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Ce soir.

10:13, 20/12/2008 .. Posted in Le miroir du passé .. 0 comments .. Link

Ce soir, je laisserai mes regrets humilier
Un restant de fierté et tristesse plier
L’arrogance insensée de nier certitude
Que ce monde, sans toi, abonde en solitude.

J’avouerai mes secrets, prosaïques et vains,
D’avoir voulu être le plus fier des levains,
Voulant sodomiser l’arrivée de tristesse
Qui rendrait mon âme vile scélératesse.

Je saignerai mon cœur de quelque vanité
Et je l’immolerai en toute inanité
Sur l’autel des soupirs que l’absence déchaîne,
Puis l’abandonnerai pour que l’oubli l’entraîne.

Je graverai ton nom dans l’espace béant,
Refusant révolte m’arrachant au néant,
Et à ton souvenir j’offrirai une larme,
Acceptant mon maître ce remords qui désarme.

Ce soir, je pense à toi, enchaîné au passé
Le remords acharné, le dédain terrassé,
Fragile comme l’enfant égaré dans la foule,
Angoissé du pardon que ta rancœur refoule.



L'enfer des regrets.

10:23, 9/12/2008 .. Posted in Le miroir du passé .. 0 comments .. Link

J'ai cloné le vouloir d'une autre déchéance
Étouffant les pensées d'un écrit suranné,
Dénaturant l'après en rime de jactance
Pour paraître à ton cœur le poète damné.

J'ai mithridatisé de mes nuits chaque rêve
Avec ton souvenir ô combien pernicieux,
Espérant l'ennuyer et qu'enfin il dégrève,
Me libérant de ce désir artificieux.

J'ai fuit vers l'avenir, me grisant de la lie,
Pour briser ce passé suppliciant le moment,
Lui inculquant qu'amour ne fut qu'anomalie
Et qu'espoir rejeté ne revient autrement.

J'ai voulu follement ignorer l'évidence,
Folâtrant, insoucieux, sur un vieux chapelet
D'âmes qui ne m'offraient que reproche aigrelet,
M'engonçant d'un carcan de soumise impudence.

Désirant, fallacieux, quitter ce purgatoire
Où toute vérité mystifie les secrets
De ces mensonges, quémandant moratoire
J'ai crucifié ton nom sur l'enfer des regrets.

Mais je n'ai réussi qu'à attiser l'envie
De voir notre passé, hybride s'il le faut
S'échapper des limbes et s'arroger la vie,
S'élevant dans les cieux comme un noble gerfaut.



Le cri d'hier

10:04, 21/3/2008 .. Posted in Le miroir du passé .. 0 comments .. Link

 

Avec le temps, les sentiments finissent par se taire, mais les regrets restent indélébiles des souvenirs. Soudain, une simple mélodie douce et envoûtante démêle les chaînes de mon cœur, m’arrache au présent et m’ensevelit dans les réminiscences d’un prénom. Soudain un visage, tel un fantôme qui attend d’avoir accompli son œuvre pour se dissoudre dans l’éther de l’oubli, possède mes pensées et m’emporte pour le voyage de la rédemption ! Et je me souviens ! Je revis des longues promenades, deux mains unies par tendresse, dans l’harmonie de deux cœurs qui se chuchotent des confidences que nul autre ne saurait écouter. Je me souviens de paysages où tu rayonnes de découverte, où tu partages ta solitude avec la foule de mes rencontres, de mes illusions. Je me souviens de deux êtres innocents, allongés dans l’herbe complice qui nous cachait des regards voyeurs, l’âme dans chaque pensée et le cœur offert. Je ne puis ignorer la souffrance de la séparation obligée par le quotidien, la révolte de voir la nuit surprendre nos secrets, nous obligeant à les remettre au lendemain, la joie des retrouvailles sitôt après l’instant de l’éloignement. Qu’importait alors ? Le temps n’avait pas d’importance et jamais il ne serait ennemi. Sur l’écorce du destin, nous avions gravé de notre sang le mot toujours ! Nous étions amis à vie, quoi qu’il nous puisse advenir. Mais les promesses sont volatiles dans le choix d’après leur instant...

M’aura-t-il fallu tant d’années, tant d’histoire, tant de dérives amoureuses pour que du passé tu reviennes surprendre ma mémoire et réécrire ma jeunesse à l’encre de l’amertume ? Douce complice de mes erreurs, tant d’incertitude et patience, de sacrifices as-tu supportés, pour mener à bien le mariage de tes convictions avec les promesses de tes désirs ! Que de larmes n’auras-tu versées sur tes rêves que je fracassais dans l’égoïsme de mon amitié, de mon ignorance aveuglée par des présomptions de grand-frère ! M’as-tu déjà pardonné ces longues nuits, quand, dans l’intimité de ta chambre, j’étais l’amoureux qui chassait l’amant, philosophant sur ces imbéciles qui affirmaient qu’entre homme et femme nul sentiment ne peut se déparer du désir ? Nous étions la preuve réelle que les corps peuvent s’admirer sans se vouloir. Pourtant, que n’ai-je vu ce regard qui me criait sa douleur, ces aveux silencieux s’échouant sur tes lèvres qui n’attendaient que caresse ? Que n’ai-je ressenti les tressaillements de ton ventre, quand contre le mien, fort de simple affection je le protégeais d’un avenir incertain qui n’avait d’inconnu que la révélation de mes sentiments ? Tu m’aimais ! Tu m’attendais ! Et moi ? Je n’ai pas osé. Tu me semblais fragile et je me devais de te soustraire à mes ébauches conjugales. Pourtant tu fus témoin de toutes mes unions comme conseillère de bonheur ! Et moi je t’ai conté des histoires où tu n’avais que le rôle de l’écoute compréhensive et celui de l’encouragement à combattre pour mes désirs ! Pourquoi n’as-tu pas lutté, toi ? Pourquoi ne m’as-tu pas obligé à te crier, hier, que je t’aime encore aujourd’hui et que dans l’oubli jamais tu ne serais effacée? Douce amie, pourquoi ?



Désir d'égoïsme

10:59, 10/3/2008 .. Posted in Le miroir du passé .. 0 comments .. Link

 

Pourquoi ne puis-je me dissoudre dans le vouloir d’absolu et me complimenter d’être, d’oublier que  mon existence appartient aussi à cette foule qui envahit ma solitude, qui piétine l’univers que j’ai offert à mes désirs et s’indiffère de mon silence ?

Que ne puis-je combler mon âme de ce sentiment si contraire à ses faiblesses et la préserver de continuelle déception ? Pourquoi ne puis-je dissiper mon attention de cet enfant qui joue avec ma tendresse, sous le regard satisfait de sa mère, fière de son œuvre et pourquoi m’est-il nécessaire autant qu’inutile de complimenter tous deux ? Ce ne sont que des ombres fuyantes sur les chemins de mon aventure, qui me rappellent que ma propre progéniture est douloureuse blessure. Et pourquoi ne pas penser à railler ce jeune couple qui se promet à la fidélité éternelle et leur dire que forcément leur mensonge durera si vite que viendra l’indifférence ?

Et pourquoi soudain ton image offusque tant de naïveté, pourquoi la tendresse se maquille de regrets et mes larmes se salent d’amertume? Pourquoi ne puis-je te haïr dans cette guerre que tu as voulue envers l’amour qui nous lie et ne parviens-je à détester ta vengeance te dépouillant de mon amitié quand tes pleurs adoucissent la violence de tes injures contenues ? Que ne suis-je pas rancunier et ne puis-je saborder ton souvenir dans le tumulte de notre fin ? Parviendrais-je un jour à m’imbiber d’égoïsme et me flatter de n’aimer que moi-même, pour pouvoir enfin oublier que je n’aime que toi ?



J'ai voulu.

11:23, 16/12/2006 .. Posted in Le miroir du passé .. 1 comments .. Link

J'ai voulu lui dessiner un mouton
Sur la planète de son étoile,
Mais, dans ma main le crayon
S'est cassé et a déchiré la toile!

J'ai voulu lui offrir un palais
Construit sur le sol de son désert,
Sur la rive d'un océan que je salais
De regret, à son goût trop disert!

J'ai voulu le nommer prince
Du royaume de mon cœur,
Seigneur régnant sur la province
Du choix d'un amour meilleur!

J'ai voulu qu'il soit le maître
Et que son nom soit le mien,
Qu'il ne désire que me connaître
Et m'accepter comme bohémien!

J'ai voulu sur la route de l'absence
Progresser le chemin de la rencontre
Et désirer gommer la différence
Que l'éloignement nous démontre!

J'ai voulu saigner mon cœur
Pour qu'il puisse se désaltérer,
Et dans sa forteresse de froideur
Je me suis enchaîné pour le libérer!

J'ai voulu! Tout! Trop, peut-être!
Père, puis-je exiger de l'enfant
Son désir de me voir paraître
Et d'effacer nos erreurs d'avant?



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José

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