Ce tapis
Son ombre plane
Même la nuit, c’est dire…
Sa lumière brûle
C’est peut-être le pire
Son vent me violente
Même pas de caresses légères
Sa pluie me gifle
Pas de rosées éphémères
Sa chaleur m’étouffe
Même l’air me manque
A survivre je m’essouffle
J’ai mal jusque dans mon ventre
Il m’a réappris à vivre
Voilà qu’il me fusille
J’avais misé ma vie sur ce tapis
J’ignorais alors que les dés seraient pipés
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