Quand flotte un lourd secret comme un nuage gris
et que tes yeux s'égarent, que ton front s'assombrit
je sens que tu m'échappes et glisses entre mes mains
qui pour te retenir se resserrent en vain
Je n'embrasse qu'une ombre et caresse un pantin
et le temps suspendu semble sans lendemain
Le malheur qui te ronge à mes bras te ravit
Un doute lancinant peu à peu m'envahit
me grignotant le coeur comme une maladie
Patience et confiance riment en poésie
mais en terme d'amour il en va autrement
la patience est cruelle, et l'attente un tourment
Quel Etre aimant vraiment, aimant plus que lui-même
supporterait de voir l'Etre aimé enchainé
sans vouloir à tout prix le libérer des chaines
qui, en entravant l'un, font les deux prisonniers?
A moins, le voudrais-tu, que pour preuve d'aimer
il faille absolument être à deux tourmentés?
Sans doute existe-t-il, en amour comme ailleurs
deux solutions : celle du pire ou du meilleur...
jlm

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