mulyssefra2 | |
C h a n s o nChanson Des poèmes qu’on écoute Et ta voix qui s’écoule Un verbe si étrange Et des mots qui s’épanchent De ta voix m’enroule Dans les poèmes qu’on écoute A la limite du délire Je te lis comme un livre De poèmes qu’on délivre Du vocable en crise Qui chantent la rocaille Les nuages ou les flots Des poèmes qu’on écoute Et du thé qu’on sirote Sur la plage en fièvre Et la mer qui danse Dans les poèmes que tu cries En mes tympans viscéraux Des poèmes qu’on écoute Sur le sable en fuite Insolite dans la nuits De nos yeux passionnes Par ta voix qui nous hèle Rameurs ruisselants De sueurs et de rêves Saouls de folle musique Etrange etranger 3Apprendre à voir le monde avec le regard des autres .Etranger dans la tourmente il s’est surpris un jour assis à essorer son cœur qui saignait la malédiction et jamais ne s’enquit de qui en a jeté le sort Etranger parmi le monde qui passait et sur ses pauvres tempes tempêtaient toutes les victoires tremblaient toutes les défaites sonnaient tous les cors défilaient toutes les chasses à l’homme il ne disait rien °°°°°°°°°°°°°°Etranger dans nos complaintes il nous apporte parfois quelques bribes colportées dans nos feintes joies ou deuils déguisés Epargnez-lui votre mépris ce n’est qu’un égaré Egaré en ce monde qui est aussi le notre il s’est assis au carrefour de nos demi vérités amasser ses douleurs qui sont aussi les nôtres Etranger à nos regards il s’est accoudé à nos paupières voir dans nos yeux fuyants la détresse quotidienne la haine la passion la jalousie jamais l’amour Et chaque jour un peu de nous fuit à travers nos regards d’emprunt. Moi Apprendre à voir le monde avec le regard des autres .
Moi Moi Moi Moi Mais PromessePromesse Lorsque je terminerai le voyage Je te dirais alors toutes les musiques Nées des complaintes des montagnards Qui crient les chants du feu et de l’eau Dans cette prison à ciel ouvert A l’ombre des oliviers calcinés Lors de nos étés meurtriers Je te dirai le père pétrifié Fuyants les chasseurs de lumières Devenu chanteur de l'exil Lorsque je terminerai le voyage Je te dirai alors tous les gestes Nés de l’arbitraire Et qui dorment du sommeil du juste Dans cette prison qui nous abrite A l’ombre des figuiers salutaires Lors du dernier été de la déraison Je te dirai les joies de l’enfant de sable Et les peines du fils du pauvre Emporté par un fleuve détourné Lorsque je terminerai le voyage Je te dirai toutes les couleurs Nées dans la douleur de vivre Et la peur de disparaître Dans cet immense capharnaüm Lors des hivers anthropophages Je te dirai les faiseurs de soleil Créant la femme et l’enfant Je n’oublierai pas de te dire Qu’on m’a ravi de mes rossignols Bien des printemps sont endeuillés Peinture BayaA toi seule...A toi seule qui sait la fièvreCelle qui permet le rêve incandescent Du soir au matin Du matin au soir Lis moi que Chaque jour j’avance Résolu Solennel Vers ta volupté permise Car plus jamais tu n’auras peur Tu parleras comme un livre A chaque page il y aura tes pas Sur le chemin du désir Car tu auras le désir d’aller Maintenant que tu es libre Et vers des espaces pérennes Tu persisteras Ton nom ira Dans chaque cœur d’enfant Du pas discret d’un chat Sur chaque page Un papillon volera ivre de tes couleurs Ah ! Flairer le vent qui te déshabille Et les embruns aux odeurs de moules Les nuages traquant le soleil froid Dans un ciel violet se mirant dans tes yeux Allons donc sur la montagne Tiens moi la main Foulons la neige les nuages Quittons ce froid venant du large Ne dis jamais J’ai peur de demain Ne répète jamais les gestes de la nuit Ne regarde plus ce miroir menteur Ne baisse plus les yeux N’écoute plus jamais celui qui te dit « Tu es belle quand tu te tais » De ce silence aux couleurs froides Je te dédie cet écheveau de laine Cardé par des doigts crochus Et promis à un manteau pour noceur Que tisseront des vierges aux Bouches rivées Par des années d’arbitraire De ce silence aux couleurs glaciales Je te dédie ce conte effrayant Qui m’arrive du fond de la poitrine Dit par des griots aux yeux jaunes Pour des mioches aux regards hagards La nuit quand tous les gestes s’amenuisent Moi, poète maudit Que tu veux doux Je te viens de ce pays du soleil Où tout le monde compose des poèmes Avant même d’apprendre à parler Etrange étranger ( 2 )Apprendre à voir le monde avec le regard des autres .Etrange étranger 2 Et en lui chaque jour mourrait ce peu de lui qu’il chérissait Pauvre étranger étranglé par un orgueil millénaire Il comptait les étoiles qui piquaient le ciel et l’horizon et de sa prison de verre il comptait sur ses doigts combien ont passé en coup de vent Etranger au monde qu’il voulait monde Monde qu’il espérait monde et de sa boule de verre contemplait les passants qui passaient repassaient allant affairés effarés Il attendait l’aube l’aube qui ne sait où se grilla un matin le cri d’oiseau qui s’agenouille à la fenêtre au bois écaillé Le matin très tôt le matin quand rien ne fustige les arbres l’amour te revient vainqueur où se coupa un matin l’orgue d’une voix qui s’enraya en cherchant à puiser l’eau d’une bouche l’ombre qui ne sait Je te perdsApprendre à voir le monde avec le regard des autres .L'heure avance
et tu dormais je te perds ainsi chaque nuit lorsque mon âme se bat avec ma pauvre carcasse pendant que l'heure avance Etrange étrangerApprendre à voir le monde avec le regard des autres .Etranger dans le souvenir il s’est assis en face de la porte juste en face de la porte celle qui ne donnait sur aucun jardin et chacun de ses soupirs arrachait il s’est assis aux bornes de la démence semer l’amour - un amour difficile à saisir - Insaisissable étranger. Etranger sur sa terre secouée sa terre rouée bafouée Il s’est assis à l’orée du vide Glaner les pleurs des moutons Qui dans le ciel flamboyant fustigent sans répit la montagne déchue et la porte ne donnait sur aucun verger Il s’est assis aux bord de la démence moissonner les nuages sonores aux bouches des sels millénaires Pauvres étranger sur sa terre d’argile qui s’écaille jour pour jour Acculé par les exigence d’un présent pressé Il s’est assis à l’heure de la mort alors que les franges de la mer dessinaient sur le sable des séismes à n’en plus finir eternite
ETERNITE
Je te retrouve innocente image magique, conservée miraculeusement et lovée au fond de moi tel un cœur. Je remonte alors les ruisseaux volubiles jusqu’aux sources bavardes qui jaillissent du sein généreux de la montagne. J’aime bien boire de cette eau nourricière dont s’abreuvent les arbres millénaires et tenaces fichés sur la terre telles des offenses, bravant ainsi les vents récurrents, le soleil impitoyable et les pyromanes. Je veux retrouver les lieux où j’ai perdu ma mémoire. S’est elle égarée dans tes caprices ou exilée en mes erreurs. Et cette aveuglante lumière, d’où vient-elle ? Arrive t elle de si loin d’où naît chaque jour le soleil ? Est-elle matière ? Est-elle esprit, pour si bien apprivoiser les sons, les couleurs, le geste Lis que chaque jour je t’acclame. Non pour le désir ni pour ton charme. Mais ce que tu donnes sans qu’on te quémande est encore plus immense que ce qu’on te demande. Car je vais en écrivant, fantôme apprivoisé du temps. Car sans douleur je chemine parmi les routes et les hommes qui marchent. Et c’est en fuyant tous les vacarmes, que je retrouve l’image intacte de toi pour t’acclamer comme le meilleur aspect de moi. stances
01:53, 22/4/2008
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Et vivement le monde se retire préparent joyeux sa défaite Et vivement le ciel se déchire au vent qui harcèle la voile Et vivement le large qui palpite Avide de proie facile Et vainement tes plaintes qui s’étirent rejoignant les lieux de ta débâcle Mon egerie;
16:30, 5/4/2008
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MON EGERIE Tu me sens si loin de toi Bien que tu sois Toujours dans mes fantasmes Dans mes rêves Dans ma folie Et mes nuits sages Ton esprit galope Et tu me veux révélé Car je te cache mon indécence Que tu veux dévoiler Dans l’attente brûlante Du corps à corps A quand te sentir perdue Dans le méandres du désir. J’étais gris. Me voila désormais Plein de couleurs Et de désir Me voila plein de colère Et de rire Me voila plein mon égérie De tes couleurs de tes colères De ton sourire de tes désirs. mes naufrages,
16:17, 5/4/2008
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Les naufragesOù courent le lièvre et le chasseur toujours présents dépeintes les dunes et les dalles blanches de soleil à peine froides du cimetière où courent le lièvre et le fusil étripe la seconde guettant le galet et l’eau rieuse qui t’éternise pauvre de toi étrangle l’heure et le galet que la mer ensable alors émergera le chant qui étrique le vent quand les caïds canardent les lièvres toujours qui courent Où gisent les temps et leur suite dans les versets où s’égrènent peines joies et aires vides la secrète odeur d’amende que quémande le barde lutin au printemps de ta poitrine à tes mains lutines brève aurore éclatant soudain toutes griffes dehors le refus survint et le relent de la mer mémoire amère vaincues par le suicide et tes hanches albâtre aux rayons folâtre dansant et noceurs le soleil putride dévore ta douceur et le large se vide nuits glauques d’hiver Préparent départ En grande fête chouette préludant la demie et naissance déjà d’un soleil de l’autre côté d la terre vint l’heure dépeinte et décrépite à l’heure du grand instant l’ombre habite l’ombre et la prunelle le feu et le départ le regard les étoiles englouties dans le corsage du ciel fou-rient l’ombre abrite une ombre pas à pas qui fuit dans la brûlure d la prunelle lumière coupant le trait cordon ombilical de la nuit et du jour avorté et la cendre de la mer au matin ondoie sur l’ivresse du soleil marcher rude sur la rocaille moitié homme moitié veut vantant homme du monde ma trouvaille te voir courir les papillons au printemps que tu nous montres du bout des ailes tes étendards l’émeute dont rêvait ta grand-mère avant d’avoir le premier enfant tu la vis toi qui coure éperdue enfin courir parmi la pluie t’imaginant reine close aux choses redevenues choses crier au craquement des branches la folie de tes cheveux épars et à la bise hurlant à la mort alors en mort te revoir vivante courir parmi les pluies ivres annoncer fou ta réincarnation en triste lambeaux les mains cherchant souvenirs à tâtons tels galets que rivière lisse crachant une toux d’hiver troublant silence d’hôtel et crime que sonna minuit aboyèrent chiens et gardiens rimèrent alors riens et quelques en nuit somnambule et poète VOIR
23:29, 29/3/2008
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VOIR Juste
le temps
que se débride la voie terrible ombrage livide refuge abritant parole d’encre noir sur blanc prise de terreur inouïe agile virage ridant bave de dentelles écume verte ternes crachats cernes lisières limitant le VOIR assez dit taire l’ envie vorace débris d’éclair poudre aux yeux certainement que lumière et paix ensemble iront côté ombre jardin où tremblent tant d’envies tues Epais feuillage criblé de grêle soleil graisseux ensuite s’y mêle la fête commence s’affaissent les rayons qu’efface le néant et prépare la fin partout équation défiant l’orage [dormantes eaux paisibles petits lacs…] Partout équation faisant mur au présent énigme à ce est mort tout infini au futur avançant encore déliant les étreintes feu dans les délires du stylet Orphelins de l’espace et de la plume V O I R
Poemort
23:12, 29/3/2008
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POEMORT D’abord il y’eut Aïcha-le-soelil-cassé Sceptre interdit Dans la main des enfants Sexe vorace Redoutable dans l’étreinte Brûlante comme larme Que charrie le ruisseau Et il y’eut Aïcha-la-sorcière Poussière indélébile Dans les âmes marquées d’un feu Flamme folle Encombrée d’errements Au carrefour d’une jeunesse Flétrie sur les lignes de la main Et puis il y’eut Aïcha-la-voyante Secouée de vertiges Et de mensonges en pagaille Aurore endeuillée Enfouissant sa douleur En l’enceinte des cœurs Et de l’amitié en liesse
Et puis encore il y’eut Aïcha-la révoltée Rouée d’accusations Et d’innommables amertumes Sexe pernicieux Butinant le spasme Dans les ressacs du souvenir Mort athée
Et il y’eut Aïcha et d’autres Aïcha Fantômes du devenir hallucinant Qui visitent les yeux éteints Et les rêves assassinés Dans la nuit Sans vergogne
chant ŕ bribes
16:46, 29/3/2008
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Tu injuriais le vent apportant fausses nouvelles
MOI MOI MOI MOI je te dirais aussi je te dirais ce poème hagard-disparu avant l’aube castré fourbu éphémère "Attendre le coucher du soleil *** je sais la douleur du crépuscule
prelude au poemort :
16:29, 29/3/2008
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PRELUDE I Seule L’odeur de ton fantôme Flotte Devant mes yeux claquant comme un drapeau mouillé par des pluies de pleurs à part ton front aguerri ta bouche aigrie sentinelle seule ta mémoire profanée par l’ ombre voit sombre qui te convie à la mort seule exilée en ta peau chaque jour se suicide seule ton ombre l’odeur de ton fantôme et l’amour je sais te suppliera d’arrêter ce supplice cette déchirure blessure de toi fuse fissure le premier déçu ton amour ton trésor Lis Que viendra Quelqu’un Frapper à ta porte Après route trouée Où Le soleil insatiable assassine l’ Alentour Viendra-t-il Toi Restée pierre ponce Dansant follement dans ma tête Pourras-tu peut-être Faire parler Au moins ce mot En moi Paresseux qui Sommeille À grand effort J’emmure toute La sagesse en réponse Et te l’offre Pour ta folie C’est juré Lis Que viendra Quelqu’un accusé d’amour Frapper à ta poitrine et encore S’ouvrira alors pour lui promise L’invention de l’autre Celui-là là-bas Où se morfondent tes langages et lui Celui qui servit de gué à Ton ombre Qui passait Simplement passait Ton ombre L’odeur de ton fantôme Lis Un peu ce prisonnier du serment jamais prononcé jamais Au grand jeu Que livrait tes nuits centrales Démentielles durées De connivence avec l’ombre Cette féerie Raide corde du temps Corde à mes doigts morts Froides moites cordes vibrantes Et mes mains tremblantes sur le clavier de tes cottes Mais Lis Avance même sur la route Là où se mouvait ta voix Là encore et tu crois encore Pouvoir renaître Là juste devant toi Là l’ Infini sort trahi De toi Nombre Toi Poème indu Lis Mais lis au moins cette bêtise Cette sagesse sortie froissée pressée De ce conte des mille et une blessures poesie d'ailleurs
10:25, 29/3/2008
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Point d’amers Pour le rameur Au large enragé Qui se perd Entre vagues ogresses Point de fin Pour le suicide Gagné En râles désaccordés Point de point final A la nuit Lente |
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