Trois heures du matin
Arles l'antique
est assoupie, ses portiques
et vestiges romains
enveloppés de mystère et de rêves
Toi tu te lèves
dernier baiser
un petit signe de la main
ton pas léger dans l'escalier
et mon coeur tout à coup
cogne à grands coups
irréguliers
Désemparé, imbécile
je suis debout au pied du lit
hébété, immobile
tel un oiseau tombé du nid
La porte en bas s'est refermée
et face au musée Reattu
tes talons claquent dans la rue
déserte, mal éclairée
A travers la vitre embuée
je regarde ta silhouette
gracieuse, fluette
s'en aller
emportant ma tendresse
mes désirs, mes promesses
et aussi enfoui
au plus secret de toi
un peu de moi
et de ma vie
Dehors, zéro degré
Le bruit de ta voiture
s'évanouit bientôt dans la brume gelée
et déjà la froidure
se répand peu à peu dans mon corps fatigué
Mon coeur est vide et froid
et le miroir de glace
Fondues toutes les traces
de nos bouillants émois
Bras en lacets, cheveux des fées
les draps bleus et froissés
ont gardé l'odeur vanillée
de ton parfum hindou
Les murs ont conservé
l'écho de nos mots doux
et soupirs échangés
La porte des toilettes
est restée entr'ouverte
comme tu l'as laissée
T'as oublié tes cigarettes
mentholées vertes
et ton briquet
que tu viendras chercher
demain, peut-être
ou bien...jamais
jlm
"Appuyée à la vitre glacée le front brûlant,
Volent en éclats de verre les rires d’enfants.
Un regard à ce corps repus au milieu des draps froissés,
Las le regard où coule une larme de sang sous l’œil cerné.
Tous semblables en leur chute ces paradis fabriqués,
De fumées, de cristaux ou de corps entremêlés.
Spirale sans fin, au terminus la réalité toujours,
Rien existe tout est froid sans amour.
Et sur la pointe des pieds elle referme la porte sur sa vérité.
Brûlante appuyée à un arbre dans le froid glacial,
D’un hiver qui touche à sa fin. Seule à cette heure matinale<.
Elle sourit au jour qui se lève
Sur une quête qui s’achève.
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ton style est génial..trouvé ce blog de clic en clic..
merci de la ballade
bises et bonne route
Gigi

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