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De mots en maux

LES PLUS BELLES

16:02, 13.8.2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link

 

 

Les plus belles histoires d’amour

Laissent sur nos lèvres un goût amer

Si passion rime avec toujours

Alors pourquoi prennent-elles la mer

 

J’ai sur mon corps des cicatrices

Des souvenirs de corps à corps

Existe-t-il des mots d’artiste

Qui feraient oublier mes efforts

 

D’avoir voulu garder au port

Tous ces matins où je rêvais

Blotti là auprès de ton corps

Qu’au soir venu tu resterais

 

Donne moi les clefs de ton désir

Et de ta bouche et tes baisers

Et que j’enchaîne tes plaisirs

Pour pouvoir vivre sans regret

 

Donne moi les phrases pour retenir

Ce que je ne sais pas garder

Et puis les verbes pour prévenir

Tous tes départs anticipés

 

Je n’ai plus l’âge des peut-être

Mais le sais-tu au moins ma belle

J’ai passé le temps du paraître

Mes vingt ans se sont fait la belle

 

S’il faut décoder des secrets

Je prendrai le temps qu’il faudra

Mes heures ne sont plus à compter

Pour te garder auprès de moi

 

Mais si tu as déjà des doutes

Et que ton coeur n’affirme rien

Dis-le moi et prends donc la route

Car je ne veux briser le mien




Textes

16:39, 11.8.2008 .. 1 comments .. trackbacks .. Link

Textes, témoins des démons qui me lestent

A quand le jour de la feuille blanche ?



Je traine

14:38, 11.8.2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link

Je traine sur cette route depuis trop longtemps

J’ai regardé passer bien des paysages

Parfois bien trop vite, parfois bien trop lent

J’ai gouté à des moments de bonheur

Avec les mots qui manquent à mon cœur

Pour décrire ce qui était beau

Et pour écrire ce qui faisait mal

 

J’ai dit oui quand j’aurais du dire non

J’ai même ri à bien des cons

J’ai pas pleuré pour des misères

Même écrites en gros caractères

 

La route est trop longue

A trop avoir roulé je m’allonge

Et laisse l’ange de la nuit

Taire à jamais mes plaintes et mes cris

 



Je traine

14:38, 11.8.2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link

Je traine sur cette route depuis trop longtemps

J’ai regardé passer bien des paysages

Parfois bien trop vite, parfois bien trop lent

J’ai gouté à des moments de bonheur

Avec les mots qui manquent à mon cœur

Pour décrire ce qui était beau

Et pour écrire ce qui faisait mal

 

J’ai dit oui quand j’aurais du dire non

J’ai même ri à bien des cons

J’ai pas pleuré pour des misères

Même écrites en gros caractères

 

La route est trop longue

A trop avoir roulé je m’allonge

Et laisse l’ange de la nuit

Taire à jamais mes plaintes et mes cris

 



Des matins

14:36, 11.8.2008 .. 1 comments .. trackbacks .. Link

Ça fait bien des matins et des années que j’écris

Début, j’comprenais pas, j’savais pas trop pourquoi

Puis j’me suis dit tais-toi, continue c’est ainsi

C’est ta façon à toi de dire quand ça  va pas

 

Et comme souvent ma tête  savait pas c’qui s’passait

Et que mon cœur artichaut demandait c’qui arrivait

J’leur ai dit attendez, regardez sur l’papier

Ça fait pas bien comprendre mais ça fait soulager

 

Quand mon gone de quelques jours s’est taillé sur  la route

Et que personne sur mon ch’min a pu me dire pourquoi

J’ai frappé du papier de cette encre du doute

Qui te fait demander quelles sont donc ses lois

 

Plutôt que d'crever d’haine et p’t’être même d’folie

J’ai rempli des feuilles blanches et encore et toujours

Sans chercher les pourquoi de cette putain de vie

Qui a donné à la mort cet enfant de quelques nuits

 

Quand cette jument d’deux mètres m’a torché ma vertèbre

Et ce qui va avec,  tout en te laissant l’doute

Que dessous la ceinture un de ces jours peut-être

Tu sentiras les caresses, voir p’t’être même que ça bouge

 

J’ai pas trainé des lustres pour salir ce papier

D’cette colère enterrée depuis peu sous mes pieds

Je l’ai même insulté, jusqu’à le déchirer

Ça fait pas avancer mais putain c’est le pied

 

Alors qu’depuis le bonheur a frappé à ma porte

J’avoue que j’vois moins souvent les amis d’mes bobos

Mais j’oublie pas que mes mots, mon papier, mon stylo

Ont donné à mon cœur le loisir de se battre

Et à ma tête et tout l'reste, d’vous écrire quelques mots

 

C’est parfois maladroit, mal écrit ou mal dit

Mais rien de ma p'tite tête ne sait dire cela

Seul mon cœur sait ouvrir tout c’que je ne sais pas

Alors lui en voulait pas s’il s’emmêle les doigts

Et s’il écrit mes ennuis comme il est dans la vie

 

 



Flacons

14:32, 11.8.2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link

Il s'est couché sur ce lit
Un soir où tout s'était enfui
Il y a déposé son corps
Avec ses regrets et remords

Il avait ses habits de fête
Comme ces dimanches pour la messe
Mais
depuis des années peut-être
Il ne croyait plus en ces prophètes

Sa vie, elle, s'était fait la belle
Bien
avant ce jour du mois d'août
Seule son enveloppe charnelle
Le tenait, elle, encore debout

Il avait lutté tant de fois
Que tout son corps s'était vidé
Comme tous ces flacons qui traînaient
Sans les promesses qu'ils contenaient

Ses yeux se sont alors fermés
Comme ses douleurs qu'il traînait
Sans peur il s'est mis à l'attendre
Peut-être serait-elle plus tendre

Un bout de papier chiffonné
Testament de ceux qui s'en vont
Des mots maladroits expliquaient
Tout en leur demandant pardon

Et puis son cœur s'en est allé
Peut-être rejoindre des fées
Il s'est éteint dans ce silence
Aimé par les hommes en souffrance



Liberté

16:35, 23.6.2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link

              Liberté

 

Laisser les mots aller

Aller sur le papier

Là, dans une valse osée

Mais sans rien demander

 

Ne demander pourquoi

Poser là, ces mots-ci

Car là, je suis le roi

Le roi de mon esprit

 

Manger et en mourir

Aimer et en périr

Donner et puis haïr

Protéger puis trahir

 

Excès de mes délires

Dépasser même le pire

Violer même l’horizon

La ligne de ma raison

 

Mais je suis fou, dit-on

Car dans ces mots de déraison

Mon cerveau a fait don

Des émotions de mes raisons

 

Et si ça sert à rien

J’aurais tué le temps

Et puis de ces instants

Qui font un mal de chien



Les murs

09:29, 13.6.2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link

Et si les murs se rappelaient

Comme une mémoire en eux figée

Et si les murs pouvaient saigner

Comme une larme en eux cachée

 

Si tous les baisers échangés

Flottaient encore sous ses volets

Et si tous mes pleurs étouffés

S'étaient glissés sous le plancher

 

Alors j'irais te voir et te parler

Te rappeler toutes ces années

De tous les pleurs de mon enfance

A mes folies d'adolescence

 

Te souviens-tu de toutes ces filles

Toutes aux cœurs grands et fragiles

Rappelle toi de cette femme

Pour qui j’ai du vendre mon âme

 

Et chez toi encore résonnent

Mes colères, mes joies, mes peines

Mes ratés, mes loupés, mes premières

Tout ce qui a fait de moi un homme

 

J’ai la mémoire humide

Au souvenir de toi

Comme tous ces mots qui se vident

Comme toutes ses phrases sans voix

 

Des colères de mon père

Aux pleurs cachés de ma mère

Jusqu’au rire de mes amis

Tout ce qui a pu bâtir ma vie

 

Et pour tout cela

J’irais te voir et te parler

Te rappeler toutes ces années

De tous les pleurs de mon enfance

A mes folies d'adolescence.....................



Ecris moi

13:24, 10.6.2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link

Ecris moi donc une lettre

Avec juste quelques mots.

Car si avec des peut-être,

On repartait quand c’était beau

 

Ton rire et ta voix dans ma tête

Me volent jusqu’à mon sommeil.

Toutes nos heures, toutes nos fêtes

Laissent à mes nuits un goût amer

 

Ecris moi donc une lettre

Rappelle toi cette année la.

Il coule encore dans mes veines

Un écho qui parle de toi

 

Tout était folie ou excès

De nos amours à ce silence.

Mais ce qui nous a séparé

N’évite pas la douleur de l’absence

 

Ecris moi donc une lettre

Je te dirais que je suis la

Car mon souvenir n’est peut-être

Pas aussi vieux que tu ne crois

 

Ne t’en va pas sans dire un mot

Tu sais bien où me trouver

Ton silence serait de trop

Si tu décidais de t’évader



Petit enfant

13:21, 10.6.2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link
 

PETIT ENFANT

Petit enfant au regard noir
Lueur de peur lueur d'espoir
Grandi trop vite mais pas un homme
Des rêves hantés par des fantômes

Bruits de canons dans les écoles
Pas de salon pour tes leçons
Petit guerrier de tous ces cons
De ces milices qui t'enrôlent

Et puis présent ou bien absent
Mais surtout pas indifférent
Tu déambules dans ces poussières
Sans préambule pour tes enfers

Et puis tes yeux petit enfant
Couleur café au marc de sang
Qui dans tes ruines d'adolescent
Crient aux douleurs de l'innocent

Cette poupée au cœur de pierre
Que tu balances, objet de guerre
Ce sont les jouets qui te bercent
Chiffon cocktail au goût amer

Petit enfant au regard noir
Courbé le dos, meurtri si tôt
Et tes questions pour ces salauds
Qui t'on flanqué ce désespoir

Tant de haine dans les yeux de papa
Dis moi maman je comprends pas
Toute cette folie, pourquoi
Dis-moi maman je ne sais pas

Et le père noël dans tout ça…



Et si...

14:30, 9.6.2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link

ET SI…

 

 

 

Elle passe et tu oublies,

Gardent tes inconsciences,

Dans le bruit de la ville,

Un instant de silence

 

Et puis ses yeux qui s’attardent,

Tels des mots doux murmurés,

Ses gestes au ralenti, image arrêtée,

Tel une photo couleur sans négatif

 

C’est une image furtive,

Pas besoin de longs discours,

Son regard s’échappe,

Mais un parfum te poursuit

 

Sentiment étrange,

Malaise presque agréable,

Dans la foule sur ce trottoir,

Son visage, un instant

 

Tu l’as croisée, elle est là,

Mais lui parler, tu ne peux pas,

Passe une seconde,

S’attarde une silhouette

 

Et tu sais pas,

Et si, et si,

Juste un mot aurait suffi,

D’étrange à familière,

Elle aurait pu dans ta vie 

 



Bout de fille

13:44, 6.6.2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link

Bout de fille

Belle enfant

Mon cœur n’a d’yeux que pour toi

 

Bout de fille

Belle ado

Mes yeux ne brillent qu’à te voir

 

Bout de fille

Belle enfant

Ma voix ne peut traduire

Mes mots sonnent faux

 

Bout de fille

Belle ado

Mon ventre sait

Ce que ma tête ignore

 

Bout de fille

Belle enfant

Tes larmes sur tes joues

Sont le sang de mes veines

 

Bout de fille

Belle ado

Comment pourrais-je te dire

Ce que je viens de t’écrire… ?



Peut-être

13:39, 6.6.2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link

PEUT-ETRE

 

 

Depuis longtemps j’ai déserté mes plages,

Où le sable blanc et l’écume des vagues

Se caressent bruyamment

Où les touristes des grandes villes

Se protégent sous leurs parasols blancs

 

Depuis longtemps j’erre dans ses ports sombres

Où la mer tâchée tutoie les bétons,

Où je rêve de ces grands bateaux noirs

Transporteurs du cortège de mes espoirs

 

J’y ai croisé des fantômes, des hommes,

Facile, disaient-ils, chuchotant,

Dans ces cales humides de dernière classe

Toujours une place pour un gars comme moi

 

Et de dollar en dollar amassé,

Avec mon corps j’ai même dû les payer,

Pour un long voyage sombre

Serré là comme le sont les bestiaux

 

A cette terre promise, des hommes en bleu,

Une matraque à la main pour tout discours,

Enfermés dans des pièces sans fenêtre,

Un lit comme seul réconfort

 

Et puis les attentes, les papiers, les sans nom,

On ne voulait pas de mal, juste un peu rester,

Ici, là ou ailleurs, nous laisser une chance,

Ridicule S.O.S. dans ce monde trop plein

 

Alors dans un grand oiseau blanc

Bien assis, entouré,

Les poignets ferraillés,

Ils m’ont ramené

Sur mes plages, sur mon port,

Une prochaine fois peut-être…

 



Elle s’est endormie

09:19, 5.6.2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link

Elle s’est endormie prés de lui

Dans ce grand lit où il fait froid

Combien de fois, combien de nuits

Leurs corps se sont mélangés là

 

Elle a gardé sous ses beaux yeux

Cette ombre qui ne trompe pas

Cette trace de leur combat

De ces jeux qu’on ne joue qu’à deux

 

Elle s’est endormie prés de lui

Dans ce lit où rien n’est froissé

Elle s’est couché sur le coté

Lui, sur le dos comme il aimait

 

Elle ose à peine le toucher

De peur peut-être de le gêner

Mais en secret elle aimerait

Le réveiller par un baiser

 

Elle s’est endormie prés de lui

Dans ce lit où il ne dit rien

Et dans un sanglot épuisé

Des mots d’amour, elle a pleuré

 

Elle voudrait surtout qu’il entende

Que ses mains et sa bouche savent

Que ses lèvres resteront tendres

Et tout son corps et ses caresses

 

Elle s’est endormie prés de lui

En pleurant l’homme de sa vie

Sa mère assise prés de lui

Pleurant son fils, sans un bruit

 

 



Mots

09:42, 3.6.2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link

Trouver le mot juste

Ne pas se tromper

Rester sincère

Même dans sa misère

Toujours dire vrai

Ne rien se cacher

Oter tous les masques

Savoir où ils sont

Oser se montrer

Tel que l’on est

Ne rien voiler

Ni même trahir

Se parler sans fard

Se moquer des manières

Mais il y a ces lois

Que l’on n’écrit pas

Il y a ces sourires

Dont on ne peut se départir

Ces bonnes manières

Dont on ne peut se défaire…

…et pourtant…

 

 J’ai basculé dans un trou, un trou sans fond

Je ne peux plus tenir, comme si j’allais exploser

J’ai envie de fumer, de boire

J’ai mal, de partout, si mal

J’ai mal à la gorge, au ventre, aux muscles…

Je me sens seul, j’étouffe

J’ai envie de crier, d’hurler, de casser

J’ai envie de pleurer

Je voudrais parler mais je ne peux pas

Je n’ai plus envie de rien mais j’aimerais

J’ai envie de mourir mais je n’ai pas le droit

Je sais plus qui je suis, ni ce que je vaux

Je suis au fond, en bas, il n’y a plus de lumière

Tout mon corps me brûle

Que dire de mes mots

Quand ils ne sont que des maux



Pourquoi

09:40, 3.6.2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link

                                                                

    Je cherche mais ne trouve

   Pas plus les mots que les raisons

   Ma solitude ne veux pas

   Aller voir où je ne suis pas

 

  Alors je m’assois à ma table

  Un verre de vin dans une main

  La plume et l’encre qui s’étale

  Sur ces maux dont je ne sais rien

 

  L’alcool éclaire mes esprits

  Lève le voile de mes tourments

  Le cœur qui brûle sans un cri

  Plaies qui se rouvrent dans le sang

 

  Aller comprendre pourquoi je saigne !

  Mais  si cela pouvait suffire

  Je relirais dans mon passé

  Autant de fois qu’il le faudrait

 

  Et tant de choses que j’ignore

  Comme ces insultes sans paroles

  Ou tous ces mépris déguisés

  Sans une gifle mais ses effets

 

   Si je fais mal, dites le moi

  Je veux bien être maladroit

  Ou même pire s’il le faut

  Mais dites-moi là où j’ai faux

 

  Je voudrais seulement qu’on m’aime

  Et moi vous le dire ô combien !

  Mais il faudrait sur nos chemins

  Se croiser, s’asseoir et se  parler

 

 J’ai tant de choses à vous donner

 Ou seulement à partager

 Mais je me sens un étranger

 Sur un sol où je ne suis né

 

 Alors mes montagnes  me rattrapent

 Et mes vallées et mes rivières

 Et si demain tout prend fin

 Mettez mes cendres dans ces coins



Mal de ma "banlieue"

10:24, 1.6.2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link

J'ai écrit ce texte il y a quelques années, il reflète ce que je vis dans un quartier qui n'est pas, loin de là, une "banlieue" défavorisée... parfois la solitude et le mal-être ne sont pas proportionnels au béton qui nous entoure...et tout cela est toujours d'actualité

 

 

"

Quand la solitude est trop grande, même les mots se font trop étroits pour panser mes plaies

A droite, un couple, la cinquantaine et de grands enfants. Ils sont venus un soir dîner à la maison, sans les enfants (trop grands), il y a deux ans. L’année suivante, ils nous rendaient l’invitation, poliment. Ils sont un peu sauvages, mais pourquoi pas !
En début d’année une copine de notre fille nous a appris qu’ils avaient déménagé, que leurs enfants s’étaient installés à leur place. On se doutait de quelque chose mais on l’a appris ainsi, par hasard, par la bouche d’une enfant.
En face ce couple sans enfants. Un peu triste. Elle, plongée dans ses livres, semblant vivre sa vie par procuration, ressemble à ces vielles filles dont la sexualité est un vieux souvenir mais dont la langue est de vipère. Lui, prends son jardin et sa piscine pour les enfants qu’il n’a pas eu. Il les caresse, les bichonne. Tout est droit, propre, trop propre, aseptisé. Il semble gentil, je lui parle une fois par an quand je taille la haie qui sépare nos jardins.
A gauche, une famille reconstituée : Elle avec deux gosses, lui, lui en a fait un troisième . Ils ne nous parlent pas, on a jamais su pourquoi. Ils s’engueulent beaucoup l’été. L’hiver aussi certainement mais les fenêtres sont fermés.
Plus loin, la nourrisse de ma fille ; des relations professionnelles avec elle, grosse, curieuse, bavarde. Lui est mince, timide, mutique, curieux aussi.
Ensuite un couple mixte ; Asiatique/ Française. Lui, je ne l’ai aperçu que dans sa voiture. Il ne sort pas de chez lui. On dit qu’il est allergique mais personne ne sait à quoi. Parfois j’imagine que c’est aux autres. Elle, est discrète, polie, des « bonjours » de convenance depuis 8 ans.
A coté, E et L. Ceux dont on est les plus proches. Elle est gentille, grosse, sans complexe, d’un naturel à couper au couteau. J’ai beaucoup d’affection pour elle. Lui, on monologue souvent ensemble. Il me parle de ses douleurs physiques, ses arrêts de travail, son sommeil, en fait, de sa souffrance sans vraiment me le dire. Moi, je lui dit que ça va. Il aime bien les films avec JC Van Dam.....Un jour, ils sont partis pour Bordeaux, nous l'avons su par les enfants
Et puis Th., sur un fauteuil roulant, qui a trahi la seule dose d’amitié que j’avais déposé ici. J’ai même plus pitié, je m’occupe seulement de sa poubelle.
Puis des étrangers qui habitent la maison que nous avions louée ici, en arrivant. On ne les a jamais vu.
A coté J et B (couple franco-allemand). Je croyais qu’ils nous aimaient. J’ai appris par hasard qu’elle était enceinte. On se croise, échangeons des sourires et quelques mots et on rentre chez nous.
En dessous il y a les « Bulgares ». Elle, mignonne, alcoolique, lui, qui aboie quand il parle. On passe quelques soirées ensemble, elle, me fait parfois sourire.
Au fond du lotissement, N et L. Elle me parle de sa formation, lui, me fait la bise quand il me voit.
Et puis il y a tous les autres : « les » G qui lui, étant trop petit voit tout en grand ; sa maison, sa voiture, sa gueule, des gens pas fréquentables.
                                         « les » D dont je haïe le mari qui ne pense qu’à baiser ma femme.
Et puis il y a les autres, des visages que l’on salue, des sourires que l’on rend….

Hier soir, il y a avait un match de rugby à la télévision ; France Nouvelle Zélande ; on a pris une raclée. Il faut que je trouve un moment pour m’en parler



Comme une grande

15:59, 30.5.2008 .. 1 comments .. trackbacks .. Link

 

J’n’ai pas encore 10 ans,

J’veux faire tout comme Maman,

Porter ses robes du matin,

Dans ses talons mes pieds trop fins

 

J’ai tous mes rêves à moi,

Seule ma poupée les voit,

Vite faire comme les grands,

Surtout plus faire semblant

 

Et mon Papa me comprend,

J’adore quand il m’embrasse,

Sur ces genoux, y m’prend,

J’suis bien quand il m’enlace

 

Et si j’comprends pas tout,

Surtout certains bisous,

Y m’dit que c’est normal

Que sans, ce serait mal

 

Alors j’écoute et touche

C’que ma poupée n’a pas,

Mes petits doigts, ma bouche,

Font tout c’que dit Papa

 

J’n’ai pas encore 10 ans,

Surtout plus d’rêves d’enfant,

Et surtout rien comme les grands,

Même ma poupée, plus comme avant

 

J’n’ai pas encore dix ans,

Dis-moi pourquoi, Maman ?

Papa, j’ai pas compris,

Pardon si j’ai tout dit

 



Ce tapis

13:48, 28.5.2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link

Son ombre plane

Même la nuit, c’est dire…

Sa lumière brûle

C’est peut-être le pire

 

Son vent me violente

Même pas de caresses légères

Sa pluie me gifle

Pas de rosées éphémères

 

Sa chaleur m’étouffe

Même l’air me manque

A survivre je m’essouffle

J’ai mal jusque dans mon ventre

 

 

Il m’a réappris à vivre

Voilà qu’il me fusille

J’avais misé ma vie sur ce tapis

J’ignorais alors que les dés seraient pipés



Et maintenant

16:49, 27.5.2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link
 

Et maintenant se meurt

Une journée.

Et là bientôt j’effleure

Cette nuit.

Putain de vie

Quand les trains s’égarent.

Putain de gares

Quand les amours s’effacent



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