Description
ce blog vient dans la foulée du précédent, http://www.toutelapoesie.com/blog/Gigi/
peut être symbole de renaissance.
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une évidence
Intense frisson,
Passion distillée.
J’ai faim,
Viens te perdre, je suis déjà perdue,
Viens te perdre, perdu tu l'es déjà.
Laisse,
Errer ton souffle brûlant sur ma peau braise,
Consume moi.
Je t’aime
Peins, mon ciel des couleurs de l’amour,
Pourpre pour le coeur,
Carmin pour l’ébauche du désir,
Parsème ta toile de chaudes touches d’ocre,
Palette des terres du sud gorgées de soleil,
Généreuses et parfumées.
Je t’aime.
Prends tes pastels,
Dessine moi la douceur,
Celle de nos lèvres qui se frôlent,
De nos langues qui se cherchent en ballet rose et bleu.
Superbe toile,
Le clair obscur d’un couchant tout en promesses
Ferme les yeux,
Laisse mes doigts glaner tes frissons.
Paupières closes,
Aveugle te découvre,
Muette te goutte.
Je t’aime.
Une évidence.
Régine
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Publié: 10:23, 23/9/2007 |
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le pas de porte
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Le repos après le labeur,
C’est ici qu’on attend l’orage,
On y lit, y écrit, on y échange des mots,
Des nouvelles, tantôt bonnes,
Tantôt moins belles.
C’est aussi là qu’on se rencontre,
Ou se quitte,
Qu’on s’embrasse, qu’on s’enlace,
Qu’on s’attire ou se déchire.
C’est au premier beaux jours la porte ouverte
Sur des pensées qui s’envolent.
Dans la pénombre un point lumineux,
Dernière cigarette,
L’air devenu lourd s’est chargé de milles senteurs,
L’herbe coupée embaume,
La lavande s’entête,
Prend le pas sur le basilic en fleur.
Un pas de porte un soir d’été,
Bientôt l’automne,
Et puis l’hiver.
De là aussi les p’tits s’envolent,
Du pas de porte un beau matin,
De loin en loin toujours plus loin.
Pas d’ quoi faire des rimes,
Tout juste un texte,
La vie est ainsi faite,
Et le temps passe,
Le pas de porte perd son crépi,
C’est là qu’un jour sagesse venue
Hier déroulera son paillasson,
J’aurai goûté toutes les saisons.
Régine
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Publié: 12:28, 19/9/2007 |
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Larmes
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Larmes salvatrices, pluie de perles, l’âme tremble,
Après l’orage doucement s’égoutte la peine,
Le ciel se penche sur les cœurs qui s’épanchent.
Croix, sublime image de souffrance, don de soi,
Crois, cueille la vie à ses pieds, oublie l’ombre funeste,
Quelques épis de blé, tache rouge le coquelicot,
Nourriture terrestre,
Le grain sera ton pain,
Ton quotidien le faire croître,
Ne coupe point la fleur elle ne saura que mourir
Mais là, sous le bois dressé lui viendront des graines,
Une autre année fleurira.
Régine
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Publié: 11:25, 18/9/2007 |
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pensées d'hiver
C’matin tu vois j’me suis assise sur le muret,
Celui d’la croix près de l’école, le vent soufflait,
J’ai r’gardé les enfant, en contrebas, c’est la récré.
J’ai r’gardé l’passé, c’était ma cours y a des années.
J’ai r’gardé l’présent, grillé une clope, le vent soufflait,
Il était là l’présent, sous mes yeux, d’la pluie se jouait.
L’eau ruisselait l’long du trottoir,
J’ai r’gardé l’futur sans rien voir,
Le r’gard trop embué, sans doute.
Plus tard, j’ai r’gardé l’facteur sur la route,
Lui ai souris, il a levé mes doutes, et dit merci,
D’un sourire, c’est l’présent aussi.
Puis j’me suis assise là, le temps de rien,
Le temps de tout, ce temps c’est l’mien.
J’ai voulu faire un poème, poétiqu’ment correcte,
Ma main m’a donné ça, j’la respecte.
Sur ma p’tite campagne le vent soufflait,
Ça sentait bon la terre mouillée, le vent sifflait.
Et j’ai pensé à toi.
Régine
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Publié: 22:52, 9/1/2007 |
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des jours de nuit
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Entre les flocons, l’ombre se joue de l’hiver,
Manteau de glace l’enlace mortel baisé,
Craquent flaquent gelées, chemins, ornières.
Aujourd’hui son fragile linceul vient poser.
Hier n’est plus, pourtant j’ai caressé ce rêve,
D’immortelles promesses, envolées aujourd’hui,
D’éternelles étreintes, de nuits sans trêve,
Tant de jours qu’il fait noir, le ciel pleure sans bruit.
L’ombre ploie, se déchire, se terre, respire enfin.
Sur mon fil, funambule, équilibre précaire,
J’efface sur mon front de la honte les embruns.
Un cœur en automne, belle saison en enfer,
Pavé de larmes, fleuri de capiteux parfums,
Le souffre a ce prix, une traversée de désert.
Gigi
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Publié: 22:58, 7/1/2007 |
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