Accueil de Poete .Org | Créez votre blog poétique | Visitez Toute La Poésie

mulyssefra2

C h a n s o n

02:54, 4/6/2008 .. 1 comments .. trackbacks .. Link

Chanson

 

Des poèmes qu’on écoute

Et ta voix qui s’écoule

Un verbe si étrange

Et des mots qui s’épanchent

De ta voix m’enroule

Dans les poèmes qu’on écoute

 

A la limite du délire

Je te lis comme un livre

De poèmes qu’on délivre

Du vocable en crise

Qui chantent la rocaille

Les nuages ou les flots

 

Des poèmes qu’on écoute

Et du thé qu’on sirote

Sur la plage en fièvre

Et la mer qui danse

Dans les poèmes que tu cries

En mes tympans viscéraux

 

Des poèmes qu’on écoute

Sur le sable en fuite

Insolite dans la nuits

De nos yeux passionnes

Par ta voix qui nous hèle

Rameurs ruisselants

De sueurs et de rêves

Saouls de folle musique

 

 



Etrange etranger 3

02:43, 22/5/2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link
Apprendre à voir le monde avec le regard des autres .

Etranger dans la tourmente

il s’est surpris un jour

assis

à essorer son cœur

qui saignait la malédiction

et

jamais ne s’enquit

de qui en a jeté le sort

 

Etranger parmi le monde qui passait

et

sur ses pauvres tempes

tempêtaient toutes les victoires

tremblaient toutes les défaites

sonnaient tous les cors

défilaient toutes les chasses à l’homme

il ne disait rien

°°°°°°°°°°°°°°

Etranger dans nos complaintes

il nous apporte parfois

quelques bribes colportées

dans nos feintes joies

ou deuils déguisés
 

              Epargnez-lui votre mépris

              ce n’est qu’un égaré

 

Egaré en ce monde qui est aussi le notre

il s’est assis au carrefour de nos demi vérités

amasser ses douleurs

qui sont aussi les nôtres

 

Etranger à nos regards

il s’est accoudé à nos paupières

voir dans nos yeux fuyants

la détresse quotidienne

la haine la passion la jalousie

jamais l’amour

 

Et chaque jour

un peu de nous

fuit

à travers nos regards d’emprunt.




Moi

01:14, 16/5/2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link
                                               Apprendre à voir le monde avec le regard des autres .

Moi
Errant entre tes lignes
Parmi tes mots
En ta peau d’abricot

Moi
Errant pèlerin
Devin imberbe
Au ton acerbe
Corrompant le verbe

Moi
Errant vagabond fourbu
La nuit le jour
Cherchant toujours
Ton amour

Moi
Ecrivant
Sur la ligne de ton corps
L’abricot de tes joues
Tandis que tu dessines
Des papillons

Mais
Que peuvent mes mots
Mes pauvres mots
face à ton charme
Qui désarme ?



Promesse

15:20, 15/5/2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link

Promesse

 

Lorsque je terminerai le voyage

Je te dirais alors toutes les musiques

Nées des complaintes des montagnards

Qui crient les chants du feu et de l’eau

Dans cette prison à ciel ouvert

A l’ombre des oliviers calcinés

Lors de nos étés meurtriers

 

Je te dirai le père pétrifié

Fuyants les chasseurs de lumières

Devenu chanteur de l'exil

 

Lorsque je terminerai le voyage

Je te dirai alors tous les gestes

Nés de l’arbitraire

Et qui dorment du sommeil du juste

Dans cette prison qui nous abrite

A l’ombre des figuiers salutaires

Lors du dernier été de la déraison

 

Je te dirai les joies de l’enfant de sable

Et les peines du fils du pauvre

Emporté par un fleuve détourné

 

Lorsque je terminerai le voyage

Je te dirai toutes les couleurs

Nées dans la douleur de vivre

Et la peur de disparaître

Dans cet immense capharnaüm

Lors des hivers anthropophages

Je te dirai les faiseurs de soleil

Créant la femme et l’enfant

 

Je n’oublierai pas de te dire

Qu’on m’a ravi de mes rossignols

Bien des printemps sont endeuillés

 

 

 


Peinture Baya

01:48, 12/5/2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link
Apprendre à voir le monde avec le regard des autres .






A toi seule...

23:02, 11/5/2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link
                                         A toi seule qui sait la fièvre

Celle qui permet le rêve incandescent

Du soir au matin

Du matin au soir

Lis moi que

Chaque jour j’avance

Résolu

Solennel

Vers ta volupté permise

 

Car plus jamais tu n’auras peur

Tu parleras comme un livre

A chaque page il y aura tes pas

Sur le chemin du désir

Car tu auras le désir d’aller

Maintenant que tu es libre

Et vers des espaces pérennes

Tu persisteras

Ton nom ira

Dans chaque cœur d’enfant 

Du pas discret d’un chat

Sur chaque page

Un papillon volera ivre de tes couleurs

 

Ah ! Flairer le vent qui te déshabille

Et les embruns aux odeurs de moules

Les nuages traquant le soleil froid

Dans un ciel violet se mirant dans tes yeux

 

Allons donc sur la montagne

Tiens moi la main

Foulons la neige les nuages

Quittons ce froid venant du large

 

Ne dis jamais

J’ai peur de demain

Ne répète jamais les gestes de la nuit

Ne regarde plus ce miroir menteur

Ne baisse plus les yeux

N’écoute plus jamais celui qui te dit

« Tu es belle quand tu te tais »

 

De ce silence aux couleurs froides

Je te dédie cet écheveau de laine

Cardé par des doigts crochus

Et promis à un manteau pour noceur

Que tisseront des vierges aux

Bouches rivées

Par des années d’arbitraire

 

De ce silence aux couleurs glaciales

Je te dédie ce conte effrayant

Qui m’arrive du fond de la poitrine

Dit par des griots aux yeux jaunes

Pour des mioches aux regards hagards

La nuit quand tous les gestes s’amenuisent

 

Moi, poète maudit

Que tu veux doux

Je te viens de ce pays du soleil

Où tout le monde compose des poèmes

Avant même d’apprendre à parler  



Etrange étranger ( 2 )

22:23, 7/5/2008 .. 1 comments .. trackbacks .. Link
Apprendre à voir le monde avec le regard des autres .

Etrange étranger  2

 

Et en lui

chaque jour

mourrait

ce peu de lui

qu’il chérissait

 

Pauvre étranger

étranglé par un orgueil millénaire

Il comptait les étoiles

qui piquaient le ciel et l’horizon

et de sa prison de verre

il comptait sur ses doigts

combien ont passé en coup de vent

 

Etranger au monde qu’il voulait monde

Monde qu’il espérait monde

et de sa boule de verre

contemplait les passants

qui passaient

repassaient

allant affairés

effarés

 

Il attendait l’aube

l’aube qui ne sait

où se grilla

un matin

le cri d’oiseau qui s’agenouille

à la fenêtre au bois écaillé

 

Le matin très tôt le matin

quand rien ne fustige les arbres

l’amour te revient vainqueur

 

où se coupa

un matin

l’orgue d’une voix qui s’enraya

en cherchant à puiser l’eau d’une bouche

                                                 l’ombre qui ne sait



Je te perds

12:46, 7/5/2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link
                             Apprendre à voir le monde avec le regard des autres .



L'heure avance
et tu dormais

je te perds ainsi
chaque nuit
lorsque
mon âme
se bat
avec
ma pauvre carcasse
pendant que l'heure 
avance


Etrange étranger

01:36, 6/5/2008 .. 1 comments .. trackbacks .. Link
            Apprendre à voir le monde avec le regard des autres .

 

 

Etranger dans le souvenir

il s’est assis en face de la porte

juste en face de la porte

celle qui ne donnait sur aucun jardin

et chacun de ses soupirs

arrachait

 

il s’est assis aux bornes de la démence

semer l’amour

- un amour difficile à saisir - 

Insaisissable étranger.

Etranger sur sa terre secouée

                    sa terre rouée

                                bafouée

 

Il s’est assis à l’orée du vide

Glaner les pleurs des moutons

Qui dans le ciel flamboyant

fustigent sans répit

la montagne déchue

 

et la porte ne donnait sur aucun verger

 

 

Il s’est assis aux bord de la démence

moissonner les nuages sonores

aux bouches des sels millénaires

 

Pauvres étranger

sur sa terre d’argile

qui s’écaille

jour pour jour

 

Acculé par les exigence d’un présent pressé

 

Il s’est assis à l’heure de la mort

alors que les franges de la mer

dessinaient sur le sable

des séismes à n’en plus finir



eternite

16:05, 23/4/2008 .. 0 comments .. trackbacks .. Link


                                       ETERNITE

                                                                     

Je te retrouve innocente image magique, conservée miraculeusement et lovée au fond de moi tel un cœur.

Je remonte alors les ruisseaux volubiles jusqu’aux sources bavardes qui jaillissent du sein généreux de la montagne.

J’aime bien boire de cette eau nourricière dont s’abreuvent les arbres millénaires et tenaces fichés sur la terre telles des offenses, bravant ainsi les vents récurrents, le soleil impitoyable et les pyromanes.

Je veux retrouver les lieux où j’ai perdu ma mémoire.

 

S’est elle égarée dans tes caprices ou exilée en mes erreurs. Et cette aveuglante lumière, d’où vient-elle ?

Arrive t elle de si loin d’où naît chaque jour le soleil ?

Est-elle matière ? Est-elle esprit, pour si bien apprivoiser les sons, les couleurs, le geste

Lis que chaque jour je t’acclame. Non pour le désir ni pour ton charme. Mais ce que tu donnes sans qu’on te quémande est encore plus immense que ce qu’on te demande.

Car je vais en écrivant, fantôme apprivoisé du temps.

Car sans douleur je chemine parmi les routes et les hommes qui marchent.

                              Et c’est en fuyant tous les vacarmes, que je retrouve l’image intacte de toi pour t’acclamer comme le meilleur aspect de moi.

 

 



stances

01:53, 22/4/2008 .. 2 comments .. Link

Et vivement le monde se retire

préparent joyeux sa défaite

 

Et vivement le ciel se déchire

au vent qui harcèle la voile

 

Et vivement le large qui palpite

Avide de proie facile

 

Et vainement tes plaintes qui s’étirent

rejoignant les lieux de ta débâcle



Mon egerie;

16:30, 5/4/2008 .. 0 comments .. Link


MON EGERIE

 

 

Tu me sens si loin de toi

Bien que tu sois

Toujours dans mes fantasmes

Dans mes rêves

Dans ma folie

Et mes nuits sages

 

Ton esprit galope

Et tu me veux révélé

Car je te cache mon indécence

Que tu veux dévoiler

Dans l’attente brûlante

Du corps à corps

 

A quand te sentir perdue

Dans le méandres du désir.

 

J’étais gris.

Me voila désormais

Plein de couleurs

Et de désir

Me voila plein de colère

Et de rire

Me voila plein mon égérie

De tes couleurs de tes colères

De ton sourire de tes désirs.



mes naufrages,

16:17, 5/4/2008 .. 0 comments .. Link

 


Les naufrages

 

courent le lièvre

et

le chasseur

toujours présents

 

dépeintes les dunes

et les dalles blanches de soleil

à peine froides

du cimetière

courent le lièvre

et

le fusil

étripe la seconde

guettant le galet

et

l’eau rieuse

qui t’éternise

pauvre de toi

 

étrangle l’heure

et

le galet

que la mer ensable

 

alors

émergera le chant

qui étrique le vent

quand les caïds

canardent

les lièvres

toujours

qui courent

 

gisent les temps

et

leur suite

dans

les versets

s’égrènent

peines

joies

et

aires vides

 

 

la secrète odeur d’amende

que quémande

le barde lutin

 

au printemps de ta poitrine

à tes mains lutines

brève aurore

 

éclatant soudain

toutes griffes dehors

le refus survint

 

et le relent de la mer

mémoire amère

vaincues par le suicide

 

et tes hanches albâtre

aux rayons folâtre

dansant et noceurs

 

le soleil putride

dévore ta douceur

et le large se vide

 

nuits glauques d’hiver

Préparent départ

En grande fête

 

chouette préludant la demie

et naissance déjà d’un soleil

de l’autre côté d la terre

 

vint l’heure

dépeinte et décrépite

à l’heure du grand instant

 

l’ombre habite l’ombre

et la prunelle le feu

et le départ le regard

 

les étoiles englouties

dans le corsage du ciel

fou-rient

 

l’ombre abrite une ombre

pas à pas qui fuit

dans la brûlure d la prunelle

 

lumière coupant le trait

cordon ombilical de la nuit

et du jour avorté

 

et la cendre de la mer

au matin ondoie

sur l’ivresse du soleil

 

 

marcher rude sur la rocaille

moitié homme moitié veut

vantant homme du monde ma trouvaille

 

te voir courir les papillons

au printemps que tu nous montres

du bout des ailes tes étendards

 

l’émeute dont rêvait ta grand-mère

avant d’avoir le premier enfant

tu la vis toi qui coure éperdue enfin

 

 

courir parmi la pluie

t’imaginant reine close

aux choses redevenues choses

 

crier au craquement des branches

la folie de tes cheveux épars

et à la bise hurlant à la mort

 

alors en mort te revoir vivante

courir parmi les pluies ivres

annoncer fou ta réincarnation

 

 

en triste lambeaux les mains

cherchant souvenirs à tâtons

tels galets que rivière lisse

 

crachant une toux d’hiver

troublant silence d’hôtel

et crime que sonna minuit

 

aboyèrent chiens et gardiens

rimèrent alors riens et quelques

en nuit somnambule et poète

 



VOIR

23:29, 29/3/2008 .. 0 comments .. Link

VOIR

Juste

le temps

que se débride

la voie terrible ombrage

livide refuge abritant

parole d’encre

noir sur blanc

prise de terreur

inouïe

Rempart

agile virage

ridant bave de dentelles

écume verte ternes crachats

cernes

lisières limitant le

VOIR

assez dit taire l’

envie vorace

débris d’éclair

poudre aux yeux

certainement que lumière

et paix ensemble iront

côté ombre

jardin où tremblent tant d’envies tues

 

Epais feuillage criblé

de grêle soleil graisseux

ensuite s’y mêle

la fête commence

s’affaissent les rayons

qu’efface le néant

et

prépare la fin

partout

équation défiant l’orage

[dormantes eaux paisibles petits lacs…]

Partout

équation faisant mur

au présent énigme à ce est mort

tout

infini

au futur avançant encore

déliant les étreintes feu

dans les délires du stylet

Orphelins de l’espace

et

de la plume

V O I R

 

 



Poemort

23:12, 29/3/2008 .. 0 comments .. Link

POEMORT


D’abord il y’eut Aïcha-le-soelil-cassé

Sceptre interdit

Dans la main des enfants

Sexe vorace

Redoutable dans l’étreinte

Brûlante comme larme

Que charrie le ruisseau

 

Et il y’eut Aïcha-la-sorcière

Poussière indélébile

Dans les âmes marquées d’un feu

Flamme folle

Encombrée d’errements

Au carrefour d’une jeunesse

Flétrie sur les lignes de la main

 

Et puis il y’eut Aïcha-la-voyante

Secouée de vertiges

Et de mensonges en pagaille

Aurore endeuillée

Enfouissant sa douleur

En l’enceinte des cœurs

Et de l’amitié en liesse


Et puis encore il y’eut Aïcha-la révoltée

Rouée d’accusations

Et d’innommables amertumes

Sexe pernicieux

Butinant le spasme

Dans les ressacs du souvenir

Mort athée

 

Et il y’eut Aïcha et d’autres Aïcha

Fantômes du devenir hallucinant

  Qui visitent les yeux éteints

 Et les rêves assassinés

     Dans la nuit

     Sans vergogne


chant ŕ bribes

16:46, 29/3/2008 .. 0 comments .. Link


Chant à bribes,

 Elle te disait l’avenir des paraboles
Ensevelies sous les errements noctambules
Et les erreurs de l’Homme
Elle te nommait l’illusion amère
de
S’être cru immortel parmi les mondes
Atterrés et rampants
Tu insultais le voyou
Qui te volait tes amours
Elle te nourrissait du rêve stupide de
Paraître un homme libre auprès
d'une  Multitude d’enchaînés
Tu remerciais le ciel
D’être un élu en son cœur

 
Elle s’appelait la misère mais jurait de
Faire de toi un prince qui réveillerait
Tous les hères
Et tu sentais tes poumons         
Se nourrir
De la sève d’un vent sans frontières
Tu l’accablais de questions
Mais les réponses étaient aussi un mystère de plus
Et tu continuais de creuser les chemins