Petit, viens avec moi au jardin d'aquarelle
et prends ton instrument
pour donner, dans le parc ou tremblent les ombrelles
une réplique au vent
Caressant le violon
l'archet aux crins soyeux évoque sous les hêtres
la palette harmonique d'une fugue champêtre
propice à l'évasion
Et nous nous envolons
par dessus les pétales roses des tonnelles
ourlées de satin vert et de velours pastel
et l'air devient chansons
Le ciel d'agathe bleue au fond de tes prunelles
reflète l'horizon
et sur tes partitions
les notes sont posées comme des hirondelles
A la fontaine aussi il faut que nous allions
les fées y danseront quand ton violon jouera
mais, au fait, viendras-tu...ou ne viendras-tu pas ?
Tu sais, je n'aime rien autant que ton violon
jlm

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