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mulyssefra2

mes naufrages,

16:17, 5/4/2008 .. 0 comments .. Link

 


Les naufrages

 

courent le lièvre

et

le chasseur

toujours présents

 

dépeintes les dunes

et les dalles blanches de soleil

à peine froides

du cimetière

courent le lièvre

et

le fusil

étripe la seconde

guettant le galet

et

l’eau rieuse

qui t’éternise

pauvre de toi

 

étrangle l’heure

et

le galet

que la mer ensable

 

alors

émergera le chant

qui étrique le vent

quand les caïds

canardent

les lièvres

toujours

qui courent

 

gisent les temps

et

leur suite

dans

les versets

s’égrènent

peines

joies

et

aires vides

 

 

la secrète odeur d’amende

que quémande

le barde lutin

 

au printemps de ta poitrine

à tes mains lutines

brève aurore

 

éclatant soudain

toutes griffes dehors

le refus survint

 

et le relent de la mer

mémoire amère

vaincues par le suicide

 

et tes hanches albâtre

aux rayons folâtre

dansant et noceurs

 

le soleil putride

dévore ta douceur

et le large se vide

 

nuits glauques d’hiver

Préparent départ

En grande fête

 

chouette préludant la demie

et naissance déjà d’un soleil

de l’autre côté d la terre

 

vint l’heure

dépeinte et décrépite

à l’heure du grand instant

 

l’ombre habite l’ombre

et la prunelle le feu

et le départ le regard

 

les étoiles englouties

dans le corsage du ciel

fou-rient

 

l’ombre abrite une ombre

pas à pas qui fuit

dans la brûlure d la prunelle

 

lumière coupant le trait

cordon ombilical de la nuit

et du jour avorté

 

et la cendre de la mer

au matin ondoie

sur l’ivresse du soleil

 

 

marcher rude sur la rocaille

moitié homme moitié veut

vantant homme du monde ma trouvaille

 

te voir courir les papillons

au printemps que tu nous montres

du bout des ailes tes étendards

 

l’émeute dont rêvait ta grand-mère

avant d’avoir le premier enfant

tu la vis toi qui coure éperdue enfin

 

 

courir parmi la pluie

t’imaginant reine close

aux choses redevenues choses

 

crier au craquement des branches

la folie de tes cheveux épars

et à la bise hurlant à la mort

 

alors en mort te revoir vivante

courir parmi les pluies ivres

annoncer fou ta réincarnation

 

 

en triste lambeaux les mains

cherchant souvenirs à tâtons

tels galets que rivière lisse

 

crachant une toux d’hiver

troublant silence d’hôtel

et crime que sonna minuit

 

aboyèrent chiens et gardiens

rimèrent alors riens et quelques

en nuit somnambule et poète

 


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