ô grenade, superbe fruit
de l'ibérique andalousie
tu offres à mes sens éblouis
ta rondeur lisse au charme exquis
Dans la saveur âcre et subtile
de tes pépins au goût d'argile
dorment chimères et idylles
des palais maures de Séville
Ta pulpe éclatée qui ruisselle
inonde en fines cascatelles
la sombritude des tonnelles
où tournoient festons et dentelles
ô grenade, ô fruit sans pareil
ta rouge fleur en moi éveille
le désir de goûter aux merveilles
de plaisirs défendus qui sommeillent
jlm
aimer... un peu, beaucoup
passion-aimant
sangsue-ellement
âne-imalement
hard-amant
viol-amant
et, con-sec-amant
brute-allemand (!?)
à-bite-uellement
ou
mec-à-nique-ment
éro-tic-tac-tic-tac-tiquement
porc(no)gras(fi)queue(ment)
cul-rieusement
con-cul-pisse-amant
( pardon maman )
mais
prude-amant
et vit d'amant
enfin
tout sein-plement
c'est à dire
nord-mâlement
jlm
ils se ren-contrairent, semèrent, et enfants-tairent ...la TERRE !
Quand SOLEIL luit, LUNE s' enfuit
l' UNE sans ailes, l' AUTRE sans nuit
et LUI sans ELLE, IL s'ennuie...
jlm
Quand j'passe devant ton magasin
j'ai envie d'faire du lèch'vitrine
car je les trouve beaucoup plus "sains"
les "tiens" que ceux de la voisine
Je suis Pluton, toi Proserpine
tes pamplemousses qui pèsent bien
sont trop de largesses divines
pour mes deux si petites mains
J'connais tes gouts,sacrée coquine
tu aimes le lard et le jambon
j'suis homme-sandwich, et toi tartine
on s'tape une tranche aux p'tits oignons
Un pousse-café, puis une pause-bain
je touche pas l'eau, mais ça fait rien
tes rondeurs nues m'excitent un brin
je m'la coule douce sur tes reins
Ce n'est pas une mince affaire
que te croiser dans l'escalier
-croiser ton regard, je préfère-
car tes fesses m'empêchent de passer
Mais si on s'mélangeait les pieds
un d'ces matins
ça f'rait, à n'en pas douter
de bien jolis bambins
jlm
Trois heures du matin
Arles l'antique
est assoupie, ses portiques
et vestiges romains
enveloppés de mystère et de rêves
Toi tu te lèves
dernier baiser
un petit signe de la main
ton pas léger dans l'escalier
et mon coeur tout à coup
cogne à grands coups
irréguliers
Désemparé, imbécile
je suis debout au pied du lit
hébété, immobile
tel un oiseau tombé du nid
La porte en bas s'est refermée
et face au musée Reattu
tes talons claquent dans la rue
déserte, mal éclairée
A travers la vitre embuée
je regarde ta silhouette
gracieuse, fluette
s'en aller
emportant ma tendresse
mes désirs, mes promesses
et aussi enfoui
au plus secret de toi
un peu de moi
et de ma vie
Dehors, zéro degré
Le bruit de ta voiture
s'évanouit bientôt dans la brume gelée
et déjà la froidure
se répand peu à peu dans mon corps fatigué
Mon coeur est vide et froid
et le miroir de glace
Fondues toutes les traces
de nos bouillants émois
Bras en lacets, cheveux des fées
les draps bleus et froissés
ont gardé l'odeur vanillée
de ton parfum hindou
Les murs ont conservé
l'écho de nos mots doux
et soupirs échangés
La porte des toilettes
est restée entr'ouverte
comme tu l'as laissée
T'as oublié tes cigarettes
mentholées vertes
et ton briquet
que tu viendras chercher
demain, peut-être
ou bien...jamais
jlm
Plus d'aiguilles
qui se poursuivent
sans cesse ni trêve
à mon poignet
ni sonnerie
intempestive
voleuse de rêve
à mon chevet
Lentement je m'éveille
quand le sommeil
s'en est allé
et qu'un rai de lumière
taquinant ma paupière
fait danser la poussière
par une fente des volets
Dans ce temps qui s'écoule entre hier et demain
j'écoute le silence, et je...rien
Puis je me lève enfin...pour glisser dans mon bain
dont je ne sortirai malgré moi qu'attiré
par l'odeur du café et du bon pain grillé
Je serai en retard
au prochain rendez-vous
celà parait bizarre
et pourtant je m'en fous
Les minutes
se disputent
pour ne pas être la première
Les secondes
dans leur ronde
à 59 restent derrière
Les heures s'étirent sans fin
sans se lasser s'enlacent
se délassent, puis s'effacent
en attendant demain
Mais un jour, c'est certain
( ou peut-être une nuit )
IL finira par s'arrêter
le TEMPS
sans crier " gare "
devant mon quai
car
le proverbe le dit
<< le temps perdu
nous rattappe...et nous tue >>
jlm
La Couille qui se peut aller faire cuire un Oeuf !
Une Couille ( ! ) un jour, vit un Oeuf
qui lui semblait de belle taille
Elle, qui n'était pas grosse, en vrai, pour un veuf
voyant sa soeur jumelle, plus dodue, qui la raille
s'enfle pour égaler l'autre en grosseur
disant : << N'y suis-je encore point, ma soeur ?
-Nenny ! - M'y voici donc ? - Non pas ! >>, et coëtera...
La chétive enfla tant que " poufff " elle éclata
Le monde est plein de gens " intérêt-sans " qui ne sont encor'sages
Tout bon baiseur le sait : ce n'est pas la grosseur
des couilles qui importe plus à nos " con'soeurs "
mais bien plutôt la queue, et l' " hard " de son usage !
jlm ( d'après J. de LF )
...<< Je vous implore, messieurs les jurés
d'abréger ma souffrance
En un paradoxal geste de votre clémence
libérez instamment la société
de mon indésirable et abjecte présence
Monsieur le juge, je vous en prie
livrez-moi à la justice divine
et m'envoyez sans regrets à la guillotine
Je ne puis supporter plus longtemps
un si affreux tourment
Ma vie est un cauchemar
tout dans ma tête est noir
je me sens peu à peu sombrer dans la folie
un enfer brûle en mon coeur
chaque jour, chaque heure
chaque instant de mes nuits
un atroce remords
qui ne cessera qu'avec la mort
me dévore les sangs
...
Oui, d'un coup de couteau j'ai tué mon enfant
dans un immonde geste d'exaspération
Il méritait, certes, une gifle, une correction
comme en ont parfois besoin les garçons
même agés de dix-huit printemps
...
quand il a de sa poitrine
retiré la lame fine
le sang par saccades a giclé
J'ai mis sur la blessure ma main
pour tenter d'arrêter, en vain
le flot rouge vermeil de sa vie
qui partait ainsi petit à petit
Dans un dernier souffle, hoquetant, il m'a dit
< maman, je te pardonne >
et une ultime fois
tout contre moi
j'ai serré mon petit homme
A cet instant même, je suis morte avec lui
morte-vivante, là devant vous
implorante à vos genoux
Non, messieurs les jurés
n'ayez pas de pitié
délivrez ma conscience
et vengez sans chagrin
le fruit né de mon sein
dont ma folle violence
a brisé le destin >>...
jlm
J'aimerais illustrer certains de mes poèmes...Si vous avez un bon coup de crayon ou quelque talent en peinture, et surtout si l'un de mes poèmes vous plait et VOUS INSPIRE, je vous invite à me proposer votre/vos oeuvre/s; bien sûr, celles qui seront publiées en regard du poème, le seront avec les références perso que vous souhaitez ( signature, photo, titre, coordonnées, etc...) ; merci, et à bientôt...
... dans le petit salon des blogs poétiques ??? = presque rien !!!
### pamphlet pharphelu à propos des commentaires sur un
" micro-pÔème " (30/09/2006) et un tout petit " r-i-en " (08/09/2006) ###
houlala, houlala...
j'ai mal à ma " peau-easy " !
Je reviens
tu sais d'où ?
...du p'tit salon,
celui où l'on
cause bien
de tÔut
et presque r-i-en
...et j'en reviens pas !!!
ben ding-dong,
c'est " grave "
ça chauffe
ça cogne dur
là-bas
ce jourd'hui
queues de " candy-ratons "
pour un p'tit " rien "
queues de " rats-goths "
de rats d'égos
que de bobos
et de GROS MOTS
pour un OUI
très petit
ou un nonnnn
qu'est trop llllong
des coups bas
pour un " Ô "
qu'est trop haut
ou hou houx
pas assez GRAS
au " bon " goût
de "machin"
< hé là, stop, basta ! >
"spèces" d'idiots !!!
( je me mets dans le lot )
la poésie
c'est...
comme la peinture
figuratif ou abstrait
idéaliste et pas concret
parfois clair, souvent obscur
ou abscons ou abstrus
génial, voire ingénu
satyr-hic, incongru
de-là-bouge-ton-cul...
ça se discute pas
ça ne s'explique pas
on comprend
ou on comprend pas
on ressent
ou on ressent pas
et on l' haine
souvent
quand on l' aime pas
c'est tout !
isn't-it ?
...ou peut être pas ! ?
boeuf !
couac-il' ensoit
j'suis pas trop con-
-cerné; d'ailleurs
chuis pas d'icoît
nid ' "aïl-ognon"
(rien à voir : je voulais dire
- si j'ose, en prose -
"ni d'ailleurs" )
tu vois
c'est con, la poésie
(...mais c'en est pas !!! ah ah !!!
c'est plutôt moi qui suis
fou-allié; toi tu l' AS
-de pique- très bien compris
malin comme tu es ! )
alors
il veau " mieuhhh "
que j'm'en aille
inde
<< Ayam eupour lone-s'homme coboeil >>
avec mes bottes et mes plaies
et tous mes mots vilains et crus
maux écorchés et mots tordus
jeux de mots laids, mots éculés
(oyez, point ne les ai faits...)
et la poésie
elle
elle s'en fout
et s'envoie en l'air
et copule
en Q-d'poule
et s'en-cane...aïe-aïe-aïe
ouille-ouille-ouille
avec le premier veuf-nu
et aile s'envole
et conti-nouille
sans foi ni loi
sans toi,ni moi
mais parfois avec nous
allez, " tchâo-babaille "
sans amère-tume
ni ranc-aucune
Mezzo-fête, j'y reviens
à propos d ' " Ô "...
non, non, je ne dis
" R-i-EN "
et je me thé
sitôt
et je m'en vais
comme je vin
avec mes i-
d-eaux très con-
-sensuels
(zut, j'ai pas la rimelle)
notez bien :
la polémique, c'est la critique
de la critique
et vice-versa
... et on n'en finit pas
c'est comme le vice
et la vertu
un doigt d'honneur
...qu'on s'met dans l'cul
allez, salut
NB / pardon, Maman (ô doux Jésus!)
jlm
Allongé sur le dos au milieu des roseaux
j'écoute chanter l'eau d'un tout petit ruisseau
Le soleil au couchant embrase l'horizon
et ses reflets violets s'attardent sur les monts
La plaine s'assombrit, peu à peu se recueille
Le merle rentre au nid, caché sous une feuille
Un crapaud accroupi sur le bord de l'étang
lugubrement coasse ; un hibou languissant
solitaire au sortir de son sommeil diurne
ahuri, ébouriffé, taciturne
perché sur quelque tronc soudainement hulule
et son cri retentit au fond du crépuscule
La lune, comme un oeil accroché dans le ciel
contemple froidement l'effet surnaturel
de ses reflets d'argent, et tel un mauvais sort
là-bas dans le lointain un chien hurle à la mort
Le crapeau a cessé son triste chant macabre
Le merle a retrouvé son nid au creux de l'arbre
Des prés monte, léger, le cri-cri des grillons
campés devant leurs trous au milieu du gazon
Peu à peu tout s'endort, les hommes et la terre
et le petit enfant sur le sein de sa mère...
jlm
" Quand je serai " crevé, un soir de pleine lune
tête nue, allongé au milieu d'un grand pré
quelle aubaine pour vous sera mon infortune
de répondre aux questions qui point ne se posaient
lors je n'étais pas coi .
Quand, serein, reposant dans les herbes sauvages
doucement agitées par un souffle d'air frais
certaines chercheront à voir sur mon visage
le reflet des chagrins et des joies partagés
moi, j'aurai le nez froid !
Déjà j'entends d'aucuns parler fort, se gausser
de m'avoir bien connu : << Il était com' ceci
com' celà; doux rêveur, original aussi...
- Oui, mais parait quand même, à c'qu'on dit, qu'il faisait...>>
au juste, Il faisait quoi ?
<< ah, bon ! vous croyez ? - non !?...on ne l'aurait pas crû !
( vous ne m'aurez pas " cuit ", non plus ! )
quoique c'est vrai, pourtant...je m' souviens maintenant...>>
Vous êtes si distraits par mon enterrement :
Point ne voyez la Bête Immonde non repue
faire son prochain choix !
Quand je serai parti, et que vous... " patate-riz "
Qu' Elle vous aura mangés, digérés..." patate-rat "
d'autres pour d'autr' encor se feront du tracas
pleureront au passé, nonobstant le jourd'hui
On ne vit qu'une fois !
Quand je ne serai plus que des osses en tas
le lilas fleurira, le rosier piquera
la Vie, la Mort, l'Amour toujours recommencé...
le fleuve sera là, mais l'eau aura coulé...
On ne meurt qu'une fois !
Le Temps perdu, hélas, ne se rattrappe pas !
post -criptum et mortem
Je vous entends pleurer
tant pleurer
que j'ai mal au-dedans
aux deux dents
jlm
si ce que tu as à dire
n'est pas plus beau que le silence
alors...tais-toi
proverbe japonais ( je crois )
Je n'aime pas ces gros oiseaux d'acier
qui déchirent les cieux
dans un vrombissement d' enfer
toutes ailes déployées
traçant avec leur queue
et leurs étincellantes plumes de fer
un ruban de fumée
dans l'azur pur et bleu
...et qui polluent notre air
jlm
NOTRE PERE très grand, sans doute aussi très vieux
QUI ETES AUX CIEUX , dans l'azur si pur et bleu
le ciel hier, ici-bas, était tellement noir
qu'un instant, mais en vain, j'ai espéré Te voir
Dans la nuit déchirée de fulgurants éclairs
présageant ta venue en habit de lumière
n'ai, hélas, entendu au milieu du tonnerre
que le fracas des bombes et le bruit de la guerre
QUE TON NOM SOIT SANCTIFIE, en psaumes et en hébreu
à tort et à travers l'Univers si Tu veux
sauf sur cette maudite Terre, Nom de Dieu
où règne sans répit un chaos monstrueux...
Mais qu'à cela ne tienne
et QUE TON REGNE VIENNE
que nos prières insensées
puissent enfin être "exocet" (exaucées)
sans innocents sacrifiés
et sans bourreaux innocentés
QUE par TA très sainte VOLONTE SOIT FAITE
la paix, sans vainqueur ni amère défaite
et que, prochainement, SUR LA TERRE COMME AU CIEL
après le feu d'Enfer l'Homme goûte le miel
DONNE NOUS AUJOURD'HUI, s'il Te plait, connaissance
de ce mythique lieu exempté de souffrance
appelé Paradis ( cet endroit ambigu
peuplé d'anges "zélés" et démons de mi-nuit )
promis aux repentants, aux purs fous et exclus
...où la "cul-riosité " d'Eve/Adam les perdit
Quant à NOTRE PAIN QUOTIDIEN, tant pis s'il est rassis
PARDONNE à notre engeance...que Tu créas ainsi
pardonne toute erreur de naïve insouciance
pardonne au jouisseur ses frivoles errances
pardonne à l'ennemi si " vraie "sa repentance
et pardonne au soldat enrolé sa "défense "
COMME NOUS ne PARDONNerONS jamais assez
A CEUX QUI ne NOUS ONT pas encore OFFENSES
ET NE NOUS SOUMETS PAS A d'irrésistibles TENTATIONS
MAIS DELIVRE NOUS DU MAL de vivre bien, sans illusion
AMEre
jlm
Lune, cyclope de la nuit
ton gros oeil morne et livide
sans cils, sans paupière, vide
dans la noire et froide lumière, luit
Lune de petite vertu
impudique et nue dans l'espace
tu nous dévoiles tantôt ta face
belle infidèle, tantôt ton cul
qui se ressemblent étrangement
que tu soies rousse, pleine ou croissant
Il paraitrait qu'auréolée
ton moral soit plutôt chagrin
On ne saurait être surpris
si Pierrot d'un nuage, demain
essuyait tes sanglots de pluie
astre sensible et mal aimé
On dit aussi qu'envers la Terre
tu éprouves forte attraction
et que les océans et mers
fluctueraient selon tes pulsions
On dit encore, mais c'est pas vrai
que tu ne crainds que le soleil
te fasse fondre en un clin d'oeil
et c'est pour ça que tu fuirais
dans ta ronde perpétuelle
devant l'astre roi éternel
Enfin, on pourrait supposer
que tu joues avec ta santé
ne dormant pas de la journée
On te voit là-haut, hébétée
le teint blafard et grise mine
les traits tirés d'un triste mime
Lune, tu intrigues et fascines
et si tu n'étais pas piquée
chaque soir sur le ciel étoilé
et bien, sais-tu, tu nous manquerais
jlm
Chez moi, y'a d'la poussière
dans les rais de lumière
du vin, une soupière
du rêve, et quelques verres
Une table de bois
des ami(e)s quelquefois
de l'amour à foison
des refrains de chansons
Y'a un crâne édenté
dessus la cheminée
le fantôme éternel
d'un certain Jacques Brel
Des mouches au plafond
un grand plat de passions
un bouquet de folie
et puis quelques bougies
Du silence, et pas d'heure
un chat dort; le chien veille
...dehors sont les abeilles
les oiseaux et les fleurs
jlm
LUNE and the SUN
LUNE s'est parée de dentelle
les ETOILES se moquent d'elle
Clignant de l'oeil dans son coin
le SOLEIL lui, ne dit rien
Toutes les STARS certes, ont bien ri
Intimidée, MOON a rougi
Elles seraient jalouses pourtant
de savoir the SUN son amant
Mariage Céleste
La LUNE ce soir se marie
avec le SOLEIL de minuit
Est assise sur une branche
une COMETE autour des hanches
Mousseline-brume pour voile
dans ses cheveux d'ange, une ETOILE
jlm
Qu'importe l'atelier
pourvu que j'aie l'ivresse
en liesse ou en détresse
de rire ou bien pleurer
Tant pis si le décor
te rebute, étranger
venu en ce grenier
dépourvu de confort
Cette pauvre mansarde
qui abrite mes hardes
est ouverte aux ami-e/s
qui trouveront ici
plus qu'un refuge, un port
où leur âme à l'abri
des vagues du dehors
et des vents en folie
reposera, sereine
loin du fracas moderne
"Elle" et moi, on est deux
"elle" c'est l'araignée
ma compagne esseulée
et ses multiples bras
accrochée au milieu
de ses poussiéreux draps
Ni volets, ni rideaux
mais l'apaisant tableau
du ciel toujours changeant
et les bois et les champs
Ma muse et puis la brise
la paix, la fumée grise
mes vers, le clair de lune
mon pinceau et ma plume
m'emplissent tous les soirs
de bonheur et d'espoir
La chandelle vacille
s'étale en nuées
puis doucement s'éteint
et mes yeux fatigués
se ferment en riant
en rêves s'éparpillent
jusqu'à l'instant suivant
où le jour d'aujourd'hui
s'appellera demain
bonjour, bonjour la vie
jlm
JE SUIS UN CAS6NULLARD
je suis un cas-nullard
tourne la page...
à l'enseigne " Simon Cussonnet "
Je dis : << Point n'est co-cul qui ne voit point ses cornes ;
au cul-nement ne l'est qui les sait bien porter >>
En l'oc-cul-rence, celles qui votre front ornent
ont l'heur, cul-rieusement, de fort vous honorer
Quand, sur votre passage, s'élèvent des " ollé "
un supême dédain vous rend-il insensible
ou sourd aux quolibets dont vous êtes la cible
que dessous un " bi-cornes " point vous ne les cachiez
Un bicorne à sonnettes aurait, je vous l'assure
sur la tête à Simon Cussonnet fière allure
et à n'en pas douter ferait bien des jaloux
parmi maris marris et fidèles époux
Tous , pour sûr, en voudraient et seraient assez fiers
d'arborer cette coiffe un peu " partie-cul-ière "
Les coquets encornés, en corset et cornette
coquins pas encore nés, encornets encore nets
Or si ceux-ci sonnaient de toutes leurs clochettes
au moment opportun, ce joyeux tintamarre
réunirait enfin, en une même " fes-te "
les amants impudents et les maris cornards
" couac "- il en soit
<< Bien plutôt qu'un " COQ - U ", sans " U " après son " Q "
je préfère un " COCULL " avec deux ailes au cul >>
A bon entendeur... SALUT
jlm
Le soleil au matin de l'ultime journée
se lève pour moi seul aujourd'hui, je le sais
hélas
je suis bien fatigué
et las
usé, désabusé
et sans regrets m' en vais
car j'ai tout consommé
ce que Vie m'a donné...
La Patiente Inconnue
prélèvera sa part
sur les restes épars
...pillés de mon vécu...
Mes deux mains sont sculptées dans un arbre rebelle
mes jambes voudraient bien ne plus supporter qu'elles
mon nez palpite encor'à la suave odeur
des baisers dont mes lèvres ont gardé la saveur
Mes yeux, dont le regard s'enfuit vers l'intérieur
voient une autre lumière émanant d'un ailleurs
que je ne sais nommer; mes paupières ambrées
s'ourlent des souvenirs longtemps accumulés
L'araire du temps sur mon front
a tracé de profonds sillons...
Encore vous parlant, vous ne m'entendez plus
mon souffle est un exhal et se brouille ma vue
mon corps se refroidit
tout doucement bascule
sans effort et sans bruit
dedans ce crépuscule
où s'achève la vie
car je pars pour là-bas
d'où l'on ne revient pas
...je crois
PS/en fait, Je ne crois pas ! Je suis " sûr "...de rien !!!
jlm
- Qui n'a rien, possède la liberté
- Qui n'a rien à perdre, a tout à gagner
- Qui ne croit en rien, est déjà dans la vérité
- Qui n'attend rien, déçu n'est jamais
ou
Qui rien n'attend, toujours est content
- Qui sait rire de lui-même, peut beaucoup s'amuser
- Qui sait se taire et écouter, apprend souvent de grands secrets
- Qui sait ne rien faire sans fausses excuses chercher,
sur le chemin de la Sagesse est déjà engagé
- Qui trop au sérieux ne se prend point,
pour l'entourage sera quelqu'un
- Bien des tracas seront épargnés,
à Qui saura distinguer le bon grain de l'ivraie
- Sage et heureux Qui considère
les petites choses sérieusement
et les choses sérieuses sereinement
( jlm )
Si, pour avoir la joie de te voir, je devais
faire à pieds le chemin de Paris à Lecce
Si, pour te rencontrer ne serait-ce qu'un jour
je devais emprunter les ailes de l'Amour
et traverser ainsi mers et océans
contre vents et marées, tempêtes, ouragans
...pour toi, je le ferais
Si, pour mieux te parler, t'écouter, je devais
apprendre toutes les langues de la Terre
cueillir toutes les fleurs dans l'espoir de te plaire
et chanter tous les chants qu'on chante en l'Univers
...pour toi, je le ferais
Mais le Destin pour moi a fait d'autres projets
je n'ai droit qu'à ton charme et à ton amitié
Alors je reste seul, envers et contre tout
errant à la dérive de l'espace et du temps
Tel un oiseau migrant sans but, aveugle et fou
je vais vers le soleil me fondre en ton néant
jlm
ViVre
LiBre
sans raison
ni passion
sans nul autre souci
que vivre intensément
le seul instant présent
et le jour d'aujourd'hui
en hédoniste
épicurien
vivre en artiste
ou en martien
en violoniste
en bohémien
vivre en couleur
en travesti
en homme-fleur
en ouistiti
vivre enfin comme un chien
cette chienne de vie
sans hier et sans demain
au-revoir et merci
jlm
Ainsi vous voici sis en un lieu dit " d'aisance "
où faisant enfin fi de toute bienséance
vous allez, installé sur votre fondement
pouvoir soulager seul, et surtout humblement
un impérieux besoin dicté par la nature
Méditez, ce faisant, sur ce que choses durent
Elevez votre esprit et poussez bien à fond
vos doctes réflexions sur la transformation
et le destin fécal de ce qui est matière
Tout à coup soulagé du moindre de vos maux
n'oubliez surtout pas d'actionner, par derrière
d'un geste noble et beau la vulgaire chasse d'eau
jlm
Certain jour d'Ascension
qui est un jour céleste
( mais ici jour funeste...
il est des exceptions ! )
on enterrait Alain
mort au petit matin
d'un excès de boissons
...alors qu'il enterrait
sa vie de vieux garçon
( le monde est bien mal fait )
C'est dans une atmosphère étrange
où l'on croit voir voler des anges
que son âme s'enfuit à tir'd'aile
sous forme de vapeur irréelle
vers des cieux plus cléments
que l'on nomme souvent
Paradis ou Néant...
celà dépend des gens !
bref
La grande pompe funèbre
tirée par quatre zèbres
gémissait de douleur
sous un fardeau de fleurs
aux parfums si légers
que la peine allégeait
Entre quatre ridelles
un corps sec et sans vie...
des regrets éternels
des parents, des amis
avec de fausses ailes
en plumes d'organdi
Un convoi funéraire
bien tristement classique
sans flons-flons, ni musique
tout un tas de faux-frères
en complets tra-la-la
autants de demi-soeurs
en larmes et en pleurs
et coetera, et coetera
Un beau convoi funèbre
un beau con...ne voit pas
Un beau coffre de cèdre
et son couvercle en bois
pour...rien à l'intérieur
pourri, Alain est rieur
et s'éclate de joie !
Alain était tailleur
...tailleur de pierre
mais à cette heure
il est...ailleurs !
jlm
Nul revers sans avers
Poésie : que néni en droit
Prose née, niant vers
sans rime ni raison
sans rire ni maison
Le verlan vaut-il bien l'endroit ?
Tout est Rien, ou son contraire
N'est-il pas !
Tout avait bien commencé
le 20/10/1945
pour jean-loup MAZOYER
et pis " taf "
le --/--/---- ???
jlm
Quand la Passion est là
la Poésie m'ennuie
Quand la Passion s'en va
la Poésie me nuit
ou, différemment dit
Quand la Passion est là
la Poésie s'en va
Quand la Passion n'est plus
la Poésie me tue
jlm
Debout sur la pointe des pieds
tu es plantée là dans mon coeur
Sur mon cou tes bras enlacés
me font un collier de douceur...
...parfumé; tes yeux étoilés
scintillent dans la profondeur
bleutée de mes nuits éveillées
mon corps est chaud de ta chaleur
Mémoire empreinte de ton sein
la fraîcheur de tes doigts si fins
m'effleurant la nuque et le front
Tes cheveux mélangés aux miens
comme écheveau de nos destins
jamais ne se démêleront
jlm
Eau de souce, goutte de pluie
rosée, parfum ou eau de vie
sueur ou larme qu'on essuie
arc-en-ciel, océan salé
nuage d'eau évaporée
ou mon image au fond du puits
histoire d'O-rage terminée
jlm
Rire est le propre de l'homme
un don qui lui est réservé
et quand l'occasion est bonne
il aurait tort de s'en priver
La vie est fertile en soucis
pensons alors aux jours heureux
si aujourd'hui le ciel est gris
demain peut-être il sera bleu
Soyons prodigues en sourires
que nos amis en soient comblés
quant à nos ennemis,les pires
un seul sourire peut les tuer
Rire est un gâge de santé
selon dicton de nos aieux
Cultivons comme eux la gaieté
pour vivre vieux et vieillir mieux
en conclusion
cherchons toujours à faire et dire
le bien plutôt que le mauvais
jlm
Petit, viens avec moi au jardin d'aquarelle
et prends ton instrument
pour donner, dans le parc ou tremblent les ombrelles
une réplique au vent
Caressant le violon
l'archet aux crins soyeux évoque sous les hêtres
la palette harmonique d'une fugue champêtre
propice à l'évasion
Et nous nous envolons
par dessus les pétales roses des tonnelles
ourlées de satin vert et de velours pastel
et l'air devient chansons
Le ciel d'agathe bleue au fond de tes prunelles
reflète l'horizon
et sur tes partitions
les notes sont posées comme des hirondelles
A la fontaine aussi il faut que nous allions
les fées y danseront quand ton violon jouera
mais, au fait, viendras-tu...ou ne viendras-tu pas ?
Tu sais, je n'aime rien autant que ton violon
jlm
De verts prés en hautes futaies
à travers buissons et taillis
contournant les rochers
à jambées raccourcies
il va
Et mon jardin aussi traverse
comme la pluie après l'averse
sinueux, intuitif
à petits pas, chétif
il va
Pas plus rose que romarin
randonneur ou Jeannot Lapin
ne parviennent à le distraire
de son tracé itinéraire
Par tous les temps, le jour, la nuit
malgré les ronces et orties
cahin, caha, nonchalemment
il va...
jlm
Des instants d'éternité
capturés, grain à grain
s'écoulent dans mon sablier
Chaque jour l'ai retourné
pour tenter, mais en vain
de retrouver le temps passé
Sable blanc emprisonné
dans le verre, vide ou plein...
l'Homme ainsi créa la durée
et tout début eut une fin
jlm
Une araignée menue, tétue
avait tendu des fils ténus
entre sureau, pin et laurier
sur environ cinq enjambées
Les bases étant dépareillées
l'architecture de guingois
défiait certes toute loi
d'universelle gravité
pourtant
chaque matin je m'émerveillais :
dans les rayons du soleil levant
le pont suspendu, quoique penchant
de tous ses haubans étincellait
jlm
Deux vies unies
au même instant
présent
Doux souvenirs
de tant de temps
passé
Nous deux indifférents
au milieu de millions
d'étrangers différents
Puis nous , vieux :
deux êtres rangés
côte à côte
dans un espace froid et clos
et un silence de tombeau
Poussière de nos os
et rêves mélangés
pour une éternité
...d'adieu
jlm
Quand le soleil couchant plonge dans l'océan
l'Homme contemple alors sa très fugace image
Il pressent que sa vie n'est qu'un simple passage
tel un fétu errant selon vents et courants
voyageur venant du fond de la nuit des temps
Il va, vient et repart, éternel vagabond
réalisant parfois qu'il n'est, lucidement,
qu'une infime poussière de la création
Pareil au flot des vagues en rythme sur la plage
déferlant sur le sable à perte de saisons
et qui s'échouent enfin sur de nouveaux rivages
...ainsi va le destin des générations
jlm
Ni grand, ni clos est mon jardin
autour : collines et chemins
dès le matin, je vais nu-pieds
dans l'herbe mouillée de rosée
Promenant en forêt, parfois
je surprends le cerf aux abois
les cors sonnent le débucher
et moi, j'ai envie de pleurer
Je parcours aussi champs et prés
cueillant sur les ronciers des mûres
ou ramassant une brassée
d'épis de blé dorés et murs
Lorsques arrivent les frimas
le sol craquette sous mes pas
de pied en cap emmitouflé
je pourfends flocons et gelées
Puis je reviens dans mon jardin
fredonnant avec bon entrain
de vieux refrains de mon enfance
le lendemain...je recommence
jlm
Je vais par les chemins selon ma fantaisie
refusant mon destin tel qu'il était écrit
A travers les contacts simples et naturels
j'essaye de retrouver les valeurs essentielles
qui, pour moi, sont les lois du bonheur éternel
au-delà des plaisirs et joies superficiels
J'ai laissé de coté ma montre et mon argent
délaissant les notions de confort et de temps
C'est dans le dénuement librement consenti
que j'apprécie vraiment la valeur de la vie
Par l'effort de survie, et par l'amour d'autrui
que j'accède à la paix du corps et de l'esprit
Ma liberté, sans doute, est à ce juste prix
quand je dis " liberté ", entendez " paradis "
Je vais sur les eaux claires, poussé par les courants
je vole dans les airs, errant au gré des vents
je vis sans aucun but, mais je vis au présent
je ne vais nulle part, mais j'y vais en courant
mon guide est le hasard, ma force un brin d'espoir
l'espoir est incertain, l'important c'est d'y croire
jlm
Pour toi, j'inventerai des plages irréelles
où restera gravée l'empreinte de ton pied
ta croupe ondulera au rythme universel
galop d'une jument dans l'écume salée
tes seins, deux galets ronds sur le sable doré
rouleront dans le flux incessant des marées
le flot de tes cheveux, semblable aux algues blondes
cascadera en boucles sur tes épaules nues
seras reine des vents, du soleil et de l'onde
maitresse de mon corps, de la Terre et des nues
...
Dans l'écrin du corail de ton intimité
brille de mille feux une Perle Nacrée
jlm
Les éclats de ton rire
sonnent dans mon esprit
comme des balles de fusil
dans un stand de tir
Explosion de couleurs
Des souvenirs multicolores
dansent au fond de ma tête
du crépuscule jusquà l'aurore
et chantent des airs de fête
douces rengaines de bonheur
Fuyez, vilains oiseaux de mon malheur
oiseaux maudits de pseudo-paradis
et en-allez de mon eldorado
avant que d'être très bientôt remis
au rayon des vulgaires plumeaux
pour épousseter au besoin
de mon coeur les sombres recoins
ou ornerez de plumes mon chapeau
...ce qui pour vous serait trop beau
et vous serait trop grand honneur
Le petit lapin bleu au regard magnétique
a perdu son pouvoir mystérieux et magique
sous les feux éclatants des néons électriques
Oeil de verre, regard terne et pelage acrylique
n'est plus rien qu'un pantin, jouet de pacotille
objet de loterie, trophée de jeu de quilles
Tourne la manivelle
ogre de barbarie
chante ta ritounelle
pleine de nostalgie
Montez et descendez, manèges du bonheur
pour me distraire des vilains tours du malheur
jlm
Quelques visages inconnus
autres langages, autres vécus
on se sent un peu étranger
sorti du cadre familier
pourtant
Un rire fuse quelque part
couvrant le brouhaha des voix
on s'interroge du regard
et puis bientot on se tutoye
on se bouscule un peu le coeur
on se mélange les couleurs
Toutes ces mains qui se ressemblent
de tous ces gens divers ensemble :
autant de questions et de rêve
que de craint' et mystères ; je lève
mon verre au nom de l'amitié
Mêlons, échangeons nos idées
et plutôt qu'intimidés nous taire
racontons nos imaginaires
jlm
Tu connaitras le feu des désirs qui m'habitent
mes fantasmes secrets, mes rêves insolites
Découvriras mon âme et sa complexité
mon amour, ma tendresse et ma lubricité
Ensemble nous ferons un monde différent
réservé aux poètes, aux fous, aux innocents
un monde sans adultes, sans haine, sans argent
un monde sans frontières et sans notion de temps
Nous goûterons la vie comme on savoure un fruit
et quand viendra l'instant de notre heure dernière
s'il est vrai qu'au-delà il existe un enfer
nous aurons tout au moins connu sur cette terre
en plus du purgatoire, un peu de paradis
jlm
Tout, autour de moi, a changé
Le monde n'est plus aussi beau
le rose de gris s'est teinté
la colombe semble corbeau
Ma blessure n'est pas fermée
et telle une empreinte fragile
faite de sang, d'eau, et d'argile
la cicatrice reste gravée
De mal d'amour aucun ne meurt
et je sais par expérience
que seule l'indifférence
peut soulager telle douleur
Je suis un prisonnier sans chaine
un puits sans eau, un jour sans soir
je suis sans amour et sans haine
sans amertume et sans espoir
Chaque instant de mes jours je vivrai désormais
en pensant que demain peut être le dernier
Vivrai en vagabond, poète, troubadour
tentant en voyageant d'oublier ton amour
Aussi, tel un marin sans étoile du nord
avec ma goélette, sans voile et sans port
sillonnerai mers, océans
au gré des vents et des courants
Insensible au chant des sirènes
j'irai vers les terres lointaines
et vers les rives incertaines
m'imaginer une autre reine
Quand, enfin, toucherai la ligne d'horizon
où la Raison, hélas, se mêle à la Passion
je sais que je serai au bout de mon voyage
au bout du monde et de mon rêve, dommage !
mais...
Rien ne pourra jamais
ni toi, ni le destin
m'empêcher de T'aimer
aujourd'hui et demain
" épilogue "
Je ne T'aime plus, mon Amour...
jlm
martine
catherine
nadia
fanny
MARTINE
M ille merveilles dans tes yeux
A ux lèvres, rose à peine éclose
R eve ondoyant de tes cheveux
T u es nymphe en métamorphose
I ris au soleil de minuit
N ul astre au ciel autant ne luit
E ve au matin du paradis
CATHERINE
C ertain jour d'été quatre-vingt
A ux Saintes Maries de la mer
T u étais là, belle incon-nue
H ale cuivré, brune au yeux verts
E t ta silhouette d'airain
R avissante et frèle statue
I mmobile et fascinante
N ue ! la courbe de tes reins
E gale aux vagues onnndulannntes...
NADIA
N aiade, ta fontaine est un bain de jouvence
A ta source divine éclate mon désir
D ans l'eau tu es sirène et ton murmur'attire
I rrésistiblement...Ode à la jouissance
A u doux son de ta voix, je vire et je chavire
FANNY
F emme en son plein été, fleur dans la fleur de l'age
A l'aurore des ans que l'on appelle sages
N ue, les cheveux au vent tu es semblable à une
N ymphe des prés et bois revant au clair de lune
< Y a-t-il un amant quelque part qui m'attend ? >
Il neige, et moi je rêve
à travers les rideaux
A Fanette je rêve
au-delà des carreaux
Dehors, un arbre mort
au tronc rugueux et tors
et tout au fond de moi
un malaise indistinct
lancinant et sournois
qu'on appelle chagrin
Je crois voir une main
tendue, si frèle et blanche
je veux la prendre...en vain
inaccessible branche
L'écorce saigne
la sève coule en ruisseau
et le tronc baigne
dans une flaque de sang chaud
En ce corps de bois vit
un coeur qui s'affaiblit
encore en palpitance
sous l'écorce plissée
de ronces lacérée
...et du froid la souffrance
La neige dans le vent
tourbillonne en dansant
et dans sa ronde folle
emporte au loin mon Eve
et dissipe mon rêve
...Fanette, ou bien Nicole ?
jlm
Je suis bien dans ma tête
bien dans mes os, bien dans ma vie
je suis roi et prophète
en mon royaume d'utopie
je suis de nulle part, ni d'ailleurs ni d'ici
je sais que j'ai été dans un futur présent
je ne fais que passer, hors l'espace et le temps
de l'état de néant à celui d'infini
je suis écorché vif
hémophile affectif
amoureux allergique
hyper-épidermique
< docteur, quel médic'amant ? >
jlm
Une mouche irisée
six ailes argentées
et TIC et TOC et TAC
une mouche ronronne
écaille et puis frissonne
et rebondit, et folle
une mouche frivole
et rose et rase et ruse
son va-et-vient m'amuse
...TOC TOC TOC !
< qui est là ? >
et la mouche gazouille
vasouille
et tombe en vrille
< c'est moi, ta fille ! >
...et TOC !
jlm
Rendez-vous dans les branches
de zoizeaux fous
deux oiseaux soûls
soûls d'amour, un dimanche
Rendez-vous dans les branches
de zoizeaux soûls
deux oiseaux fous
fous d'amour, un dimanche
De vous à moi
ces deux zazous
sont ELLE et MOI
...peut-être VOUS ?
jlm
Vie en rose ou en vers
ton image à l'envers
dans le miroir, et moi
qui t'haine quelquefois
un nazur jaune sang
cheval noir, cheveux blancs
la tamise en bouteille
de vermeil merveilles
un "i" en poing d'exclamation
"les saints vont en enfer"
CAMUS, SARTRE ou CESBRON
RIMBAUD ou ARAGON
PREVERT : pervers pépère
...seraient-ce eux qui penchent
ou moi qui ne suis pas...droit ?
jlm
Frénesie achevée
le violon couine sous l'archet
le poète expire
son inspiré délire
l'eau de pluie ruisselle
sur les murs délabrés
et la misère, elle,
grimace sur les pavés
la porte rigole sur ses gonds
la ville, bouleversée de combl'en fonds
sanglotte et sue par tous ses pores
les âmes s'évaporent
des osses poussiéreux
nul inspir sous les cieux
Une colombe à l'agonie
roucoule de dépit
son aile transpercée
par un trait d'olivier
jlm
un corbeau rouge brique
gazouille son ramage
dedans le bleu feuillage
d'un poteau électrique...
au loin vole un poisson...
moi, je crois aux miracles !
jlm
la pierre de ma tombe est :
froide comme vieille rancune
mystérieuse comme épave dans la mer
rugueuse comme mémorance amère
lisse et nue comme cul sous la lune
jlm
Poète rongé de vers
squelette rempli de vent
lui restent quatre dents
pour dévorer l'inspiration
broyer le noir
croquer l'espoir
et cracher la raison
jlm
Qu'importe l'atelier
pourvu que j'aie l'ivresse
dans mes moments de liesse
d'exprimer mes idées
Tant pis si le décor
rebute l'étranger
venu en mon grenier
dépourvu de confort
cette pauvre mansarde
qui abrite mes hardes
est ouverte aux ami(e)s
qui trouveront ici
plus qu'un refuge, un port
ou les âmes à l'abri
des vagues du dehors
se reposent, sereines
loin du fracas moderne
elle et moi, on est deux
elle, c'est l'araignée
et ses multiples bras
ma compagne esseulée
nichée au beau milieu
de ses poussiéreux draps
ni volets ni rideaux
mais l'émouvant tableau
du ciel toujours changeant
et les bois et les champs
ma muse et puis la brise
la paix, la fumée grise
mes vers, le clair de lune
mon pinceau et ma plume
me bercent tous les soirs
de tendresse et d'espoir
la chandelle vacille
s'étale en nuées
puis doucement s'éteint
et mes yeux fatigués
se ferment en riant
en rêves s'éparpillent
jusqu'à l'instant suivant
où le jour d'aujourd'hui
s'appellera demain
jlm
Pardon pour tous ceux qui vivent sans le savoir
ou qui ne savent pas qu'on ne vit qu'une fois
et tous ceux qui regardent, mais ne savent pas voir
et encor' tous ceux-là qui meurent sans " pourquoi "
et puis pardon aussi pour ceux que le temps presse
et ceux dont la vertu première est l'ambition
ceux qui n'hésitent pas entre Rêve et Raison
et à la Fantaisie préfèrent la Sagesse
tant pis, tant pis pour eux
et le qu'en-dira-t-on
si on les traite de...
( en verlan ) caleçon
jlm
de ci, de là
il s'en vient, il s'en va
un printemps, un serment
une fleur, un sourire
un chagrin qui chavire
un nuage
un orage
le tonnerre
des éclairs
un soupir, et plus rien
puis le soleil revient
et voilà
jlm
Qui es-tu POESIE
es-tu rêve ou magie
passion, tristesse
ou seulement
ivresse d'un moment
Les couleurs de la vie
sans toi en noir et blanc
le rire d'un enfant
es-tu larme, es-tu cri
es-tu soleil-amour
lune-mélancolie
es-tu jamais
es-tu toujours
es-tu amie ou ennemie
Qui es-tu POESIE ?
jlm
mon inconnue
mon souvenir
mon antique statue
mon devenir
mon "peut-être"
sur la vie ma fenêtre
mon émoi
mon "pourquoi"
mon espoir
mon miroir
mon matin, mon soleil
et ma nuit sans sommeil
d'épaul' nord mon étoile
de mon bateau la voile
le sang de ma passion
mon fruit de la passion
ma déraison
ma raison
d'ETRE
c'est toi
jlm
Toi que j'appelle et cherche en vain
aux quatre coins de l'univers
toi qui m'inspires et tiens ma main
quand j'écris en rose ou en vert
toi que j'essaye d'imaginer
dormant, paisible, à mon coté
lorsque l'aube blanchit la nuit
tu as déjà quitté mon lit
Si je recherche ton image
dans la buée de mon miroir
je ne vois rien que mon image
et me regarde sans te voir
O muse de mes poésies
source féconde, eau de mon puits
tu n'existes sans doute pas
ailleurs qu'au fond de ma tête
ni pour quiconqu'autre que moi
car c'est mon âme de poète
qui t'a créée, sourde-muette
...quand je t'appelle, tu ne viens pas
jlm
Que serait la Vie sans passion
sans Amour Humain : peu de chose
Sans soleil, sans épine et sans rose
sans rêve, sans vers : prose morose
Que serait la Vie sans raison
de vivre, croire; sans espoir
sans couleur : sang rouge et sang noir
sans démon de midi, sans soir
Que serait sans la Mort, la Vie
sans "pourquoi" et sans infini
et si l'origine et l'issue
fatale étaient surement sues
Que serait la Vie sans Amour
sans mystère et sans religion
Que serait la nuit sans le jour
...éternelle et vaine question
jlm
Quand flotte un lourd secret comme un nuage gris
et que tes yeux s'égarent, que ton front s'assombrit
je sens que tu m'échappes et glisses entre mes mains
qui pour te retenir se resserrent en vain
Je n'embrasse qu'une ombre et caresse un pantin
et le temps suspendu semble sans lendemain
Le malheur qui te ronge à mes bras te ravit
Un doute lancinant peu à peu m'envahit
me grignotant le coeur comme une maladie
Patience et confiance riment en poésie
mais en terme d'amour il en va autrement
la patience est cruelle, et l'attente un tourment
Quel Etre aimant vraiment, aimant plus que lui-même
supporterait de voir l'Etre aimé enchainé
sans vouloir à tout prix le libérer des chaines
qui, en entravant l'un, font les deux prisonniers?
A moins, le voudrais-tu, que pour preuve d'aimer
il faille absolument être à deux tourmentés?
Sans doute existe-t-il, en amour comme ailleurs
deux solutions : celle du pire ou du meilleur...
jlm
Dors, mon tendre amour, dors
la nuit est si froide dehors
bientot se lève un nouveau jour
dors en paix, mon amour
dors, dors, ma chérie
soufflera le vent de l'oubli
qui chasse tourments et remords
dors, ma chérie, dors
dors encor'un peu dans mes bras
pour sentir au fond de mes draps
la douce chaleur de ton corps
dors encor'auprès de moi, dors
pendant que moi... je ne dors pas
jlm
au SecOurS, mon amour
je m'ennuie, je me noie
je me meurs sans toi
mon amour, au SecOurS
mon coeur se vide de son sang
mon esprit de ses sens
et ma vie de son sens
je ne suis plus rien sans
ton amour, rien du tout
le monde est sens dessus-dessous
mes jours sombres comme la nuit tombante
mes nuits blanches comme l'aube naissante
au SecOurS, mon amour
je m'ennuie, je me noie
je me meurs sans toi
mon amour, au SecOurS
jlm
malgré les ans et les tourments
malgré nos chemins différents
pour moi tu resteras toujours
le premier et plus tendre amour
l'unique fleur de mon printemps
maman de nos 2 chers enfants
dans les draps froissés de l'oubli
ton souvenir hante mes nuits
et dans mes rêves, Mireille
tu restes en tous points pareille
à la fiancée de mes 20 ans
...malgré nos destins différents
jlm
Dans mon jardin poussait la plus jolie des roses
dont point ne me lassai d'admirer la beauté
du regard un peu froid qu'on porte aux belles choses
Certaines fleurs voisines de mes soins profitaient
prospérant à leur guise selon l'humeur du temps
Elle, s'épanouissait à mon émerveillement
Un beau matin pourtant, surpris et étonné
je la trouvai jaunie, flétrie, presque fanée
sans avoir bien compris, ni sû m'en occuper
Et dans mon coeur à vif, à jamais déchiré
de son doux souvenir sont plantées les épines
Ma vie est sans parfum, sans couleur et sans rime
mes yeux vides d'espoir, ma bouche sans saveur
mes saisons sans printemps...et mon jardin sans fleurs
jlm
Aime, aime
avec ton coeur, avec ton corps
avec tes yeux, à pleines dents
aime toujours et aime encor'
aime au futur et au présent
aime la vie sans retenue
sans chercher pourquoi ni comment
elle mérite d'être vécue
avec ses joies et ses tourments
aime l'amour dès qu'il arrive
et n'attends pas le lendemain
la barque accostée à la rive
sera bientot partie au loin
avec tes rêves, tes espoirs
dentelles et bas de soie noirs
aime, aime
aime plus fort
aime encor'et toujours
jusqu'à la mort
jlm
Je T'aime
comme on a la foi
comme on a des idées
comme on a le droit
comme la liberté
ou l'odeur du jasmin
par un beau soir d'été
je T'aime comme le bon pain
comme un bon verre de vin
ou un ciel étoilé
je T'aime au futur incertain
et pour connaitre un jour prochain
les rêves enfouis sous tes paupières closes
les réponses aux questions que te poser je n'ose
je T'aime simplement
sans pourquoi ni comment
comme on a une envie
comme on aime la vie
comme on attend demain
je T'aime comme ça
pour rien
( je l' m )
Le bonheur et le plaisir se grandissent du partage,
à la différence du malheur et de la souffrance
qui ne sont diminués ni par la pitié,ni par la compassion;
l'Etre Humain est seul dans la souffrance
et seul face à la Mort,
même très entouré!
l'Amour,peut-être(?)peut transcender la chose...
l'enfant est (en prince-hip...hip-hip-hourra!)
conçu dans un moment de plaisir partagé;
la mère,elle,accouche seule dans la douleur
(sans père-y-natal!),
et retrouve le bonheur
avec,et à travers,son bébé...
FeMMeS GRaSSeS
Ne ManQueNT PaS
De GRâCe
...de rien !!!
PO aime... (ying)
Z' haine... (yang)
jlm
abbé, cédé, heu...elfe, j'ai hachis (gachis), j'y...qu'à elle; aime-haine; oh! pet-cul...
est resté : uvwxyz (trop con-pli-qué)!
~~< DCD = AVQ >~~
des chiffres et des lettres
"6 et 9", "7 et 3" ... 10 L'1
"et 1.010" : "7 et 13 et 3", donc "7 et 9" !
"20-100" 120 et 10 : "6 et 9", fais 1 "69"...
(si c'est neuf, c'est étroit...dit l'un
Emile dit: c'était très étroit, donc c'était neuf !
Vincent s'en vint et dit: si c'est neuf, fais un "69" ! )
Répit-repas = repus ... repos !
bon,ça suffit comme ça !!! une petite dernière et ça ira :
< J'ai tout fait (j'étouffais) donc ... je respire !!!>
OUF
~~~~~~~~
côté "pile" < aiMe >
côté "face" < aiNe >
jlm
...mais grâce à l'Homme
tout va très bien
partout dans le Monde
fhp
"autrement"
et mourir
...comme tout le monde !
Je t'ai connue,aimée
l'espace d'un instant
seulement un printemps
et pas même un été
Je t'ai connue,aimée
sans avoir tout compris
ce que tu n'as pas dit
ni sû tout expliquer
Pourtant je t'ai aimée
je t'aime et t'aimerai
Les Amours les plus brefs sont souvent les plus vrais
point ne sont altérés par la banalité
Comme la fleur coupée en sa pleine vigueur
à la frêle beauté et la suave odeur
au lieu de se faner en pourrissant sur pied
les pétales séchés durent l'éternité
Je t'ai aimée,pourtant
je taime et t'aimerai
jlm

DERNIERS POEMES