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Sans titre
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Les colliers
Navigue


// Tentatives - "Je vais ainsi, mon Dieu, vous rendant quelques sous du trésor infini que j'ai reçu de vous." J.L. Borges





L’âme a froid de résonner entre les os,


Le corps cherche son immortalité,

L’âme retrouve sa félicité

Dans la mort

Des sens,

Des doutes et des joies,

Entends que j’adore

La danse

Des routes vers toi







» FIN =





Mon regard se perd

Sur ta peau d’ambre

Et j’entrevois

Toutes les possibilités du monde







» FIN =





Surtout ne dis rien 

                                    Chut !


Je fais un rêve de silence








» FIN =


Les colliers



Une parure d’écailles

Autour de ton cou


Les anneaux du boa

Sont des colliers de sang froid

Sur tes épaules de jade







» FIN = Les colliers


Navigue



Trouve un rivage

Vers lequel naviguer


A l’horizon repose

Un morceau de plage


Vierge


Dépose l’ancre

Au fond d’une mer

Sans age


Vois un coin de terre

Dormir

Au milieu des flots


Ses arbres exotiques

Courbés

Par la ballade des vents


Au dessus de toi


Un ciel magnifique

Domine

Le soleil levant


Un murmure

Un souffle de naguère

Une quiétude absolue


L’azur

Camoufle le désert

A perte de vue







» FIN = Navigue


Ton souffle mon atmosphère



Les draps brûlent

Je possède ma place au soleil

Ce matin

Les supplications de ton souffle

Balayent les jours anciens

Que sont donc ces poussières

De givre

Qui laissent sur ta peau ce goût amer ?

Consume encore

L’air ambiant

Et rien, dés lors,

Ne sera comme avant








» FIN = Ton souffle mon atmosphère


Signe



Le recours
Aux mains
Qui portent le verbe






» FIN = Signe





Elle porte sa veste
Comme une armure.
C'est l'hiver,
Et sa féminité s'enrhume.






» FIN =


Le poids du ciel



La chaleur pesait comme mille bombes
Le soleil nous hurlait au visage
Que c’est au ciel qu’il incombe
D’assouplir le ravage

Du temps

Et nos fronts bravaient les rayons
D’un astre par trop puissant






» FIN = Le poids du ciel


Le bruit et la fureur



Le crâne renferme un son
Mais personne ne l’entend

Les haines et les passions
S’y déchaînent bruyamment






» FIN = Le bruit et la fureur





Les foules immenses rivalisent avec les torrents,
Et je brûle du désir ardent
De te rencontrer au hasard d'une vague.

Les foules immenses rivalisent avec les torrents,
Acculés et sauvages,
Dont la folie obscure alourdit le terrible ravage.

Les foules immenses rivalisent avec les torrents
Qui ne sont rien à côté de ce que je ressens
Lorsqu'enfin le courant se perd, épars, entre deux murs -
Et l'usure de ton départ en rythme avec le temps.






» FIN =





Je recueille le sang du Christ
Sur mes lèvres chaudes

Ma bouche est un Graal
Qui ne mérite rien

Ma gorge râle
Le chant du Divin






» FIN =





Les braises fumantes d'une cigarette,
Sur le sol,
Balisent un chemin qui descend droit vers l'Enfer.
La cigarette d'un fumeur né sous le signe du Cancer.






» FIN =





Que d’un cœur il ne reste rien,
Alors que les arbres fécondent encore l’atmosphère.
Que le souffle du métal
Rejoigne les cavernes,
Et fonde sans mot dire,
Sans savoir qu’en dehors de la chair l’instinct se met à nu.
Que l’erreur et la peste, en vain,
Corrobore le marbre l’onde et la flore prospères.
Que s’essouffle l’oriental empoigne des tavernes
Qui sonde sans maudire,
Sans devoir à la mort ses terres, ses chagrins gardés hors de vue.






» FIN =





Existence
Proche d’un rythme
Binaire
Aux mille complications







» FIN =


Certitude



Magnétique à outrance
Accolade de la chance
Et de la chambre du Christ
Satan dresse une liste
Interminable
De noms
Et le tien y figure
Certainement
En lettres capitales






» FIN = Certitude


Recherche



Chercher la fin de toute chose
Alors que rien n’a débuté

Trouver le sens des métamorphoses
Dans le passé






» FIN = Recherche


L'échelle de Richter



Les soubresauts de ce monde déstabilisent l'avancée des hommes libres.
Seuls les esclaves, qui marchent à genoux, ne se rendent compte de rien.
Qu'importe, je resterai debout.







» FIN = L'échelle de Richter


Albâtre



Albâtre
Sur les alysses
Qui nient
La couleur ardente
Des soleils






» FIN = Albâtre


Etambrai sans un mât



Etambrai du néant
Se dresse d’une posture
Hurlante

Faux-bourdon

Cacophonie splendide
Granité des mélodies
Irisables à l’infini
D’une douceur candide

Il reconnaît devant Dieu
Les ornements grecs
Qui lui firent défaut
A l’heure des adieux

Résonne encore loin
En avant
Des sentiments,

Etambrai du néant
Se dresse d’une posture
Hurlante







» FIN = Etambrai sans un mât





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