17-Apr-2005 - Tant qu'une larme ira...
Mes yeux éblouis sans la crainte de la foudre
Ni la peur de l’éclair et des jeteurs de poudre
N’ont vu que les lambeaux des étoiles éphémères
Et gît fardée de sang l’ombre de mes chimères
J’expie et meurs d’avoir osé poser mes yeux
Sur l’impossible amour, délit aventureux
Mon âme est, je le sais condamnée à l’exil
Tant qu’une larme ira se poser sur mes cils
Un voile troublant s’en va se retourne et rit
Assassin de sommeil me glace sans répit
Ce fantôme me hante encore l’œil menteur
J’écris à la lune au crayon noir de la peur
Délivre-moi de toi, redonne-moi la foi
Ôte l’obscurité de devant mes yeux cois
Que je retrouve enfin l’espoir d’autres saisons
Amour et partage en de nouvelles moissons