Ni grand, ni clos est mon jardin
autour : collines et chemins
dès le matin, je vais nu-pieds
dans l'herbe mouillée de rosée
Promenant en forêt, parfois
je surprends le cerf aux abois
les cors sonnent le débucher
et moi, j'ai envie de pleurer
Je parcours aussi champs et prés
cueillant sur les ronciers des mûres
ou ramassant une brassée
d'épis de blé dorés et murs
Lorsques arrivent les frimas
le sol craquette sous mes pas
de pied en cap emmitouflé
je pourfends flocons et gelées
Puis je reviens dans mon jardin
fredonnant avec bon entrain
de vieux refrains de mon enfance
le lendemain...je recommence
jlm

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