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De mots en maux

Mal de ma "banlieue"

10:24, 1.6.2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link

J'ai écrit ce texte il y a quelques années, il reflète ce que je vis dans un quartier qui n'est pas, loin de là, une "banlieue" défavorisée... parfois la solitude et le mal-être ne sont pas proportionnels au béton qui nous entoure...et tout cela est toujours d'actualité

 

 

"

Quand la solitude est trop grande, même les mots se font trop étroits pour panser mes plaies

A droite, un couple, la cinquantaine et de grands enfants. Ils sont venus un soir dîner à la maison, sans les enfants (trop grands), il y a deux ans. L’année suivante, ils nous rendaient l’invitation, poliment. Ils sont un peu sauvages, mais pourquoi pas !
En début d’année une copine de notre fille nous a appris qu’ils avaient déménagé, que leurs enfants s’étaient installés à leur place. On se doutait de quelque chose mais on l’a appris ainsi, par hasard, par la bouche d’une enfant.
En face ce couple sans enfants. Un peu triste. Elle, plongée dans ses livres, semblant vivre sa vie par procuration, ressemble à ces vielles filles dont la sexualité est un vieux souvenir mais dont la langue est de vipère. Lui, prends son jardin et sa piscine pour les enfants qu’il n’a pas eu. Il les caresse, les bichonne. Tout est droit, propre, trop propre, aseptisé. Il semble gentil, je lui parle une fois par an quand je taille la haie qui sépare nos jardins.
A gauche, une famille reconstituée : Elle avec deux gosses, lui, lui en a fait un troisième . Ils ne nous parlent pas, on a jamais su pourquoi. Ils s’engueulent beaucoup l’été. L’hiver aussi certainement mais les fenêtres sont fermés.
Plus loin, la nourrisse de ma fille ; des relations professionnelles avec elle, grosse, curieuse, bavarde. Lui est mince, timide, mutique, curieux aussi.
Ensuite un couple mixte ; Asiatique/ Française. Lui, je ne l’ai aperçu que dans sa voiture. Il ne sort pas de chez lui. On dit qu’il est allergique mais personne ne sait à quoi. Parfois j’imagine que c’est aux autres. Elle, est discrète, polie, des « bonjours » de convenance depuis 8 ans.
A coté, E et L. Ceux dont on est les plus proches. Elle est gentille, grosse, sans complexe, d’un naturel à couper au couteau. J’ai beaucoup d’affection pour elle. Lui, on monologue souvent ensemble. Il me parle de ses douleurs physiques, ses arrêts de travail, son sommeil, en fait, de sa souffrance sans vraiment me le dire. Moi, je lui dit que ça va. Il aime bien les films avec JC Van Dam.....Un jour, ils sont partis pour Bordeaux, nous l'avons su par les enfants
Et puis Th., sur un fauteuil roulant, qui a trahi la seule dose d’amitié que j’avais déposé ici. J’ai même plus pitié, je m’occupe seulement de sa poubelle.
Puis des étrangers qui habitent la maison que nous avions louée ici, en arrivant. On ne les a jamais vu.
A coté J et B (couple franco-allemand). Je croyais qu’ils nous aimaient. J’ai appris par hasard qu’elle était enceinte. On se croise, échangeons des sourires et quelques mots et on rentre chez nous.
En dessous il y a les « Bulgares ». Elle, mignonne, alcoolique, lui, qui aboie quand il parle. On passe quelques soirées ensemble, elle, me fait parfois sourire.
Au fond du lotissement, N et L. Elle me parle de sa formation, lui, me fait la bise quand il me voit.
Et puis il y a tous les autres : « les » G qui lui, étant trop petit voit tout en grand ; sa maison, sa voiture, sa gueule, des gens pas fréquentables.
                                         « les » D dont je haïe le mari qui ne pense qu’à baiser ma femme.
Et puis il y a les autres, des visages que l’on salue, des sourires que l’on rend….

Hier soir, il y a avait un match de rugby à la télévision ; France Nouvelle Zélande ; on a pris une raclée. Il faut que je trouve un moment pour m’en parler



Comme une grande

15:59, 30.5.2008 .. 1 comments .. trackbacks .. Link

 

J’n’ai pas encore 10 ans,

J’veux faire tout comme Maman,

Porter ses robes du matin,

Dans ses talons mes pieds trop fins

 

J’ai tous mes rêves à moi,

Seule ma poupée les voit,

Vite faire comme les grands,

Surtout plus faire semblant

 

Et mon Papa me comprend,

J’adore quand il m’embrasse,

Sur ces genoux, y m’prend,

J’suis bien quand il m’enlace

 

Et si j’comprends pas tout,

Surtout certains bisous,

Y m’dit que c’est normal

Que sans, ce serait mal

 

Alors j’écoute et touche

C’que ma poupée n’a pas,

Mes petits doigts, ma bouche,

Font tout c’que dit Papa

 

J’n’ai pas encore 10 ans,

Surtout plus d’rêves d’enfant,

Et surtout rien comme les grands,

Même ma poupée, plus comme avant

 

J’n’ai pas encore dix ans,

Dis-moi pourquoi, Maman ?

Papa, j’ai pas compris,

Pardon si j’ai tout dit

 



Ce tapis

13:48, 28.5.2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link

Son ombre plane

Même la nuit, c’est dire…

Sa lumière brûle

C’est peut-être le pire

 

Son vent me violente

Même pas de caresses légères

Sa pluie me gifle

Pas de rosées éphémères

 

Sa chaleur m’étouffe

Même l’air me manque

A survivre je m’essouffle

J’ai mal jusque dans mon ventre

 

 

Il m’a réappris à vivre

Voilà qu’il me fusille

J’avais misé ma vie sur ce tapis

J’ignorais alors que les dés seraient pipés



Et maintenant

16:49, 27.5.2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link
 

Et maintenant se meurt

Une journée.

Et là bientôt j’effleure

Cette nuit.

Putain de vie

Quand les trains s’égarent.

Putain de gares

Quand les amours s’effacent



Si ?

16:43, 27.5.2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link
 

SI ?

Si je viens prendre des nouvelles
En t'écrivant ces quelques mots
C'est ma mémoire qui me rappelle
Qu'on n'oublie que ce qu'il ne faut

Si je t'écris ces quelques vers
Ce n'est pas pour un rendez-vous
C'est seulement qu'une lumière
Réveille le souvenir de nous

On pense que les volets sont clos
Que l'oubli nous a endormi
Mais pourtant parfois il le faut
Que quelques mots et puis voici

Que nos consciences se réveillent
Sur tous nos sens en sommeil
Et si bien des mois ont passé
Les années n'ont rien effacé

Et même si nos amours sont mortes
Et les plaies se sont refermées
On sait bien que derrière ces portes
Nos cœurs un jour se sont blessés

Je ne voudrais pas déranger
Seulement savoir si tu allais
Et n'as-tu jamais rien changé
De tout ce qui m'a fait t'aimer

Te souviens tu de nos courriers
De nos caresses à distance
De tous ces baisers envoyés
Noircis sur du papier glacé

Mais peut-être as-tu oublié
Jusqu'à seulement mon prénom
Ce rendez-vous que j'ai manqué
Sans jamais demander pardon

Mais je ne le saurai jamais
Avais-je tort ou bien raison
De n'avoir laissé passer
Cette année là qu'une saison

Je n'attends pas une réponse
Et je ne veux rien réveiller
Sache seulement que je songe
Parfois que tu as existé.



Petite garce

13:36, 27.5.2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link

PETITE GARCE

 

Je voudrais bien, petite garce

Que tu me voies, que tu le saches.

Mais ici, j’ai perdu ta trace,

Pour le grand bien que ça me fasse

 

Je voudrais bien, petite garce

Que tu ne te voiles la face

Pour ces fois ou je l’ai perdue

Toutes ces armes que j’ai rendues

 

Je me suis fait souvent petit

Pour tes baisers, tes singeries.

Mais à combien de moqueries,

Cet amour là m’a donc conduit

 

J’ai bien tenté de me grandir,

Je me suis même souvent trahi.

Mais tu as volé tous mes désirs,

De mes conneries, tu t’aies servi.

 

Alors j’ai saoulé ma conscience

Brisé des cœurs faute du tien,

Blanchi des nuits de guerre lasses,

J’ai fait l’amour à des putains.

 

Mais sache bien, petite garce,

Que d’elles, je n’attendais rien.

Pour tous ces draps qui eux se froissent

Sans avoir peur du lendemain.

 

Mais sache bien, petite garce,

Que ta beauté, même s’efface

Et tu tomberas, sale garce

Comme ses feuilles qu’on ne ramasse



Hommage ?

09:00, 15.5.2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link

HOMMAGE

 

 

Il est vrai que l’on peut s’appuyer

Sur des milles ans de vérité

Pour pouvoir bien se l’affirmer

Qu’entre nous pas d’égalité

 

Elle ne peut que se résigner

A elle, le devoir de pleurer.

A nous, de bien la rassurer

Sur l’épaule qui ne peut trembler.

 

Alors on lui laisse le balai,

La poussière et à repasser.

Car il est vrai qu’elle se rassure

Dans ces taches de grande envergure.

 

A nous de faire alors les Lois

Costume, cravate de bon aloi.

Et puis on décide et l’on siége

Sur des bancs qu’elle nous dépoussière

 

Et surtout faut la protéger

On est taillé dans du rocher

Et la pierre, elle, ne peut trembler

On y construit sa cage dorée

 

Si on ne peut en garder une

On va chercher sur le bitume

Quelques minutes bien dégueulasses

A nous le droit du bien qu’elle fasse.

 

Et puis on court dans les forêts

Dans les champs ou dans les marais

Fusils, cartouches et gros souliers

On déclare la guerre au gibier

 

Et puis ce taureau qui nous nargue

Dans cette arène emplie de haine

On se déguise comme au combat

Pour l’ennemi que l’on abat

 

Alors on va lever son verre

Pas une fois, car c’est trop peu

A coup de dizaines si l’on peut

Jamais si fort qu’à la dernière

 

Et Madame fera le service

Car si c’est d’elle que naît le vice

C’est bien dans notre pantalon

Qu’on reconnaît un grand garçon



Les plus belles

09:33, 13.5.2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link

 

LES PLUS BELLES

 

 

Les plus belles histoires d’amour

Laissent sur nos lèvres un goût amer

Si passion rime avec toujours

Alors pourquoi prennent-elles la mer

 

J’ai sur mon corps des cicatrices

Des souvenirs de corps à corps

Existe-t-il des mots d’artiste

Qui feraient oublier mes efforts

 

D’avoir voulu garder au port

Tous ces matins où je rêvais

Blotti là auprès de ton corps

Qu’au soir venu tu resterais

 

Donne moi les clefs de ton désir

Et de ta bouche et tes baisers

Et que j’enchaîne tes plaisirs

Pour pouvoir vivre sans regret

 

Donne moi les phrases pour retenir

Ce que je ne sais pas garder

Et puis les verbes pour prévenir

Tous tes départs anticipés

 

Je n’ai plus l’âge des peut-être

Mais le sais-tu au moins ma belle

J’ai passé le temps du paraître

Mes vingt ans se sont fait la belle

 

S’il faut décoder des secrets

Je prendrai le temps qu’il faudra

Mes heures ne sont plus à compter

Pour te garder auprès de moi

 

Mais si tu as déjà des doutes

Et que ton coeur n’affirme rien

Dis-le moi et prends donc la route

Car je ne veux briser le mien



MES AVENTURES

16:40, 7.5.2008 .. 1 comments .. trackbacks .. Link

MES AVENTURES

J'ai longtemps écrit mes aventures
Sur tout mon sang et mes brûlures
Parfois avec des mots de trop
Sur un bâteau qui prenait l'eau

Je n'ai parlé de cette femme
Que pas assez qu'il ne le faut
Elle a souvent éteint ma flamme
A faire ce qu'il fallait de trop

Elle a cherché sur d'autres corps
Ce que le mien n'a jamais su
Dans tous ces lits ou j'avais tort
De la garder à mon insu

Elle m'a offert ce petit homme
Qui s'est envolé un dimanche
Le bruit de son cœur monotone
S'est tu dans une lumière blanche

J'ai blessé fort toutes ces âmes
Tant que j'avais perdu la mienne
Dans
ces lits ou j'ai pris ces femmes
Le diable soulageait mes peines

Et dans tous ces matins sales
Je voyageais dans le néant
Je faisais mal et par hasard
A des femmes toujours se donnant

Et puis j'ai rencontré ma belle
Qui m'a permis de m'allonger
J'ai laissé s'envoler toutes celles
Pour qui mon âme n'a que songé

Et puis il y a eu cette fille
Cadeau de ce ciel détesté
Elle m'a donné ce qui renaît
Au fond d'un cœur en pacotille

Mais n'était-ce pas déjà trop tard
Sur des ruines peut-on reconstruire
Mais je chasserai ce cafard
Qui cherche et joue à me détruire.

 

 



Putain de chambre

09:48, 6.5.2008 .. 1 comments .. trackbacks .. Link

Putain de chambre

 

Elle est entrée à pas feutré

Dans cette chambre qu’elle connaît

Lui déjà était sous les draps

Impatient de son arrivée

 

Elle s‘est allongée prés de lui

Lui déjà nu l’a embrassé

Un frisson l’a alors trahie

Mais elle sait aussi tricher

 

Elle s’est donc laissée caressée

A même fait mine d’aimer ça

Alors que depuis des années

Elle n’aimait plus cet amant là

 

Mais lui, bien sur, que voulez-vous

Ne rêvait qu'à ces moments là

Où elle, couchée ou à genoux

Sans dire un mot, acceptera

 

Très vite il l’a déshabillée

Puis sur son corps s’est affalé

Son souffle rauque qui enflait

Comme l’entaille qu’il lui faisait

 

Alors tout en elle lui brûlait

Même ses larmes qu’elle cachait

Même  son ventre où elle sentait

Quand son désir se terminait

 

Elle a eu envie de vomir

D’avoir à lui dire des je t’aime

Et quand ses cuisses se referment

Une plaie continue à saigner

 

Elle s’assoie au bord du lit

Ravale ses larmes et son sanglot

Prenant sa main, il l’a supplie

De lui dire je t’aime mon chéri

 

Mais elle a honte et elle a peur

S’il savait qu’elle n’aimait pas ça

Elle ne dit rien, car à 15 ans

Toutes les filles disent….. papa



Mon hirondelle

15:59, 30.4.2008 .. 1 comments .. trackbacks .. Link
 

MON HIRONDELLE

J'ai étudié les manuels
Lu tous les intellectuels
Mais je n'ai pas trouvé lequel
Me parle de mon hirondelle

Petit oiseau, j'ai bien suivi
Tous les conseils des
avertis
Les modes d'emplois des érudits
Mais je fais trop souvent des conneries

Mon hirondelle, si tu savais
Combien je peux me détester
D'avoir tant de fois essayer
D'être le père qu'il faudrait

Tous mes coups de gueules déplacés
Sur mon moineau effarouché
Culpabilités et regrets
Et pourtant si vite oubliés

Mon hirondelle, si tu savais
Que tout mon sang ne peut couler
Quand je te vois seulement pleurer
Maladroit pour te consoler

Mon hirondelle, si tu savais
Combien tes douleurs, je les hais
Si je pouvais les arracher
D'un seul baiser, te soulager

Quand il viendra, mon hirondelle
Ce temps pour te faire la belle
Printemps
, je sais pour toi ma belle
L'hiver pour moi, mon hirondelle

Et n'oublie pas de temps en temps
Que ton vieux père parfois t'attend
Avec ta mère, on s'aime tant
Mais qu'il est long sans toi le temps



Differences

09:19, 29.4.2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link

DIFFERENCES

Tels tous ces clowns désabusés
Eux qui se masquent ou qui se cachent
Ces maquillages qui s'effacent
Le sourire lui, d'utilité

Mais qui prétend être à ma place
Se donne le droit de voir en moi
Caméléon dans mon paysage
Tous mes outils pour y faire face

Crème solaire ou fond de teint
Toute la couleur qui dépeint
Dans des regards qu'on nous annonce
Comme des reflets qui ne nous trompent

Et puis nos mains qui s'imaginent
Comme des caresses d'essence unique
Comme si nos paumes nous dessinent
Des amours types tous en résine

Tous ces toubibs dans leurs têtes
Et qui consultent dans leurs livres
Pour tous nos cœurs qui leur délivrent
Ce que leur conscience veut entendre

Cet animal sophistiqué
Les dominants auront leur place
Pas celle qu'ils ont imaginé
Mais celle qu'on a voulu laisser

Car mes amours prennent naissance
Aux peu qui doutent, aux peu qui pensent
Mais les grands eux qui tiennent séance
Laissez-leur croire qu'ils mènent la danse

 



Toi

11:32, 28.4.2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link

TOI

Je voudrais tant que tu le saches
O combien j'ai besoin de toi
Quand t'es pas là j'ai plus d'espace
A la recherche d'un peu de joie

Toujours difficile de te le dire
Pas plus adroit de te l'écrire
Ma voix sonne toujours aussi faux
J'ai beau cherché j'ai pas les mots

Alors j'essaie de m'inventer
Ces faux prétextes pour te garder
J'aboie comme tous ces chiens jaloux
Je joue au chat au p'tit matou

Mais je ne sais pas monter sur scène
Je voudrais pas craquer, pleurer
Tous ces hommes là comme on les aime
Même pour l'ciné, j'suis pas doué

Ma drogue reste ton regard
De tes yeux qui ne voient que moi
Pas d'alcool quand je veille tard
Tellement si peu, un peu de toi

Et quand je cherche, tout m'échappe
J'voudrais mieux faire, ne rien rater
Même là ce soir, je ne laissais
C'besoin d'écrire qui me rattrape

 



DES FLACONS SANS PROMESSES

13:25, 18.4.2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link

DES FLACONS SANS PROMESSE

Il s'est couché sur ce lit
Un soir où tout s'était enfui
Il y a déposé son corps
Avec ses regrets et remords

Il avait ses habits de fête
Comme ces dimanches pour la messe
Mais
depuis des années peut-être
Il ne croyait plus en ces prophètes

Sa vie, elle, s'était fait la belle
Bien
avant ce jour du mois d'août
Seule son enveloppe charnelle
Le tenait, elle, encore debout

Il avait lutté tant de fois
Que tout son corps s'était vidé
Comme tous ces flacons qui traînaient
Sans les promesses qu'ils contenaient

Ses yeux se sont alors fermés
Comme ses douleurs qu'il traînait
Sans peur il s'est mis à l'attendre
Peut-être serait-elle plus tendre

Un bout de papier chiffonné
Testament de ceux qui s'en vont
Des mots maladroits expliquaient
Tout en leur demandant pardon

Et puis son cœur s'en est allé
Peut-être rejoindre des fées
Il s'est éteint dans ce silence
Aimé par les hommes en souffrance

 



J'ai souvent

12:08, 9.4.2008 .. 1 comments .. trackbacks .. Link

J’ai souvent essayé de lui dire des je t’aime

Mes des je t’aime à moi, plus beaux que les autres

J’ai plus souvent essuyé des absences de mots

Comme si trop l’aimer ne m’aidait pas à les trouver

 

C’est comme si c’était trop facile à dire ou trop dit

Comme des mots plaqués, des discours qui se répètent

Moi, je cherche les mots planqués, peut-être à inventer

Faire péter les mots des mes  maux, un simple aveu d’émotion

 

Alors je trouve pas et ça m’agace, ces guerres lasses

A batailler comme un galérien de feuille blanche

Alors je m’invente un bateau où ma voile est la feuille

Et le vent, tous ces mots que mon cœur laisse en rade

 

 



Endormi

11:50, 9.4.2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link

Endormi

Les sens aux repos

Rêvant

Et si tout était beau

Je veux y croire

Ne pas me réveiller

 

Lumière du jour

 

Traîtresse de mes nuits…



Si tu savais

09:56, 8.4.2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link

Si tu savais...!

Si je pouvais...!

Et si……et si….

Mais je n’ai pas ces clefs

 

Je n’ai que ma vie à t’offrir.



Il y a 13 ans...

10:30, 7.4.2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link

Il y a 13 ans maintenant que ma belle m’a offert un présent

C’était un soir de juin, la nuit la plus courte de l’année

Vous savez la nuit où la musique fête le début de l’été

Tu as du entendre du bruit, t’es p’têtre sortie qu'pour écouter

 

Mais on aurait du me prévenir que c’est bizarre un p’tit bébé

D’abord c’est con, ça fait pleurer et ce soir là, j’avoue  j’ai bien donné

Plein de larmes et quelques mots échangés en chuchotant avec ta mère

On devait déjà avoir peur d’te réveiller,…. l’enfer, t’imagine la  galère

 

Puis surtout avec un sarrau bleu sur des tongs et un grand short

On est tous les mêmes, les mecs  tu sais, on se sape jamais pour l’occase

Un beau costume à la mater, ça aurait fait quand même moins naze

Heureusement tes yeux  bleus délavés se moquaient bien de c’que j’portais   

 

Et puis sur ta mère couchée, j'avoue qu' c’tait pas mal comme premier oreiller

Avec sa peau douce et ses mains de soie, t’as presque pas pleuré

J’t’ai pris dans mes bras avec des larmes de croco à plus savoir qu’en faire

Si j’t’avais fait tomber c’matin là,… l’enfer,  t’imagine la galère

 

Après ça va très vite, c’est  l’heure des premiers bibs et des premières couches

Des premiers pleurs, des sourires, des nuits blanches et des premières frayeurs

Etre papa, ça s’apprends pas y a pas d’diplôme, en fait t’as toujours peur d’être sur la touche

C’est un tas d’choses qui s’devinent, et surtout de l’impro  pour tenter d’être le meilleur

 

Après t’as grandi, t’as commencé à marcher et te prendre des gamelles

C’est la qu’après le charabia t’es arrivée à dire maman et puis papa

C’est bizarre, je m’souviens plus bien précisément de ce jour là

Mais j’m’rappelle qu’ça m’a fait couler des larmes grosses comme des perles

 

Mais tu dois croire que depuis qu’t’es née, je ne fais que chialer

En fait y  a pas assez d’mots en français pour crier que j’t’aimais

Toutes ces larmes qui coulaient  c’était mon bonheur qui transpirait

Alors sans eux et toute cette flotte, l’enfer, t’imagine la galère

 

Aujourd’hui t’es là, grande, belle et presque femme

Plus tu pousses et plus t‘as la beauté d’ta mère

Ça aussi c’est con mais si tu savais c’que j’en suis fier

Mon bébé d’pas 3 kilos en p’tite ados un peu rebelle

 

Ouais mais il est là, l’malaise qu’j’vois venir très vite

Y aura sans tarder des boutonneux qui vont d’mater

ça c’est rien, mais c’est quand c’est leurs câlins qu’tu vas préférer

Alors là c’est sur qu’pour ton père, l’enfer, t’imagine la galère

 



ça fait bien des matins

09:34, 4.4.2008 .. 1 comments .. trackbacks .. Link

Ça fait bien des matins, des années que j’écris

Début, j’comprenais pas, j’savais pas trop pourquoi

Puis j’me suis dit tais-toi, continue, c’est ainsi

C’est ta façon à toi de dire quand ça va ou pas

 

Et comme souvent ma tête savait pas c’qui s’passait

Et que mon cœur artichaut demandait c’qui arrivait

J’leur ai dit attendez, regardez sur l’papier

Ça fait pas bien comprendre mais ça fait soulager

 

Quand mon gone de quelques jours s’est taillé sur  la route

Et que personne sur mon ch’min a pu me dire pourquoi

J’ai frappé du papier de cette encre du doute

Qui te fait demander quelles sont donc ses lois

 

Plutôt que d'crever d’haine et p’t’être même d’folie

J’ai rempli des feuilles blanches et encore et toujours

Sans chercher les pourquoi de cette putain de vie

Qui a donné à la mort cet enfant de quelques nuits

 

Quand cette jument d’deux mètres m’a torché ma vertèbre

Et ce qui va avec,  tout en te laissant l’doute

Que dessous la ceinture un de ces jours peut-être

Tu sentiras les caresses, voire p’t’être même que ça bouge

 

J’ai pas trainé des lustres pour salir ce papier

D’cette colère enterrée depuis peu sous mes pieds

Je l’ai même insulté, jusqu’à le déchirer

Ça fait pas avancer mais putain c’est le pied

 

Alors qu’depuis le bonheur a frappé à ma porte

J’avoue que j’vois moins souvent les amis d’mes bobos

Mais j’oublie pas que mes mots, mon papier, mon stylo

Ont donné à mon cœur le loisir de se battre

Et à ma tête et tout l'reste, d’vous écrire quelques mots

 

C’est parfois maladroit, mal écrit ou mal dit

Mais rien de ma p'tite tête ne sait dire cela

Seul mon cœur sait ouvrir tout c’que je ne sais pas

Alors lui en voulait pas s’il s’emmêle les doigts

Et s’il écrit mes ennuis comme il est dans la vie

 

 



C'est peut-être

16:37, 3.4.2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link
 


C'EST PEUT-ETRE

On m'a souvent demandé
Si un jour, je le serais
Pour ce bonheur préparé
C'est peut-être lui qui ne peut m'aimer

Dites moi où le trouver
Paraît qu'y faut pas chercher
A trop courir, on s'essouffle
C'est peut-être pour tout cela que j'étouffe

Existe-t-il un secret ?
Une caverne, un mot sacré
Où il pourrait se cacher
C'est peut-être pour cela qu'il me faut chercher

Aimerait-il s'amuser ?
Sur des tapis moquettés
Roulette, poker ou aux dés
C'est peut-être qui faut qu'j'apprenne à jouer

Ne serait-il pas coquin ?
Un peu vicelard, bien malin
Les règles sont-elles respectées ?
C'est peut-être qu'y faut qu'j'apprenne à tricher

Se conjugue-t-il au passé ?
L'futur déjà composé
De règles qui m'ont échappé
C'est peut-être qui faut qu'j'apprenne le français

N'est-il qu'une piètre invention
De notre civilisation
Dans le désert pas de maux
C'est peut-être qui faut qu'j'achète un chameau

Et puis j'emmerde à la fin
Tous
les bons samaritains
Qui ne goûtent qu'à leur bon vin
Sans voir les misères et les chagrins
Que l'on fait supporter aux gamins

Et pourquoi pas anarchiste
Dans ce monde masochiste
Qui fait du plus fort, le flic
C'est peut-être là que m'échappe les règles ….du bonheur



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