Qu'importe l'atelier
pourvu que j'aie l'ivresse
dans mes moments de liesse
d'exprimer mes idées
Tant pis si le décor
rebute l'étranger
venu en mon grenier
dépourvu de confort
cette pauvre mansarde
qui abrite mes hardes
est ouverte aux ami(e)s
qui trouveront ici
plus qu'un refuge, un port
ou les âmes à l'abri
des vagues du dehors
se reposent, sereines
loin du fracas moderne
elle et moi, on est deux
elle, c'est l'araignée
et ses multiples bras
ma compagne esseulée
nichée au beau milieu
de ses poussiéreux draps
ni volets ni rideaux
mais l'émouvant tableau
du ciel toujours changeant
et les bois et les champs
ma muse et puis la brise
la paix, la fumée grise
mes vers, le clair de lune
mon pinceau et ma plume
me bercent tous les soirs
de tendresse et d'espoir
la chandelle vacille
s'étale en nuées
puis doucement s'éteint
et mes yeux fatigués
se ferment en riant
en rêves s'éparpillent
jusqu'à l'instant suivant
où le jour d'aujourd'hui
s'appellera demain
jlm

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