L’âme a froid de résonner entre les os,
Le corps cherche son immortalité,
L’âme retrouve sa félicité
Dans la mort
Des sens,
Des doutes et des joies,
Entends que j’adore
La danse
Des routes vers toi
Mon regard se perd
Sur ta peau d’ambre
Et j’entrevois
Toutes les possibilités du monde
Surtout ne dis rien
Chut !
Je fais un rêve de silence
Une parure d’écailles
Autour de ton cou
Les anneaux du boa
Sont des colliers de sang froid
Sur tes épaules de jade
Trouve un rivage
Vers lequel naviguer
A l’horizon repose
Un morceau de plage
Vierge
Dépose l’ancre
Au fond d’une mer
Sans age
Vois un coin de terre
Dormir
Au milieu des flots
Ses arbres exotiques
Courbés
Par la ballade des vents
Au dessus de toi
Un ciel magnifique
Domine
Le soleil levant
Un murmure
Un souffle de naguère
Une quiétude absolue
L’azur
Camoufle le désert
A perte de vue
Les draps brûlent
Je possède ma place au soleil
Ce matin
Les supplications de ton souffle
Balayent les jours anciens
Que sont donc ces poussières
De givre
Qui laissent sur ta peau ce goût amer ?
Consume encore
L’air ambiant
Et rien, dés lors,
Ne sera comme avant
Le recours
Aux mains
Qui portent le verbe
Elle porte sa veste
Comme une armure.
C'est l'hiver,
Et sa féminité s'enrhume.
La chaleur pesait comme mille bombes
Le soleil nous hurlait au visage
Que c’est au ciel qu’il incombe
D’assouplir le ravage
Du temps
Et nos fronts bravaient les rayons
D’un astre par trop puissant
Le crâne renferme un son
Mais personne ne l’entend
Les haines et les passions
S’y déchaînent bruyamment
Les foules immenses rivalisent avec les torrents,
Et je brûle du désir ardent
De te rencontrer au hasard d'une vague.
Les foules immenses rivalisent avec les torrents,
Acculés et sauvages,
Dont la folie obscure alourdit le terrible ravage.
Les foules immenses rivalisent avec les torrents
Qui ne sont rien à côté de ce que je ressens
Lorsqu'enfin le courant se perd, épars, entre deux murs -
Et l'usure de ton départ en rythme avec le temps.
Je recueille le sang du Christ
Sur mes lèvres chaudes
Ma bouche est un Graal
Qui ne mérite rien
Ma gorge râle
Le chant du Divin
Les braises fumantes d'une cigarette,
Sur le sol,
Balisent un chemin qui descend droit vers l'Enfer.
La cigarette d'un fumeur né sous le signe du Cancer.
Que d’un cœur il ne reste rien,
Alors que les arbres fécondent encore l’atmosphère.
Que le souffle du métal
Rejoigne les cavernes,
Et fonde sans mot dire,
Sans savoir qu’en dehors de la chair l’instinct se met à nu.
Que l’erreur et la peste, en vain,
Corrobore le marbre l’onde et la flore prospères.
Que s’essouffle l’oriental empoigne des tavernes
Qui sonde sans maudire,
Sans devoir à la mort ses terres, ses chagrins gardés hors de vue.
Existence
Proche d’un rythme
Binaire
Aux mille complications
Magnétique à outrance
Accolade de la chance
Et de la chambre du Christ
Satan dresse une liste
Interminable
De noms
Et le tien y figure
Certainement
En lettres capitales
Chercher la fin de toute chose
Alors que rien n’a débuté
Trouver le sens des métamorphoses
Dans le passé
Les soubresauts de ce monde déstabilisent l'avancée des hommes libres.
Seuls les esclaves, qui marchent à genoux, ne se rendent compte de rien.
Qu'importe, je resterai debout.
Albâtre
Sur les alysses
Qui nient
La couleur ardente
Des soleils
Etambrai du néant
Se dresse d’une posture
Hurlante
Faux-bourdon
Cacophonie splendide
Granité des mélodies
Irisables à l’infini
D’une douceur candide
Il reconnaît devant Dieu
Les ornements grecs
Qui lui firent défaut
A l’heure des adieux
Résonne encore loin
En avant
Des sentiments,
Etambrai du néant
Se dresse d’une posture
Hurlante

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