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Le miracle attendu.

23:25, 3/1/2010 .. 0 comments .. trackbacks .. Link

  03-01-2010

Je n’étais qu’un fantôme éconduit par la mort,

Rasant les murs de l’âge à l’affût de la chute,

Un vieux chêne plié sous le poids du remord,

Un lendemain absent que l’incertain suppute.

Je trainais le chagrin du bonheur refusé

Meurtri par le revers d’un amour illusoire,

Noyé dans le venin se croyant abusé

Et dont l’acerbe fin le rendit dérisoire.

 

Résigné à l’exil de l’espoir lacéré

J’isolais l’avenir dans un désert aride,

Étouffant mes élans dans un cri ulcéré

Quand mon corps exhibait quelque désir sordide.

 

Je n’avais qu’illusions et comme seul attrait

Les souvenirs amers d’une âme solitaire,

Trop souvent égarée aux confins de l’abstrait,

Récluse de l’ennui, dans ses jours sédentaire.

 

Quand je croyais sombrer, indécis de langueur,

Dans le tourment venu d’un soupir de tristesse,

Le miracle attendu  ranima la vigueur

De la rage d’aimer, avec délicatesse.

 

Au milieu de l’hiver le printemps a fleuri,

Baigné de l’émotion ressuscitant mon âme

Quand tendrement ton cœur dans le mien a souri

Éveillant le désir qui devant toi se pâme.

 

T’appartenant déjà, troublé par ton honneur

Je me donne à l’amour que chaque instant renforce

Ne voulant retenir cet élan de bonheur

Qui refait l’avenir vers lequel il s’efforce.

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Si plus tard

17:34, 29/12/2009 .. 0 comments .. trackbacks .. Link

26-12-2009

 

Si plus tard l’habitude expose à l’indigence

L’amour de mon baiser pali par négligence

Soit téméraire et ose ajourner le passé

Stimulant renouveau du geste compassé.

 

M’acculant à la couche en ferme virevolte

Dénude mon regard aux sens de ta révolte

Débauche mon ardeur  au feu de ton désir

Refusant à mon corps le souhait de gésir

 

Profane la morale incitant à paresse

Et agresse ma peau par savante caresse.

De ta bouche gourmande aux flammes de bucher.

Recherche le gibier et fais-le débucher

 

Par cruelle lenteur courrouce mon attente

Et tant que le nectar de libertine entente

Au manque de vertu rejette nos pardons,

Ne crains pas d’exiger le retour de tes dons

 

Abuse du plaisir que je t’offre hypocrite

Fais violence à ma main dont l’embarras t’irrite,

Ordonne la prouesse, exauce l’émotion,

Pour que mon âme exulte au cri de ta passion.

 

Puis le moment venu chevauche ton envie

Et refuse au repos la minute assouvie.

Jette alors sur l’orgueil de l’athlète éprouvé

L'opiniâtre raison du plaisir retrouvé.



Près de toi reposer.

10:51, 22/12/2009 .. Posted in La porte entrouverte. .. 0 comments .. trackbacks .. Link

Qu’il doit être divin près de toi reposer,

La tête tendrement sur ton ventre poser,

Mon corps contre le tien, merveilleuse caresse,

S’abandonner sans gêne à sublime paresse !

 

Puis, laissant le remous sombrer dans ton regard

Savourer volupté, effronté de l’égard,

Quand le souffle brisé murmure un je t’aime,

Crucifiant  nos deux cœurs en ce moment suprême

 

Orgueilleux de ce râle acclamant notre union,

Terrassé de plaisir, ivre de communion,

Je chercherais ma chair fusionnée à la tienne

Convoitant impatient que vigueur lui revienne.

 

J’embraserais alors, l’abysse de passion

Qui nous déchaine ensemble en offrant possession

Et pour te vénérer je damnerai mon âme

Dans l’océan plaisir attisant cette flamme.

 

Repu de certitude acclamant l’avenir,

Un bouquet de toujours à ne jamais finir

Déposé dans ta main par l’aveu attendrie

Je saignerai mon cœur pour t’y loger chérie.

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Les chagrins de l’enfance

15:41, 13/12/2009 .. 0 comments .. trackbacks .. Link

Les chagrins de l’enfance, effleurant ma mémoire

M’épèlent la tristesse incrustée en mon cœur,

Cet oubli que j’invente à la fin du grimoire

Pour te vouer amour, en dépit de rancœur.

 

Tu m’as permis le jour, en épouse fertile,

Respectant le devoir des gènes ascendants,

Qui déjà décrétant la tendresse futile

T’ont alors enseigné l’élevage d’enfants.

 

L’habitude émigrant au-delà des racines,

Fonda la différence et me fit étranger,

Petit dans ton esprit rivé aux origines

Que peur de la critique est venu déranger.

 

Exigeant l’opinion à l’orgueil favorable,

Tu obligeas mon âme à ton humilité,

Ce culte confondant modeste et misérable,

Qui voulant différence empêche égalité.

 

Soumis, il me fallait me taire pour te plaire,

Devenir transparent ou ne pas exister.

Mais devoir me cacher m‘a rendu populaire,

Bafoué par tous ceux qui devaient m’assister.

 

Aventurier dans l’âme, interdit d’aventures

Je devais enchainer mon esprit vagabond

A la crainte du fouet, redoutant les morsures

Que promettait souvent ce regard furibond

 

Amoureux solitaire enchainé à mon rêve,

Je devais sous tes coups réprimer l’émotion

Et grandir l’habitude aux amours qui, sans trêve,

Pour ne pas s’entraver refusent dévotion.

 

Déjà de l’avenir tu écrivais l’histoire.

Imposant à l’amour épanchement discret,

Tu impulsas mon cœur à vouloir dilatoire

L’illusion de tendresse en t’aimant en secret.

 

Avide de savoir, devant l’intolérance

J’ai brisé mes espoirs, les regardant saigner

Quand, servile à ton choix, j’appris dans l’ignorance

Ce que l’éducation aurait dû m’enseigner.

 

Adolescent sans foi, résigné au silence,

J’ai exploré la femme avec timidité,
Vigilant de l’image, inspirant ressemblance,

Qui tromperait mon cœur en sa rigidité.

 

Ce n’est qu’en te quittant que je t’ai retrouvée,

En laissant le destin ombrer le souvenir,

Et culpabiliser la rancune éprouvée

Quand je pensais te voir me priver d’avenir

 

Au-delà du pardon me surprend cette excuse,

Que la haine est amour esclave de rancœur,

Que d’aimer est vouloir la souffrance diffuse

Pour toujours différer l’hésitation du cœur.

 

Gommant de mon esprit le brouillon de l’enfance,

Je confie à ce père hésitant à son tour

Incertain de savoir que faire après naissance,

Les mots que je gardais pour te parler d’amour.

 

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Regret.

18:50, 1/11/2009 .. Posted in Les draps froissés. .. 0 comments .. trackbacks .. Link

  Ce fantôme infestant le moindre souvenir
Qui distraction refuse et pertinent s’impose
Dans le vouloir d’après, dans l’espoir d’avenir
Mentant les vérités que l’incertain suppose,

Ce souvenir volage ancré dans mon esprit
Qui dicte le passé, orgueilleux de mainmise,
Triturant sans repos ce cœur qui se méprit
En voulant qu’illusion soit au rêve soumise,

Ce rêve que l’amour enchaine à la passion
Au mépris d’arrogance espérant l’amnésie,
Ce désir de rancœur sans nulle compassion
Qui empêche l’oubli et souhaite hérésie,

Ce souvenir fantôme ignorant ma rancœur
Qui rêve de demain, ressuscitant l’envie
D’embrasser le retour de l’amour en mon cœur
Est l’absence de toi, le regret de ma vie !

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José

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