6.1.2009 - Pensées pour Gaza
Nous lançons belles les paraboles
Dans le ciel du jardin
Si derrière son keffieh Rimbaud rigole
C'est une rose noire à la main
Bienheureux dormant du val fourré
Tes doigts d'argent viendront ils dévoiler
La longue nuit noire et blanche
Où bancalise le pauvre Nerval
Que les fils incendiaires de Socrate
Par auto combustion se connaissent
Et déjà volent pierres et savates
Dans le carton pâte des illusions
Un cavalier afghan cavale
Dans ta mémoire éventée
A son passage creuse
Le silence de ta pensée
A la croisée des fausses routes gitan
Ta roue peut gémir
Tant Van Gogh a mâché la croûte
Des soleils durs à cuire.
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