douleur bue

Toute joie endurée

Il fallut aimer l'embûche

La lancinante cruauté des points suspendus

Et la seule porte de feu

 

Démuni devant l'étendu il faut

Quitter la console des mots

Où tout se joue,de l'humilité du sapin

A l'étrange préssentiment du poêle

Et jusqu'à la fin des fins

L'amour éraillé qui nous appelle

 

Et nous sortirons des livres!

 

Après l'embrasement

Quelques malheureux couacs

Et l'indicible mélancolie:

L'inondation de la paix.

 

Et ma gouverne s'épuise au beau matin

La toute promise qui se tient

Dans la barbarie de ton rêve  là

Où se fixe la croix de notre fin

La pleine lumière nous convie

 

Une larme de sang

Pour que la colombe blanchisse

Les deux mondes à notre chevet

 

L'amour en pluie de plume

Et jusqu'à ces fruits trop murs

Qu'à peine je mords et hum!

Le jus qui s'en coule

S'enroule à mon arbre reverdi:

 

L'aube balbutie son aubade

C'est dans la blessure

Une larme sur

Un grain de blé.

 

Mais la marée encombrée nous ramène

En présent ses futs et ses faits

Des fleurs fanées en rappel

Pour ne pas y sombrer...

 

Triste sire ravale ta peine

Tu n'éviteras pas les pierres de l'oubli

La foule en liesse s'y enfante

Autant que ta peau les aime

 

S'il faut qu'elle danse

Sur les castagnettes ardentes de la poésie

Ma main d'après minuit

Eteindra tout commentaire

 

Quand tout sera réavalé

Sous la blancheur de l'avalanche

Le serpent bouclera sa ronde

Et nous dormirons dans son nid

Avant que l'aigle ne fonde sur l'oeuf

Au plein azur de midi

 

Au coeur sombre du vacarme

Dans le gouffre des hordes

Jusqu'à l'invisible marée de la mer morte

 

De rares corbeaux sous des soleil en feu et pan!

A l'autre versant de l'eau

La femme infuse et l'arche me traverse

 

Au feu des lentes métamorphoses

La joie rouge derrière les portes closes

C'est l'amour en braise

 

La folie moulue fait lever la pâte

Et l'inquiétude dort près du feu

 

A celle qui se lamente

Voici un ciel sans accroc

A tous ceux qui déchantent

Voilà un silence où reverdir

Sous le regard de la terrible compassion

 

Victoires et défaites

S'enchevêtrent et se défont

Restent au chevet

L'ange fidèle

Et quelques malheureux fantômes

 

Sans roi pour m'enprisonner,alors

Sur la nappe des foules

S'ériger en quoi?et roule

Le vif de ton sang

 

Le commun des maisons tangue

Jusqu'au ras des campagnes

Le fou prédit la profondeur des lames

Et ma langue prend feu

 

O marin tout enténébré

Par ton désir d'étoile

Ta sombre éternité fit luire

L'ardeur du ramoneur

 

Avant de sombrer

Dans la liqueur du verger

La seule rigueur de ton mat

Emut les Saintes Maries

 

O marin des marinades

Toute voile dehors

C'est ici qu'il faut s'ancrer.

 

 

.

 

 

 

 

 

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28.3.2006 - Soliloque

 

 

 

 

 

 

 

Tant sommes tombés

Dans la béatitude des trous noirs

A la fin du banquet,dans l'entonnoir

Juste avant le sommet

 

Tant avons battu

La démesure du temps,ébahis

Avons frolé  est-ce les cieux?

Nous portèrent disparus

 

Tant avons buté

A l'angle mort des villes

Sans démordre,édentés

Sommes passés est-ce à travers?

 

Tant avons peiné

Dans la tiédeur des ornières

Sous le joug fraternel

Avons nous labouré la misère?

 

Tant avons bu

Le vin d'amertume,rompu

Le pain noir des pauvres bougres

Qui nous le reprochera?

 

Tant avons saigné

Dans la cohue des bas-fonds,plombés

Avons pitoyablement ri mais

Fallait-il pleurer?

 

Tant avons survécu

Aux chants de la mort,sommes nus

Sans plus savoir

Dieu merci  sommes nous encore?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27.3.2006 - Viendrons tempêtes

 

 

 

 

 

 

Viendrons tempêtes déjà,naufrages et oubli

Tant le temps répète la psalmodie

Avant le très final incendie perpétuel

La seule flamme qui te lèche,meurre

Plus qu'elle ne le dit,mouillée d'aube

Ebahie

 

Miryades de miracles,gouffres blancs, livres

Et vertiges sur le fil du silence très haut

S'il faut  le dire en guirlande de mots

Dieu est sans nom

 

Flots,O moults et moults,grappes sans fin

Jusqu'à l'ivresse se diluent.Déluges

S'illusionnent tant qu'à être et fondent

 

Est-ce le monstre? le monde

Tout grouillant de fleurs,nimbé de lune

Etoiles rieuses,soeurs des cavalcades ruisselantes

 

Homme blanc d'amour,vierge plus qu'aimante

Intemporel cygne las,croulant d'azur

Songent et morts,s'éternisent. 

 

 

 

 

 

 

 

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27.3.2006 - Pan

 

 

 

 

 

 

 

"Tout ange est terrifiant" Rilke

 

De dégringole en cabosse

De la  froisse des toles

A la toute connaissance perdue

 

De précipitations en dommages

Reste l'éclat franc

De ton rire édenté

Ta tête de sale gosse

 

De galopades en gibiers

Tu n'as rien attrapé

Qu'une belle fatigue

Et une flûte de pan.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27.3.2006 - Coeur vaillant

 

 

 

 

 

 

 

Le pli que nous prîmes

Dans la nuit qui nous prit

Fut mauvais

 

Nous en payâmes le prix

Jusqu'à la dernière dent

Sans maugréer

 

Et dans le mal de l'homme

Le coeur haut encore sommes

Sans démériter

 

Car Grand Dieu avons

Traversé vos ombres O

Sans sombrer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27.3.2006 - Feu sacré

 

 

 

 

Ce qui fut perdu au temps d'insolence

Le fer de lance ou la flamme

Tout ce qui s'épuise et s'élance

Réclame notre bienveillance

 

Les sarcasmes du maudit explosent

En nombres mais  rendent grâce

A l'audelà de toute glose

 

Ce qui fut perdu parmi nous repose.

 

 

 

 

 

 

 

 

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27.3.2006 - Regrets

 

 

 

 

 

 

N'avez pas voulu balayer

La stricte tristesse du témoin des débacles

Et êtes enchainés à son oracle

 

Maintenant l'homme des lourdes menaces

Se souvient de l'enfant clair

Et son ange passe, ténèbreux mal-aimé.

 

 

 

 

 

 

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27.3.2006 - Kali Sara

 

 

 

 

 

 

 

 

Capitaine,les vagues vaines m'ont elles

Lavé?Parmi les hautes peines ai-je

Frôler l'étoile ou à peine?

 

Et vivant le suis-je ou songe?

Cavales gitanes d'un vent gisant

Dans des bras esseulés,je ne sais?

 

Kali Sara  priez pour nos coeurs embarqués.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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26.3.2006 - C'est ainsi

 

 

 

 

 

 

 

C'est ainsi et meurrent les mensonges crus

Dans le songe creux des allées venues

Tous ces accidents perdus c'est ainsi

Et passent les paroles mal tenues

Dans l'impasse des sous- entendus

C'est entendu et mille fois dit

Mille fois trahi c'est ainsi

Dans le tout cuit des évidences

Le couteau et son regret dansent

 

C'est hélas et ainsi

Les milles bris de glace

Font les balafres et l'incendie

C'est ainsi et s'éteint l'illusion

Dans les miroirs sans tein du pardon

Nul ange ne luit que celui qui dit non

Le sempiternel traître que je vis

Trainer dans tes prunelles folles

 

C'est ainsi et s'écartèle la rose endolorie

Qui tant saigne

Jusqu'à la très nuptiale fin des temps.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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26.3.2006 - Rendez vous

 

 

 

 

 

L'heure n'est pas venue

Qui doit venir déjà

Et viendra-t-elle soupirante

Nous l'espérons sans dire

 

Et aujourd'hui sans fracas

L'heure viendra ou pas

A l'heure du loup ou du lilà

Qui nous déliera du tracas d'être là

 

Ne viendra-telle pas

Qu'elle est déjà là

Notre et vibrante dans nos veilles

Au chevet de son bien.

 

 

 

 

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26.3.2006 - Plongeon

 

 

 

 

Nulle poussière ne pourra,aucun vertige de gouffre

Nul venin,pas même les brumes acides,rien

Ne pourra dissoudre l'Eternel

 

Armes et âmes rendues se résoudre

Dans les liquidités extra-solaires.

 

 

 

 

 

 

 

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26.3.2006 - Canon et fugue

 

 

 

 

 

 

Tout s'écoule et la peine d'être là

Mais à peine, les mots las et quoi?

Roulent dans la farine des joies anciennes

 

Est un songe ou secret immortel

Que le corps sait,un si long silence

De vase en vase et tant d'errance

Pour si peu de soif?Je ne sais

 

Flux des foules, marées sanglantes

Sur les parvis, mélancolies de gargouille

Tout se lamente et se dilue Dieu

Que ton amour peu leur chaut...Et

 

Tout recommence qui déjà s'achève

Constellations de cris filant la toile

SI peu,débris d'étoiles engluées

Sueur d'un rêve et feu!

 

 

 

 

 

 

 

 

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26.3.2006 - Cap bonne espérance

 

 

 

 

 

 

 

Avant que je ne disparaîsse

Dans le froufrou des jours ensevelis

Sur les bancs désoeuvrés je laisse

Le souffle et l'éternelle  nostalgie

 

Dans l'impasse trop secrète

La rose délaissée qui m'aime

Et l'oiseau blessé que j'inquiète

Quand sonne le glas du poème

 

Que les quatres vents emportent

Les cendres de notre défaite

Sous l'aile de l'ange aux joies mortes

 

Nous voguons vers d'autres faîtes.

 

 

 

 

 

 

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26.3.2006 - Relache

 

 

 

 

 

 

J'ai vie le feu d'où la joie

Le peu que j'en soit

C'est le noeud où se noie

Ma voix pavée d'orgueil

 

Dans l'affre des hordes

Au coeur sombre du vacarme

Jusqu'à l'invisible raz de marée

 

Vint la vire toute voletante

Dans le tracas-da

Je tiens la mort à bras cadabra

Pour dite et en parfait accord

 

Il comme tout se peut

Jusqu'à l'éclat d'inspir

Que ma graine explose

C'est là que je se retire

 

L'ange pensif bande

Le ciel en arc...

 

A l'avance des temps courus

Laisser sa peau dans l'athanor de l'hiver

 

N'être plus qu'un frein détendu...

 

 

 

 

 

 

 

 

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26.3.2006 - Les fleuves ont couru

 

 

 

 

 

 

Mais les fleuves ont couru le très perpétuel incendie

Jusqu'aux noyades brûlantes,le feu mouillé qui nous lie

Eclabousse en étincelles la nuit terne où nous lanternons

Sur le chemin sans fond du temps échoué nous psalmodions

A l'envie les cantiques d'amour écorché de chair et plions

Sous le fardeau de la joie innommée et triste alors rions

Du rire éternellement enfantin des joyeux égarés:nous sommes,

Car mortellement enténébrés,la plus que Lumière invisible,

Qui sans être nous,Est.

 

 

 

 

 

 

 

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26.3.2006 - Ordre de dispersion

 

 

 

 

 

Fumes la fine fleur

De la mauvaise humeur

Comme une odeur

De sainteté dans les haleurs

De la ville basse

 

Fumes les rodeurs

En enbuscade

Les prophètes non déclarés

De la joyeuse escapade :

 

Nous nous carapatames.

 

 

 

 

 

 

 

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26.3.2006 - Cahin caha

 

 

 

 

 

 

 

S'il faut mourir

J'y suis déjà

Sans colère et sans fracas

 

J'aurai traversé

la houle du monde

Sans perdre la boule

 

L'ivresse de mon rire

Dans la tempête

Jusqu'au matin calme et rien

Que le feu qui s'entête.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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26.3.2006 - Sentinelle hirsute

 

 

 

 

 

Loin dans une maison mal isolée

Un vieil ange barbu pense et rit

De son désespoir en allé

 

Aux quatres vents du vacarme

Le champ de blé qui s'embrase

Nous voit bien mal armé

 

"Il n'y a point là d'héritage littéraire

Mes pauvres enfants

Et vous,les seuls êtres au monde capable

A ce point de respecter toute une vie d'artiste sincère

Croyez que ce devais être beau"

 

Nous resterons quelques uns épars

Sous la pesanteur des quelques choses

Ma main les frôlera-t-elle?

Si oui comme à penchant regret des cimes.

 

 

 

 

 

 

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26.3.2006 - Rouge gorge

 

 

 

 

 

 

 

Doucement l'amour saigne

Dans le silence du temps

La mort même en nos veines

S'étonne de son battement

 

Malgrè la lourde peine

D'être condamné à être

Et jusque dans nos joies blêmes

Doucement l'amour saigne

 

Avant que tout ne s'éteigne

Et s'allume différemment

Dans le silence du temps

Doucement l'amour saigne.

 

 

 

 

 

 

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26.3.2006 - Ora

 

 

 

 

 

 

Sous les sarcasmes d'iblis

Et par la terrible erreur mourir

Dans les scories du bas monde

Si c'est le prix de la purification

 

Le mal vient-il à notre secours?

 

Le glacis de son feu dans les entrailles

S'il faut le traverser,lui seul néanmoins

N'empêchera pas la plus pure larme

De ruisseler sur la graine déposée

 

C'est ici que je prie.

 

 

 

 

 

 

 

 

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26.3.2006 - Vers les Saintes Maries

 

 

 

 

 

 

 

C'est un chant qui ne s'alarme dans l'incomfort des jours

L'incapacité calme à résoudre et le mystère et quoi?

Nous partons en silence pour les Saintes Maries de la mer

 

Ce n'est pas mais le vent en son tréffond le cri de la lumière

Sera notre très longue prièrejusqu'à et là-bas derrière

L'horizon sans heurts le pain doré que nous mâchons

 

Sommes-nous l'air et reste-t-il une chanson?

 

Le long des terrasses alanguies chez les pirates flamands

Nous reprenons l'habitude de mémoire et humons

Le douloureux bonheur d'être éclate,nous noyons nous?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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26.3.2006 - Jardin vierge

 

 

 

 

 

 

L'anarchie grave de l'enfance; le bond

Au dessus du mur, l'accident salvateur

Sous la bénédiction calme de la nature

L'impasse où murir

 

La nostalgie a Dieu pour locataire.

 

 

 

 

 

 

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25.3.2006 - Dissolution

 

 

 

 

 

 

Dans la sourdine des jours

Un râle furtif

Au plus froid du feu

La vie trop mûre passe

Aux aveux

 

Que faire sinon se fondre?

 

 

 

 

 

 

 

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25.3.2006 - Faconde

 

 

 

 

 

 

 

Un soleil plonge

Dans les yeux de la mer

 

Avant le monde

Un soleil en perle meurt

Dans un frisson de trompette

 

Le ciel étoile

Sa joie de feu

Sur le mystère germinal

 

L'esprit fond

En goutte séminale

Sur la terre humide.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25.3.2006 - Ritournelle

 

 

 

 

 

 

Il se peut

Que ton corps

Comme un adieu

te pousse dehors

 

Il fait trop vieux

Pour jouer encore

Tu ferais mieux

De faire le mort

 

Dans cette tendresse à rebour

Tu attendras

C'est là

La ritournelle de l'amour.

 

 

 

 

 

 

 

 

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25.3.2006 - Dernière chemise

 

 

 

 

 

 

Le vif de nos écorchures

S'est fondu à la larme

Là où le corps s'alarme

Je pressens de fines fleurs

Pour ma mise en terre

 

Allons nous renaître ensemble

Au vert clignotant du printemps

Sur les chemins de ronde du rire

Et ce malgré la claque des vents

Dans la remise des marées,oui.

 

 

 

 

 

 

 

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25.3.2006 - Ange duel

 

 

 

 

 

Les mots cruels sur le champ d'amour

Parmi les milles flammes,nos mains

De secours en appellent à la fin

D'avant le drame et tant

Que nous ne verrons pas le jour.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25.3.2006 - Petit bois

 

 

 

 

Quand la joie s'en vas

Elle nous laisse en cendres

Au glacis du matin

 

Il faut rallumer le feu

Et attendre.

 

 

 

 

 

 

 

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25.3.2006 - A toute heure dernière

 

 

 

 

 

 

 

A toute heure dernière,ma pétarade envolée

Dans le ravage des rues,sa traînée bleue

Jusqu'au nid épineux de la vie

 

La mélopée qui la berce c'est

La Maison-Dieu sous les eaux et mon feu

Afin que le désir plus que vieux germe

 

J'ai suspendu à mon fil la paresse

De ces jeunes lunes stériles pour y faire naître

Plus que la rosée  la larme

 

C'est avec la blessure la plus proche du soleil

Que j'enterre mes morts sans y mettre une croix

Mais sous l'étrange paix du noyer nu.

 

 

 

 

 

 

 

 

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25.3.2006 - Malamati

 

 

 

 

 

 

 

 

Tout saute aux yeux

Derrière les trainées de poudre

Fugaces attrapes et farces 

Sous les derniers coups de foudre

Tout s'efface et notre très illusoire face

Sous l'éternel coup de grâce.

 

Dieu et tangue dans les derniers

Avatars du joyeux tintamarre

N'aie d'autre langue que celle

dansante qui nous ancre de mémoire

 

Dans le plein du désert si tu avances

C'est sous l'oeil du Pôle

En toute réminiscence danse

A tournebouler le voile des évidences

 

Pour le pur joyau qu'à parler trop nous blâmons...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25.3.2006 - Cendre et feu

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais le soleil flambe jusqu'à plus feu

Et si même la lune noirçit d'orgueil

Elle ne peut que se fondre au grand jeu

 

Je souffre Dieu la distance qui sépare

Et je danse au mieux de votre silence

 

S'il se peut que je m'égare c'est d'avance

Perdu en votre grâce.Je ne sais plus

Si la joie s'élance ou me consumme

 

Je danse tout à la fois cendre et feu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25.3.2006 - Grand silence

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25.3.2006 - Aube parallèle

 

 

 

 

 

 

 

Etrangement

Derrière le voile du drame

Tout est sereinement calme

Eternellement

 

Seule l'illusion se déchire.

 

 

 

 

 

 

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A propos de moi

"Notre monde est peut-être ,plus qu'il ne le pense,sauvé encore des barbaries de la masse et de la machine par le chant peu écouté des poètes.Tout croulerait-il sur notre terre,que les mots des poètes auraient encore le pouvoir de préserver la semence de vie,parce que quelqu'uns,au secret de leur coeur,recevant l'illumination de la présence,l'auront restituée avec reconnaissance,avec amour,à Celui qui la leur avait donné" Patrice de la Tour du Pin. "Si la pratique de l'alchimie revient à philosopher avec le feu,l'expérience poétique mène à ressentir,parler et vivre par le feu" Jean-Luc Maxence

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Balade
Ravisseur
Poème
Génèse obscure
Sueurs fraiches
Innocent aux mains d'or
Pas cru pas cuit
Manifeste clandestin
Voleur de poule
Oumma
Ecchymose mat
Oasis
Anéantissement
Est-ce ainsi...
Parler ( Armel Guerne )
Ilahi
Signal
Tri-unité
Echos
Eternel nocturne
Rosée
Franc d'arabie
Arc en ciel
Polygone
Passage
Chandelle
Vois
Dépouille
Plume
Amour
Prince de lumière
Misère
Position cosmique
Camp
Clôture
Fleur d'eau
Dentelle
Rose nomade
Ecriture
Mise en forme
Baladin
Regarde
Joie désarmée
Debout
Epice
Oeuf d'or
Coeur fidèle
Métamorphose
Beauté assise
Oui
Essentiel
Langue perdue
Flamenco
Rossignol
Larme d'or
Vision d'enfer
Mascara
L'étoile de mer ( René Char )
Vague incendie
Ciel voilé
Cigale
Lavande à Léo
Trait lent
Le manouche
Déchirure
Douceur
Blanc nocturne
Brise
Joie mouillée
Joie d'hirondelle
Amadhâni
Couchants
Charité
Pipeau de la nuit
Incendiaire
Non
Enfants sauvages
Je voyais passer la mer
Levée de souvenirs
Heureux d'être
La légende de l'amour
Radio voie lactée
Cigarette
Passage
Le faux poète
Fraction de temps
Réglement de compte
Paix du soir
Spleen
Chemins de crête
Rêve marial
Basculement
C'est écrit
Mots d'oiseau
Dame Mériem
Tour foudroyée
Dix mille ans
Midi
Monsieur,Madame.
Dernières salves
Constellation du chien
Relents d'éternité
Heure propice
Mobylettes bleues
Encore aime
Etoile offerte
Voir beau
Chairs brûlantes
Pour les fils du poète
Orient
Sel de manque
L'encre des savants (Hadîth)
Surpris d'être
Invitation
Etoile accrochée
La tenue du monde
Vin mauve
Je marche
Chercheur d'éclaircies
Mal d'aurore
Autres vacances
Temps chiqué
Chronique des temps anciens
Le monde danse
Nous ne céderons pas
Joie vive
Roue libre
Matin du coeur
A l'orée du Livre
Nous fumes
Gens que j'aimais
A quoi tu penses?(3)
Promesse mûre
A quoi tu penses?(1)
Le poète
A quoi tu penses?(2)
Chariot nuptial
Tout est loin
Mot couvert
Roue de fortune
Pure réalité
L'air de rien
L'étrange vainqueur
Attentif à la rose
Coup de balai
Temps dansant
Combat
Grand Jihad
Stupéfait
Marie-Madeleine?
Nuée d'ange
Poussières d'ange
Je fais le mort
Parole tenue
Tigre à chevaucher
Outre occident
Enfin renaître
Joie vierge
Elongations
Plus nu que l'arbre
Arthur
Mistral
Héberlués
Plus rien
L'amour
Je vous aime
Jardins perdus
Transmutation
Gitan galactique
Appel dans la toile
Jésus
A bon entendeur
Mode d'emploi
Appel
Demande d'asile
Le printemps des rois
Pertes et fracas (1)
Sur les roses
Pour que rien ne s'efface
Soliloque
Viendrons tempêtes
Pan
Coeur vaillant
Feu sacré
Regrets
Kali Sara
C'est ainsi
Rendez vous
Plongeon
Canon et fugue
Cap bonne espérance
Relache
Les fleuves ont couru
Ordre de dispersion
Cahin caha
Sentinelle hirsute
Rouge gorge
Ora
Vers les Saintes Maries
Jardin vierge
Dissolution
Faconde
Ritournelle
Dernière chemise
Ange duel
Petit bois
A toute heure dernière
Malamati
Cendre et feu
Grand silence
Aube parallèle

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